Ici, chaque jour à huit heures, les humeurs d’une blogueuse, mère, mi-ours, mi-cigale et auteur de « Mystères d’âmes », recueil de nouvelles aux Editions A Fior di Carta.
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tassuad : tes photos top !!!
tassuad : tes photos top !!!
bravo : quel talent tassuad !!!
Rencart : On espére qu'elle va retrouver A paddulela à Moriani le 11
tassuad : quelle équipe ou quelle équipée?
Ausecours : vite il faut enlever tous les panneaux avant que Martine revienne!
Owlette : attention de ne pas trop te pencher c'est haut!
Georges C. : Même à Grevin, il n'est pas de marbre
Miso : Ppoint ? Y a le point basta, aussi !
Très sain : Saint Tr(e guéri
Saint Tre : Trop bon, le Desproges. Merci Martine.
Musa : On parle de toi dans musanostra, rencontre 4
Un pote : Toutes les taxes font chier tout le monde... même celle d'habitafion.
abbé froid : paix à son âme
abbé froid : paix à son âme
abbé froid : paix à son âme
l'abbé zef : à ne pas confondre avec le pet de nonne
L'Abbé Bêt : Qui monte, qui monte, qui monte...
L'abbé Gay : Je fais du vélocypède avec l'Abbé Quille.
RENCARD : Le 12 septembre chez TOURISTRA (ex CNRO) à TAGLIO ISOLACCIO avec Ugo Pandolfi et Olivier Collard. Emmenez vos maillots, on sera au bord de la piscine.
con pote : une bonne pomme
Chicon : con bon comme la romaine et chiant qui fait des salades.
Abscons : unconpris vaut mieux quer tu l'auuras.
Vieux con : Ce con plisse avec l'âge
con sultan : possède un harem de concubines.
Bas con : manque de cul haut au con bas.
Sire con 6 : 6ème roi des cons
con tenté : drague incertaine
Conchita : Guenon idiote espagnole
Con cave : con honnête voûté
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Publié le 14 février 2008 à 08:00
Par Martine Rousset
Humeur : Gaie
Quoi ? Vous allez fêter la Saint Valentin alors que vous ne savez même pas d’où vient cette coutume ! Je rêve !
Là, vous vous dîtes : « Elle veut nous faire culpabiliser parce qu’elle n’a pas de Valentin en stock et que ça la fait bisquer ». Pas du tout ! Enfin, un peu pas du tout. Quand même. Malgré tout. Cependant. Et en même temps.
D’abord, qui était Valentin ? Selon certains, il existerait sept saints chrétiens prénommés Valentin. Cela fait du monde dans la case du calendrier pour le 14 février… Sept saints ? Comme les Sept Nains ! Oh ! Et autant que de péchés capitaux ! Cela tombe sacrément bien…
Y aurait-il alors un rapport entre les Sept Nains de Blanche-Neige, les sept péchés capitaux, les sept Valentin comprimés au 14 février et la Saint Valentin ? Un informateur qui a demandé l’anonymat m’a éclairé sur le sujet. Quelqu’un qui a bien connu les amis de Blanche-Neige bien avant l’histoire de la gifle par Cendrillon. Quelqu’un qui a également très très bien connu Cendrillon et la Belle au Bois Dormant… Tut tut tut, je me tais. J’ai promis. Aqua in bocca comme on dit chez nous... Nous l’appellerons P. C. A l’époque, Joyeux, Timide, Prof, Grincheux, Simplet, Atchoum et Dormeur n’avaient pas encore rencontré Blanche Neige… Ils fréquentaient alors assidûment un tripot et y jouaient chaque soir au poker. P. C. se souvient très bien de les avoir vu sortir de l’établissement au petit jour, en file indienne et en chantant : « Aï Hi, Aï Ho, on revient du tripot. »
Accoudé au comptoir, P. C., intrigué par ces petits êtres étranges, les observait pendant les parties. Joyeux tenait ses cartes d’une main et « 1001 recettes à glisser sous une cerise confite » de l’autre. Timide triturait ses cartes pendant une heure avant de jouer tout en lorgnant les gains des autres étalés sur la table. Prof, la tête haute, toisait ses adversaires par-dessus de ses petites lunettes rondes. Grincheux gesticulait en pestant sur sa chaise dès qu’un joueur hésitait trop longtemps à son goût. Simplet, un œil sur le décolleté pigeonnant de la femme du patron, trouvait que ses dames de cœur et de carreau à elles seules feraient deux sacrées belles paires. Atchoum, allergique à la poussière, n’avait de cesse d’éternuer dès qu’il sortait un de ses propres billets. Et enfin, Dormeur était le seul à jouer les bras croisés, ses cartes insérées dans un petit rectangle de bois équipé d’une entaille sur la longueur.
Les parties étaient endiablées et pour éviter toute possibilité de triche, de dérapage et de bagarre –surtout à cause de Grincheux qui provoquait tout le monde et de Simplet qui s’arrangeait pour faire tomber une carte quand une jolie fille, qu’elle soit accompagnée ou non, vêtue trop court passait par là-, le patron, un lymphatique plutôt gras surnommé « Va-lent », avait posté à l’arrière de chacun d’eux sept de ses amis musclés, chargés du bon déroulement du jeu.
Et bien entendu, ces sept éphèbes furent baptisés les « Valentin » par les clients, en référence à leur (saint ?) patron. Ces sept garçons à la musculature parfaite réunis en un même lieu finirent par attirer les jeunes filles à marier de toute la région… Chacun des sept se laissa finalement emporter par l’amour de l’une d’entre elles. Une fois le dernier évaporé dans les effluves sentimentaux, les nains, livrés à eux-mêmes et seuls avec leurs vices, se firent finalement exclure du tripot après une rixe mémorable dont Grincheux était bien évidemment responsable. Ils décidèrent alors de construire une petite maison de bois au fin fond d’une forêt voisine et se firent oublier de la ville.
Depuis cette histoire, l’amour fut lié au prénom de Valentin, d’abord dans la région puis dans le monde entier.
Quant à savoir quel Valentin nous fêtons le 14 février, cela dépend du nain qui va avec. Chacun se sert dans la case du calendrier. Pourquoi le 14 février ? Parce que c’était la seule case de libre et qu’ils se sont tous jetés dessus.
A présent, vous savez pourquoi vous fêtez la Saint Valentin. Non, ne me remerciez pas… Cela m’a fait plaisir.
Tout ça pour annoncer que vos Valentin seront dans les colonnes de ce blog à partir de demain… Savez-vous combien de textes m’ont été envoyés par les lecteurs ? Sept… Copyright © 2008 Martine Rousset
Publié le 13 février 2008 à 08:00
Par Martine Rousset
Comme elles avaient l’habitude de le faire, elle se téléphonèrent et s’envoyèrent des messages électroniques régulièrement. Victoire lui racontait volontiers ses petites histoires et Hélène l’écoutait ou la lisait attentivement en pensant cependant à son désert sentimental. Un matin, alors qu’elle consultait ses mails, Hélène y trouva une histoire drôle que l’un de ses copains lui avait envoyée. Une histoire idiote d’adultère qui l’amusa et qu’elle s’empressa d’envoyer à certains de ses contacts, dont Victoire, bien entendu. Le lendemain, elle reçut de Victoire le mail suivant :
De : Victoire À : Hélène Objet : Re: Re: Histoire pour rire
Purée ! J'ai cliqué sur « Répondre à tous » et j’ai envoyé mon mail à toute ta liste de destinataires, et merde... ----- Original Message -----
De : Victoire À : Hélène ; Michel ; Polo ; Sylvie ; Henri (prof de français) ; Henri (mari d’Odile) ; Marlène ; Nicole (Secrétaire lycée Ronsard) ; Nicole (cousine) ; Grégoire ; Nathalie ; Michèle ; Brigitte ; Arlette ; Dominique ; Mireille ; Audrey ; Natacha Objet : Re: Histoire pour rire Hélène, coucou ! Ah ! Elle est rigolote ton histoire ! Je vais la raconter demain à mes collègues. Tu sais pas ? Jacques m’a dit qu’il adorait être avec moi. D’ailleurs, il a inventé une réunion pédagogique pour son boulot (il est prof de maths au Lycée Ronsard) pour passer son samedi après-midi avec moi. Mon Jacques. Mon Jacquou. Je l’aime ! Chut ! Au fait, j’ai vu Sylvie à la caisse du supermarché avec son gros naze de Bertrand. La grossesse ne l’arrange pas. Déjà qu’elle n’est pas très jolie. Enfin, la pauvre, ce n’est pas de sa faute. Je t’appelle demain. Victoire
----- Original Message -----
De : Hélène À: Victoire ; Michel ; Polo ; Sylvie ; Henri (prof de français) ; Henri (mari d’Odile) ; Marlène ; Nicole (Secrétaire lycée Ronsard) ; Nicole (cousine) ; Grégoire ; Nathalie ; Michèle ; Brigitte ; Arlette ; Dominique ; Mireille ; Audrey ; Natacha Objet : Histoire pour rire
Une femme reçoit son amant chez elle pendant que son mari est au travail. Un jour, alors qu'ils sont au lit tous les deux, elle entend la voiture de son mari dans le garage. Elle hurle alors à son amant : « Dépêche-toi ! Attrape tes vêtements et passe par la fenêtre ! Vite ! » Le petit ami regarde la fenêtre et dit : « Mais il pleut dehors ! ». Elle lui répond : « Mais si mon mari rentre dans la chambre et qu'il te voit, il nous tuera tous les deux ! » Alors le jeune homme prend ses vêtements et passe par la fenêtre. Arrivé sur la terre ferme, il se retrouve au beau milieu du marathon municipal annuel... Alors il se met à courir aux côtés des autres participants, complètement nu avec ses vêtements à la main. Son voisin de course le regarde alors de bas en haut et lui dit : « Vous courez toujours le marathon tout nu ? ». L'amant lui répond : « Oui oui, de cette manière je ressens vraiment une impression de totale liberté. » Et l'autre continue : « Et vous emportez toujours vos vêtements pendant la course ? » L'amant essoufflé répond : « Oui bien sûr, comme ça je m'habille tout de suite à la fin de la course et je rentre directement chez moi en voiture ! ». Enfin le coureur termine : « Et vous portez toujours un préservatif en courant ? » « Oh non... Seulement quand il pleut. »
Chut ! (Fin)
Copyright © 2008 Martine Rousset
Publié le 12 février 2008 à 08:00
Par Martine Rousset
Victoire et Hélène se connurent alors que leurs enfants fréquentaient la même classe de maternelle. A force de se croiser devant les petits portemanteaux étiquetés des prénoms des bambins dans le couloir de l’école, elles finirent par se dire bonjour, puis se parler un peu, puis se parler beaucoup. Et les années passèrent, leurs enfants grandirent et devinrent lycéens dans des établissements différents, Hélène divorça, Victoire en fit autant quelques temps plus tard, mais la relation des deux femmes était restée intacte même si Hélène avait choisi de s’installer seule avec son fils à une cinquantaine de kilomètres de chez son amie. Elles se voyaient moins mais le téléphone et la messagerie électronique leur permettaient de rester au courant de leurs actualités respectives. Une amitié de filles entre fous rires et confidences. Puis Victoire rencontra Jacques... Etrangement, elle attendit un peu avant d’en parler à Hélène. Il était marié et la jeune femme avait mauvaise conscience. Mais un soir, alors qu’elles dînaient toutes les deux dans un petit restaurant, Victoire se laissa aller. - J’ai rencontré quelqu’un… Annonça-t-elle le nez dans son fondant au chocolat. Le visage d’Hélène s’éclaira : - Oooh ! Raconte ! Vite ! Comment s’appelle-t-il ? - Jacques. - Je le connais ? - Non. - Ben, continue ! Comment est-il ? Quel âge a-t-il ? Tout ça quoi ! - Il est marié. Hélène en fit tomber sa petite cuiller sur l’assiette. - Zut. Et pas avec toi bien entendu… - Ben non… - Ne t’imagine pas qu’il va divorcer pour toi ! Tu sais, ces relations ne mènent jamais bien loin… Tu en es consciente ? - Oui. Je m’en fiche. Ça me va plutôt bien même. Je ne veux plus l’ombre d’une chaussette roulée en boule dans un coin chez moi. La seule chose, c’est qu’il faut se cacher… C’est un peu pesant. - Et si sa femme l’apprenait ? - Elle n’en saura rien. Nous sommes très vigilants. Il a tellement la trouille qu’il est d’une discrétion frisant la paranoïa. Hélène resta songeuse un instant puis après avoir jeté un regard sur les tables voisines, elle s’adressa à son amie en baissant la voix : - Il fait bien l’amour ? Le soupir extasié que Victoire laissa échapper en guise de réponse fit sourire la jeune femme. - Veinarde. Au fait, tu sais que Sylvie est enceinte ? - Non ! Mais quel âge a-t-elle ? S’exclama Victoire. - Je n’en sais rien mais en tout cas, elle paraît davantage. - Dis, pour Jacques, tu ne dis rien à personne hein ? Chut ! Je sais bien que je n’ai pas besoin de te le dire mais ça me rassure de le faire. - Tu devrais me connaître ! Chut ! Répondit Hélène avec une petite moue qui exprimait clairement qu’elle était vexée. - Je suis désolée… Mais si Jacques savait que j’en ai parlé à quelqu’un, même si il s’agit de mon amie, il serait contrarié. - Tu es amoureuse ! - Tu as raison… Je plane à cent lieues en ce moment… Je plane tellement que l’autre fois, en descendant de chez moi mon sac à main d’un côté et le sac de poubelles de l’autre, eh bien… J’ai honte… J’ai jeté mon sac à main dans le conteneur… C’est au moment de rentrer dans ma voiture que j’ai réalisé… Hélène éclata de rire. Déjà qu’en temps « normal », Victoire était plutôt tête en l’air alors pour peu qu’en prime, elle soit amoureuse… La cata ! Les deux jeunes femmes terminèrent joyeusement leur repas et rentrèrent, chacune de son côté en se quittant sur un « chut ! » hilare et complice. (A suivre)
Copyright © 2008 Martine Rousset
Publié le 11 février 2008 à 08:00
Par Martine Rousset
Humeur : songeuse (cela n’est pas dans la liste proposée mais si on ne peut plus avoir l’humeur qu’on veut…) Tout auteur sait que ses textes seront décortiqués par les gens de son entourage. Famille, voisins, amis ou vagues connaissances. Chacun cherche à y déceler une trace de la vérité qu’il connaît. Quitte à tant la supposer qu’il finit par y croire. L’anecdote vécue, le personnage qui lui ressemble, le lieu reconnu. Le lien entre lui et l’auteur qui les rendrait complices. Mais si toutefois ce lien existe, encore faut-il le décrypter. Ce lecteur-là est-il conscient qu’il cherche finalement « sa » trace ? Quelle est la part de réalité et de fiction dans les écrits d’un auteur ? Le sait-il lui-même d’ailleurs ? Pas si sûr quand on sait que l’imagination galope et transpose corps et âme un auteur dans un monde fictif. Le temps de l’écriture, voire davantage, l’auteur y croit lui aussi, transporté dans son univers qu’il tente de décrire avec ses mots. Et pour décrire, il faut y être. Le lecteur doit-il chercher à identifier ce qui n’est pas nécessairement identifiable ? Un personnage, un lieu, un événement qui n’appartiennent pourtant qu’à un texte et à son auteur. Le lecteur prend alors le risque d’interpréter et de passer à côté du message véhiculé car finalement, il y a toujours un message. Enfin, il me semble... J’en ai fait les frais avec ma nouvelle « Bienvenue au village ». J’avais déjà effleuré ma mésaventure dans mon article du 17 août dernier. Je reconnais qu’il est douloureux de s’apercevoir que mon texte a totalement été sorti de son intention par certains lecteurs. Pas catastrophique mais douloureux quand même. Pour ceux qui ne l’ont pas lue (est-ce possible ?!), il s’agit de l’histoire d’une jeune femme qui s’installe dans un petit village sans y avoir aucune attache. Intriguée par cette vie villageoise en vase clos toute nouvelle pour elle, elle y observe avec amusement les tensions et les dissensions jusqu’au jour où elle réalise que même si elle s’est parfaitement intégrée à cette vie, elle restera néanmoins une étrangère. Et finalement, agacée par les chuchotements que provoque la présence d’une fille trop discrète dans un petit village, elle cherche à interpeller les habitants afin de leur faire comprendre que l’ouverture vers l’autre est un pas indispensable à franchir. Elle invente alors une histoire abracadabrante qui va mettre tout le village en émoi. Bien entendu, sur le fond, je me suis inspirée de ma propre expérience. Mais juste dans l’idée. J’ai repris une ou deux anecdotes ayant réellement eut lieu dans mon village (cependant allègrement remaniées à ma sauce), j’ai doté ma protagoniste d’une voiture identique à la mienne (quelle idée d’ailleurs…), j’ai décrit un village avec une place et une église en y plantant une maison telle que la mienne, mais pour le reste, tout est sorti de mon imagination y compris les personnages. Je suis bien naïve… Chacun s’y est cherché et évidemment, certains s’y sont trouvés… Ce n’était pas eux mais quand on cherche vraiment, on trouve ce qu’on veut même ce qui n’existe pas. Le fait de n’avoir jamais cité la Corse dans ma nouvelle ne semble avoir gêné personne d’ailleurs… Quant au fameux message qui était glissé entre les lignes, il a échappé à la plupart. Et si j’écrivais « Bienvenue au village, la suite » ? L’intention de l’auteur n’est donc pas toujours perçue de la façon souhaitée et s’en retrouve donc détournée. Néanmoins, n’écrirait-il pas parfois pour se libérer, se venger, se soulager ? Oui, mais pas toujours… Il s’agit souvent simplement d’un désir de voyage par l’écriture. J’ai entendu une interview de Marie Darrieusecq pour son « Tom est mort ». On aime ou on n’aime pas, ce n’est pas le sujet. Bon nombre de lecteurs semblent avoir lu son livre, persuadés que l’auteur (je ne parviens à me résoudre à mettre un « e » à auteur quand il s’agit d’une femme…) avait elle-même vécu le drame de perdre un enfant. Cela rend-il le texte plus émouvant que de le penser ? Ou au contraire ne serait-il pas un formidable exercice que de décrire l’inconnu ? Faut-il se laisser aller à l’écriture ou faut-il toujours garder dans un coin de sa conscience que l’interprétation du lecteur peut anéantir son intention ? Nous en revenons à l’éternelle question : Faut-il écrire pour soi ou pour les autres ? « Pour soi ! » hurleront les auteurs. « Pour… nous ! » crieront les lecteurs…
Copyright © 2008 Martine Rousset
Publié le 10 février 2008 à 08:00
Par Martine Rousset
Humeur : Souriante
Dans un premier temps, assurez vous que vous avez : - Une cuisine - Un four - Le Petit Larousse - Quelques ustensiles - Quelques ingrédients classiques - Une cerise confite. Versez la moitié du paquet de 1 kg dans un ustensile concave. Creusez un cratère au centre de la petite montagne ainsi obtenue. Si besoin est, inspirez vous de la photographie de l’Etna page 1314 du Petit Larousse que vous avez peut-être déjà d’ailleurs sorti pour y chercher la définition du mot « concave ». Faites une pause pour admirer votre œuvre, puis laissez-y couler le liquide en un léger filet tout en remuant. Ajoutez le sachet en pluie fine et cristalline. Prenez le temps d’écouter les cristaux qui s’entrechoquent, c’est beau. Complétez d’un léger soupçon mais pas trop. Enfin, dans l’ordre, incorporez : un nuage, deux pincées et une rondelle finement coupée. Mélangez énergiquement. Saupoudrez soigneusement votre plan de travail sur environ 0,5 m². Déposez-y délicatement votre préparation et donnez lui la forme la plus appropriée à votre humeur du jour. Laissez agir l’artiste qui est en vous. Versez le tout dans un ustensile résistant aux atmosphères torrides. Faites cuire juste le temps qu’il faut. Profitez-en pour ranger votre Petit Larousse. Laissez refroidir. Déposez dans un ustensile plat et là, seulement à ce moment-là, ajoutez la cerise confite.
Copyright © 2008 Martine Rousset
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