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Le blog de Martine Rousset
Mon bloc perso.
Ici, chaque jour à huit heures, les humeurs d’une blogueuse, mère, mi-ours, mi-cigale et auteur de « Mystères d’âmes », recueil de nouvelles aux Editions A Fior di Carta.
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Renifleur : Je nifle et renifle la bécasse...
tiampiste : Si ti an veux pas du tian, tiampis pour toi!
Ramàdent : Dicton mahometian: Tant va le tian à l'eau qu'à la fin le tian pète.
Cristian : Ô tian suspend ton bol!
X : Un tian vaut mieux que deux tu le tianneras
X : Tian ! Voilà du boudin !
Ty-Han : Un tian dans le moule. Un moule dans le tien. Les oies caquettent.
Clo Clo : C'était un textre clos. Roger a senti la menace. Dans cakette, il y a cake.
Roger : De quelle marque et de quelle taille le moule à cake d'Ugo? Eminence? XXL?
Too is too : two with two O, it's too much!
Choking! : Cake with too K, that takes the cake!
Clo Clo : Kake c'est cette histoire de moule? Texte clos?...
Msge perso : Ugo, j'oublie pas ton moule à cake. Je te le ramène samedi.
RENCARD : Le 6 septembre à LECCI di PORTO-VECCHIO. Sous les pins.
Martine : 50 000 visiteurs ! Wow ! Je peux pas tous les inviter pour l'apéro mais le coeur y est !
Robert : Je demande le soutien de Fernand puisqu'il soutient georges...
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Publié le 07 janvier 2008 à 08:00
Par Martine Rousset
Humeur : Tendre

Brave les nuages, chasse l’hiver et chauffe mes os.
Allez viens, mord ma peau.
Dessèche le maquis et rend lui ses odeurs enchanteresses.
Calque les gouttes séchées des carreaux
dans les fibres offertes des voilages,
que je les voie une à une comme des souvenirs à effacer.
Donne des coups d’épées dans le ciel
jusqu’à ce que les estafilades ne puissent plus cicatriser.
Apaise les affres de la terre.

Adoucis et alanguis mes matins.
Enveloppe mes nuits de tiédeur ouatée.

Distribue tes jaunes de paille.
Fais chanter le jour aux cigales et la nuit aux grillons.
Brouille la ligne d’horizon de ta chaleur qui plombe.  
Brûle les vieilles pierres des maisons.
Assomme leurs toits de lauzes.

D’un revers de rayon, envoie au grenier chandails et écharpes.
Amène la soie légère qui bruisse à peine sur les corps.

Fais danser les particules de poussière suspendues à ton faisceau. Comble de lumière chaque faille et chaque fissure
sans oublier celles de mon âme transie.

Egaie les soirées et fais résonner les rires vers l’infini du ciel.
Réchauffe l’eau des orages.

Fais filer les étoiles sous la voûte pailletée.

 

Soleil.
Etoile paradoxale.
Ennemie et amie.
Que l’on craint et que l’on cherche.
Qui détruit et régénère.

 

T’attendre et t’attendre encore en n’y pouvant rien,
sinon patienter les mains au-dessus des flammes d'un feu de bois.


 

 
« Hymne au soleil », peinture sur bois,  par Arle, 2007


Copyright © 2008 Martine Rousset
Publié le 06 janvier 2008 à 08:00
Par Martine Rousset
Humeur : Souriante

Sur le sentier recouvert de feuilles de chênes humides, le Petit Chaperon Rouge, son panier accroché à son bras, sautillait en chantonnant. Elle amenait à sa Mère Grand une galette parce que c’était l’Epiphanie et un pot de beurre car sa Mère Grand n’avait pas de cholestérol. Les arbres lançaient les ombres hostiles de leurs branches crochues au-dessus de sa tête, frôlaient sa cape rouge, menaçaient ses joues mais la petite fille poursuivit sa route sans s’en inquiéter le moins du monde. Elle prenait fréquemment ce chemin et le connaissait par cœur.

 

« Tralala la laiiiire » Chantait-elle gaiement lorsqu’elle aperçut soudain une touffe de poils qui dépassait du tronc d’un bouleau. Elle ralentit et risqua la pointe de son nez derrière l’arbre. « Oooh ! Monsieur le loup ! S’écria-t-elle étonnée, comme vous avez de grands yeux ! ».

 

Le loup, pris de panique, s’enfuit alors en détalant à fond de train. La fillette, quoique surprise, continua néanmoins son chemin. « Tralala la laiiiire » Poursuivit-elle. Sa voix résonnait parmi les coucous et les hiboux qui lançaient en rimant leurs « houuuu » et leur « coucouuuu ». La musique était guillerette et donnait une ambiance de fête à la forêt malgré l’hiver.

 

Quelques instants plus tard, au détour d’un rocher, le Petit Chaperon Rouge vit à nouveau le loup. Elle s’arrêta et l’observa, penchée vers le rocher. « Ooooh ! Monsieur le loup ! Comme vous avez de grandes oreilles ! ». Une fois encore, le loup détala immédiatement. La petite était fort perplexe mais elle devait amener la galette à sa Mère Grand et ne tarda pas à reprendre le petit sentier qui sillonnait la forêt et qui la mènerait vers la chaumière de son aïeule.

 

Au troisième « Tralala la laiiiire », elle entendit un bruit dans un buisson à proximité du chemin. Elle posa son panier et curieuse, s’approcha du buisson. La truffe du loup apparut entre deux branchettes. « Ooooh ! Monsieur le loup !  Comme vous avez de grandes dents ! ».

 

Et là, le loup se mit dans une colère noire. Les yeux injectés de sang et la babine révulsée, il se mit à hurler : « On ne peut plus chier tranquillement maintenant ? »

 

Voilà pourquoi la Mère Grand a pu manger sa galette le jour de l’Epiphanie.

Publié le 05 janvier 2008 à 08:00
Par Martine Rousset
Humeur : Souriante

Comme je ne parvenais pas à me résoudre d’attendre que le temps passe et qu’il me révèle, d’instant en instant, ce qu’il me mijotait, j’ai pris les devants : je me suis tiré les cartes.

 

Ce matin, au petit déjeuner, j’ai posé un jeu de cartes sur la table de ma salle à manger, près de ma soupière de café. Je me suis concentrée, un index sur chaque tempe encore froissée par les draps, puis j’ai coupé le jeu de cartes en deux petits tas. J’ignore tout de la cartomancie mais j’ai ressenti un tel feeling à cet instant que cela ne peut que fonctionner.

 

Fébrilement, j’ai regardé la carte à l’endroit où j’ai coupé. Waowwww ! Huit de cœur !  Cela doit être super bon ça. Mon prince charmant au mois d’août ! Je savais qu’il viendrait.

 

Continuons. J’ai étalé ensuite toutes les cartes sur la table, face cachée, et j’ai choisi cinq cartes (pourquoi cinq ? Beuh…).

 

Dame de carreau. C’est qui cette belette ? Je la remets en catimini (hé hé) à sa place et j’en retourne une autre. As de pique. Réflexion. As =  virtuose. Piquer = voler. Donc, de toute évidence, un cleptomane en vue. Mais une femme avertie en vaut deux.

 

Dix de cœur. Zut. Le prince aura du retard. Mais d’accord pour octobre. Ça tombe bien, je n’ai rien de prévu.

 

Valet de carreau. Là, je me vexe. Je me lève et je soulève tout doucement le rideau. Je le laisse retomber, plutôt agacée. Nous verrons cela au printemps. En attendant, il n’y a rien à voir dehors. D’abord, pour une fille, on ne dit pas valet, on dit soubrette.

 

Neuf de trèfle. Là, j’ai calé un moment avant de réaliser. « Mais c’est bien sûr ! Le trèfle, c’est le pognon ! » Ai-je soudain crié en tapant sur la table. A cet instant-là, mon Roudoudou est arrivé en courant pour savoir avec qui je parlais aussi fort. « Si tu savais mon fils ! Je vais vendre neuf millions d’exemplaires de mon prochain livre ! » Lui ai-je annoncé fièrement. Il a haussé les épaules et est retourné dans sa tanière en soupirant. 

 

Et enfin, je retourne la dernière. Celle qui ponctuera le tout. Je retiens ma respiration. Ta ta tiiiiin !

 

Onze de trèfle ! « Mon Roudoudouuuuu ! Viens vite ! J’ai un truc hyper important à t’annoncer ! ».

 

Il n’a même pas daigné venir. J’ai juste entendu qu’il montait le son de sa chaîne hi-fi. Ah, ces ados...

Publié le 04 janvier 2008 à 08:00
Par Martine Rousset
Humeur : Ironique

Avez-vous remarqué que la mode est depuis quelques temps aux collections en pointillé ? Je pense notamment à une grosse –très grosse- société qui propose en plusieurs numéros de leurs revues de vous « offrir », un par un, les éléments de votre future et magnifique collection. Je préférais Pif Gadget et ses pois sauteurs…

 

Cette grosse société que je ne nommerai pas… Si ? Je la nomme ? Bon, d’accord. Hachette. Mais si ils m’attaquent, vous avez intérêt à me défendre avec vos petits poings cruels… Je disais donc que cette grosse société que je viens de nommer sous la menace, vous vend des séries interminables de 2 CV, 4CV, Apprendre et connaître l’astrologie (avec 1 rune ou 2 cartes paradisier ou 2 morceaux du zodiaque arabe à chaque fois…), Astérix le jeu d’échecs (actuellement au numéro 36 alors qu’il n’y a que 32 pièces sur un échiquier…), Chars et véhicules militaires, Construire le Bismarck (la nouveauté avec son n° 1 à 1 € ! Vous en rêvez tous je parie), Véhicules de sapeurs-pompiers et leur univers, L’art de la calligraphie, Police et gendarmerie, Soldats de la Légion Etrangère, Tracteurs et monde agricole, Tricot facile (avec 1 pelote de laine par fascicule). Le prix du fascicule oscille entre 10 et 15 € et certaines collections en sont au fascicule… 100 !

 

Voilà de quoi satisfaire ceux qui sont atteints de collectionnite aiguë. Ça doit être sympa dans leur salon après 2 ans de la collection « Police et gendarmerie »…

 

Et puisque nous parlons de collectionneurs, savez-vous ce qu’est un canivettiste ? Un collectionneur d’images pieuses. Un notaphile ? Un collectionneur de factures ( !). Un sidérophile ? Il collectionne les fers à repasser en fer. Un cervalobélophile ? Un collectionneur de sous-bocks de bière (hic).


Et un collectionneur de filles ? Fillophile ? Stringophile ? Girlophile ? Femellophile ? Nanaphile ?
 Belettophile ? 


Enfin, je m’abonnerai chez Hachette quand ils me proposeront le kit du Prince Charmant. Avec dans le numéro 1 à 1 €, le sabot du cheval…

Publié le 03 janvier 2008 à 08:00
Par Martine Rousset
Humeur : Tendre

Bilans ? Objectifs ? Projets ? Résolutions ? Il parait que c’est le moment de les établir. On définit toujours ce genre de chose entre la Saint Sylvestre et l’Epiphanie. A savoir si on s’y tient ensuite, c’est une autre histoire. L’essentiel, c’est l’intention.

 

Avoir des buts. Ça c’est important. Des minis buts, des mégas buts. Même si le but réside dans l’accumulation des points sur une carte de fidélité Géant Casino pour acquérir la ménagère 12 couverts inox, c’est un but quand même. Ceci dit, si c’est le seul but…

 

Si nous restons dans le domaine de la littérature (avec un grand « L » pompeux qui chatouille), alors, qu’allons-nous faire de 2008 ?

 

Des choses sympathiques semblent s’annoncer. Déjà, Ugo Pandolfi, l’un de mes voisins de palier, publie son nouveau roman policier, « Du texte clos à la menace infinie », à partir d’aujourd’hui sur le web (tous les jeudis). Nous allons tous suivre cela de très près.

 

Il y a également le projet d’ Handi 20 qui a eu l’idée de lancer un appel aux auteurs afin de les réunir dans un recueil de nouvelles sur le thème du polar. J’ai eu quelques échos de certains auteurs et je peux vous dire qu’actuellement, cela s’active sacrément dans l’univers énigmatique de leurs chaumières.

 

Quant à moi, après « Mystères d’âmes », si ma météo s’avère clémente, je vous livrerai « Jours Gris, Jours Bleus », un second recueil de nouvelles qui est à présent bouclé et dans lequel vous apprendrez, entre autres, que Germaine fait des mots croisés avec son caniche, qu’Alexandre ne devrait pas attacher autant d’importance à la taille de son sexe et qu’Albert n’aurait jamais dû être un taureau à proximité d’une arène… Ça ne s’arrange pas, je vous le concède…

 

Enfin, je vous remercie de votre fidélité sur ce blog créé sur un coup de tête un après-midi de 15 août alors que le matin même l’idée n’avait pas encore germé…

 

Encore une fois, je vous souhaite à tous et à toutes une merveilleuse année 2008, riche de minis buts, de mégas buts et d’idées folles. Que du bleu.

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