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Le blog de Martine Rousset
Mon bloc perso.
Ici, quand ça lui chante, à 7 heures 53, plus tôt ou plus tard, les humeurs d’une blogueuse, mère, mi-ourse, mi-cigale et auteur de « Mystères d’âmes », recueil de nouvelles aux Editions A Fior di Carta.
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Nina : Ca doit pas tourner rond dans sa tête et elle demande du secours. Que se passe t-il?
Nina : Elle est dvenue clodo! vous le saviez,mais ou est-elle?
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tassuad : ce jour là j'étais à Santa Reparata di Balagna dans la salle communale où un orchestre jouait , j'ai sorti mon harmo et je fus accepté illico
Le Doc : Va être épuisée la danseuse,elle est en transe depuis le 24 mai!
Cigale : Ben ca lui chante pas souvent à 7H53
Nostalgie : Pourquoi nous priver de tous ces jolis textes nous sommes orphelins de ce blog. Tristes aussi. Amitiès
TASSUAD : AVEC DE LA CHANTILLY MAISON
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Acrostiche : Rine que de temps en temps.Etpour nous faire plaisir.Viens nous distraire.Inven tes,tu sais si bien le faire.Emportes nous dans tes contes.
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Roger Nina : Nous restons sur le tapis? Ben zut alors!
Roger Nina : Nous restons sur le tapis? Ben zut alors!
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Enfin : Le retour. Sonnes les Martines !
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Publié le Lundi 17 décembre 2007 à 08:00
Par Martine Rousset
Humeur : Tendre

J’ai passé de nombreuses années le nez dans les entrailles de la Corse à m’intéresser à la généalogie et à l’histoire des familles insulaires. J’ai voyagé dans le temps en déchiffrant –parfois péniblement- des centaines de pages écrites à la plume et en visionnant des kilomètres de bobines de microfilms. J’y ai découvert des secrets de famille, des événements tragiques, des détails amusants, d’autres troublants.

 

Sordide…

 

Les abandons d’enfants, victimes de l’adultère, de l’inceste, du viol ou de la misère étaient fort nombreux. Ces petits bouts d’chou appelés trovatelli étaient parfois abandonnés de telle façon qu’on les retrouve rapidement mais pas tous… A Corté, en 1814, le maire apprend par deux militaires en garnison dans la commune, que d’après les pleurs qu’ils ont entendus, un enfant vivant se trouverait dans l’un des tombeaux de l’église d’un ancien couvent… Ainsi fut sauvée la petite Marie Geronima, « d’un âge très tendre qu’on a jugé de dix à douze jours, laquelle était enveloppée dans un vieux linge et une petite veste de toile, couverte d’un morceau de drap ou sac de laine corse, la tête dans un vieux bonnet ou coiffe de soie noire, tout déchiré, bandée d’une vieille toile d’indienne à la bouche tellement serrée que le visage en était devenu livide »

 

Perspicacité

 

En mars 1842, dans un petit village de Castagniccia, Antonio Paolo déclare que Maria Giovanna, son épouse avec laquelle il a contracté mariage en décembre 1841, a accouché ce jour d’un enfant, lequel « donne tous les signes d’être parvenu à maturité, soit la perfection des membres, les cheveux colorés et clairs et les ongles solides, pleurant et ressentant le besoin et la capacité de téter, les testicules descendues, qu’il est venu 111 jours après le mariage, qu’il ne le considère pas comme son fils ». Il laisse d’ailleurs au maire le soin de lui donner le prénom de son choix. Ce fut Giovanni.

Mais pour cette histoire, le plus savoureux est peut-être ce qui s’est passé le jour où j’ai découvert cet acte. J’étais à la mairie de ce petit village et je me suis octroyée dans l’après-midi une pause à l’extérieur. J’y ai trouvé près de l’église deux messieurs qui furent très vite intrigués par la présence d’une inconnue sur la place de l’église. Je leur ai expliqué pourquoi j’étais là et je me suis amusée à leur raconter l’anecdote que je venais de découvrir. L’un d’eux, immédiatement, m’a demandé le nom de famille de l’épouse. Près de 160 ans après les faits, je pouvais le dire. Je l’ai donc fait. Sa réponse fut instantanée : « Ben, ça ne m’étonne pas ! ».

 

Homonymie

 

Dans les années 1850 à Corté, le gendarme Tapie déclare la naissance de son fils, Bernard...

 

Troublant

 

Une dame me demanda un jour de faire une recherche sur son arrière grand-père, patron pêcheur, qui, selon la mémoire familiale, aurait péri dans un naufrage aux alentours de 1880 lors d’une tempête dans le port de Bastia. Grâce aux journaux de l’époque, il fut possible de retrouver la trace du naufrage, le récit du drame et de connaître également le nom du bateau, éléments qu’elle ignorait totalement. Le bateau s’appelait « Le Frédéric ». C’était justement le prénom qu’elle avait donné à son fils unique…

 

Il y aurait tant à raconter… Des bribes d’histoires, des histoires entières, certaines totalement incroyables. Plongez-vous par exemple un jour dans les archives des journaux de la Corse, en quelques pages, vous aurez changé de siècle. Et si vous êtes vraiment très (mais vraiment très…) patient, amusez-vous à consulter des documents bien plus anciens rédigés par des prêtres ou des notaires. Vous rencontrerez des Corses ayant vécu au 16ème siècle et qui portaient de bien jolis prénoms tels que Riucello, Pompilio, Bertuccino, Manoritta, Trolio, Garello, Deodato, Dariodante, Napulione, Vecchiaccio, Guidone, Fraticello, Zergone, Cagnone, Carneviva, Gallimoro, Reginenso, Mannone, Marmazotto, Retale, Facendino, Nigrone, Capanone, Andriuculo, Salomone, Rondinello pour les hommes ; et Altalabella, Biancafiore, Sposa, Caspiola, Zampina  pour les femmes. Et quelques surnoms, toutes époques confondues : Forzuculu, Bella Moglie, Porco Grasso, Angelica del Zambo, Il curto, Tittone, Mezzo Prete, Bocca di Broccio, Culunudo. Pour Culunudo, il faut dire qu'il était attribué à une femme, accusée en 1784 d'être "maquerelle publique"...

Bon, je vous laisse tranquilles avec mes « vieilleries », lesquelles bien souvent n'intéressent que moi... Mais c'est mon blog. Et je dis ce que je veux. Voilà.