Ici, chaque jour à huit heures, les humeurs d’une blogueuse, mère, mi-ours, mi-cigale et auteur de « Mystères d’âmes », recueil de nouvelles aux Editions A Fior di Carta.
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Renifleur : Je nifle et renifle la bécasse...
tiampiste : Si ti an veux pas du tian, tiampis pour toi!
Ramàdent : Dicton mahometian: Tant va le tian à l'eau qu'à la fin le tian pète.
Cristian : Ô tian suspend ton bol!
X : Un tian vaut mieux que deux tu le tianneras
X : Tian ! Voilà du boudin !
Ty-Han : Un tian dans le moule. Un moule dans le tien. Les oies caquettent.
Clo Clo : C'était un textre clos. Roger a senti la menace. Dans cakette, il y a cake.
Roger : De quelle marque et de quelle taille le moule à cake d'Ugo? Eminence? XXL?
Too is too : two with two O, it's too much!
Choking! : Cake with too K, that takes the cake!
Clo Clo : Kake c'est cette histoire de moule? Texte clos?...
Msge perso : Ugo, j'oublie pas ton moule à cake. Je te le ramène samedi.
RENCARD : Le 6 septembre à LECCI di PORTO-VECCHIO. Sous les pins.
Martine : 50 000 visiteurs ! Wow ! Je peux pas tous les inviter pour l'apéro mais le coeur y est !
Robert : Je demande le soutien de Fernand puisqu'il soutient georges...
Fernand : Je soutiens Georges sans savoir à quel sein me vouer... What else? Faire nan! Nan! Et nan!
What else? : Roger
Martine : What else ? Devine !
Georges C. : What else ?
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Publié le 24 janvier 2008 à 08:00
Par Martine Rousset
Humeur : Souriante
Nous sommes tous confrontés à l’écriture de divers courriers ennuyeux destinés aux diverses administrations qui nous régissent. Et si nous cessions de n’être que des suites de nombres ? Si nous accordions à ces courriers une touche personnelle ? Pourquoi serions-nous forcément stéréotypés lorsqu’il s’agit de nous adresser à notre Caisse Primaire d’Assurance Maladie, notre banquier, notre inspecteur des impôts ? Finalement, un courrier administratif n’est pas une lettre que nous lisons en entier. Une grosse bêtise pourrait être glissée dans la formule de politesse que personne ne s’en apercevrait… Déjà que nous n’écrivons plus beaucoup si en plus, seuls deux ou trois mots clefs sont lus par le destinataire d’un courrier, je trouve cela bien triste. Alors, osons. Ecrivons des courriers qui nous ressemblent. Prenons un exemple : votre banquier vous informe en six lignes dont vous ne lisez que trois ou quatre mots, que votre compte est débiteur de 215,54 € et vous demande de régulariser la situation au plus vite. Voici ce que vous pourriez lui répondre : « Mon cher banquier,Votre lettre vient de passer sur ma journée comme un nuage noir chargé d’orage au-dessus d’une fragile marguerite. J’étais tranquillement allongée sur mon sofa à lire « L’élégance du hérisson » de Muriel Barberi et j’en étais à la page 84 lorsque j’entendis le vrombissement du scooter de Paul Giudicelli, le facteur. J’ai donc posé mon livre et suis sortie pour explorer la boîte aux lettres. J’y ai trouvé une lettre de ma grand-mère qui me donnait des nouvelles de tante Berthe (elle va beaucoup mieux et sa hanche ne la fait plus souffrir) ainsi que votre courrier. Je suis donc en rouge sur vos tablettes ! Ah le rouge… Il me fait penser aux coccinelles, aux coquelicots, aux fraises, à toutes ces jolies touches colorées de la nature qui nous entoure. Rouge, couleur qui nous interpelle, que l’on remarque. Que sont ces quelques rouges 215,54 € dans ce monde noir de surendettement ? N’avez-vous pas songé un instant qu’il ne s’agissait peut-être pas du fruit du hasard ? Qu’ils étaient déposés là uniquement pour vous rappeler qu’ils sont bien peu de chose en regard des trous faramineux creusés par des ongles sans scrupules ? Je vous les ai offert, mon cher banquier, et vous les avez artistiquement rougis. Je vous en sais gré. Votre chère cliente rougissante. » C’est quand même une façon plus agréable que de lui dire en trois lignes que vous n’avez pas la possibilité de combler votre découvert non ? Je me souviens qu’un jour, j’ai trouvé une mouche totalement desséchée dans un paquet de riz que je venais d’ouvrir. Cela m’a semblé inconcevable et dans un premier temps, mon réflexe a été de vouloir faire connaître au fabricant mon inquiétude quant à la salubrité de ses produits. Et puis, après réflexion, je me suis dit que cela ne servirait à rien. Mais j’ai quand même voulu marquer le coup et je leur ai écrit un courrier : « Messieurs, je viens d’acheter votre riz « Machin » et vous remercie vivement des recettes que vous proposez sur l’emballage. Néanmoins, si j’ai bien trouvé la mouche lyophilisée que vous avez insérée dans le paquet, je n’ai pas trouvé la recette qui correspond à sa préparation. Veuillez agréer… etc. P. J. : 1 mouche ». J’ai scotché la pièce jointe en haut de ma lettre et j’ai envoyé. Eh bien, ils ne m’ont pas répondu par courrier, ils m’ont téléphoné ! Une fille hilare m’a alors proposé de m’envoyer non pas un mais dix paquets de riz en compensation ! J’ai refusé en pensant à la mouche mais il n’empêche que mon courrier avait fait… mouche ! Copyright © 2008 Martine Rousset
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