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Le blog de Martine Rousset
Mon bloc perso.
Ici, chaque jour à huit heures, les humeurs d’une blogueuse, mère, mi-ours, mi-cigale et auteur de « Mystères d’âmes », recueil de nouvelles aux Editions A Fior di Carta.
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Ramàdent : Dicton mahometian: Tant va le tian à l'eau qu'à la fin le tian pète.
Cristian : Ô tian suspend ton bol!
X : Un tian vaut mieux que deux tu le tianneras
X : Tian ! Voilà du boudin !
Ty-Han : Un tian dans le moule. Un moule dans le tien. Les oies caquettent.
Clo Clo : C'était un textre clos. Roger a senti la menace. Dans cakette, il y a cake.
Roger : De quelle marque et de quelle taille le moule à cake d'Ugo? Eminence? XXL?
Too is too : two with two O, it's too much!
Choking! : Cake with too K, that takes the cake!
Clo Clo : Kake c'est cette histoire de moule? Texte clos?...
Msge perso : Ugo, j'oublie pas ton moule à cake. Je te le ramène samedi.
RENCARD : Le 6 septembre à LECCI di PORTO-VECCHIO. Sous les pins.
Martine : 50 000 visiteurs ! Wow ! Je peux pas tous les inviter pour l'apéro mais le coeur y est !
Robert : Je demande le soutien de Fernand puisqu'il soutient georges...
Fernand : Je soutiens Georges sans savoir à quel sein me vouer... What else? Faire nan! Nan! Et nan!
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Martine : What else ? Devine !
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Fernand : Je soutiens georges mais Martine ne veut pas déroger...
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Publié le 30 mars 2008 à 08:00
Par Martine Rousset
- La Faucheuse c’est donc vous… Fâcheuse faucheuse… Si moi je tue un homme, je suis un assassin… Vous, vous tuez l’humanité et on vous craint… Génocide légitime…
- Ne plaisantez pas Loup. De plus, je suis venue vous chercher.
Il sentit son sang se glacer et fut pris d’un vertige soudain.
- Pourquoi moi ? Balbutia-t-il.
- Pourquoi pas vous ?  
Loup avait peur. Les bruits du monde glissaient à présent sur lui sans l’atteindre. Il savait désormais qu’il était le seul à connaître ce sinistre instant. Seul, face à l’inexorabilité d’une issue que cette apparition lui rappelait cruellement. Il était encore un être vivant mais il était enclin à devenir un être mourant.
- Disparaissez ! Cria-t-il soudain.
- Non.
- Je n’ai pas trente ans ! Laissez-moi une chance au moins !
- Non.
- N’y a-t-il pas une solution pour vous échapper ?
- Non.
Chaque « non » était un clou.  

Il pensa alors à Emma dont les avances lui faisaient si peur. Elle ne le reverrait plus. Ses mots d’amour resteraient suspendus dans le néant. Il n’avait pas répondu à son message de rendez-vous, néanmoins, il lui semblait bien qu’il l’aimait. Mais il n’en était pas certain. Il ne le saurait jamais. Jamais. « Jamais » est un mot sans écho. « Jamais » est un mot qui ne rebondit pas quand l’espoir s’est éteint. Pourtant, il avait rédigé un message pour lui répondre : « Ok ». Deux lettres restées enfouies dans la mémoire de son téléphone. Il glissa une main dans la poche de sa veste et sentit le rectangle dur dépositaire d’une voyelle et d’une consonne. Il passa son pouce sur le clavier. Il le connaissait par cœur…
 

Lorsque Emma reçut le message, Loup revenait déjà sur ses pas pour se diriger vers le lieu de leur rendez-vous. Il souriait de son audace, s’étonnant d’avoir osé. 
 

Il y avait une solution et elle s’appelait le destin. Ce destin qui ne le fit pas franchir cette avenue qui portait en elle son ultime seconde. Le fourgon passa normalement et le chauffeur n’eut pas à tenter d’éviter en vain ce jeune homme qui traversait distraitement. Le regard bleu glacial s’était détourné de Loup et considérait une autre âme, ailleurs, on ne sait où. Loup l’avait oublié, effacé. Il ne le sut pas mais son audace le sauva. Pour un temps en tout cas.


FIN


 
Copyright © 2008 Martine Rousset

 
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