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Le blog de Martine Rousset
Mon bloc perso.
Ici, chaque jour à huit heures, les humeurs d’une blogueuse, mère, mi-ours, mi-cigale et auteur de « Mystères d’âmes », recueil de nouvelles aux Editions A Fior di Carta.
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tassuad : tes photos top !!!
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abbé froid : paix à son âme
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Publié le 14 novembre 2007 à 08:00
Par Martine Rousset
Humeur : Souriante
J’ai plombé l’atmosphère hier… Pardon… Il y a des jours comme ça. Des jours où pourtant le soleil est radieux, où nous n’avons aucune raison d’être tristes et puis, tout à coup, un petit détail, une petite chose insignifiante nous saute au visage et nous submerge. Un mot, une image, une pensée qui s’égare en partant de nulle part pour finalement se fixer partout avec entêtement. Alors si il y a du brouillard, que c’est l’automne et qu’il pleut sur mes carreaux, attendez vous au pire…  

Souvent, une pensée s’accroche à notre premier pas au saut du lit pour ne plus nous quitter et se transformer en idée fixe. Un peu comme une chanson que l’on fredonne toute la journée et qui, au bout du compte, nous agace et dont nous aimerions nous débarrasser. Et là, rien à faire… On s’oblige à chanter autre chose et irrémédiablement la rengaine revient… Cela me rappelle une anecdote… Je me souviens un jour, avoir chantonné des heures durant une chanson qui était celle d’un dessin animé il y a bien longtemps… C’était « Mimi Cracra »… Le père de mon Roudoudou, après plusieurs heures de : « Mimi Cracra, l'eau, elle aime ça. L'eau, moi j'adore ça. Ça dégringole. Et je rigole. Mimi Cracra, l'eau, elle aime ça. Tant pis si ça mouille. Je fais des patouilles… » dans l’appartement, dans la voiture, dans l’ascenseur, dans la rue a fini par exiger le silence sur un ton sans appel. Je n’ai pas l’habitude de me taire quand on me le demande mais je reconnais que j’ai obtempéré en admettant que cela pouvait être agaçant… Après une longue concentration, je suis parvenue à oublier Mimi Cracra. Mais le lendemain matin, qu’ai-je entendu en provenance de la douche ? « Mimi Cracra, l’eau elle aime ça »…
 

A contrario, on voudrait parfois se plonger dans une réflexion et c’est impossible. Le temps de se dire qu’il faut y penser et… à quoi voulions-nous réfléchir déjà ? 
 

Et le coup de l’idée perdue en chemin ? A qui cela n’est-il pas arrivé ? Nous sommes confortablement assis dans notre fauteuil et soudain, une idée, quelque chose à faire. Nous nous levons décidés, nous faisons quelques pas et… pfuit… l’idée s’est envolée. Nous sommes là, devant un placard ouvert ou dans une autre pièce et nous ne savons plus pourquoi.
 


Nos pensées sont des vagabondes. Elles errent où bon leur semble, nous abandonnent ou nous obsèdent. Elles n’en font qu’à leur tête…