iBLOG précédent iBLOG suivant



Ma photo
Le blog de Martine Rousset
Mon bloc perso.
Ici, chaque jour à huit heures, les humeurs d’une blogueuse, mère, mi-ours, mi-cigale et auteur de « Mystères d’âmes », recueil de nouvelles aux Editions A Fior di Carta.
Trafic
Noter ce blog :
1 5
3 connectés
50353 visiteurs
Tribune libre
tiampiste : Si ti an veux pas du tian, tiampis pour toi!
Ramàdent : Dicton mahometian: Tant va le tian à l'eau qu'à la fin le tian pète.
Cristian : Ô tian suspend ton bol!
X : Un tian vaut mieux que deux tu le tianneras
X : Tian ! Voilà du boudin !
Ty-Han : Un tian dans le moule. Un moule dans le tien. Les oies caquettent.
Clo Clo : C'était un textre clos. Roger a senti la menace. Dans cakette, il y a cake.
Roger : De quelle marque et de quelle taille le moule à cake d'Ugo? Eminence? XXL?
Too is too : two with two O, it's too much!
Choking! : Cake with too K, that takes the cake!
Clo Clo : Kake c'est cette histoire de moule? Texte clos?...
Msge perso : Ugo, j'oublie pas ton moule à cake. Je te le ramène samedi.
RENCARD : Le 6 septembre à LECCI di PORTO-VECCHIO. Sous les pins.
Martine : 50 000 visiteurs ! Wow ! Je peux pas tous les inviter pour l'apéro mais le coeur y est !
Robert : Je demande le soutien de Fernand puisqu'il soutient georges...
Fernand : Je soutiens Georges sans savoir à quel sein me vouer... What else? Faire nan! Nan! Et nan!
What else? : Roger
Martine : What else ? Devine !
Georges C. : What else ?
Fernand : Je soutiens georges mais Martine ne veut pas déroger...
Mon calendrier
  Aoû. 2007 >
L M M J V S D
  12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
2728293031  
Contactez-moi
Mail :
MSN :
Agrégateurs RSS
bloglines
google
netvibes
newsburst
newsgator
pluck
yahoo
Publié le 31 août 2007 à 08:00
Par Martine Rousset
Humeur : Tendre

Je suis une femme d’intérieur. Je creuse, je cherche ce qui est en nous mais ne le trouve pas toujours. Une femme de l’être en quelque sorte…

Quarantaine oubliée et cinquantaine approchante, je jongle comme je peux avec des éclats de vie que je contiens avec délice et le vide d’un absent qui me manque cruellement. Bonheurs gaiement capturés et images mélancoliquement incrustées.

Je cultive un champ de paradoxes de toutes les couleurs ainsi qu’une prairie d’herbes folles dans laquelle je me balade en chantonnant.

J’adore les non-dits lorsqu’ils sont chuchotés et les silences quand seuls les yeux s’expriment.

Je regarde avec attention les minutes qui s’égrènent et les retiens en même temps que mon souffle pour m’en souvenir toujours.

Je garde pour moi ce que je n’ai pas envie de donner et je donne ce qui déborde. J’écoute ce que j’entends et n’attends pas ce que j’aurais envie d’entendre. Je vis les heures que j’espère et esquive les instants que je pourrais perdre. Je suppose ce que la vie me suggère.

Je trace mon chemin plutôt que de suivre un sentier sur lequel je pourrais m’égarer.

Quand un jour, alors que j’étais encore adolescente, j’ai découvert une plume au fond d’un vieux tiroir, je me suis étonnée de sa présence. Elle me confia alors qu’elle était là pour écrire les mots que je ne disais pas. « Tu veux de moi ? », me proposa-t-elle ensuite dans un susurrement si exquis que je ne pu bien évidemment pas résister.

Je lui ai parlé et nous nous sommes apprivoisées. Nous nous plûmes…

Avec l’eau salée de mes larmes, elle a écrit mes silences qu’elle a rendu sonores et mes peurs qu’elle a fait s’envoler.

Profitant de mes rires, elle s’est emparée de quelques éclats qu’elle a transformés en mots.

Elle m’a redessinée patiemment, invitant mon âme contenue à sortir de mon ombre.

Exutoire qui m’a fait exulter. Enfin exaltée, enfin j’existais.

Ensemble, nous poursuivons notre chemin. Ensemble nous rions. Ensemble nous pleurons. Ensemble, je vis.

 

J’écris mes rêves. J’écris ce que je ne vois pas. J’écris ce que je vois. J’écris des hommages. J’écris mes coups de gueule. J’écris mes coups de cœur. J’écris mes délires. J’écris aussi l’amour même si de l’unir à l’absence fait trembler ma plume.

 

Alors, qui suis-je ? Je n’en sais rien. Je ne sais rien. J’ai tout à apprendre de mes souvenirs et à m’instruire des suivants. Ainsi, pour ne rien oublier, pour que rien ne m’échappe et pour ne pas avoir trop à dire, j’écris.