Ici, chaque jour à huit heures, les humeurs d’une blogueuse, mère, mi-ours, mi-cigale et auteur de « Mystères d’âmes », recueil de nouvelles aux Editions A Fior di Carta.
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Renifleur : Je nifle et renifle la bécasse...
tiampiste : Si ti an veux pas du tian, tiampis pour toi!
Ramàdent : Dicton mahometian: Tant va le tian à l'eau qu'à la fin le tian pète.
Cristian : Ô tian suspend ton bol!
X : Un tian vaut mieux que deux tu le tianneras
X : Tian ! Voilà du boudin !
Ty-Han : Un tian dans le moule. Un moule dans le tien. Les oies caquettent.
Clo Clo : C'était un textre clos. Roger a senti la menace. Dans cakette, il y a cake.
Roger : De quelle marque et de quelle taille le moule à cake d'Ugo? Eminence? XXL?
Too is too : two with two O, it's too much!
Choking! : Cake with too K, that takes the cake!
Clo Clo : Kake c'est cette histoire de moule? Texte clos?...
Msge perso : Ugo, j'oublie pas ton moule à cake. Je te le ramène samedi.
RENCARD : Le 6 septembre à LECCI di PORTO-VECCHIO. Sous les pins.
Martine : 50 000 visiteurs ! Wow ! Je peux pas tous les inviter pour l'apéro mais le coeur y est !
Robert : Je demande le soutien de Fernand puisqu'il soutient georges...
Fernand : Je soutiens Georges sans savoir à quel sein me vouer... What else? Faire nan! Nan! Et nan!
What else? : Roger
Martine : What else ? Devine !
Georges C. : What else ?
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Publié le 16 avril 2008 à 08:00
Par Martine Rousset
Humeur : Rebelle
Prenez un petit immeuble dans une ville de province. Six étages, deux appartements par étage auxquels s’ajoutent les deux du rez-de-chaussée. En tout, treize familles, la quatorzième venant d’être expulsée car elle ne pouvait plus payer son loyer. Hormis la famille Léger du quatrième droite dont les deux époux sont fonctionnaires et s’estiment heureux de leurs 3 000 € mensuels, les autres foyers ont un budget parfois bancal. Madame Léger sait qu’elle est privilégiée et n’hésite pas à donner les vêtements trop petits de ses enfants à Madame Pierret du premier droite. Cette dernière, après une longue période de chômage touche à présent le RMI et ne peut se permettre des folies. Les Catherin du sixième gauche sont tous les deux à la retraite. Lorsqu’ils travaillaient encore, ils s’étaient dits qu’à la retraite, ils pourraient réaliser tout ce qu’ils n’avaient pas eu le temps de faire avant. Mais leur retraite n’a pas suffi. Ils se sont cependant offerts pour Noël un superbe téléviseur à écran plat. Ils peuvent désormais regarder les documentaires sur les pays du monde -ce dont ils raffolent- dans les meilleures conditions. Monsieur Pleuvry du rez-de-chaussée gauche est le doyen de l’immeuble. Il a quatre-vingt-un ans et si ses yeux ne lui causaient quelque souci, il serait de parfaite santé. Il est allé voir un ophtalmologue qui lui a assuré qu’une petite intervention de rien du tout lui rendrait la vue. Mais cette intervention n’est pratiquement pas prise en charge par la sécurité sociale. Alors, il a renoncé. Il se contente des visites régulières de Madame Le Quéau du cinquième droite qui vient lui lire son journal. Le dossier de surendettement des Lepage du rez-de-chaussée droite vient enfin d’être accepté. De crédit en crédit, ils avaient fini par s’enliser dans une situation inextricable après que Madame Lepage eut perdu son emploi. Mademoiselle Delande du second gauche vivote et s’ennuie entre deux missions d’intérim. Pour passer le temps, elle discute avec tous les autres locataires, elle rend des petits services. Tout le monde l’aime bien. Elle s’est amusée à calculer le total des revenus des gens de l’immeuble et a expliqué aux uns et autres qu’à eux tous, ils comptabilisaient 19 331 € par mois. « C’est énorme ! » s’est extasiée Madame Lepage. « Presque trois ans de RMI ! » a fait observer Madame Le Quéau. « De quoi me faire opérer trente fois des yeux ! » a soupiré Monsieur Pleuvry. 19 331 € par mois… N’est-ce pas le salaire net mensuel de l'occupant de l'Elysée ? Copyright © 2008 Martine Rousset
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