Humeur : au choix.
Le taulier d’ici, malgré ses défaillances (je vais finir par me faire virer…), a quand même deux bons points à son actif : les humeurs et la tribune libre. La tribune libre a le mérite de faire bouger le blog en live et les humeurs, l’avantage de pouvoir lire les articles sans se méprendre sur l’état d’esprit (dans quel état parfois, d’ailleurs…) du rédacteur.
Certes, il m’arrive d’être d’une toute autre humeur que les sept proposées (oh ! Cela en fait une pour chaque nain de Blanche Neige ! Il y avait longtemps qu’on ne les avait pas sortis de leur tiroir…) mais plus ou moins, avec les humeurs « Au secours », « Tendre », « Rebelle », « Gaie », « Souriante », « En colère », « Ironique » et « Maussade », on s’en sort.
Mais finalement, même si toutefois vous avez une petite idée de l’ambiance des articles, imaginez-vous à quoi correspond réellement chaque humeur pour moi ? Non. Alors, je vous explique. Vous n’avez plus à présent qu’à imaginer avec malgré tout davantage de facilité pour ceux qui me connaissent.
L’humeur « Au secours » :
C’est celle de l’impuissance. Je trépigne et j’enfonce rageusement mes doigts sur les touches de mon clavier. Je dénonce mais je sais que je ne vais rien changer. Je balance dans le vide mais cela soulage. Pour peu que quelques commentaires me rejoignent dans l’humeur, je ne suis plus toute seule dans le vide et on peut en profiter pour se faire un poker afin de patienter en attendant. En attendant quoi, me direz-vous ? Rien. D’où l’intérêt.
L’humeur « Tendre » :
Là, quand j’écris, j’ai des yeux de merlans frits. Je flotte sur un nuage vaporeux duquel je me penche vers mon clavier (sans harnais). Je cherche des mots pour décrire l’invisible. Je m’y perds parfois…
L’humeur « Rebelle » :
J’entoure alors mon écran du bandeau blanc de la tête de Maure. Je chante « Une souris verte » à ma souris, les sourcils froncés et une main sur l’oreille façon polyphonie. Je bombe les murs de mon bureau. J’installe mon ordinateur dans une bergerie et j’écris mon blog par contumax en cagoule-treillis-rangers.
L’humeur « Gaie » :
Le ciel est bleu. Les oiseaux chantent. Tout me fait rire, même la tête du facteur quand il m’amène mon petit tas quotidien de factures. Même la tête désolée de ma blanquette de veau ratée. Les Inuits débarquent chez moi en rangs serrés, menés par Ramsès II toutes bandelettes au vent. J’élabore des théories saugrenues. Pour ceux qui connaissent le langage SMS, c’est l’humeur « MDR ».
L’humeur « Souriante » :
Le ciel est bleu mitigé et les oiseaux chantent tout bas. C’est l’humeur la plus standard. Elle oscille entre l’humeur « Je sais pas » et l’humeur « J’en sais rien ». Je suis entre rire et zenitude (mot qui n’existe pas. D’ailleurs, avez-vous remarqué que certains mots qui n’existent pas devraient exister puisqu’on les comprend quand même ?). Essemessement (racine : SMS) parlant, l’humeur est au « Lol ».
L’humeur « En colère » :
J’ai les pieds dans les starting-blocks et le doigt sur la gâchette (touche « Suppr. » du clavier). Je tire sur tout ce qui bouge. Au village, les gens traversent la place du village en zigzagant pour éviter mes mots devenus des projectiles. Mon Roudoudou se terre dans sa tanière et se hâte de débarrasser le plancher de tous les pots de Danette vides. J’utilise mon clavier blindé spécial humeur « En colère », le seul à résister à mes doigts courroucés (d’où le fameux Coup Rousset, une attaque terrible contre l’ennemi). Ma souris brandit son petit drapeau blanc mais c’est sans effet. La tueuse qui est en moi hésite entre la carrière de serial killer et celle de nettoyeuse.
L’humeur « Ironique » :
Je sifflote, l’air angélique, mais sous mes faux airs de blogueuse-blanche-comme-neige, je ricane. Les yeux plissés, je vise la cible du jour. Je lance mes petites flèches en m’appliquant. Là encore, cela ne sert à rien. Mais c’est parfois bon…
L’humeur « Maussade » :
Ma boîte de Kleenex entre l’imprimante et
Ça aide à la lecture de savoir tout cela, n’est-ce pas ?
Copyright © 2008 Martine Rousset








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