A l’heure où vous lirez ces lignes, je serai probablement en train de mener un combat sans merci contre une cafetière récalcitrante…
« Mais où est-elle donc encore ? » vous demandez-vous soudain… Eh bien, puisque vous avez posé la question, je vais vous répondre… Je suis au bar ! Tsss tsss tsss… Je vous vois venir… Je suis non pas devant le bar, ni sous le bar, mais derrière le bar ! Nuance !
« Qu’y fait-elle ? ». Merci pour la question qui prouve que vous vous intéressez…
Les habitués de ce blog savent que mon Roudoudou est un passionné d’échecs (le jeu, au cas où vous n’auriez pas compris…) depuis maintenant quelques années, et pendant quatre jours, à partir d’aujourd’hui, a lieu en Corse l’Open d’échecs en parties rapides le plus doté au monde ! 100 000 € de prix…
Et le tout en présence de Garry Kasparov ! Excusez du peu ! Il vient en effet disputer à Bastia un match en simultanée contre une équipe composée des cinq meilleurs joueurs insulaires. Il parait qu’il a pris les choses très au sérieux puisqu’il a demandé à ce qu’on lui transmette pour chacun de nos cinq joueurs, cinquante de leurs parties jouées dans le passé… Et puis, il va également avoir un emploi du temps trépidant parce qu’après Bastia, il y aura Ajaccio où –ô le grand veinard !- il ira visiter la maison de Napoléon ! Au fait… qui avait gagné le match Napo/Alex en 1812 ?... Hein ? Qui ? Il serait peut-être temps que l’on prenne notre revanche… Allez, les gars, comme Napoléon, on y croit !
Et pendant ce temps-là, comme l’année dernière, je serai en faction au bar. Et de l’année dernière, si il me reste un souvenir difficile, c’est bien celui de la cafetière… Une cafetière qui parlait et qui n’en faisait qu’à sa tête pendant que les couches de clients s’accumulaient devant le comptoir… « Le bac est plein » me disait-elle. Contrainte de vider le bac en question, j’extirpais le bac de son logement. « Le bac n’est pas en place », me narguait-elle alors. Forcément, tu viens de me dire de le vider, andouille !… Je déteste les cafetières qui parlent… Elles disent tout haut ce que le marc de café aurait la délicatesse de taire. En espérant donc que la Ligue d’échecs se soit dotée d’un nouveau percolateur. Muet, si possible…
Je vous abandonne donc encore une fois deux petites paires de jours… Mais cela me vaudra bien l’occasion de vous raconter quelques bricoles sur cet Open à mon retour…
Copyright © 2008 Martine Rousset







