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Le blog de Martine Rousset
Mon bloc perso.
Ici, chaque jour à huit heures, les humeurs d’une blogueuse, mère, mi-ours, mi-cigale et auteur de « Mystères d’âmes », recueil de nouvelles aux Editions A Fior di Carta.
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X : Tian ! Voilà du boudin !
Ty-Han : Un tian dans le moule. Un moule dans le tien. Les oies caquettent.
Clo Clo : C'était un textre clos. Roger a senti la menace. Dans cakette, il y a cake.
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Choking! : Cake with too K, that takes the cake!
Clo Clo : Kake c'est cette histoire de moule? Texte clos?...
Msge perso : Ugo, j'oublie pas ton moule à cake. Je te le ramène samedi.
RENCARD : Le 6 septembre à LECCI di PORTO-VECCHIO. Sous les pins.
Martine : 50 000 visiteurs ! Wow ! Je peux pas tous les inviter pour l'apéro mais le coeur y est !
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Publié le 26 septembre 2007 à 17:55
Par Martine Rousset

Lazare,

J’ai lu ce matin « le passage » que vous aviez laissé sur la table… J’ignore si il m’était destiné mais j'ai pris la liberté de lire. Et vous m’avez émue. Profondément émue.

Comment n’ai-je pas compris toute seule que d’accepter de baisser les armes était pour vous un combat aussi douloureux ?

C’est justement pour que vous compreniez que je ne désire surtout pas vous piéger que je vous ai posé la fameuse question saugrenue de la salière. Et bien évidemment, vous l’avez deviné, je me posais au passage la même question. Je voulais, l’espace d’un instant, que nous anticipions sur notre relation.

J’ai peur du temps qui passe Lazare… Pas la peur de vieillir, non, juste la crainte qu’un grain de sable du sablier du Temps ne se perde encore. J’en ai perdu tant… Voilà pourquoi probablement j’en cherchais un. Et le Temps m’aurait-il fait l’incroyable cadeau d’un grain de sable ? Vous ?

Je ne suis pas sûre de moi. Comment pourrais-je être sûre de vous ? C'est la raison pour laquelle j'ai dit de vous que vous étiez mon « peut-être ». Je vous avoue que je n’avais jamais laissé ma porte ainsi entrouverte depuis fort longtemps. Comme vous, mes histoires passées m’ont inspiré la prudence.

Mais savez-vous seulement que vous êtes mon premier « peut-être » ?

Dans le passé, tout m’a porté à croire que l’amour aboutissait infailliblement à l’ennui. Et vous, Lazare, vous surgissez avec votre strip poker de Don Juan,  votre verve de Don Camillo et votre armure fêlée de Don Quichotte ! Vous m’avez surprise, voilà tout.

Je vous avais espéré sans imaginer que vous pouviez exister.

Nous sommes finalement des gens bien ordinaires tous les deux. Notre rencontre est extraordinaire mais pas nous.

Je ne sais pas dire les choses aussi bien que vous. Je ne sais que dessiner. Quand j’ai mal, mes lapins pleurent. Si ils rient, c’est que je ris aussi.
En définitive, une seule question subsiste : acceptons-nous de prendre le risque d’emprunter le chemin de la salière pour peut-être, finalement, ne plus être ensemble pour se la demander ?

Vous voulez savoir si je vous aime ? Peut-être bien.

N’avez-vous pas remarqué que mes lapins rient tous en ce moment ?

A chacun sa façon de dire les choses.

Votre Nina.

 

« L’Amour prit le sablier du Temps et le retourna dans ses mains étincelantes. Chaque moment, sous la secousse légère, s’écoula en sable d’or… » (Lord Alfred Tennyson, Locksley Hall)



Les commentaires


Publié le 26 septembre 2007
Par jean-paul
flicorse@ifrance.com
« … Maintenant, cependant que le Destin approche et que les heures respirent à peine, les sables du temps se changent en grain d’or… »
( E. Poe – poésies.)
Publié le 26 septembre 2007
Par Lord Alfred
" Woman is the lesser man, and all thy passions, match’d with mine,
Are as moonlight unto sunlight, and as water unto wine– '
.../...


Publié le 26 septembre 2007
Par Le renard
Le corbeau et le lapin

Maître corbeau sur un arbre perché,
Restait à ne rien faire toute la journée.

Un lapin voyant ainsi le corbeau,
L'interpelle et lui demande aussitôt :
"Moi aussi, comme toi, puis-je m'asseoir
Et ne rien faire du matin jusqu'au soir ?"

Le corbeau lui répond de sa branche :
"Bien sûr mon ami à la queue blanche,
Je ne vois ce qui pourrait t'en empêcher !"

Blanc lapin s'assoit alors par terre,
Et sous l'arbre, reste à ne rien faire,

Tant et si bien qu'un renard affamé,
Voyant ainsi le lapin somnoler,
S'approchant du rongeur en silence,
D'une bouchée en fait sa pitance.

Moralité :

Pour rester assis à ne rien branler,
Il vaut bien mieux être très haut placé.

site: http://www.mortderire.info


Publié le 04 octobre 2007
Par micorne
Bravo Renard, j'ai beaucoup aimé.


Publié le 04 octobre 2007
Par micorne
j'ai même copié.