iBLOG précédent iBLOG suivant



Ma photo
Le blog de Martine Rousset
Mon bloc perso.
Ici, chaque jour à huit heures, les humeurs d’une blogueuse, mère, mi-ours, mi-cigale et auteur de « Mystères d’âmes », recueil de nouvelles aux Editions A Fior di Carta.
Trafic
Noter ce blog :
1 5
1 connecté
59764 visiteurs
Tribune libre
bravo : quel talent tassuad !!!
Rencart : On espére qu'elle va retrouver A paddulela à Moriani le 11
tassuad : quelle équipe ou quelle équipée?
Ausecours : vite il faut enlever tous les panneaux avant que Martine revienne!
Owlette : attention de ne pas trop te pencher c'est haut!
Georges C. : Même à Grevin, il n'est pas de marbre
Miso : Ppoint ? Y a le point basta, aussi !
Très sain : Saint Tr(e guéri
Saint Tre : Trop bon, le Desproges. Merci Martine.
Musa : On parle de toi dans musanostra, rencontre 4
Un pote : Toutes les taxes font chier tout le monde... même celle d'habitafion.
abbé froid : paix à son âme
abbé froid : paix à son âme
abbé froid : paix à son âme
l'abbé zef : à ne pas confondre avec le pet de nonne
L'Abbé Bêt : Qui monte, qui monte, qui monte...
L'abbé Gay : Je fais du vélocypède avec l'Abbé Quille.
RENCARD : Le 12 septembre chez TOURISTRA (ex CNRO) à TAGLIO ISOLACCIO avec Ugo Pandolfi et Olivier Collard. Emmenez vos maillots, on sera au bord de la piscine.
con pote : une bonne pomme
Chicon : con bon comme la romaine et chiant qui fait des salades.
Abscons : unconpris vaut mieux quer tu l'auuras.
Vieux con : Ce con plisse avec l'âge
con sultan : possède un harem de concubines.
Bas con : manque de cul haut au con bas.
Sire con 6 : 6ème roi des cons
con tenté : drague incertaine
Conchita : Guenon idiote espagnole
Con cave : con honnête voûté
concitoyen : con victime de la conjoincture et réduit à la portion congrue.
Réclusion : Etat de celui qui est con finement.
Mon calendrier
Contactez-moi
Mail :
MSN :
Agrégateurs RSS
bloglines
google
netvibes
newsburst
newsgator
pluck
yahoo
Publié le 18 janvier 2008 à 08:00
Par Martine Rousset
Humeur : Tendre

Deux regards se croisent, s’intéressent. Une émotion court alors sur un fil imperceptible, s’étirant en fines gouttelettes étonnées. Attirance de quatre yeux le temps d’une fraction de seconde pendant laquelle le monde n’existe plus. Juste les yeux de l’autre dans lesquels chacun décèle un je-ne-sais-quoi, un quelque chose, un peut-être. Regard fugace inoubliable parce qu’intense. Trouble indicible. Mise à nu de chacun. Puis le monde se redessine tout autour d’eux et existe à nouveau. L’instant est passé et seul son souvenir leur appartient.

 

Un regard de détresse qui vous accroche. Lorsque les yeux resteront baissés, il sera trop tard. L’abandon aura absorbé l’énergie chétive qu’il restait à l’appel. Cette âme au regard perdu sera encore là mais elle aura renoncé.

 

Regard inquisiteur parfois gênant, qui cherche et qui creuse l’autre. Regard acéré qui entaille et dérange. Regard interrogateur et affamé qui attend d’être rassasié. Les yeux chargés de questions hèlent l’autre, figés et arrondis par l’expectative de laquelle ils veulent s’échapper.  Regard amusé et plissé, sans rien attendre sinon de l’être souvent. Regard haineux qui, par son intensité, croit détruire ou effacer l’autre. Regard vissant. Regard fuyant qui s’échappe sans affronter, sans transmettre. Par crainte ou par mépris.

 

Regard virgule, regard apostrophe, regard exclamation, regard interrogation, regard suspension. Regards ponctuant qui en disent long sans un mot. Regards que nous tentons de décrire en vain. Regards dont l’incommensurabilité échappe à la plume.

  

 

Copyright © 2008 Martine Rousset