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Le blog de Martine Rousset
Mon bloc perso.
Ici, chaque jour à huit heures, les humeurs d’une blogueuse, mère, mi-ours, mi-cigale et auteur de « Mystères d’âmes », recueil de nouvelles aux Editions A Fior di Carta.
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Publié le 15 octobre 2007 à 11:00
Par Martine Rousset
Humeur : Rebelle
Dès que j’ai appris que le 15 octobre était pour les blogueurs la journée de l’environnement, j’ai immédiatement eu une petite idée sur ce que j’allais bien pouvoir raconter… Une petite chose qui m’agace allègrement et que j’ai enfin l’occasion d’exprimer…
 

« Exprimez-vous le 15 octobre » qu’ils ont dit… Donc, je.

 

Tout d’abord, afin d’être certaine de ne pas être hors sujet, j’ai vérifié la définition du mot « Environnement » dans le dictionnaire : c’est l’ensemble des conditions naturelles et culturelles susceptibles d'agir sur les organismes vivants. Je ne serai donc pas hors sujet puisque l’ensemble des conditions culturelles qui régissent le domaine des déchets ménagers agit sur l’organisme vivant que je suis.

 

Il n’y a pas si longtemps que cela, nous jetions nos détritus dans notre poubelle de cuisine que nous déchargions ensuite de son sac dans un grand container mis à notre disposition près de chez nous. Facile.

 

Puis, inévitablement, le jour est arrivé où l’on a réalisé que plus il y avait de monde, plus il y avait de consommation et plus il y avait de poubelles. Et plus il y a de poubelles, plus les déchetteries sont surchargées. Logique.

 

On a donc réfléchi au recyclage. Oui mais… Pour recycler ce qui est recyclable, il faut trier. Forcément.

 

Combien ça coûte de trier ? Houlà ! Cher ! Trop cher ! Alors, on a eu une idée… Impliquer et responsabiliser les citoyens. Coucou, c’est nous !

 

C’est ainsi que les containers uniques qui fleurissaient déjà de façon bien peu harmonieuse sur les trottoirs ou sur le bas-côté des routes, seront –ou ont déjà été- remplacés par plusieurs autres : le vert pour le verre (Oh comme c’est joli ! Ils nous ont fait cadeau d’un jeu de mots !), le bleu pour le papier, le jaune pour le plastique et le noir pour les déchets organiques.

 

Nos cuisines n’ont plus qu’à s’équiper de plusieurs poubelles elles aussi. Bientôt, il nous faudra aménager nos cuisines en fonction des poubelles… On pourrait même un jour ne plus vivre dans un trois pièces cuisine mais un trois pièces poubelle…

 

Cela devient compliqué… Et plus les choses se compliquent, plus les citoyens risquent de perdre patience… Et ceux-là finiront par jeter leur poubelle non triée, de nuit, en rasant les murs ou iront l’abandonner sur un terrain vague où elle ira rejoindre quelques télévisions, lave-linge ou réfrigérateurs, vieilleries usagées dont il n’est pas simple non plus de se débarrasser…

 

On m’a raconté récemment les déboires d’un diabétique tenu quotidiennement à ses piqûres d’insuline. Qui dit piqûres dit seringues, évidemment. Or, là où il habite, il est interdit de jeter des seringues dans les containers. Le pharmacien et l’infirmière n’en ont pas voulu non plus… Alors, il les cache soigneusement en les enroulant dans un emballage quelconque et les jette en catimini dans le container jaune. Et toc. Il aurait pu aussi les balancer dans la nature… Mais il ne l’a pas fait. D’autres n’auraient sûrement pas hésité…

 

Mais jusque où ira-t-on ? Une étude démontrerait que nos ordures devraient être triées non pas en 4 catégories mais en… 15 ! Le verre coloré ; les emballages en plastique souple (polyuréthanes) ; les emballages en plastique dur (PVC) ; les cartons gris et marron ; les récipients et objets en aluminium ; les boîtes de conserve en fer blanc ; les emballages en plastique imprimé et les emballages en papier alimentaire ; les emballages en polystyrène ; le verre blanc ; les piles ; les autres métaux (sauf fer et aluminium) ; les déchets organiques (restes alimentaires) ; les journaux, magazine, catalogues, annuaires et prospectus ; les tissus, vêtements, fils et fibres ; les autres déchets (couches-culottes, lingettes, déchets mixtes inclassables)… Alors, là, il va nous falloir une formation…

 

Euh… Le tri des déchets ménagers coûte cher, d’accord… Mais n’y a-t-il rien d’autre qui coûte très cher et qui est totalement inutile ? Tais-toi et trie.

Euh… Autre question… Pourquoi y a-t-il de plus en plus d’emballages autour de nos produits de consommation ? Ça fait plus à jeter et donc plus à trier, non ? Tais-toi et trie te dis-je.

Euh… Une dernière question pratique… Je viens de trouver dans mon réfrigérateur un pack périmé de yogourts en pots de verre, je trie comment ? Le blister dans le container jaune, l’emballage cartonné dans le container bleu, tu ouvres les pots et tu les vides dans le container noir puis tu laves les pots (important ça, pas de saletés dans la poubelle !) et tu les jettes dans le container vert. CQFD.

 

Il va falloir que j’explique le tri sélectif à mon Roudoudou… Les pots de Danette vides dans la poubelle jaune et les petites cuillers dans le lave-vaisselle…

 

Nous voilà donc aujourd’hui obligés de considérer nos ordures. On ne les jette plus comme de vulgaires détritus. On les trie soigneusement avec amour, en bons citoyens que nous sommes. Et on ne se débarrasse plus de ses ordures, on les offre…

 

Il est finalement plus simple aujourd’hui de jeter son conjoint qu’un pack de yogourts périmés…



Les commentaires


Publié le 15 octobre 2007
Par MAMADOU
J' ai conscience , en parcourant ce blog , d'être entouré d'esprits ouverts , cultivés , tolérants , prêts à tout sacrifier à la défense de valeurs humanistes et universelles . Et , comme le thème du jour concerne le tri sélectif , sans doute serez-vous intéressés par la pétition qui est sur le site www.touchepasamonadn.com ....

Publié le 15 octobre 2007
Par martine.rousset
C'est fait.


Publié le 15 octobre 2007
Par copine de buvette
j ai une solution pour tes yaourths périmés, fais les manger à ton roudoudou ça fera moins de déchets!gag!!!!


Publié le 15 octobre 2007
Par martine.rousset
Mamadou ? C'est étrange... L'espace avant la virgule et le point, le style, l'orthographe irréprochable, le soupçon d'ironie... Cela me rappelle quelqu'un... Mais je peux me tromper...


Publié le 15 octobre 2007
Par Jean-Paul
flicorse@ifrance.com
C'est fait! Même si Mamadou y a mis un soupçon d'ironie... à partir du moment où la cause est juste.


Publié le 15 octobre 2007
Par MAMADOU
Ah , l'intuition féminine ! T'as tout bon , Martine , ne jette rien ...


Publié le 15 octobre 2007
Par Jean-Paul
flicorse@ifrance.com
Bienvenu Mamadou alias Diogène , ... , ... , ... , ... ,


Publié le 15 octobre 2007
Par MAMADOU
Damned , je suis démasqué ! Pourquoi ce nouveau pseudo , me direz-vous ? Tout simplement en hommage à une chanson qui s'intitule "Mamadou m'a dit" et qui fait partie du répertoire du regretté chanteur François Beranger . Si ce n'est déjà fait , je vous laisse le soin de la découvrir .....A une prochaine fois , peut-être .....


Publié le 15 octobre 2007
Par Jean-paul
flicorse@ifrance.com
Mon cher Mamadou ( laissons Diogène), nous avons finalement un point commun : François Beranger... Vous souvenez-vous de sa chanson " je dors en Bretagne ce soir..." A l'époque, il y avait aussi Jean Vasca avec ses attaques à mots armés...


Publié le 15 octobre 2007
Par Difrade
Les paroles de "Mamadou m'a dit" , paroles et musique de François Béranger (1979)
Cela ne nous rajeunit pas...

REFRAIN:
Mamadou m'a dit, Mamadou m'a dit:
"On a pressé le citron, on peut jeter la peau."
Mamadou m'a dit, Mamadou m'a dit:
"On a pressé le citron, on peut jeter la peau."

Les citrons, c'est les négros,
Tous les bronzés d'Afrique,
Sénégal, Mauritanie,
Haute-Volta, Togo, Mali,
Côte d'Ivoire et Guinée,
Benin, Maroc, Algérie,
Cameroun et tutti quanti,
Cameroun et tutti quanti.

Les colons sont partis
Avec des flonflons,
Des discours solennels,
Des bénédictions.
Chaque peuple, c'est normal,
Dispose de lui-même
Et doit s'épanouir
Dans l'harmonie.
Une fois qu'on l'a saigné
Aux quatre veines,
Qu'on l'a bien ratissé
Et qu'on lui a tout pris.

REFRAIN

Les colons sont partis.
Ils ont mis à leur place
Une nouvelle élite
De noirs bien blanchis.
Le monde blanc rigole.
Les nouveaux, c'est bizarre.
Sont pire que les anciens.
C'est sûrement un hasard.

Le monde blanc rigole
Quand un petit sergent
Se fait sacrer Empereur
Avec mille glorioles.
Après tout, c'est pas grave.
Du moment que terres
Produisent pour les blancs
Ce qui est nécessaire.
Le coton, l'arachide,
Le sucre, le cacao
Remplissent les bateaux,
Saturent les entrepôts.

REFRAIN

Après tout, c'est pas grave.
Les colons sont partis.
Que l'Afrique se démerde.
Que les paysans crèvent.
Les colons sont partis
Avec, dans leur bagages,
Quelques bateaux d'esclaves
Pour pas perdre la main

Quelques bateaux d'esclaves
Pour balayer les rues.
Ils se ressemblent tous
Avec leur passe-montagnes.
Ils ont froids à la peau
Et encore plus au coeur.
Là-bas, c'est la famine
Et ici, la misère
Et comme il faut parfois
Manger et puis dormir
Dans des foyers taudis,
On vit dans le sordide.

REFRAIN

Et puis un jour, la crise
Nous envahit aussi
Qu'on les renvoie chez eux.
Ils seront plus heureux
Qu'on leur donne un pourboire.
Faut être libéral
Et, quant à ceux qui râlent,
Un bon coup de pied au cul.

Vous comprenez, Monsieur,
C'est quand même pas normal.
Ils nous bouffent notre pain.
Ils reluquent nos femmes.
Qu'ils retournent faire les singes,
Les singes dans leur cocotiers,
Tous nos bons nègres à nous
Qu'on a si bien soignés
Et puis, ce qui est certain,
C'est qu'un rien les amuse.
Ils sont toujours à rire.
Ce sont de vrais gamins.

REFRAIN


Publié le 15 octobre 2007
Par Jean-Paul
"Je dors en Bretagne ce soir" était de Gilles Servat et non de Beranger... C'était la même époque... François Beranger , Jean Vasca et Gilles Servat trois chanteurs qui, dans les années 1970, faisaient une carrière parisienne.

Les paroles de la chanson de Gilles servat: Je dors en Bretagne ce soir

Les pommiers fleuris du printemps
Et la grêle de temps en temps
Sur les talus la blanche épine
La tige fine qui s'incline
Les ajoncs de La Roche-Bernard
Beauté prise dans un regard

Par chance et aussi par vouloir
Je dors en Bretagne ce soir

L'abeille sur le liseron blanc
Et en surface d'océan
L'évanouissement des vagues
L'ombre d'un chemin qui zigzague
La graine des genêts craquant
En plein midi au bord des champs

Par chance et aussi par vouloir
Je dors en Bretagne ce soir

Les bruines de l'arrière-saison
Voilant des ports sans horizon
Une sirène qui résonne
Portant mélancolie d'automne
Le galop fou du vent salé
Sur l'infini des monts d'Arrée

Par chance et aussi par vouloir
Je dors en Bretagne ce soir

L'onglet du pecheur étripant
Le poisson sur le pont glissant
L'alignement mégalithique
Que fait reluire la pluie oblique
Et un peu de neige parfois
Qui blanchit l'ardoise des toits

Par chance et aussi par vouloir
Je dors en Bretagne ce soir

Dans la beauté