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Le blog de Martine Rousset
Mon bloc perso.
Ici, chaque jour à huit heures, les humeurs d’une blogueuse, mère, mi-ours, mi-cigale et auteur de « Mystères d’âmes », recueil de nouvelles aux Editions A Fior di Carta.
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Clo Clo : Kake c'est cette histoire de moule? Texte clos?...
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Publié le 14 décembre 2007 à 08:00
Par Martine Rousset
Humeur : Tendre

A force d’observer, d’écouter, il y a toujours un petit détail qui interpelle. « Ohé ! Je suis le petit détail ! Regarde comme je suis intéressant ! ». Alors, voyez-vous, le petit détail en question, en ce qui me concerne j’ai vite fait de lui bloquer les pattes arrière avant qu’il ne change d’avis, et de l’embarquer dans ma tanière. Vous n’imaginez pas le nombre de détails que j’ai emmagasiné depuis toutes ces années. J’en ai toute une armoire, bien empilés avec quelques sachets de lavande. Et de temps en temps, j’en sors un et je l’utilise.

 

Eh bien oui. Je le reconnais. Je suis une détaillophile qui frise la détaillopathie. Je me délecte du petit détail croustillant, de la petite virgule humaine à peine perceptible, de l’infime part d’on ne sait quoi et qui peut tout changer. Et quand j’en vois un… Je saute dessus, l’œil brillant et la mine satisfaite.

 

Le détail n’est pas insignifiant. Loin s’en faut. Il est parfois le seul à resurgir intact d’une situation qu’on a pourtant vécue dans son intégralité. Un mot, une idée ou une simple sensation qui subsiste.

Il peut également peser très lourd. Le fameux détail qui tue peut être rédhibitoire…

 

Le détail fait sortir du contexte et permet la bifurcation. Il mène souvent à la fantaisie et à la couleur. Il ornemente et décore nos textes, nos esprits et plus largement, nos pensées. Il intensifie aussi quelquefois.

 

Alors, anodin un détail ?