Quand je regarde par la fenêtre de mon blog et que je soulève le ravissant petit rideau « bonne femme » que j’y ai accroché, je vois passer des têtes que je connais. Certains laissent des traces de leur passage en semant quelques lignes de commentaires ou quelques mots dans la tribune libre. Même si je ne réponds pas souvent aux commentaires (je ne peux pas tout faire ! Il faut bien que je ramène quelques noisettes à la maison aussi…), je ne suis jamais bien loin et combien de fois me suis-je tordue de rire en me disant que le mosquito delirium en avait piqué quelques autres…
Je peux mettre un nom sur une vingtaine de visiteurs mais… les autres ? Qui sont-ce ? Qui êtes-vous ? Vous les silencieux… J’admets cependant que de laisser un commentaire sur le mosquito delirium n’est pas d’une évidence absolue… C’est donc peut-être un peu aussi de ma faute…
Ce blog, c’est une pièce supplémentaire de ma maison. L’avantage, c’est qu’il n’y a pas besoin d’y faire le ménage. L’aspirateur ne sert à rien puisque les « h » s’aspirent tout seuls. C’est ouvert la nuit comme le jour et l’air y est rafraîchi quotidiennement. De plus, on y entre comme dans un moulin. Et c’est joli un moulin.
Je me rends bien compte qu’il y a de plus en plus de visiteurs et je reconnais que parfois, cela m’intimide un peu… Une petite voix intérieure me dit d’y écrire comme si il n’y avait que moi. C’est exactement ce que je continue à faire mais une fois l’article en ligne, je réalise que des paires d’yeux inconnus le parcourent et qui plus est, dans l’ombre. Et là, je rosis…
Mais pourquoi les silencieux sont-ils silencieux ? Juste pour me faire rosir ?








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