Ici, chaque jour à huit heures, les humeurs d’une blogueuse, mère, mi-ours, mi-cigale et auteur de « Mystères d’âmes », recueil de nouvelles aux Editions A Fior di Carta.
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Rencart : On espére qu'elle va retrouver A paddulela à Moriani le 11
tassuad : quelle équipe ou quelle équipée?
Ausecours : vite il faut enlever tous les panneaux avant que Martine revienne!
Owlette : attention de ne pas trop te pencher c'est haut!
Georges C. : Même à Grevin, il n'est pas de marbre
Miso : Ppoint ? Y a le point basta, aussi !
Très sain : Saint Tr(e guéri
Saint Tre : Trop bon, le Desproges. Merci Martine.
Musa : On parle de toi dans musanostra, rencontre 4
Un pote : Toutes les taxes font chier tout le monde... même celle d'habitafion.
abbé froid : paix à son âme
abbé froid : paix à son âme
abbé froid : paix à son âme
l'abbé zef : à ne pas confondre avec le pet de nonne
L'Abbé Bêt : Qui monte, qui monte, qui monte...
L'abbé Gay : Je fais du vélocypède avec l'Abbé Quille.
RENCARD : Le 12 septembre chez TOURISTRA (ex CNRO) à TAGLIO ISOLACCIO avec Ugo Pandolfi et Olivier Collard. Emmenez vos maillots, on sera au bord de la piscine.
con pote : une bonne pomme
Chicon : con bon comme la romaine et chiant qui fait des salades.
Abscons : unconpris vaut mieux quer tu l'auuras.
Vieux con : Ce con plisse avec l'âge
con sultan : possède un harem de concubines.
Bas con : manque de cul haut au con bas.
Sire con 6 : 6ème roi des cons
con tenté : drague incertaine
Conchita : Guenon idiote espagnole
Con cave : con honnête voûté
concitoyen : con victime de la conjoincture et réduit à la portion congrue.
Réclusion : Etat de celui qui est con finement.
Condom : Cond'femme
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Publié le 04 février 2008 à 08:00
Par Martine Rousset
Un homme maigrichon qui flottait dans sa blouse l’interrompit poliment : - Professeur Yokotoha, puis-je me permettre ? - Oui Professeur Yakayapuka ? Je vous en prie… - Cette découverte pourrait être capitale en temps de guerre… Des soldats sans peur, prêts à tout, psychologiquement équilibrés par l’absence de peur, ne perdant pas leurs moyens… Non ? - Des Bayard modernes ! Plaisanta Yokotoha. Bien entendu, il s’agit-là d’une formidable perspective. - Oui mais après un conflit ? Pensez-vous que nous pourrions rendre la peur à nos soldats ? - C’est une autre histoire… En revanche, il serait intéressant de savoir si nous parvenons à le faire avec M612. Nous trouverons bien quelques crédits afin de poursuivre cette expérience. On rentra les deux souris dans leur cage, on discuta encore un peu, on prit quelques notes supplémentaires, puis tout le monde s’en alla en refermant la porte sur un silence rassurant. - Zézette ? Chuchota Nénette à son amie qui refusait obstinément d’ouvrir les yeux. C’est fini ! Ils sont tous partis y compris le chat. Zézette ouvrit prudemment l’œil gauche, le seul qui dépassait du réservoir d’eau contre lequel elle s’était à nouveau réfugiée. Elle resta quelques instant immobile, silencieuse, l’oreille attentive, le souffle suspendu, puis elle convint que Nénette disait vrai. Elle se détendit enfin. Nénette, compatissante, attendit patiemment que sa compagne reprenne confiance. - Dis, t’as eu une sacrée frousse ! Allez, on oublie. Et puis, on se demandait à quoi ressemblait un chat, eh bien maintenant, on le sait. Plus personne ne se préoccupa de nos deux protagonistes pendant de longues semaines. Zézette, même si elle n’avait pas complètement oublié sa mésaventure, la rangea dans un coin de sa mémoire. Puis un jour, un mardi je crois, on s’intéressa à nouveau à leur cage mais cette fois-ci, seule Nénette en fut sortie. C’est ce mardi-là que l’enfer commença pour M612… On la mit chaque jour en présence de Pompon, toujours aussi gras et lymphatique. A chaque rencontre, on infligea à la petite souris une décharge électrique à l’instant où le chat rentrait dans le laboratoire, sous le bras aux bourrelets dégoulinants de Mademoiselle Planchon. Nénette se tordit à chaque fois de douleur, s’évanouissant même parfois. Cela dura longtemps, très longtemps. Cela dura en fait jusqu’à ce que Nénette se mette à avoir peur… Peur de la douleur déclenchée par la présence du félin… Yokotoha avait brillamment réussi la suite de son expérience. Le budget qu’on lui avait alloué avait été justifié. Nénette mourut le jour où on lui administra la dernière décharge électrique juste « pour être sûr ». Elle était morte pour l’humanité comme les autres. Zézette ne lui survécut que quelques jours. On l’avait associée à une nouvelle expérience à laquelle elle ne résista pas. Morte pour l’humanité elle aussi. Des Zézette et des Nénette, il en faut. Il ne reste plus qu’à espérer que l’humanité soit suffisamment sage et raisonnable pour que Zézette et Nénette ne soient pas mortes pour rien… FIN
Copyright © 2008 Martine Rousset
Publié le 03 février 2008 à 08:00
Par Martine Rousset
Zézette fut saisie soudain d’une peur indescriptible suivie d’une crise de panique lui échappant totalement. Elle se mit à courir dans tous les coins de sa cage, dérapant sur les grains de la litière, se cognant à s’en étourdir contre les parois en cherchant désespérément une issue alors qu’elle savait pourtant qu’il n’y en avait pas. Elle se blottit finalement dans l’angle du distributeur d’eau et se mit à trembler, son petit cœur palpitant à un rythme effréné. Nénette l’observa un instant, surprise du manège inhabituel de sa co-locataire puis s’approcha d’elle : - Qu’est-ce qui te prend ? - Sais pas… Danger… Bredouilla Zézette dans un couinement saccadé. Intriguée, Nénette balaya du regard le groupe qui les encerclait. Elle ne connaissait pas tous les visages mais aucun de ceux qui lui étaient inconnus ne lui parut digne d’un tel affolement de la part de sa compagne. Ses yeux glissèrent sur Pompon. Elle s’adressa à nouveau à Zézette : - Y’a pas de lézard. Calme toi. Zézette risqua un œil vers l’amas de blouses agglutinées et… elle aperçut Pompon. « Le voilà le mal, le danger, celui qu’il faut fuir » pensa-t-elle en tremblant encore davantage. Nénette était restée près d’elle, impassible. - Le gros truc noir, là, dans les bras de la grosse Ginette… Parvint à peine à articuler Zézette. Nénette accorda quelques secondes d’attention à ce qu’elle ignorait être un chat. - Jamais vu, conclut-elle sans la moindre émotion. Elles entendirent enfin le Professeur Yokotoha demander le silence. Puis après avoir toussoté deux fois, il prit la parole : - L’expérience va pouvoir commencer. Mademoiselle Billon, sortez M450 et M612 et posez-les sur le sol. Très bien. Les portes sont bien fermées ? Parfait. Mademoiselle Planchon, à vous maintenant. Laissez votre chat aller et venir comme bon lui semble. Il regarda Mademoiselle Billon se baisser en méditant sur sa blouse qu'il trouvait trop longue. Lorsque ce fut au tour de Mademoiselle Planchon de se pencher vers le sol pour y déposer son chat, il trouva sa blouse trop courte.
« C’est donc ça un chat, s’étonna Nénette qui, malgré la présence du félin à deux mètres d’elle, n’avait pas bougé d’un pouce, voilà pourquoi cette peureuse de Zézette a prit peur ». Zézette, quant à elle, s’était enfuie en trottinant si vite que ses pattes n’avaient fait qu’effleurer le carrelage javellisé. Cachée derrière une corbeille à papiers, elle se pensait prête à mourir. Pompon regardait lymphatiquement les deux rongeurs, l’un après l’autre. Celui dont il voyait seulement la queue dépasser derrière la corbeille l’amusait beaucoup mais il n’avait pas envie de courir à cette heure de digestion. - C’est parfait. Mademoiselle Planchon, reprenez votre chat. Et que l’on remette nos deux sujets dans leur cage. Mesdames, Messieurs, cette expérience est concluante. M450, génétiquement intacte, a bien développé une peur instantanée à la vue de son prédateur. M612, génétiquement modifiée, ne connaît plus la peur. La peur serait donc génétique et non établie après la naissance. Il se pourrait qu’un jour, nous parvenions à adapter cette découverte à l’homme et traiter ainsi certaines phobies et certains troubles nerveux. (à suivre)
Copyright © 2008 Martine Rousset
Publié le 02 février 2008 à 08:00
Par Martine Rousset
Zézette et Nénette, deux souris nées à quelques jours d’intervalle, chacune de l’union aseptisée de deux souris de laboratoire toutes quatre mortes pour l’humanité, vivaient ensemble dans le quart de mètre cube d’une cage posée sur un plan de travail carrelé. Nourries, logées mais pas blanchies (elles l’étaient déjà naturellement), elles menaient une petite vie tranquille. De temps à autre, elles étaient sorties de leur cage par des mains gantées de latex mais hormis une petite douleur brève et tout à fait supportable qu’elles ressentaient parfois, personne ne semblait leur vouloir de mal. Jusqu’au jour où l’on fit rentrer un chat dans le laboratoire… Ce matin-là, Zézette et Nénette couinaient gentiment entre elles. Elles devisaient placidement des petits événements passés comme deux petites vieilles qu'elles n'étaient pas. Le passage, la veille, d’un groupe de blouses blanches qui avaient stationné plus longtemps qu’à l’accoutumée autour de leur cage vitrée, le gloussement aguicheur de la jolie petite stagiaire lorsque le Professeur Yokotoha lui avait suggéré de ne rien porter sous sa blouse étant donné la chaleur ambiante, le mot « chat » qu’elles avaient entendu vingt-deux fois dans la même journée… Enfin, leur petit quotidien de rongeurs captifs qu’elles revivaient ensemble pour tuer l’ennui. - Tu sais ce que c’est un chat toi ? Demanda songeusement Zézette. - Non. Je ne connais que le mot. J’aimerais bien savoir à quoi cela ressemble, pas toi ? - Bof. Je me dis parfois qu’il vaut mieux ne pas savoir. Il parait que ça passe son temps à courir après les souris ! - Quelle trouillarde tu fais ! - Tu ne vas pas remettre ça sur le tapis (d’où le tapis de souris…) ! Toi, tu n’as jamais peur de rien ! C’est toi qui n’es pas normale. - Allez, n’en parlons plus… Nous sommes différentes, c’est tout. A cet instant, la porte du laboratoire s’ouvrit et une horde de blouses blanches fit irruption dans la pièce. Plusieurs d’entre elles tenaient un bloc dans les mains qui dépassaient des manches. Quant à Mademoiselle Planchon, elle portait dans les bras une masse de poils noirs incrustée de deux fentes scrutatrices. Pompon. Pompon était un énorme matou noir de jais, gras comme un cochon et au regard vert perçant. Il appartenait (non… un chat n’appartient à personne…) à Ginette Planchon, une vieille fille laborantine aussi grasse que lui, les yeux bovins agrandis par des verres de lunette épais et une queue de cheval campée en plumeau au sommet de la tête. Elle portait un caleçon blanc épais qui accentuait le galbe dodu de ses mollets depuis que le Professeur Yokotoha lui avait fait remarquer qu’il lui fallait se couvrir davantage à cause de la fraîcheur ambiante du laboratoire. (à suivre)
Copyright © 2008 Martine Rousset
Publié le 01 février 2008 à 08:00
Par Martine Rousset
L’humeur du moment, l’imagination, la personnalité et le vécu de chacun font qu’un même thème peut être abordé de façons totalement différentes par plusieurs personnes. A partir d’une idée, chacun vagabonde à l’envi et sème ses mots comme bon lui semble, parsème ses virgules là où il souhaite respirer et enfonce un point là où il souhaite s’arrêter. Chacun noue et dénoue son histoire, campe ses personnages, invente ses couleurs, ses odeurs et livre une page de son univers. Le cheminement que chacun d’entre nous peut avoir face à une même idée a quelque chose de fascinant. Vous me voyez arriver avec mes gros sabots à talons aiguille ? Gagné !… Vous l’avez deviné, je vous mets au défi ! Il y a, parmi les lecteurs de ce blog, des Micorne, des BB (je t’aiderai pour la traduction de l’anglo-français au français…), des Le Mat, des Ugo, des Zab, des Angèle, des Diogène (why not ?), des que-je-ne-citerai-pas mais qui savent parfaitement que je m’adresse à eux (ça va mieux tes yeux ? hé hé) et puis tous ceux qui veulent rentrer dans la danse. Le thème : - L’un des sept pêchés capitaux (pour mémoire : la paresse, l’orgueil, la gourmandise, la luxure, l’avarice, la colère, l’envie) ; - Un personnage central qui s’appellera Valentin. Poésie, délire, belle prose, humour, tout à la fois ou rien de tout cela et tout autre chose. Tout est autorisé, rien n’est obligatoire, l’impossible est accepté. La longueur du texte n’a aucune importance. Envoyez vos textes sur ma boîte quondam@hotmail.fr (ou sur mon autre boîte pour ceux qui la connaissent) au format Word. Ceci est un défi ! Qui sera le premier à le relever ? Nous nous tiendrons au courant par l’intermédiaire de la tribune libre. Quant aux textes, ils seront bien entendu publiés ici même. Allez, au boulot ! On n’est pas là pour rigoler ! Moi aussi je m’y colle…
Copyright © 2008 Martine Rousset
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