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Le blog de Martine Rousset
Mon bloc perso.
Ici, chaque jour à huit heures, les humeurs d’une blogueuse, mère, mi-ours, mi-cigale et auteur de « Mystères d’âmes », recueil de nouvelles aux Editions A Fior di Carta.
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Publié le 17 mars 2008 à 08:00
Par Martine Rousset
Humeur : Ironique

Je suis passée récemment devant le parking d’une école primaire à l’heure de la sortie des classes… Vu le nombre de 4 x 4 en stationnement, j’ai d’abord pensé qu’une battue au sanglier était organisée près de l’établissement. Le problème, c’est que cette école ne se situe pas dans le maquis et que bon nombre de commerces se trouvent aux alentours. Puisque je n’ai jamais vu une laie amener son lardon à l’école ni aller faire ses courses en ville, j’ai exclu l’hypothèse de la battue.

 

Intriguée, j’ai ralenti… Tous les 4 x 4 étaient occupés ! Probablement des chasseurs à l’affût. Une nouvelle façon de chasser ? Oui mais… chasser quoi ? D’autant plus que dans le véhicule le plus proche, je pouvais voir un Yorkshire… Et puis en y regardant mieux aux alentours, j’ai aperçu quelques ongles longs qui tapotaient le volant, des lunettes de soleil hors de prix, des hordes de téléphones mobiles en action… Les femmes se mettent donc à chasser. Mais on ne sait toujours pas quoi. Le dahu ?

 

Réfléchissons. Si on a un 4 x 4, c’est pour rouler là où on ne pourrait pas passer avec une voiture « normale ». Toutes ces dames vivent peut-être dans des résidences accessibles uniquement par une piste cahoteuse ?  Faut-il traverser un ruisseau pour aborder le supermarché ? Le salon de coiffure se trouve-t-il sur la plage au-delà des dunes ? Mais que font-elles là dans une telle concentration de pare-bufles et de carrosseries surélevées ? Bien mystérieux tout cela…

 

A l’instant où je décide de m’arrêter pour comprendre, une sonnerie retentit. La sortie des classes… Mais comment vont faire les mères des écoliers pour se garer avec tous ces énormes 4 x 4 qui encombrent le parking ? Les portières s’ouvrent. Les femmes, à cent lieues de la tenue de camouflage, descendent de leurs véhicules et se dirigent vers le portail. Quelques instants plus tard, elles reviennent les unes après les autres, chacune avec un bambin qu’elles hissent à l’arrière de la voiture et redémarrent. Après avoir quitté le trottoir sur lequel elle avait mis une roue (il faut bien justifier l’utilisation d’un tel équipement), elles disparaissent.

 

J’ai enfin compris. Ce sont les mamans de ces écoliers et elles font la chasse aux… fautes d’orthographe…

  
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