Nous y sommes... Les pieds dans une flaque de boue et sans nos bottes de caoutchouc...
La question qui tue ! La question sans réponse ! La question qui mène systématiquement à l'entonnoir de l'insoluble !
Cette question fut posée à l'assemblée des auteurs et lecteurs présents lors de la journée Libri Aperti à Barrettali, dans le Cap Corse, le 11 août dernier. Certains discours faisant office de réponses m'ont laissée songeuse.
Reposons-là calmement, les pieds dans nos tongs d'été tout en sirotant un "rappu" de Morsiglia.
"Y a-t-il un caractère singulier, voire spécifique, de la littérature corse ?"
Mais c'est quoi "une littérature corse" ? Une littérature en langue corse empreinte de vieilles pierres, d'odeurs de maquis, de croyances, de vendetta, d'asphodèle, de saveurs de fromage et de figatellu, de visages burinés et de mains meurtries par la traite des brebis ? Une littérature dans laquelle les deux petites centaines de milliers et demi d'insulaires se reconnaîtraient en se pâmant ?
La littérature est-elle une suite de cases dans lesquelles il ne suffit pas d'entrer avec un genre (roman, polar, nouvelles, poésie) mais également avec une appartenance ethnique ? La Corse n'a-t-elle pas suffisamment de merveilles naturelles à offrir pour chercher absolument à lui attribuer de surcroît une littérature ?
Et si je reste un électron libre, je suis perdue pour la littérature ? Bon, ok, il faut aussi le talent. Le talent d'Achille (je n'ai pas pu m'en empêcher, désolée).
Je vis en Corse depuis 25 ans et c'est entourée par la Méditerranée que j'écris. On trouve mes bouquins en librairie et non accrochés à des ficelles dans les caves. N'est-ce pas dans une librairie que doit se trouver la production d'un auteur appartenant au genre littéraire (bon ou mauvais mais littéraire) ?
Ne vouloir atteindre que des lecteurs puristes n'est-il pas restrictif ? Pourquoi écrivons-nous si ce n'est pour êtres lus ?
Mais finalement, si, selon certains, la Corse n'abrite pas de grands talents littéraires insulaires, ne serait-ce pas justement parce que la littérature corse n'existe que dans les esprits embués par l'utopie ?
Ceci dit, je n'ai pas de racines en Corse. Les miennes sont dans le Languedoc. Oh ! Mais je n'y avais pas pensé ! Peut-être fais-je partie de la littérature occitane ? Oui mais...
"Y a-t-il un caractère singulier, voire spécifique, de la littérature occitane ?"

La question qui tue ! La question sans réponse ! La question qui mène systématiquement à l'entonnoir de l'insoluble !
Cette question fut posée à l'assemblée des auteurs et lecteurs présents lors de la journée Libri Aperti à Barrettali, dans le Cap Corse, le 11 août dernier. Certains discours faisant office de réponses m'ont laissée songeuse.
Reposons-là calmement, les pieds dans nos tongs d'été tout en sirotant un "rappu" de Morsiglia.
"Y a-t-il un caractère singulier, voire spécifique, de la littérature corse ?"
Mais c'est quoi "une littérature corse" ? Une littérature en langue corse empreinte de vieilles pierres, d'odeurs de maquis, de croyances, de vendetta, d'asphodèle, de saveurs de fromage et de figatellu, de visages burinés et de mains meurtries par la traite des brebis ? Une littérature dans laquelle les deux petites centaines de milliers et demi d'insulaires se reconnaîtraient en se pâmant ?
La littérature est-elle une suite de cases dans lesquelles il ne suffit pas d'entrer avec un genre (roman, polar, nouvelles, poésie) mais également avec une appartenance ethnique ? La Corse n'a-t-elle pas suffisamment de merveilles naturelles à offrir pour chercher absolument à lui attribuer de surcroît une littérature ?
Et si je reste un électron libre, je suis perdue pour la littérature ? Bon, ok, il faut aussi le talent. Le talent d'Achille (je n'ai pas pu m'en empêcher, désolée).
Je vis en Corse depuis 25 ans et c'est entourée par la Méditerranée que j'écris. On trouve mes bouquins en librairie et non accrochés à des ficelles dans les caves. N'est-ce pas dans une librairie que doit se trouver la production d'un auteur appartenant au genre littéraire (bon ou mauvais mais littéraire) ?
Ne vouloir atteindre que des lecteurs puristes n'est-il pas restrictif ? Pourquoi écrivons-nous si ce n'est pour êtres lus ?
Mais finalement, si, selon certains, la Corse n'abrite pas de grands talents littéraires insulaires, ne serait-ce pas justement parce que la littérature corse n'existe que dans les esprits embués par l'utopie ?
Ceci dit, je n'ai pas de racines en Corse. Les miennes sont dans le Languedoc. Oh ! Mais je n'y avais pas pensé ! Peut-être fais-je partie de la littérature occitane ? Oui mais...
"Y a-t-il un caractère singulier, voire spécifique, de la littérature occitane ?"








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