L’inutile peut être une chose magnifique. Il nous offre ses bonbons de la vie dans sa jolie bonbonnière aux formes rebondies. Une caresse, une tendresse, un poème, une musique, une attention, un sourire, une image, un baiser… Toutes ces choses inutiles pour vivre mais indispensables pour survivre. Juste pour le plaisir des sens. Caramel, dentelle. Chocolat, soie. Guimauve, alcôve. Instants sucrés d’émotion gratuite.
Et puis comme l’inutile ne suffit pas toujours, il y a ceux qui vont encore plus loin que l’inutile. L’inutile inutile. Presque indécent…
L’inutile lancer de portable (record à 89 mètres…),
L’inutile championnat du cri de cochon,
L’inutile championnat de manger de homard,
L’inutile championnat du monde de lancer d’avions en papier,
L’inutile championnat de lancer de bouse de vache,
L’inutile parcours d’un Britannique qui a fait rouler une cacahuète avec son nez pendant 11 jours dans les rues de Londres,
Les 124 pompes inutiles sur un seul doigt d’un autre Britannique,
L’inutile record d’un américain qui a propulsé des spaghettis qu'il avait dans le nez à une distance de 19,05 cm…
Quelqu’un peut-il m’expliquer le bien que cela procure ? A moins, bien entendu, que certains de ces records aient été établis pour une cause à faire entendre.
L’être humain me dépasse parfois. Sans moquerie, sans ironie, je cherche juste à comprendre.
Publié le 18 octobre 2007
On ne m'a absolument pas demandé mon avis...
Publié le 18 octobre 2007
Que doit-on penser alors de l’art contemporain qui accomplit des performances aussi glauques que possibles ? L’inutilité n’est-elle pas revendiquée par certains comme l’affirmation de la liberté absolue de création ? Victor Hugo s’exclamait : « Je veux du superflu, de l’inutile, de l’extravagant!»
Aborder le sujet de l’inutilité est chose sérieuse et on pourrait entamer une réflexion philosophique…
Mais l’inutilité est humaine ! Voilà tout !…







