Dans quelques jours, sortira au cinéma une nouvelle adaptation par Alain Corneau de l’un des romans de José Giovanni, Le Deuxième souffle. C’est pour moi une belle occasion de parler de lui.
Je ne sais trop pourquoi, mais en ce qui concerne le cinéma, hormis quelques exceptions, j’en suis restée aux vieux dessins animés de Walt Disney et à des films tels que Il était une fois dans l’Ouest, Deux hommes dans la ville, West Side Story, Les égouts du paradis ou encore Les tontons flingueurs. Je ne suis pas que moderne… Je reste une inconditionnelle de ce cinéma-là. Bien entendu, cela va de pair, j’ai toujours eu une grande admiration pour des acteurs comme Jean Gabin, Lino Ventura, Jean-Paul Belmondo ou Michel Simon. Des vraies « gueules » d’acteurs.
Evidemment, je connaissais José Giovanni, scénariste, cinéaste et écrivain. Mais de là, à le rencontrer un jour, il y avait un fossé que je n’imaginais même pas pouvoir franchir.
Or, à une époque où j’effectuais des recherches généalogiques en Corse pour des particuliers (ceux qui ne le savent pas l’apprendront ici…), il m’a contactée. Il désirait que nous fassions ensemble quelques investigations pour les besoins de son film « Mon père ». Ce devait être en 1999. José vivait en Suisse mais il était Corse et originaire du Cap. Il ne l’a jamais su et son épouse l’apprendra probablement aujourd’hui en lisant ces lignes, mais quand j’ai réalisé que j’allais le rencontrer, j’étais très impressionnée… Ma décontraction n’était qu’apparente…
José était un homme de caractère mais d’une sensibilité à fleur de peau. Doté d’un humour extraordinaire, il avait l’art de raconter. Nous avons travaillé ensemble, avec lui et son épouse, afin de glaner les renseignements nécessaires. Nous sommes même allés bien au-delà en reconstituant sa généalogie qui nous fit voyager jusqu’au cœur du 16ème siècle… J’ai d’ailleurs conservé des courriers superbes de José dans lesquels il exprime son bonheur à s’ancrer encore davantage dans les entrailles de son île.
Puis nous nous sommes revus quelques fois, écrit, téléphoné. Ils m’ont invitée en 2001 à l’avant-première de « Mon Père » à la cinémathèque de Porto-Vecchio. Jolis moments.
Et, laissant derrière lui une œuvre considérable, en 2004 José est parti. J’ai gardé avec son épouse un lien privilégié. Nous nous écrivons souvent. C’est une femme vraiment formidable pour laquelle j'ai une sincère amitié.
Vous trouverez un nouveau lien sur mon blog, il s’agit du tout nouveau site de José Giovanni. Je vous suggère de visionner sa méthode d’écriture dans la rubrique « Interviews ».
Je ne sais trop pourquoi, mais en ce qui concerne le cinéma, hormis quelques exceptions, j’en suis restée aux vieux dessins animés de Walt Disney et à des films tels que Il était une fois dans l’Ouest, Deux hommes dans la ville, West Side Story, Les égouts du paradis ou encore Les tontons flingueurs. Je ne suis pas que moderne… Je reste une inconditionnelle de ce cinéma-là. Bien entendu, cela va de pair, j’ai toujours eu une grande admiration pour des acteurs comme Jean Gabin, Lino Ventura, Jean-Paul Belmondo ou Michel Simon. Des vraies « gueules » d’acteurs.
Evidemment, je connaissais José Giovanni, scénariste, cinéaste et écrivain. Mais de là, à le rencontrer un jour, il y avait un fossé que je n’imaginais même pas pouvoir franchir.
Or, à une époque où j’effectuais des recherches généalogiques en Corse pour des particuliers (ceux qui ne le savent pas l’apprendront ici…), il m’a contactée. Il désirait que nous fassions ensemble quelques investigations pour les besoins de son film « Mon père ». Ce devait être en 1999. José vivait en Suisse mais il était Corse et originaire du Cap. Il ne l’a jamais su et son épouse l’apprendra probablement aujourd’hui en lisant ces lignes, mais quand j’ai réalisé que j’allais le rencontrer, j’étais très impressionnée… Ma décontraction n’était qu’apparente…
José était un homme de caractère mais d’une sensibilité à fleur de peau. Doté d’un humour extraordinaire, il avait l’art de raconter. Nous avons travaillé ensemble, avec lui et son épouse, afin de glaner les renseignements nécessaires. Nous sommes même allés bien au-delà en reconstituant sa généalogie qui nous fit voyager jusqu’au cœur du 16ème siècle… J’ai d’ailleurs conservé des courriers superbes de José dans lesquels il exprime son bonheur à s’ancrer encore davantage dans les entrailles de son île.
Puis nous nous sommes revus quelques fois, écrit, téléphoné. Ils m’ont invitée en 2001 à l’avant-première de « Mon Père » à la cinémathèque de Porto-Vecchio. Jolis moments.
Et, laissant derrière lui une œuvre considérable, en 2004 José est parti. J’ai gardé avec son épouse un lien privilégié. Nous nous écrivons souvent. C’est une femme vraiment formidable pour laquelle j'ai une sincère amitié.
Vous trouverez un nouveau lien sur mon blog, il s’agit du tout nouveau site de José Giovanni. Je vous suggère de visionner sa méthode d’écriture dans la rubrique « Interviews ».
Voilà, c’était mon petit clin d’œil à un grand.
Les commentaires
Publié le 16 octobre 2007
flicorse@ifrance.com
Je me souviens du premier roman de José Giovanni: "Le trou"... A la fin , il y a même un plan de la prison de la Santé pour expliquer l'évasion entreprise par les personnages dont le héros, Manu Borelli.
Ce récit a été porté à l'écran par Jacques Becker en 1960. En dédicace du roman, on trouve une citation de Dostoievski: " Mais mon ami, on ne peut pas vivre absolument sans pitié."
Et ll se termine par les larmes de Borelli dans le bureau du Directeur de la prison...
dernières phrases: "si son âme hésitait, son corps ne le laissait pas paraître. Il s'enfonça dans la nuit. Sa nuit. Il traînait un capital souffrance, déjà au-dessus de la limite. Mais où était la limité?"
Le second roman est "Le deuxième souffle" ... qui fait l'objet d'articles sur Corsicapolar.
Un éditeur corse m'avait dit, quelques temps avant le décés de José Giovanni, que ce dernier revenait à ses racines et qu'il aurait volontiers participé à un salon du polar en Corse...
Ce récit a été porté à l'écran par Jacques Becker en 1960. En dédicace du roman, on trouve une citation de Dostoievski: " Mais mon ami, on ne peut pas vivre absolument sans pitié."
Et ll se termine par les larmes de Borelli dans le bureau du Directeur de la prison...
dernières phrases: "si son âme hésitait, son corps ne le laissait pas paraître. Il s'enfonça dans la nuit. Sa nuit. Il traînait un capital souffrance, déjà au-dessus de la limite. Mais où était la limité?"
Le second roman est "Le deuxième souffle" ... qui fait l'objet d'articles sur Corsicapolar.
Un éditeur corse m'avait dit, quelques temps avant le décés de José Giovanni, que ce dernier revenait à ses racines et qu'il aurait volontiers participé à un salon du polar en Corse...
Publié le 18 octobre 2007
zazieg@bluewin.ch
Il est vrai que José revenait à ses sources plus profondément. Mais il ne les avait jamais vraiment quittées. Avec le tournage de son premier film "La loi du survivant" en 1966 il m'avait fait découvrir la Corse. Nous l'avions parcourue pour trouver les décors. Et les spectateurs avaient été émerveillés des images magnifiquesqu'il avait filmées.
Nous y revenions chaque année. D'abord à Rogliano, son berceau, et à Porto Vecchio où notre ami Jean Pierre Mattei a créé la Ciémathèque de Corse.
Je n'ai pas beaucoup de temps pour vous répondre aujourd'hui car je vais au Salon de Polar à Cognac. Si vous voulez nous en reparlerons.
Nous y revenions chaque année. D'abord à Rogliano, son berceau, et à Porto Vecchio où notre ami Jean Pierre Mattei a créé la Ciémathèque de Corse.
Je n'ai pas beaucoup de temps pour vous répondre aujourd'hui car je vais au Salon de Polar à Cognac. Si vous voulez nous en reparlerons.
Publié le 18 octobre 2007
Au salon du Polar à Cognac, ce week-end, Eric DEFOSSE, Grégory FITOUSSI, Mikaël FITOUSSI liront des extraits des Cahiers de José GIOVANNI (Titre : Huit mois face à la mort) écrits lorsqu’il se trouvait à la Santé dans le quartier des condamnés à mort (du 13 juillet 1948 au 5 mars 1949). Ces cahiers que leur auteur pensait avoir perdus ont été retrouvés l’an dernier par son épouse Zazie Giovanni.







