Vous allez rire… Et peut-être vous moquer aussi un peu tout de même… Mais tant pis. C'est ma tournée...
Hier, nous étions donc le 15 août et il est vrai que j’étais tout à mon blog, très affairée à mettre en ligne vos textes du jour, à répondre à mes mails, à me fondre en remerciements de part et d’autre, quand soudain, sur le coup de midi, une voix s’est écriée :
- Mamaaaaaaaan ! Qu’est-ce qu’on mange ?
Manger ? Encore ? C’est à peine croyable, hier soir à peine j’entendais déjà la même chose…
- Regarde ce qu’il y a dans le frigo, ai-je répondu avec agacement à mon Roudoudou.
- J’ai regardé déjà…
- Et il y a quoi ?
- Juste les grilles…
Sacrebleu ! Il va donc me falloir aller faire les courses alors. Et zut. Mais bon, quand il faut, il faut.
Nous nous sommes donc débrouillés avec quelques spaghettis oubliés au fond d’une boîte et me voilà partie faire les courses, au volant de ma Valentine, mon sac Super U dans le coffre. 12 kms séparent mon village du premier pays civilisé où l’on peut trouver un supermarché. Parvenue en pays civilisé, là, quel ne fut pas mon étonnement… Le désert… Pas un chat dans les rues… Tous les magasins fermés… Même la Poste… Même la bibliothèque municipale… Je me suis bien doutée que cela n’avait rien à voir avec l’anniversaire de mon blog alors… donc pourquoi ? Hein ? Je vous le demande ! Pourquoi donc ?
Eh ben oui… J’ai fini par réaliser que le 15 août est un jour férié… Quelle idée de faire un jour férié quand mon frigo est vide aussi. Et je fais comment maintenant ?
J'en étais déjà à imaginer l’enthousiasme de mon Roudoudou quand je lui annoncerai que notre repas du soir se composerait de quelques baies sauvages que nous irions cueillir gaiement dans le maquis en imitant en riant le bêlement de la chèvre… quand soudain… soudain… Quel suspens hein ? Quand soudain je me suis souvenu de l’existence d’une épicerie orientale pas très loin. Or, le 15 août n’existant pas chez les orientaux (ils passent directement du 14 au 16 août), je me suis précipitée vers l’épicerie en question. Sauvée ! Ouverte ! Bénis soient-ils (bénis par qui ils veulent mais en tout cas, bénis) !
Allez, hop, quelques provisions vite fait, juste pour le soir, et nous sommes sauvés. Mais quand j’ai demandé deux tranches de jambon au gars derrière son comptoir, là, j’ai franchement eu peur. Il m’a carrément fusillé du regard. Puis, après avoir hésité un moment (on suppose qu’il voulait savoir si c’était du lard ou du cochon) il m’a fait remarquer que chez eux, on ne trouvait pas de jambon. Oooooh ! Fort honteuse de ma bévue, j’ai attrapé une boîte d’œufs sur le comptoir avec un sourire contrit –voire idiot-, quelques tomates dans un casier un peu plus loin, des gâteaux orientaux (dont je raffole ceci dit au passage), j’ai payé et j’ai filé.
Donc, si vous venez chez moi un jour férié, n’espérez pas manger des endives au jambon. Voilà. Vous êtes prévenus.
A part ça, LE concours de l'été organisé par Sophie La Pinsout continue toujours au même endroit : là !








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