Ici, chaque jour à huit heures, les humeurs d’une blogueuse, mère, mi-ours, mi-cigale et auteur de « Mystères d’âmes », recueil de nouvelles aux Editions A Fior di Carta.
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Ausecours : vite il faut enlever tous les panneaux avant que Martine revienne!
Owlette : attention de ne pas trop te pencher c'est haut!
Georges C. : Même à Grevin, il n'est pas de marbre
Miso : Ppoint ? Y a le point basta, aussi !
Très sain : Saint Tr(e guéri
Saint Tre : Trop bon, le Desproges. Merci Martine.
Musa : On parle de toi dans musanostra, rencontre 4
Un pote : Toutes les taxes font chier tout le monde... même celle d'habitafion.
abbé froid : paix à son âme
abbé froid : paix à son âme
abbé froid : paix à son âme
l'abbé zef : à ne pas confondre avec le pet de nonne
L'Abbé Bêt : Qui monte, qui monte, qui monte...
L'abbé Gay : Je fais du vélocypède avec l'Abbé Quille.
RENCARD : Le 12 septembre chez TOURISTRA (ex CNRO) à TAGLIO ISOLACCIO avec Ugo Pandolfi et Olivier Collard. Emmenez vos maillots, on sera au bord de la piscine.
con pote : une bonne pomme
Chicon : con bon comme la romaine et chiant qui fait des salades.
Abscons : unconpris vaut mieux quer tu l'auuras.
Vieux con : Ce con plisse avec l'âge
con sultan : possède un harem de concubines.
Bas con : manque de cul haut au con bas.
Sire con 6 : 6ème roi des cons
con tenté : drague incertaine
Conchita : Guenon idiote espagnole
Con cave : con honnête voûté
concitoyen : con victime de la conjoincture et réduit à la portion congrue.
Réclusion : Etat de celui qui est con finement.
Condom : Cond'femme
Faitcon : con de naissance ayant échappé à la contraception.
Con pâti : pauve juliette sans Roméo pati ...
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Publié le 09 février 2008 à 08:00
Par Martine Rousset
Humeur : Souriante
- Hips… Oooh mais tu vas pas conduire ? - Ben pourquoi ? Blops… J’ai mon permis. - Bon d’accord. Je monte où ? Elle est où la portière ? - Attends… Je cherche… - Tu l’as ? - Non… D’abord… elle est où ma bagnole ? - Hé bé Raymond ! T’es beurré comme un p’tit Lu… - Mais non. Hips. Et pis c’est qui Raymond ? - Blops. Ben c’est toi ! - J’m’appelle Gaston moi. - Ben alors, Gaston, t’es aussi bourré que Raymond. - La bleue, là… A côté de la rouge… C’est ma tire. - Ah ? Tu roules en bétonnière ? - T’as déjà vu une bétonnière avec des enjoliveurs chromés et un béquet à l’arrière ? Bougre d’andouille ! Blops. Allez, grimpe. - On va où Edmond ? - Raymond j’t’ai dit. Tu vas rentrer à pied toi… - Bon, faut s’organiser. Hips. Toi tu conduis, moi je te dis si y’a un danger. - Tiens la bouteille de Johnny. - Waow ! Il est là ? - Qui ? - Ben Johnny ! Ah que coucou ! Hips. - Tais-toi. Tu me déconcentres. Allez, on y va. Dès que tu vois des phares, tu me le dis, hein ? - Ça roule ma poule ! - Tu vois rien ? - Non… Y’a personne. Ah si ! STOOOOOOOOOOOOOOP ! Phares droit devant ! Enfin, j’en vois qu’un mais doit y’avoir l’autre pas loin. - C’est bon, j’m’arrête. On va attendre que la voiture passe. - Ça roule ma poule. - M’appelle pas ma poule. - Il avance pas vite le mec, dis. - C’est pas grave. On a le temps. Une heure plus tard, à force d’attendre, ils s’endormirent tous les deux… La route était déserte. A travers le feuillage des platanes, on n’apercevait qu’un gros rond lumineux… Un phare ? Non, la lune…
Copyright © 2008 Martine Rousset
Publié le 08 février 2008 à 08:00
Par Martine Rousset
Humeur : Souriante
Même si 2008 est pour les chinois l’année du rat et que justement, il s’agit-là de mon signe, quitte à être rat, je choisis le statut de rat de bibliothèque. J’adore l’ambiance feutrée d’une bibliothèque. Certes, il arrive que quelques mercredis soient bruyants mais au moins, c’est un fond sonore émanant d’enfants qui, pour l’heure, se trouvent dans un lieu de lecture. Même si pour quelques-uns, vu leur regard accroché au plafond, on imagine tout à fait qu’ils ne sont là que poussés par les auteurs… de leurs jours !
Les bibliothèques sont des espaces d’échanges calfeutrés où l'on chuchote. On respecte. On ne dérange pas. On participe au silence requis. Ce sont des lieux conviviaux, de partage d’idées parfois. On y vient, sa pile de livres déjà lus sous le bras et sa carte de lecteur offerte à la prochaine pile. On y trouve parfois un marque-page oublié : une liste de courses, une carte de visite, un dessin d’enfant, un résultat d’analyse (il m’est arrivé d’en trouver un… Mais pas d’affolement ! Juste un peu de cholestérol…). Une trace de passage. Un lien entre l’autre et nous. Il arrive également que la trace de passage soit moins subtile… Une miette, un cil, un cheveu ou bien une petite chose indéfinissable écrasée et séchée. Enfin, bref, des points sur les « i » supplémentaires… Aussi loin que mes souvenirs me portent, j’ai toujours traîné mes souliers vernis, puis mes baskets et enfin, mes talons aiguille dans les bibliothèques (j’y traînerai probablement mon déambulateur un jour !). Le Club des Cinq, Le Clan des Sept, les Alice, les classiques imposés au collège et au lycée (ce qui ne sont pas les meilleurs souvenirs… plutôt rasoir Le Barbier de Séville quand on a quinze ans ! Rasoir… Barbier… Juste au cas où vous n’auriez rien remarqué…), pour enfin m’arrêter avec éclectisme sur mes propres choix. D’année en année, comme beaucoup d’entre nous ici, mes yeux ont parcouru des milliers de mots. D’abord seuls, puis épaulés par des lunettes délicatement posées sur la pointe du nez à l’époque où les bras allongent étrangement (tous ceux qui ont dépassé la quarantaine comprendront…). Des mots qui m’ont fait bondir, sourire, réfléchir, imaginer, rêver, pleurer. Les mots ont ce pouvoir… Quand je pense que les mots que j’attendais du Prince Charmant, ce sont les livres qui me les ont donnés ! J’aurais dû épouser un bibliothécaire... (Pour les éventuels candidats, écrire à ce blog qui transmettra. Conditions requises : être célibataire, beau, riche, intelligent et bibliothécaire. Lunettes acceptées). Hormis qu’il m’arrive de n’avoir absolument pas envie de rendre le livre que je viens d’emprunter tant il m’a plu ou tout simplement de vouloir lire un ouvrage que je ne trouve pas sur les étagères de la bibliothèque… Et c’est là qu’intervient le libraire… Et dans ces livres-là, on a le droit d’y mettre les marque-pages les plus saugrenus ou à défaut de corner les pages ou de les décorer de points sur les « i ». Dans la bibliothèque où j’ai mes petites habitudes, j’y trouve un accueil chaleureux, une bibliothécaire qui connaît ses ouvrages (même si nos goûts totalement opposés me font directement me diriger vers tout ce qu’elle a détesté !) et recueille consciencieusement les avis des autres lecteurs, des nouveautés ou des vieilleries incontournables. Et puis, vous savez quoi ? C’est gratos !
Copyright © 2008 Martine Rousset
Publié le 07 février 2008 à 08:00
Par Martine Rousset
Humeur : Gaie
Alors que je faisais un petit passage à la pharmacie de par chez moi, voilà donc que l’un des pharmaciens avec lequel j’échange souvent quelques grosses bêtises qui nous font rire, alors qu'il servait une cliente, me lance : - Alors ? Ce blog ? Ça marche ? Vous trouvez des choses à dire ? - Je me débrouille… Vous n’avez qu’à venir voir ! Puis après un bref instant de réflexion, une boîte d’anti-dépresseur dans la main mais l’œil aussi effervescent qu’un Efferalgan 500 : - Vous parlez de moi dans votre blog ? Parce que si vous parlez de moi, j’irai ! - J’en suis cap’ vous savez… Il m’a regardé avec perplexité quelques secondes. Le sourcil gauche, légèrement froncé, laissait entendre « Houlà ! Elle en est capable... ». Le sourcil droit, imperturbable, lui répondait « Mais non ! Que veux-tu qu’elle raconte ? Elle ne te connaît quasiment pas ! ». Bravo le sourcil gauche. Pardonnez-moi, cher Pharmacien, de ne pas vous appeler par votre prénom, je n’ai jamais songé à vous le demander. D’ailleurs, j’y pense soudain, comment saurez-vous que c’est réellement à vous que je dédie ce blog aujourd’hui ? Eh bien, pour preuve, nous dirons simplement par discrétion que votre officine, attenante à une librairie, se trouve sur la plaine orientale, en un lieu qui commence par « Fol » et se termine comme figatelli. Ça vous va ? Et puis d’abord, vous méritez que l’on parle de vous. Si, si. Et ce, pour au moins une raison : quand je mets un pied dans votre boutique, je me marre. On ne se marre pas dans tous les commerces voyez-vous ! La bonne humeur n’est pas donnée à tous figurez-vous… Certes, tous les pharmaciens doivent bien sourire de quelques maladresses de leurs clients. Celui qui a des problèmes avec sa faune intestinale, celui qui vous demande un tube d’aspirine phosphorescent ou un aérosol pour anéantir les acadiens, cet autre qui souffre d’hernie fiscale à peine sorti d’un souci avec son nerf asiatique, cette grand-mère qui n’en peut plus de son bungalow dans le bas du dos, cette mère qui achète de l’Arnikan en prévision d’éventuels esquimaux après les chutes en patin à roulettes de son bambin... Suggérez leur donc de faire un ketchup complet ! Cela doit être formidable d’être pharmacien. D’abord, chez vous, vos collaboratrices sont toutes charmantes, votre patron vous laisse fumer votre clope hors RTT, vous terminez votre boulot à heure fixe et ne ratez ainsi jamais l’heure de l’apéro et en plus, vous rencontrez plein de monde. Vous pouvez même draguer sur place ! C’est pas beau la vie ? Peut-être même avez-vous des admiratrices silencieuses ? Imaginez un instant que la cliente qui achète régulièrement des suppositoires anti-inflammatoires serait en fait plutôt enflammée par vous ? Autant, chez elle, l'armoire de sa salle de bains est remplie à ras bord de boîtes intactes bien alignées de Nifluril, chacune d'entre elles n’étant qu’un prétexte pour vous visiter… J’ai néanmoins une petite pensée pour tous les pharmaciens qui écoutent chaque jour le détail des petits bobos de leurs clients. Il est une question que vous ne devriez jamais poser à aucun d’entre eux, c’est « Comment allez-vous ? »… Mais des pharmaciens qui imitent Evinrude en pleine boutique, qui jouent avec les mots, qui sourient tout le temps, finalement il n’y en a pas tant que ça… Il avait raison votre sourcil gauche...
Copyright © 2008 Martine Rousset
Publié le 06 février 2008 à 08:00
Par Martine Rousset
Humeur : Ironique
A quelques semaines des élections municipales, les candidats font campagne et les permanences fleurissent çà et là, ahuries de se retrouver ainsi plantées dans un ancien décor délabré, rafistolé et éphémèrement décoré pour l’occasion. A chacun son programme et à chacun son slogan. Le slogan, justement, parlons-en. Ce n’est pas anodin un slogan ! C’est en quelques mots bien choisis, l’accroche qui appelle, la petite main qui attire, le cri de ralliement qui enthousiasme, le message qui sera entendu. Le slogan devrait donc être à la fois porteur d’une idée et capable de différencier un candidat d’un autre. J’ai bien dit « devrait »… L’objectif, bien évidemment, est le même pour tous les candidats : faire comprendre en une poignée de mots qu’« il faut voter pour lui, que tout ira bien mieux, que tout va changer dès qu’il sera élu, qu’il a des solutions à tous les problèmes et que les plus défavorisés le resteront mais en moins pire ». Vrai ou non, cela n’est pas le fonds de notre problème et ce blog n’est surtout pas un lieu pour en débattre. Non, mon souci à moi, ce sont leurs slogans. Ils me désespèrent... N’y aurait-il que cinq ou six mots en stock dans la boîte « Slogan » des candidats ? On dirait même que cette boîte est un pot à mots commun à tous : « Vivre – Ensemble – Avenir – Changer – Demain - Réussir ». Six mots à décliner à tous les temps avec parfois une petite folie : un synonyme... Au résultat, nous obtenons des trésors d’imagination tels que : Vivre ensemble Ensemble, changeons d’avenir Réussir ensemble Agir ensemble pour demain Agir ensemble Ensemble, construisons l’avenir Ensemble décidons Trifouilly les Oies demain Changeons Trifouilly les Oies ensemble Le renouveau pour Trifouilly les Oies Trifouilly les Oies demain Trifouilly les Oies proche de vous. Ensemble ? Ah ben, nous on ne fait que voter. Le reste du boulot, il est pour vous. Vivre ? C’est un minimum… Agir ? Vous ne comptez pas vous rouler les pouces quand même ! Réussir ? On croise les doigts… Changer ? On choisit le changement qu’on veut ? Demain ? Zut, demain j’ai rendez-vous chez l’esthéticienne. C’est possible après-demain ? Si seulement l’un d’entre eux avait pensé à nous demander notre avis ! Je suis certaine que sur ce blog, à nous tous, nous lui aurions pondu un slogan à faire pâlir (non, pas les marquis de Sade… Quoique…) la permanence d’en face. Finalement, qu’est-ce qui intéresse les électeurs ? Ceux-ci étant des êtres humains avant tout, il faut leur promettre des choses répondant à leurs attentes d’êtres humains : « Le renouveau : un caboulot municipal », « Du pognon ensemble », « Une voix, un pastaga », etc… Ou tout simplement : « Votez pour moi, j’suis trop d’la balle ».
Ah la la ! Si seulement ils avaient pensé à nous demander avant !
Copyright © 2008 Martine Rousset
Publié le 05 février 2008 à 08:00
Par Martine Rousset
- Quel était le thème de ton défi déjà ? - Les péchés capitaux ma chère Zab… - Et qui est Valentin ? - Eh bien… C’était à toi de nous le dire ! - Est-ce grave si je parle d’autre chose ? - Non… Tu le fais de si jolie manière… « Moi je ne suis entourée que de filles formidables !! Elles font tout pour me sortir de ma léthargie actuelle... elles m'exhortent à sortir de moi, de chez moi-même !! Ah les filles, toute ma vie j'ai été entourée d'un halo féminin... mes sœurs d'abord, deux grandes sœurs, ma p'tite mère... je ne me souviens que trop de nos AG dans la salle de bains, la mère qui finit sa toilette, et mes sœurs et moi, une sur le bord de la baignoire, une sur le bidet et une autre debout contre le mur ; à parler de tout et n'importe quoi, de choses graves parfois nous concernant nous les ados... mon père de l'autre côté de la porte, piaffant d'impatience pour pouvoir enfin entrer et se brosser les dents, et nous confortablement installées dans notre gynécée à pouffer de rire... et puis il y a eu les copines avec qui je me suis bien marrée, les amies, les rencontres, où je peux dire aujourd'hui que les seules qui m'aient intéressées étaient exclusivement ou presque féminines... c'est vrai l'âme d'une femme est très profonde, sa sensibilité extrême, sa complicité acquise au fil du temps passé dans sa condition de femme... alors moi, une femme plus une femme, quand le courant passe, jamais je ne me lasse... et ceci à tel point qu'une fois, le copinage s'est envolé pour laisser place à... l'amour ? Je ne sais pas, mais une attirance telle qu'on ne se pose plus de questions... alors... mais hélas, la source de l'androgynie nous appelle et l'aura masculine, pour l'assaut du mont Olympe nous attire et nous voilà, encore 1+1 = 1... et puis 3... parfois plus... Bon, tout ça pour dire que moi, mes nanas je les aime... que les cercles féminins sont pleins de rigolades, de délires, de déconnades mais sans leurres sans duperies sans tromperies... Bon, je crains un peu d'être hors sujet, mais voilà tu l'as voulu... c'est sorti tout de go... Zab »
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