Levie. Pas Marc. Ni Strauss. Le village de Corse-du-Sud. Avec « ie » à
Cependant, pour le staff de « Piccule Fictions », rien n’est loin. Nous n’avons peur de rien chez les « Piccule Fictions ». De rien du tout.
Tout commence hier en début d’après-midi un peu comme dans un polar :
Rendez-vous à 14 heures avec Ugo devant le Crédit Agricole le plus proche de chez moi. Pourquoi le Crédit Agricole et pas la boulangerie par exemple ? On sait pas finalement. C’est comme ça.
Tout le monde est au rendez-vous à l’heure dite. Nos stylos reposés de la signature précédente, ils sont prêts à être à nouveau dégainés.
Nous voilà donc partis bras-dessus, bras-dessous (enfin, beaucoup moins pour Ugo vu que c’est lui qui conduit) :
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- Et moi-même (et pourquoi je me mettrais pas un lien moi aussi ?), dans le rôle de l’escort-girl brune.
Chacun de nous trois, auteur d’une (ou plusieurs en ce qui concerne Ugo) nouvelle policière de « Piccule Fictions – Noirs de Corse ».
La mission du jour : le salon du livre de Levie en Corse-du-Sud organisé par la bibliothèque municipale du village. Vu qu’il n’y a pas de FNAC ni de Virgin à Levie, c’est la bibliothèque municipale qui organise. Normal.
Comme toujours, nous devisons gaiement en voiture. Le silence ? On ne connaît pas chez nous. Certaines mauvaises langues disent même qu’heureusement que nous écrivons pour évacuer une partie des choses que nous avons à dire parce que sinon… Sinon quoi ? Hé ! Si on vous casse les pieds, il faut le dire !
Deux heures plus tard, halte à Porto-Vecchio dans la librairie de Christelle qui nous avait conviés il y a quelques temps à participer au salon du livre qu’elle organisait en nocturne sur sa commune. Elle a un joli nom la librairie de Christelle : « Le verbe du soleil ». Et en plus, Christelle est à ma connaissance la seule libraire qui a compris qu’une librairie devait être un lieu convivial. Elle a installé dans sa librairie un petit salon où il y a toujours quelque chose à grignoter et une cafetière prête à l’utilisation. A noter au passage un détail qui n’en est pas un : Ugo profite de cette pause pour trouver LA carte postale qui lui permettra peut-être de gagner LE concours de l’été de Sophie la Pinsout.
Prochaine étape : Levie. Je ne sais même pas où cela se trouve (mais les habitants de Levie savent-ils où se trouve Pero Casevecchie ? Pourtant, c'est beau. Mais c'est loin, c'est vrai. Mais c'est beau). Je sais juste que Levie, c’est encore loin. Que c’est beau mais que c’est loin.
La route de Porto-Vecchio à Levie est une route déserte. A part quelques chasseurs en poste ça et là en bord de route… D’ailleurs, nous les klaxonnons tous en leur faisant de grands coucous. Ils se demandent probablement toujours qui leur a dit bonjour... Nous, on s’en fiche parce qu’on les connaît pas. C’est juste pour faire peur aux sangliers et les éloigner… Eh oui, on est comme ça chez Noirs de Corse. De vrais M & M’s.
Levie ! On a failli rater le village… Il faut dire qu’il n’y a pas de panneau « LEVIE » à l’entrée du village. Mais on a eu la bonne idée de se retourner pour voir ce qu’il y avait écrit sur le panneau de l’autre côté de la route en sens inverse. Il y avait écrit : « LEVIE ». Le « LEVIE » étant barré, c’est que si on avait été dans l’autre sens, on serait sorti de Levie. Donc, étant donné le sens dans lequel nous allions, nous avons supposé que nous y entrions. Perspicaces hein ? Quand on écrit des nouvelles policières pour « Piccule Fictions », il faut être perspicace.
18 heures et des brouettes. Nous sommes en place, sous les ifs devant
20 heures environ par là. Fini.
- Comment fini ?
- Fini.
- Et le rush ?
- Quel rush ?
20 heures environ par là et nous devons déjà quitter Levie ? Et si c’était vrai ?
Parce que ce n’est pas que beau et loin Levie. Il fait froid aussi à Levie. Mais futés comme nous le sommes à « Piccule Fictions », nous avions trouvé avec Marie-Catherine, tout près de la bibliothèque une petite pièce avec… ô miracle… un chauffage. Les pieds et les mains collés au radiateur que nous avons discrètement allumé en catimini (on aime faire monter son adrénaline quand on écrit des nouvelles policières pour « Piccule Fictions »), nous avons attendu là patiemment la collation arrosée de vin que nous offrait gentiment la bibliothèque qui achèverait de nous réchauffer. Après, nous pourrions attaquer sans problème le grand rush d’après dîner. Enfin, c’est ce qu’on pensait. Mais à partir de 20 heures environ par là, les gens de Levie préfèrent rester chez eux plutôt que de s’enrhumer dehors. Même au mois d’août. On savait pas.
Enfin, on était contents parce qu’on a vu Levie. C’est beau Levie. Mais c’est loin. Mais c’est beau.
Quand Ugo nous a déposées à nouveau devant le Crédit Agricole on s’est dit en se quittant, sur les coups d’une heure du matin : « A vendredi prochain pour la journée du livre à Zonza ! Rendez-vous devant le Crédit Agricole ». Parce que nous, chez Noirs de Corse, on est motivés.
Parce que quand on a écrit une nouvelle pour « Piccule Fictions – Noirs de Corse » et l’association HANDI 20 de Fabrice Albertini, on est forcément motivé. Et quand on voit que grâce à cette operata, les premiers fauteuils Hippocampe ont apparu aux abords des plages, eh bien, ça motive encore davantage, voyez-vous.
Zonza ? On connaît pas mais on sait que c’est beau. C’est beau mais c’est loin. Mais c’est beau.
Pour voir les nouvelles cartes postales en compétition pour LE concours de l’été (quel succès ce concours !) et suivre les commentaires de l’inspectrice Conlombo qui enquête sur certaines cartes anonymes, cliquez là.








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