Videz nos sacs et vous saurez qui nous sommes. Chacune d’entre nous possède un sac, cette « chose » dans laquelle nous transportons notre vie. A chacune le sien. Petit ou grand, à dos ou à main, je crois bien que celui qui y plonge son nez sait à qui il a affaire.
Attention, ne croyez surtout pas que notre sac contient de l’inutile. Pas du tout… Le mien est très fonctionnel par exemple. Tout est utile. Pas nécessairement utilisé mais utile… Là, je vous entends marmonner, curieux et presque agacés : « Elle va nous le dire ce qu’elle a dans son sac au lieu de philosopher dans le vide ? ». Eh bien oui, je vais vous le dire.
Je passe sur les classiques du style carte bancaire, carte Vitale, papiers d’identité en tout genre, agenda et porte-monnaie qui sont le tronc commun de tous les sacs. Le mien, hormis ces classiques incontournables, renferme des accessoires dont pour rien au monde je ne pourrais me séparer.
Tout d’abord, mon appareil photo numérique. Par bonheur, il ne s’agit plus de ces appareils photographiques sur pied desquels sortait un petit oiseau mais d’un appareil de taille raisonnable. Bien évidemment, je transporte également deux piles de rechange (en plus des deux insérées) et son cordon ombilical des fois qu’une urgence m’oblige à retoucher une photo sur un ordinateur de passage avant d’être rentrée à la maison (cela n’est jamais arrivé mais on ne sait jamais).
Ensuite, on y trouve non pas un carnet de notes mais deux. Le second ne servira que lorsque le premier sera entièrement noirci d’idées vagabondes surgissant sans prévenir.
Après cela, vous avez la bobine de fil et l’aiguille (au cas où toujours et encore), les clefs importantes (bien que l’importance de certaines d’entre elles m’ait totalement échappé aujourd’hui et que j’ignore complètement quelle serrure elles peuvent bien ouvrir…), deux stylos (on double toujours les stylos en supposant que l’un peut être défaillant), une clé USB (mon deuxième cerveau) et enfin, symbole des symboles féminins, une lime à ongle.
Je me suis toujours demandé comment les hommes pouvaient vivre sans sac à main. Comment font-ils donc ? Mais oui, suis-je bête, ils se servent dans celui de leur moitié. Et en plus ils rouspètent… Quant à ceux sans moitié, peut-être possèdent-ils un « baise-en-ville » ? Mais alors, que peuvent-ils bien y mettre ?
Copyright © 2008 Martine Rousset








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