Ici, chaque jour à huit heures, les humeurs d’une blogueuse, mère, mi-ours, mi-cigale et auteur de « Mystères d’âmes », recueil de nouvelles aux Editions A Fior di Carta.
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Ausecours : vite il faut enlever tous les panneaux avant que Martine revienne!
Owlette : attention de ne pas trop te pencher c'est haut!
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Miso : Ppoint ? Y a le point basta, aussi !
Très sain : Saint Tr(e guéri
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Musa : On parle de toi dans musanostra, rencontre 4
Un pote : Toutes les taxes font chier tout le monde... même celle d'habitafion.
abbé froid : paix à son âme
abbé froid : paix à son âme
abbé froid : paix à son âme
l'abbé zef : à ne pas confondre avec le pet de nonne
L'Abbé Bêt : Qui monte, qui monte, qui monte...
L'abbé Gay : Je fais du vélocypède avec l'Abbé Quille.
RENCARD : Le 12 septembre chez TOURISTRA (ex CNRO) à TAGLIO ISOLACCIO avec Ugo Pandolfi et Olivier Collard. Emmenez vos maillots, on sera au bord de la piscine.
con pote : une bonne pomme
Chicon : con bon comme la romaine et chiant qui fait des salades.
Abscons : unconpris vaut mieux quer tu l'auuras.
Vieux con : Ce con plisse avec l'âge
con sultan : possède un harem de concubines.
Bas con : manque de cul haut au con bas.
Sire con 6 : 6ème roi des cons
con tenté : drague incertaine
Conchita : Guenon idiote espagnole
Con cave : con honnête voûté
concitoyen : con victime de la conjoincture et réduit à la portion congrue.
Réclusion : Etat de celui qui est con finement.
Condom : Cond'femme
Faitcon : con de naissance ayant échappé à la contraception.
Con pâti : pauve juliette sans Roméo pati ...
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Publié le 28 mars 2008 à 08:00
Par Martine Rousset
Humeur : Tendre
Vous me connaissez mieux à présent et vous avez tous compris que je suis très copine avec certains animaux. J’ai dans le répertoire de mon téléphone portable de nombreux numéros de souris, de coccinelles, de papillons, de chats, d’éléphants, et j’en passe. Moins d’araignées et de serpents mais nul n’est parfait. J’ai également connu une fourmi dont, je crois, je ne vous ai jamais parlé. Et pourtant, elle était vraiment fourmi… dable… Elle vivait en communauté dans mon jardin quand j’étais petite et j’ai fait sa connaissance un jour où, pour « voir comment ça faisait », j’avais versé un verre d’eau dans sa maison. Ce fut l’affolement général dans la tribu et toutes couraient en tout sens. Cela m’amusait beaucoup. Une seule fourmi restait immobile et me regardait, toutes les pattes sur les hanches, l’air sévère. Elle m’a grondée, sermonnée et m’a fait jurer de ne plus jamais recommencer. Impressionnée, j’ai juré. Elle m’a finalement pardonnée « parce que tu es jeune », a-t-elle ajouté en soupirant. Puis elle a grimpé sur ma main et m’a raconté qu’elle aussi, lorsqu’elle était encore fourmignon (fourmillon ? fourmiquet ? fourmiette ?), elle avait fait quelques bêtises. - Quand on est petit, on veut voir le monde, on veut essayer des choses, on ne connaît rien et on a tout à apprendre, quitte à mal faire ou à faire mal, avait-elle commencé. Eh bien, tu vois, moi je m’ennuyais et j’étais très curieuse de savoir ce qui se passait ailleurs. Et… j’ai fugué ! Quand j’y pense…. Lorsque Fourmimaman s’est aperçue de ma disparition, elle était folle d’inquiétude mais moi, bien sûr, j’étais inconsciente. Je suis sortie un matin très tôt alors que le soleil se levait à peine. Très vite, je me suis trouvée au bord d’un lac. Un immense lac. Mais quand on est petit, on n’a peur de rien. J’ai plongé et j’ai réussi à le traverser à la nage. Une fois sur l’autre rive, j’ai poursuivi mon chemin gaiement jusqu’à ce que je me trouve au pied d’une montagne. Je l’ai gravie. Il commençait à faire chaud et je suis arrivée épuisée sur l’autre versant. Fatiguée mais satisfaite de l’avoir fait. Je croisais parfois d’autres fourmis mais aucune d’entre elles ne fit cas de moi. Cependant, en fin de matinée, je tombais sur un éléphant. J’étais terrorisée mais j’ai rassemblé toutes mes forces et mon courage et j’ai réussi à faire rouler un petit caillou. Le bruit a fait sursauter l’animal qui a fini par s’enfuir. J’avais eu très peur mais j’étais fière de moi. Je me suis dit alors que j’avais parcouru la majeure partie du monde et qu’à présent, je pouvais rentrer. Quand Fourmimaman m’a aperçue, elle m’a réprimandée vertement puis m’a serrée très fort contre son thorax. - Pourquoi me racontes-tu tout ça ? - Pour que tu comprennes que parfois, on peut faire du mal « juste pour voir ». - Oui mais n’empêche que tu as presque fait le tour du monde toi ! - Penses-tu ! Quand j’ai grandi, j’ai su que le lac n’était qu’une trace de sanglier remplie d’eau, que la montagne n’était un gros caillou et que l’éléphant n’était qu’une pauvre souris trouillarde. Et mon verre d’eau, c’était les chutes du Niagara. Copyright © 2008 Martine Rousset
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