Un peu surprenantes parfois ces rencontres inopinées. Vous êtes là, tralalilairant comme un farfadet innocent, sautillant d’un événement à un autre sans vous soucier d’autre chose que de la progression du rougissement des cerises et de l’ancrage du printemps et… Vlan dans le nez. Un hasard qui passe et qui en bouscule un autre pour en générer un troisième, voire davantage. Une succession de petits détails et même d’aléas qui vous mène, par une étrange alchimie de coïncidences, à l’inattendu.
Ces choses que l’on espère mais que l’on n’attend pas ou plus. Ou que l’on refuse d’attendre. Vous ne deviez pas être là mais vous y êtes. Vous prenez l’air dégagé mais votre âme est touchée. Vous pensiez savoir mais vous ne savez plus rien. Votre cœur était sec et soudain, il ne l’est plus. Vous tremblez mais vous vous laissez submerger. La sensation de l’instant est trop agréable pour y résister. Il faudrait être idiot pour ne pas s’y laisser glisser.
Vous perdez quelques-uns de vos mots mais pas tous. Les cerises continuent de rougir mais vous relâchez votre surveillance. Le printemps s’est installé mais l’hiver aurait usurpé son tour que vous l’auriez laissé faire. Vous attendiez l’évidence et c’est la surprise qui surgit.
Curieux hasard que le croisement de deux routes alors qu’aucune intersection n’était apparente. L’horizon reste flou mais vous ne vous en souciez pas. Vos questions s’accrochent sagement aux herbes folles le long du chemin.
- D’où viens-tu ?
- De par là. Et toi ?
- De par ici.
- Où vas-tu ?
- Je n’en sais rien mais j’y vais.
- Je peux venir ?
- Viens, nous verrons bien si ça mène quelque part.
- Tu as une carte ?
- Non… Et toi ?
- Non plus…
- Tant mieux…
Pas de carte. A vue. Sans chercher à savoir. Juste voir. La vie est trop courte pour fermer les yeux.
Ces choses que l’on espère mais que l’on n’attend pas ou plus. Ou que l’on refuse d’attendre. Vous ne deviez pas être là mais vous y êtes. Vous prenez l’air dégagé mais votre âme est touchée. Vous pensiez savoir mais vous ne savez plus rien. Votre cœur était sec et soudain, il ne l’est plus. Vous tremblez mais vous vous laissez submerger. La sensation de l’instant est trop agréable pour y résister. Il faudrait être idiot pour ne pas s’y laisser glisser.
Vous perdez quelques-uns de vos mots mais pas tous. Les cerises continuent de rougir mais vous relâchez votre surveillance. Le printemps s’est installé mais l’hiver aurait usurpé son tour que vous l’auriez laissé faire. Vous attendiez l’évidence et c’est la surprise qui surgit.
Curieux hasard que le croisement de deux routes alors qu’aucune intersection n’était apparente. L’horizon reste flou mais vous ne vous en souciez pas. Vos questions s’accrochent sagement aux herbes folles le long du chemin.
Pas de carte. A vue. Sans chercher à savoir. Juste voir. La vie est trop courte pour fermer les yeux.
Copyright © 2008 Martine Rousset








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