Pero Casevecchie, c'est mon village. Tout du moins celui où je vis et j'aime vivre. Qui connait Pero Casevecchie ? Personne... Et pourtant...

Il était une fois Angelo Mariani... Né en 1838 à Pero Casevecchie, il fut pharmacien et chimiste. Il s'intéressa très tôt à la feuille de coca et à ses vertus puis eut l'idée de l'utiliser pour élaborer une boisson tonifiante en l'additionnant à du vin de Bordeaux. Il l'appela le Vin Mariani. Le génie d'Angelo Mariani réside dans son extraordinaire sens commercial. Installé à Paris, il fit goûter son vin à diverses personnalités de l'époque (dans les années 1860/1870) à qui il demandait systématiquement de rédiger un petit texte. Les consommateurs firent eux-mêmes la publicité de ce breuvage qui leur plut instantanément (sûr que la coca y est pour quelque chose...). Cela ne lui coûta pas un centime... C'est pas du génie ça ? Angelo publia tous ces textes dans 14 volumes. Parmi ces messages de reconnaissance, certains furent écrits par le Pape Léon XIII, la reine Victoria, des souverains, des présidents, des écrivains tels que Dumas, Rostand, Verne ou Zola...

Si je vous dis que c'est dans ce village qu'est né l'inventeur de la première formule du Coca Cola ? Là, je vous entends ricaner en disant que les écrivains sont des êtres fantasques à l'imagination totalement débordante ! Si, si, ne dites pas le contraire, je vous ai entendu ricaner...
Alors laissez-moi vous raconter l'histoire en quelques lignes...Il était une fois Angelo Mariani... Né en 1838 à Pero Casevecchie, il fut pharmacien et chimiste. Il s'intéressa très tôt à la feuille de coca et à ses vertus puis eut l'idée de l'utiliser pour élaborer une boisson tonifiante en l'additionnant à du vin de Bordeaux. Il l'appela le Vin Mariani. Le génie d'Angelo Mariani réside dans son extraordinaire sens commercial. Installé à Paris, il fit goûter son vin à diverses personnalités de l'époque (dans les années 1860/1870) à qui il demandait systématiquement de rédiger un petit texte. Les consommateurs firent eux-mêmes la publicité de ce breuvage qui leur plut instantanément (sûr que la coca y est pour quelque chose...). Cela ne lui coûta pas un centime... C'est pas du génie ça ? Angelo publia tous ces textes dans 14 volumes. Parmi ces messages de reconnaissance, certains furent écrits par le Pape Léon XIII, la reine Victoria, des souverains, des présidents, des écrivains tels que Dumas, Rostand, Verne ou Zola...
Comment se fait-il qu'Angelo Mariani tomba dans l'oubli même dans son village natal ? Tout d'abord, il n'avoua pas sa "corsitude" puisque à cette époque les Parisiens vouaient une haine acérée contre les Corses (la faute à Napoléon III...). Ensuite, persuadé que la reconnaissance des personnalités amatrices du Vin Mariani le protégeait des falsifications, il ne se méfia pas de John Smith Pemberton, un pharmacien américain d'Atlanta qui en reprenant l'idée du Vin Mariani, créa le "French Wine Coca", un "tonique et stimulant nerveux idéal"... Quand le comté d'Atlanta interdit l'alcool, Pemberton remplaça le vin par du jus de citron et de l'eau gazeuse... Le Coca Cola était né. Nous étions en 1886.
Notre Angelo Mariani mourut en 1914, emportant avec lui la discrétion sur ses origines corses que le Tout-Paris croyait italiennes, et au moment où l'utilisation abusive de la coca fut avérée.










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