Ici, chaque jour à huit heures, les humeurs d’une blogueuse, mère, mi-ours, mi-cigale et auteur de « Mystères d’âmes », recueil de nouvelles aux Editions A Fior di Carta.
Noter ce blog :
1 connecté
59992 visiteurs
bravo : quel talent tassuad !!!
Rencart : On espére qu'elle va retrouver A paddulela à Moriani le 11
tassuad : quelle équipe ou quelle équipée?
Ausecours : vite il faut enlever tous les panneaux avant que Martine revienne!
Owlette : attention de ne pas trop te pencher c'est haut!
Georges C. : Même à Grevin, il n'est pas de marbre
Miso : Ppoint ? Y a le point basta, aussi !
Très sain : Saint Tr(e guéri
Saint Tre : Trop bon, le Desproges. Merci Martine.
Musa : On parle de toi dans musanostra, rencontre 4
Un pote : Toutes les taxes font chier tout le monde... même celle d'habitafion.
abbé froid : paix à son âme
abbé froid : paix à son âme
abbé froid : paix à son âme
l'abbé zef : à ne pas confondre avec le pet de nonne
L'Abbé Bêt : Qui monte, qui monte, qui monte...
L'abbé Gay : Je fais du vélocypède avec l'Abbé Quille.
RENCARD : Le 12 septembre chez TOURISTRA (ex CNRO) à TAGLIO ISOLACCIO avec Ugo Pandolfi et Olivier Collard. Emmenez vos maillots, on sera au bord de la piscine.
con pote : une bonne pomme
Chicon : con bon comme la romaine et chiant qui fait des salades.
Abscons : unconpris vaut mieux quer tu l'auuras.
Vieux con : Ce con plisse avec l'âge
con sultan : possède un harem de concubines.
Bas con : manque de cul haut au con bas.
Sire con 6 : 6ème roi des cons
con tenté : drague incertaine
Conchita : Guenon idiote espagnole
Con cave : con honnête voûté
concitoyen : con victime de la conjoincture et réduit à la portion congrue.
Réclusion : Etat de celui qui est con finement.
|
Publié le 21 mars 2008 à 08:00
Par Martine Rousset
Humeur : Souriante
Le plus sympathique dans les mariages, c’est la robe, la fête avec les invités et les cadeaux. Dommage que nous n’en fassions pas autant pour les divorces. Pourtant, voilà une idée séduisante…
Après être passé devant Monsieur le Maire pour se marier, nous pourrions également y passer pour divorcer, non ? « Monsieur Albert Paul Henri Dubois, acceptez-vous de prendre comme ex-épouse Madame Sylvie Angèle Nicole Dubois née Dupont ? » « Oui… Et le plus vite possible… ». Sans oublier que chacun des deux futurs ex-époux devra se présenter à la mairie dans le costume et la robe du mariage. Juste pour voir la différence entre « avant » et « après »… Et la liste de divorce, vous y avez pensé ? Des choses utiles après une rupture :
- Une palette de mouchoirs, - Un abonnement sur un site de rencontre, - Une femme de ménage pour monsieur, - Un avoir chez un garagiste pour madame, - Un détecteur de mensonges pour le plus naïf des deux, - Des séances de relookage, etc… Et le banquet ! On remplace les roses rouges et blanches par des jaunes (« Je t’ai trompé ») et des noires (« Mon amour pour toi n’existe plus ») et on en profite pour faire le partage des amis. A droite, « Les amis de Monsieur » et à gauche, « Les amis de Madame », puisque, en principe, chaque ami choisit son camp après une séparation. Quant au menu, tournedos, œufs brouillés et crème renversée seraient de circonstance et du meilleur goût. Avec une petite pièce démontée pour ponctuer le tout ? Il ne reste plus qu’à rédiger le faire-part : Albert et Sylvie ont le soulagement de vous faire part de leur divorce. Ils ont été heureux pendant vingt-cinq ans ! Et après ? Après ils se sont rencontrés…
Copyright © 2008 Martine Rousset
Publié le 20 mars 2008 à 08:00
Par Martine Rousset
Humeur : Gaie
La femme du roi Cynéras de Chypre se la pétait un peu. « Ma fille Smyrna est un canon ! Un sacré pezzu ! Plus belle qu’Aphrodite ! » Disait-elle à qui voulait l’entendre. Bien évidemment, cela arriva aux oreilles d’Aphrodite qui, vexée, chercha à se venger. « Je suis une déesse, elle semble l’oublier. J’ai des pouvoirs. Cette dinde va me le payer ». La vantardise de cette femme lui avait coupé l’appétit et elle ne put terminer le hamburger aux quatre fromages encore tiède. Elle le posa rageusement sur la table et se concentra.
Là, il faut marquer une pause par discrétion et vous tourner dos à votre écran. Nous humains, n’avons pas le droit de savoir comment s’y prennent les déesses pour jeter des sorts. Voilà, c’est fait. Aphrodite a jeté son sort, vous pouvez regarder.
Aphrodite venait de mordre à nouveau dans son hamburger quand Smyrna se sentit soudain amoureuse. Le sort faisait son effet… Sauf qu’elle était amoureuse de son propre père, le roi Cynéras. N’importe nawak. Manque de chance, le roi avait abusé ce soir-là du Johnny Walker. Smyrna en profita allègrement. C’est ainsi qu’elle se retrouva avec un polichinelle dans le tiroir.
Smyrna, probablement blonde, ne parvint pas à garder le secret et balança la vérité à son père. Celui-ci, fou de rage, saisit une épée qui traînait par là (on trouve toujours à portée de main ce dont on a besoin dans les histoires) et voulut tuer sa fille.
Aphrodite ne voulait quand même pas en arriver là. Elle s’arrangea à l’instant crucial où la lame allait fendre en deux la tête de Smyrna, pour transformer la jeune femme en arbre. Normal. C’est donc le tronc que le roi fendit. Ouf. Mais là, ô surprise, un bébé sortit du tronc ! (Que celui qui a inventé cette histoire ne change surtout pas de dealer…). On ignore comment cela fut possible mais le roi ne vit pas l’enfant. Probablement son téléphone mobile qui sonna à cet instant. Quoi qu’il en soit, Aphrodite en profita pour prendre le bébé et le cacher dans un coffre. Le petit garçon s’appelait Adonis. Personne ne lui avait donné ce prénom, il était né comme ça.
Aphrodite confia le coffre à Perséphone, reine des Enfers, qui ne put s’empêcher de l’ouvrir. Forcément. Quand elle vit Adonis, elle s’extasia sur la beauté du bébé et décida de l’élever comme le sien dans son palais. Des années passèrent. Adonis était devenu un sublime jeune homme. Perséphone le jugea fort à son goût et décida de lui beurrer ses tartines tous les matins. C’était sans compter sur la ténacité d’Aphrodite qui, une fois l’orage passé, voulut récupérer Adonis. - Rend-le moi ! C’est moi qui l’ai trouvé ! - Que nenni ! Lui répondit Perséphone, je le garde. Il est trop beau. - Tu n’es qu’une… qu’une… Bafouilla Aphrodite de colère en cherchant l’insulte suprême, tu n’es qu’une Cro-Magnonne ! Elle pensa que son insulte était ridicule mais c’était la seule qui lui était venue… Perséphone haussa les épaules et tourna les talons, plantant Aphrodite sur les marches du palais. Cette dernière eut juste le temps d’apercevoir le jeune homme et de sentir quelques gouttelettes de sueur couler sur ses tempes avant que la gigantesque porte ne se referme. « Argh. Quelle beauté ! » S’exclama-t-elle en s’essuyant le front.
Désemparée, Aphrodite en appela à Zeus. - Si tu vois ça Zeus ! Il est tellement beau ! Et puis, tu aurais vu comme il m’a regardée ! - Je refuse d'être mêlé à cette histoire. La muse Calliope, qui préside le Tribunal Inférieur, tranchera. Ce qui fut fait. Calliope estima que Perséphone et Aphrodite avaient sur Adonis des droits égaux et qu’elles se le partageraient (j’adore quand on parle d’homme objet, ça change). Cependant, Adonis devant pouvoir se reposer entre deux déesses, Calliope divisa l’année en trois parts égales. Une pour Perséphone, une pour Aphrodite et une pour se reposer. Mais Aphrodite était une tricheuse (d’ailleurs, plus personne ne voulait jouer avec elle au Monopoly) : elle avait une ceinture magique (je veux la même), laquelle, quand elle la portait lui permettait d’avoir le pouvoir de persuader Adonis de lui consacrer sa part de repos. Elle parvint même à le persuader d’être désagréable avec Perséphone lors de la part que Calliope lui avait allouée. Perséphone, toute tristounette, s’en alla sournoisement raconter ses misères à Arès, le dieu de la guerre mais également amant d’Aphrodite (elles ont la santé ces filles…). - Tu te rends compte Arès ! Adonis préfère Aphrodite à moi ! Je l’ai élevé ! Nourri ! Arès rentra dans une colère noire. - Aphrodite me trompe ! Je vais lui péter le nez à ce type ! Gratos en plus ! (Comme quoi, toutes époques confondues, on s’en est toujours pris à l’amant plutôt qu’au trompeur. Schéma classique depuis la nuit des temps…)
Le « pétage de nez gratos » ne se fit pas attendre. Alors qu’Adonis était parti chasser, un sanglier l’attaqua et le tua net. Le crime parfait. Aphrodite n’était pas loin et malgré les oreillettes de son MP3, elle entendit qu’il se passait quelque chose d’anormal. Elle s’élança vers son amant mais dans sa précipitation, se griffa le bras contre les épines d’un rosier blanc, la seule variété qui exista en ce temps-là. Et miracle, des roses rouges se mirent à pousser à chaque endroit où le sang d’Adonis avait touché le sol ! Incroyable.
Depuis ce jour, les roses rouges existent. Voilà, tout ça pour en arriver là.
Quelle histoire ! Envoyez-moi donc vos enfants, je me charge de leur raconter la mythologie grecque. Vous pouvez me faire confiance…
Copyright © 2008 Martine Rousset
Publié le 19 mars 2008 à 08:00
Par Martine Rousset
Humeur : Souriante
Quel temps magnifique à Tahiti. Le climat tropical me va bien. Oh ! Je ne vous l’avais pas dit ? J’ai honte… Quelle maladresse de ma part… Cela fait en effet plusieurs jours que je tiens mon blog à l’ombre d’un cocotier. J’avais besoin de changer d’air. Les gens sont sympas et…
- E aha te huru ? - Maita'i roa.
Excusez-moi, un charmant tahitien vient de passer devant moi et m’a adressé la parole. Trop charmant pour ne pas lui répondre. Mais vous ne parlez pas le tahitien je suppose… Dommage. Je disais donc, les gens sont sympas et l’hôtel est formidable. Attendez, ne bougez pas, je prends une photo de la vue de la terrasse de l’hôtel.
Voilà, c’est fait. Superbe n’est-ce pas ? Primordial le dépaysement. Il me fallait changer de mes montagnes. L’ambiance également est différente. Ici, c’est la fête chaque soir. L’autre soir, j’ai accepté de participer à une danse locale. Sur la photo, je suis la troisième en partant de la droite. Manque de chance, cette photo a été prise quand j’avais la tête tournée. C'est ballot.
Les clients de l’hôtel sont également agréables. Certains sont célibataires comme moi. Lui, c’est Gaston. J’ai pris cette photo alors que nous faisions un feu sur la plage. Je crois qu’il me drague mais… chut !
Et lui, c’est Raymond. Il n’arrête pas de dire que je suis la femme dont il a toujours rêvé. Ah ces hommes !
Très sincèrement, j’ignore totalement la date de mon retour. Je suis tellement bien ici qu’il est bien probable que je prolonge mon séjour jusqu’à épuisement des noisettes chez l’écureuil. Je vous enverrai une carte postale. C’est promis. PS : Maman, si tu m’as vue chez toi tout à l’heure, c’est une erreur. Ce n’était pas moi puisque je suis à Tahiti. Ouais. Bon. On a le droit de rêver non ?
Copyright © 2008 Martine Rousset
Publié le 18 mars 2008 à 08:00
Par Martine Rousset
Humeur : Tendre
Un petit drapeau en berne sur le monument aux morts de mon village et le glas qui résonne à onze heures. Les gens sortent de chez eux et s’interrogent : « Qui est mort ? ». Le dernier Poilu de la guerre de 14-18. Lazare Ponticelli né en décembre 1897 alors qu’Alphonse Daudet s’éteignait à Paris. Lazare Ponticelli avait 110 ans… « Un gamin ! » aurait dit Jeanne Calment.
Il a fait partie des 8 500 000 Poilus mobilisés dont 1 400 000 ne sont jamais revenus. Les combattants rescapés en sont sortis traumatisés. Mon grand-père qui fut ce ceux-là refusait de raconter et a fait des cauchemars toute sa vie. Après la mort de ma grand-mère, nous avons trouvé, cachée au fond d’un tiroir, une plaque d’identité militaire soigneusement conservée dans un petit mouchoir blanc. Elle mentionnait un nom totalement inconnu dans la famille. Elle s’était mariée tardivement avec mon grand-père et il est bien probable que le propriétaire de cette plaque en fut la raison… Destin chamboulé. Un parmi tant d’autres. Lazare Ponticelli, questionné en 2005 après la décision du Haut Conseil de la Mémoire Combattante d’organiser des obsèques nationales pour le dernier Poilu et de l’enterrer au Panthéon, avait déclaré : « Je refuse ces obsèques nationales. Ce n'est pas juste d'attendre le dernier poilu. C'est un affront fait à tous les autres, morts sans avoir eu les honneurs qu'ils méritaient. On n'a rien fait pour eux. Ils se sont battus comme moi. Ils avaient droit à un geste de leur vivant... Même un petit geste aurait suffi.[] » Puis en janvier de cette année, disparaissait Louis de Cazenave, l’avant-dernier Poilu. Lazare sait donc qu’il sera le dernier survivant. C’est alors qu’il accepte des obsèques nationales mais précise qu’elles doivent être simples et uniquement dédiées aux morts de la Première Guerre mondiale. En revanche, il refuse net d’être enterré au Panthéon auquel il préfère, et c’est bien légitime, le caveau familial. Ses obsèques ne furent pas « simples », c’est le moins que l’on puisse dire… Et de tout ce défilé d’uniformes et de protocole, c’est le petit drapeau en berne et le glas qui a sonné à onze heures à l’église de mon village qui m’ont le plus émue. Copyright © 2008 Martine Rousset
Publié le 17 mars 2008 à 08:00
Par Martine Rousset
Humeur : Ironique
Je suis passée récemment devant le parking d’une école primaire à l’heure de la sortie des classes… Vu le nombre de 4 x 4 en stationnement, j’ai d’abord pensé qu’une battue au sanglier était organisée près de l’établissement. Le problème, c’est que cette école ne se situe pas dans le maquis et que bon nombre de commerces se trouvent aux alentours. Puisque je n’ai jamais vu une laie amener son lardon à l’école ni aller faire ses courses en ville, j’ai exclu l’hypothèse de la battue. Intriguée, j’ai ralenti… Tous les 4 x 4 étaient occupés ! Probablement des chasseurs à l’affût. Une nouvelle façon de chasser ? Oui mais… chasser quoi ? D’autant plus que dans le véhicule le plus proche, je pouvais voir un Yorkshire… Et puis en y regardant mieux aux alentours, j’ai aperçu quelques ongles longs qui tapotaient le volant, des lunettes de soleil hors de prix, des hordes de téléphones mobiles en action… Les femmes se mettent donc à chasser. Mais on ne sait toujours pas quoi. Le dahu ? Réfléchissons. Si on a un 4 x 4, c’est pour rouler là où on ne pourrait pas passer avec une voiture « normale ». Toutes ces dames vivent peut-être dans des résidences accessibles uniquement par une piste cahoteuse ? Faut-il traverser un ruisseau pour aborder le supermarché ? Le salon de coiffure se trouve-t-il sur la plage au-delà des dunes ? Mais que font-elles là dans une telle concentration de pare-bufles et de carrosseries surélevées ? Bien mystérieux tout cela… A l’instant où je décide de m’arrêter pour comprendre, une sonnerie retentit. La sortie des classes… Mais comment vont faire les mères des écoliers pour se garer avec tous ces énormes 4 x 4 qui encombrent le parking ? Les portières s’ouvrent. Les femmes, à cent lieues de la tenue de camouflage, descendent de leurs véhicules et se dirigent vers le portail. Quelques instants plus tard, elles reviennent les unes après les autres, chacune avec un bambin qu’elles hissent à l’arrière de la voiture et redémarrent. Après avoir quitté le trottoir sur lequel elle avait mis une roue (il faut bien justifier l’utilisation d’un tel équipement), elles disparaissent. J’ai enfin compris. Ce sont les mamans de ces écoliers et elles font la chasse aux… fautes d’orthographe… Copyright © 2008 Martine Rousset
|
> Lire les 2 commentaires