Installés dans nos habitudes, nous nous y cachons et nous y rassurons. Nous nous y laissons encadrer. Nous nous y ancrons et il me semble que parfois, nous nous y enfermons.
Je parle bien entendu des mauvaises habitudes ou de celles qui nous prennent du temps inutilement et qui ne nous apportent strictement rien. Ces petites manies dont nous ne sommes pas forcément conscients et qui nous grignotent comme la rouille grignote le fer.
Nos journées s’en retrouvent semées de bribes de monotonie et d’uniformité. Nous qui clamons haut et fort notre désir de liberté, nous devenons prisonniers de nos habitudes.
Malheureusement, le temps passant, ces petites manies ne s’arrangent pas. Le temps a la fâcheuse manie d’aggraver ces choses-là.
La petite chose posée là et pas ailleurs. Le drame que l’on fait si on nous la déplace. Nous attachons parfois de l’importance aux petites choses… Des repères ? Probablement.
Manies déroutantes et inquiétantes pour celui qui les découvre. Habitudes qui nous rassurent mais qui agacent les autres.
Imaginez un célibataire qui reçoit chez lui sa petite amie pendant un week-end… Mais comme il a l’habitude d’aller faire les courses au supermarché chaque samedi après-midi, rien ne le fera déroger à cette habitude. Et c’est armé de ses sacs qu’il l’emmènera à Auchan pour remplir son chariot de la semaine. Sûr qu’elle va être ravie la petite amie… Pour peu qu’il ait oublié sa carte de fidélité et qu’il soit contrarié de ne pas pouvoir augmenter son capital de points-cadeaux, le voilà agacé…
Et en rentrant chez lui, lorsqu’elle ouvrira le buffet pour attraper deux tasses à café, ils se jettera sur elle en hurlant : « Nooooon ! Ce sont les tasses du dimanche ! ». Et pourquoi on ne s’en servirait pas le samedi ? Il n’en sait rien. Mais c’est comme ça. Il a toujours fait ainsi.
Un grand coup de pied dans toutes ces habitudes pourrait peut-être nous déclencher quelques surprises ?








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