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Le blog de Martine Rousset
Mon bloc perso.
Ici, chaque jour à huit heures, les humeurs d’une blogueuse, mère, mi-ours, mi-cigale et auteur de « Mystères d’âmes », recueil de nouvelles aux Editions A Fior di Carta.
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abbé froid : paix à son âme
abbé froid : paix à son âme
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l'abbé zef : à ne pas confondre avec le pet de nonne
L'Abbé Bêt : Qui monte, qui monte, qui monte...
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RENCARD : Le 12 septembre chez TOURISTRA (ex CNRO) à TAGLIO ISOLACCIO avec Ugo Pandolfi et Olivier Collard. Emmenez vos maillots, on sera au bord de la piscine.
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Chicon : con bon comme la romaine et chiant qui fait des salades.
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Bas con : manque de cul haut au con bas.
Sire con 6 : 6ème roi des cons
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Conchita : Guenon idiote espagnole
Con cave : con honnête voûté
concitoyen : con victime de la conjoincture et réduit à la portion congrue.
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Faitcon : con de naissance ayant échappé à la contraception.
Con pâti : pauve juliette sans Roméo pati ...
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Publié le 19 septembre 2007 à 12:17
Par Martine Rousset
Humeur : Gaie

Je viens de découvrir que Lazare n’est pas le seul personnage à échapper à son auteur…

En effet, un certain commissaire Armand Pierucci s’est non seulement éloigné de la plume de sa créatrice mais a également poussé l’affront jusqu’à créer son propre blog. Est-elle seulement au courant ?


Si cela peut amener à en conclure avec satisfaction que le mot « fin » pourrait n’être qu’un prétexte et qu’un livre ne serait pas hermétique  -deux points rassurants pour le lecteur en quête de vagabondage- la situation reste néanmoins préoccupante car notre Lazare, en fieffé combattant qu’il est, serait probablement capable d’organiser une révolte chez les personnages des ouvrages, lesquels se tenaient jusque-là paisibles dans l’ombre de leurs auteurs…
 

Donc… Supposons que, soulevés par Lazare, nos personnages revendiquent soudain une totale liberté de penser et d’agir, qu’ils s’autorisent des actes tout à fait saugrenus dont l’idée n’aurait pas même effleuré le plus farfelu d’entre nous, qu’ils continuent les histoires à notre insu et en détournent les intrigues, tout cela dans l’anarchie la plus totale. Pire, qu’ils nous ridiculisent et nous mettent en danger, nous, leurs divins créateurs !

 

Pourrait-on imaginer alors une révolte de nos protagonistes, armés jusqu’aux dents, manifestant sur les Champs Elysées afin de revendiquer leur liberté ? Hercule Poirot tenant le bras de Justine, Chimène aux côtés de Roméo, le Petit Poucet sur les épaules de Jean Valjean, Sherlock Holmes entre Madame Bovary et Eugénie Grandet, Scarlett O’Hara tenant Croc-Blanc en laisse, les commissaires Maigret, San Antonio et Armand Pierucci en rang serré derrière les quatre filles du Docteur March, et Lazare, en tête, brandissant une banderole sur laquelle il aurait écrit à la plume : « Liberté pour les  héros » !

Faune totalement anachronique équipée de lances, d’arcs, de pistolets à poudre noire, de massues, de tronçonneuses, de frondes, de couteaux, de Beretta 9 mm, de lance-pierres, de carabines Winchester, de sarbacanes, de fioles d’arsenic, de menhirs, de sabres, de sachets de cacahuètes… et j’en passe...

Et les CRS, quelle tête feraient-ils face à ce défilé de « sans-papiers » vindicatifs ? Et celle du Président Sarkozy recevant l’information au téléphone…

- Monsieur le Président ?

- Je.

- Une manifestation se met actuellement en place sur les Champs Elysées. Il s’agit de célébrités de la littérature, toutes armées et menées par Lazare !

- Lazare !!! Le Lazare de Nina !?

- Oui Monsieur le Président…

- Nom de Dieu ! Déclenchez le dispositif de sécurité niveau rouge, j’arrive…

 

Non, c’est impensable.

 

Pour notre tranquillité, nous nous devons absolument de bien éduquer nos personnages. N’oublions jamais que, dans les esprits, l’auteur restera forcément associé à vie (et à mort pour les plus chanceux d’entre nous…) à son personnage, et que vis-à-vis de la loi il risque bien d’être également responsable de ses actes. Qui serait l’auteur du délit ?  Le personnage, certes… Mais si l’on ne peut condamner qu’une personne physique, vers qui les tribunaux se retourneraient-ils alors ? Qui est l’auteur de l’auteur de délit ? Nous… Aïe… Nous devons impérativement, dans notre intérêt, leur enseigner les vraies valeurs, le respect, la politesse, à bien se tenir à table, à aider les vieilles dames à traverser la rue, à se moucher dans un mouchoir, à ne pas lancer de projectiles sur les forces de l’ordre, etc.

 

Puisque notre désir d’être surpris persiste, puisque résiste notre besoin d’attribuer sournoisement à l’imaginaire ce que l’on ne souhaite pas nécessairement dire soi-même mais que l’on souhaite dire quand même et puisque notre envie de rêver continue à dépasser le rêve lui-même, eh bien, une fois éduqués, laissons-les vivre en marge de nos pages…  Il nous restera à faire admettre aux français qu’ils devront lire tous les ouvrages dont sont issus nos personnages afin de pouvoir suivre l’actualité… Puis, le mouvement gagnant du terrain, aux européens et enfin à tous les terriens ? Ne serait-ce pas là que se nicherait la plus grande révolution de notre troisième millénaire ?


- Waow ! Il me connaît Sarko ?

- Ne croyez pas tout ce que je dis mon cher Lazare… Je m’égare parfois… Cependant, il faut que nous parlions... J'ai quelques notions à vous faire assimiler...
- Une autre fois. Ne voudriez-vous pas plutôt que nous fassions une partie de strip poker ?
- ...

Les commentaires
Publié le 20 septembre 2007
Par Mathieu
mathieu.difrade@caramail.com
Forum des héros de papier

Le personnage du héros:
Que pourraient faire un héros de papier contre le briquet d’un auteur ?… A quoi me serviraient des armes froissées dans une corbeille à papiers ?… Que vaut mon sang d’encre noire , bleue, rouge ou verte contre la gomme et le correcteur blanc ?… Je vieillirai sur du papier jauni, alors que des privilégiés verront leurs linceuls changés par des rééditions pour finir en livres de poche. Des best-sellers, comme des humbles, connaîtront le pilon. Les plus résistants se retrouveront sur les étals des bouquinistes ou d’ Emmaüs. Nous sommes tous mis par nos auteurs à la merci des lecteurs qui peuvent nous laisser enfermés et rangés sur des étagères ou dans des caisses en carton… . Les plus chanceux vivront plusieurs vies imaginaires au chaud dans des bibliothèques avec leurs sorties surveillées pour aller visiter les esprits studieux ou romanesques. J’en connais qui sont présentés par leurs maîtres Editeurs à des concours et obtiennent des prix.
Finalement, l’Internet ne serait-il pas notre seul espace de liberté. L’espace est virtuel ? Virtuel, oui , mais, là, tout le monde est logé à la même enseigne … Rien d’étonnant alors qu’on abuse de cette liberté. Hercule Poirot peut tenir le bras de Justine, Chimène être aux côtés de Roméo, le Petit Poucet sur les épaules de Jean Valjean, Sherlock Holmes entre Madame Bovary et Eugénie Grandet, Scarlett O’Hara tenir Croc-Blanc en laisse, les commissaires Maigret, San Antonio et Armand Pierrucci défiler en rang serré derrière les quatre filles du Docteur March… Tout est possible sur l’Internet. On pourrait y voir Pardaillan et Don Quichotte s’entre-tuant pour les beaux yeux de Carmen pendant que D’Artagnan tire au 11/43 sur Mickey. Cela ne choquerait personne même pas le père Noël. Et le réel ? me direz-vous. Il y a bien Kouchner au gouvernement, des politiciens envoyés au violon et Giscard D’estaing à l’accordéon. Ce ne sont pas des anachronismes ? Et alors ! Je suis libre, aussi libre que les autres héros (e)ncrés sur du papier avant d’être brochés.

Le chœur des auteurs : Tout est écrit.

Le personnage du héros : Oui, peut-être… mais tout n’est pas lu.

Le personnage du héros imitant le Président de la République: En outre, on peut toujours tout effacer, déchirer et brûler tous les papiers… voire ne plus en fabriquer.

Le chœur des auteurs : Mais alors que deviennent nos héros?

Le personnage du héros: Des héros sans papier.

L’auteur : Pourquoi supprimer le papier ?

Le personnage du héros imitant le Président de la République : La fabrication du papier détruit nos forêts de sorte qu’il y a pénurie de logement pour les oiseaux migrateurs. Si on fabrique des papiers, il n’y a plus assez de logement. Alors on commence par ne plus donner de papier à ceux qui n’ont pas de logement et on ne donne plus de logement à ceux qui n’ont pas de papier…

Le lecteur :
Stop ! Voilà ce qui arrive lorsque l’on donne trop de liberté à des héros de papier sur l’Internet, ils sortent de leur espace virtuel pour venir, de façon insidieuse, nous parler des sans papier, des sans logis… On voit bien qu’ils n’ont pas d’autres soucis comme, par exemple, l’âge de la retraite, le chômage, la baisse du pouvoir d’achat, la mondialisation… Monsieur le héros est loin de toutes nos contingences matérielles parce qu’il n’en a aucune. Alors, il peut se permettre de jouer au Président de la République pour tenter de réveiller les mauvaises consciences. Il m’a encore gâché ma visite sur le blog de Martine Rousset…
Publié le 20 septembre 2007
Par martine.rousset
Cher Mathieu,
Vous aussi, vous vous êtes donc évadé de votre carcan de papier… Difficile de respirer dans l’univers abracadabrant de nos auteurs, n’est-ce pas ? Nous y manquons de l’oxygène dont nous n’avons pourtant que faire.
Le réel ? Mais qu’est-ce donc que le « réel » pour nous ? Par définition, les personnages que nous sommes, n’ont justement pas de définition à proposer au mot « réel ». Quoi que vous en pensiez, nous resterons imaginaires puisque issus de l’imagination de quelques hurluberlus en quête de gloire. Cependant, contrairement à eux, nous sommes capables d’immortalité. Est-il indispensable que subsistent les livres pour que certains personnages survivent ? Non… On peut détruire tous les exemplaires d’un seul ouvrage, il n’empêche que quelques-uns des héros subsisteront dans les mémoires.
Les auteurs habitent un monde où la douceur des paroles peut s’envoler et la cruauté des écrits peut rester. Nous squattons leur monde, c’est tout. Nos écrits n’existent pas et nos paroles sont écrites…
Mais voilà, Mathieu Difrade ou Lazare ne sont pas nécessairement nés sous une bonne étoile… Inaccessible étoile de l’éternité. Si tout est écrit mais pas forcément lu, cela n’est pas de notre ressort. Mieux, cela ne nous regarde pas. Nous sommes des êtres sans conscience. Sans foi ni loi.
Quant au lecteur que vous citez, conseillez lui d’aller plutôt visiter les blogs politiques. Ils foisonnent sur le web. Sa déprime sera ainsi justifiée.
Je vous trouve vous aussi bien déprimé… Un petit strip poker ?
Virtuellement,
Lazare
Publié le 20 septembre 2007
Par mathieu
mathieu.difrade@caramail.com
Mon cher Lazare,

Martine a raison , ton lecteur devrait aller se déprimer sur les sites politiques… mais il s’agit sans doute d’un lecteur du néo polar avec une mauvaise conscience.
Je suis moi-même un personnage ( je ne dis pas héros ) de polar et nos auteurs aiment reprendre l’expression de Daeninckx à savoir qu’ils sont des arpenteurs du réel. Laissons-les arpenter ce réel qui n’existe pas et retournons à notre vrai monde imaginaire dans lequel , sans foi ni loi, on peut s’inventer un bonheur virtuel…
Pour le strip poker, je préfère Nina.
Au fait, quelque chose me tracasse : lui as-tu passé la salière ? Votre auteure nous a-t-elle servi une histoire sans fin ? Donc éternelle !… A moins que de nouvelles suites inopinées te sortent de ces commentaires. Finalement, en marge de son histoire, le héros ne risque-t-il pas d’être confronté au réel ? Il peut y rencontrer des personnages de la littérature de gare et trouver une conscience.
Heureusement, Martine t’a rattrapé par la main pour te ramener au pays des songes.
Ô liberté, que de crimes on commet en ton nom ! s’écria Madame Roland en montant sur l’échafaud. Lazare, tu n’es pas fait pour cette liberté chère aux auteurs de la littérature de gare…
De toute façon, Nina t’a déjà séduit et, par amour pour elle, tu resteras bien au chaud dans le monde de Martine.

Que viendraient faire les sans-papiers dans le monde des héros de papier ?...

Martine, un strip Poker avec Nina et moi, pour rigoler ?…
Virtuellement
Mathieu
Publié le 20 septembre 2007
Par micorne
Lazare, tu es le meilleur. Je te décerne la Salière d'or.
Les Champs envahis par tous ces personnages, n'auraient jamais été mieux utilisés. Même le 14 juillet Sarkosmic aurait l'air d'une fête foraine!
Je les vois tous défiler avec toutes ces couleurs, ces costumes.
Les armes, bof, comme dirait l'autre.