iBLOG précédent iBLOG suivant



Ma photo
Le blog de Martine Rousset
Mon bloc perso.
Ici, chaque jour à huit heures, les humeurs d’une blogueuse, mère, mi-ours, mi-cigale et auteur de « Mystères d’âmes », recueil de nouvelles aux Editions A Fior di Carta.
Trafic
Noter ce blog :
1 5
2 connectés
59691 visiteurs
Tribune libre
Rencart : On espére qu'elle va retrouver A paddulela à Moriani le 11
tassuad : quelle équipe ou quelle équipée?
Ausecours : vite il faut enlever tous les panneaux avant que Martine revienne!
Owlette : attention de ne pas trop te pencher c'est haut!
Georges C. : Même à Grevin, il n'est pas de marbre
Miso : Ppoint ? Y a le point basta, aussi !
Très sain : Saint Tr(e guéri
Saint Tre : Trop bon, le Desproges. Merci Martine.
Musa : On parle de toi dans musanostra, rencontre 4
Un pote : Toutes les taxes font chier tout le monde... même celle d'habitafion.
abbé froid : paix à son âme
abbé froid : paix à son âme
abbé froid : paix à son âme
l'abbé zef : à ne pas confondre avec le pet de nonne
L'Abbé Bêt : Qui monte, qui monte, qui monte...
L'abbé Gay : Je fais du vélocypède avec l'Abbé Quille.
RENCARD : Le 12 septembre chez TOURISTRA (ex CNRO) à TAGLIO ISOLACCIO avec Ugo Pandolfi et Olivier Collard. Emmenez vos maillots, on sera au bord de la piscine.
con pote : une bonne pomme
Chicon : con bon comme la romaine et chiant qui fait des salades.
Abscons : unconpris vaut mieux quer tu l'auuras.
Vieux con : Ce con plisse avec l'âge
con sultan : possède un harem de concubines.
Bas con : manque de cul haut au con bas.
Sire con 6 : 6ème roi des cons
con tenté : drague incertaine
Conchita : Guenon idiote espagnole
Con cave : con honnête voûté
concitoyen : con victime de la conjoincture et réduit à la portion congrue.
Réclusion : Etat de celui qui est con finement.
Condom : Cond'femme
Mon calendrier
< Mar. 2008 >
L M M J V S D
     12
3456789
10111213141516
17181920212223
24252627282930
31      
Contactez-moi
Mail :
MSN :
Agrégateurs RSS
bloglines
google
netvibes
newsburst
newsgator
pluck
yahoo
Publié le 20 mars 2008 à 08:00
Par Martine Rousset
Humeur : Gaie

La femme du roi Cynéras de Chypre se la pétait un peu. « Ma fille Smyrna est un canon ! Un sacré pezzu ! Plus belle qu’Aphrodite ! » Disait-elle à qui voulait l’entendre.

Bien évidemment, cela arriva aux oreilles d’Aphrodite qui, vexée, chercha à se venger. « Je suis une déesse, elle semble l’oublier. J’ai des pouvoirs. Cette dinde va me le payer ». La vantardise de cette femme lui avait coupé l’appétit et elle ne put terminer le hamburger aux quatre fromages encore tiède. Elle le posa rageusement sur la table et se concentra.


Là, il faut marquer une pause par discrétion et vous tourner dos à votre écran. Nous humains, n’avons pas le droit de savoir comment s’y prennent les déesses pour jeter des sorts. Voilà, c’est fait. Aphrodite a jeté son sort, vous pouvez regarder.


Aphrodite venait de mordre à nouveau dans son hamburger quand Smyrna se sentit soudain amoureuse. Le sort faisait son effet… Sauf qu’elle était amoureuse de son propre père, le roi Cynéras. N’importe nawak. Manque de chance, le roi avait abusé ce soir-là du Johnny Walker. Smyrna en profita allègrement. C’est ainsi qu’elle se retrouva avec un polichinelle dans le tiroir.


Smyrna, probablement blonde, ne parvint pas à garder le secret et balança la vérité à son père. Celui-ci, fou de rage, saisit une épée qui traînait par là (on trouve toujours à portée de main ce dont on a besoin dans les histoires) et voulut tuer sa fille.


Aphrodite ne voulait quand même pas en arriver là. Elle s’arrangea à l’instant crucial où la lame allait fendre en deux la tête de Smyrna, pour transformer la jeune femme en arbre. Normal. C’est donc le tronc que le roi fendit. Ouf. Mais là, ô surprise, un bébé sortit du tronc ! (Que celui qui a inventé cette histoire ne change surtout pas de dealer…). On ignore comment cela fut possible mais le roi ne vit pas l’enfant. Probablement son téléphone mobile qui sonna à cet instant. Quoi qu’il en soit, Aphrodite en profita pour prendre le bébé et le cacher dans un coffre. Le petit garçon s’appelait Adonis. Personne ne lui avait donné ce prénom, il était né comme ça.


Aphrodite confia le coffre à Perséphone, reine des Enfers, qui ne put s’empêcher de l’ouvrir. Forcément. Quand elle vit Adonis, elle s’extasia sur la beauté du bébé et décida de l’élever comme le sien dans son palais. Des années passèrent. Adonis était devenu un sublime jeune homme. Perséphone le jugea fort à son goût et décida de lui beurrer ses tartines tous les matins. C’était sans compter sur la ténacité d’Aphrodite qui, une fois l’orage passé, voulut récupérer Adonis.

- Rend-le moi ! C’est moi qui l’ai trouvé !

- Que nenni ! Lui répondit Perséphone, je le garde. Il est trop beau.

- Tu n’es qu’une… qu’une… Bafouilla Aphrodite de colère en cherchant l’insulte suprême, tu n’es qu’une Cro-Magnonne !

Elle pensa que son insulte était ridicule mais c’était la seule qui lui était venue…

Perséphone haussa les épaules et tourna les talons, plantant Aphrodite sur les marches du palais. Cette dernière eut juste le temps d’apercevoir le jeune homme et de sentir quelques gouttelettes de sueur couler sur ses tempes avant que la gigantesque porte ne se referme. « Argh. Quelle beauté ! » S’exclama-t-elle en s’essuyant le front.


Désemparée, Aphrodite en appela à Zeus.

- Si tu vois ça Zeus ! Il est tellement beau ! Et puis, tu aurais vu comme il m’a regardée !

- Je refuse d'être mêlé à cette histoire. La muse Calliope, qui préside le Tribunal Inférieur, tranchera.


Ce qui fut fait. Calliope estima que Perséphone et Aphrodite avaient sur Adonis des droits égaux et qu’elles se le partageraient (j’adore quand on parle d’homme objet, ça change). Cependant, Adonis devant pouvoir se reposer entre deux déesses, Calliope divisa l’année en trois parts égales. Une pour Perséphone, une pour Aphrodite et une pour se reposer.

Mais Aphrodite était une tricheuse (d’ailleurs, plus personne ne voulait jouer avec elle au Monopoly) : elle avait une ceinture magique (je veux la même), laquelle, quand elle la portait lui permettait d’avoir le pouvoir de persuader Adonis de lui consacrer sa part de repos. Elle parvint même à le persuader d’être désagréable avec Perséphone lors de la part que Calliope lui avait allouée.

Perséphone, toute tristounette, s’en alla sournoisement raconter ses misères à Arès, le dieu de la guerre mais également amant d’Aphrodite (elles ont la santé ces filles…).

- Tu te rends compte Arès ! Adonis préfère Aphrodite à moi ! Je l’ai élevé ! Nourri !

Arès rentra dans une colère noire.

- Aphrodite me trompe ! Je vais lui péter le nez à ce type ! Gratos en plus ! (Comme quoi, toutes époques confondues, on s’en est toujours pris à l’amant plutôt qu’au trompeur. Schéma classique depuis la nuit des temps…)


Le « pétage de nez gratos » ne se fit pas attendre. Alors qu’Adonis était parti chasser, un sanglier l’attaqua et le tua net. Le crime parfait. Aphrodite n’était pas loin et malgré les oreillettes de son MP3, elle entendit qu’il se passait quelque chose d’anormal. Elle s’élança vers son amant mais dans sa précipitation, se griffa le bras contre les épines d’un rosier blanc, la seule variété qui exista en ce temps-là. Et miracle, des roses rouges se mirent à pousser à chaque endroit où le sang d’Adonis avait touché le sol ! Incroyable.


Depuis ce jour, les roses rouges existent. Voilà, tout ça pour en arriver là.


Quelle histoire ! Envoyez-moi donc vos enfants, je me charge de leur raconter la mythologie grecque. Vous pouvez me faire confiance…





Copyright © 2008 Martine Rousset
Festival de Romans