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Le blog de Martine Rousset
Mon bloc perso.
Ici, chaque jour à huit heures, les humeurs d’une blogueuse, mère, mi-ours, mi-cigale et auteur de « Mystères d’âmes », recueil de nouvelles aux Editions A Fior di Carta.
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tassuad : tes photos top !!!
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tassuad : quelle équipe ou quelle équipée?
Ausecours : vite il faut enlever tous les panneaux avant que Martine revienne!
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Très sain : Saint Tr(e guéri
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Musa : On parle de toi dans musanostra, rencontre 4
Un pote : Toutes les taxes font chier tout le monde... même celle d'habitafion.
abbé froid : paix à son âme
abbé froid : paix à son âme
abbé froid : paix à son âme
l'abbé zef : à ne pas confondre avec le pet de nonne
L'Abbé Bêt : Qui monte, qui monte, qui monte...
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RENCARD : Le 12 septembre chez TOURISTRA (ex CNRO) à TAGLIO ISOLACCIO avec Ugo Pandolfi et Olivier Collard. Emmenez vos maillots, on sera au bord de la piscine.
con pote : une bonne pomme
Chicon : con bon comme la romaine et chiant qui fait des salades.
Abscons : unconpris vaut mieux quer tu l'auuras.
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Publié le 11 mars 2008 à 08:00
Par Martine Rousset

Firmin posa son stylo et relut avec attention l’annonce qu’il venait de rédiger :


Octogénaire, très distingué, aisé, aimant les arts, cherche compagne pour aller ensemble  jusqu’au bout du chemin. Annonce sérieuse. Ecrire au journal qui transmettra.
 


Il était satisfait. Très satisfait même. « Bien qu’elle soit concise, cette annonce a de la classe. Les vieilles dames de mon âge vont adorer… » Se réjouit-il à haute voix.

 

Il plia méticuleusement le papier en deux et le fit glisser dans l’enveloppe en souriant. Il y joignit un chèque de 10,40 euros, le prix de l’annonce dans le journal local et ferma le tout.


Il était presque dix-huit heures. Il rangea le secrétaire et, son enveloppe à la main, il prit son pardessus gris foncé et son chapeau gris perle dont il se vêtit en se regardant dans le grand miroir de l’entrée. « Je suis un vieux monsieur de quatre-vingt-six ans mais, ma foi, j’ai encore de l’allure ! » pensa-t-il fièrement en scrutant l’image que la glace lui renvoyait.

 

Firmin avait en effet beaucoup de classe. Il ne sortait jamais autrement qu’en costume, rasé de près et impeccablement coiffé, la tête élégamment recouverte de l’un de ses chapeaux de feutre alignés sur l’étagère du haut de la grande armoire de sa chambre. Sa démarche était alerte et sa tête bien droite s’inclinait juste le temps d’un bonjour distingué lorsqu’il croisait quelqu’un de sa connaissance. Il avait fait une carrière sans faille en qualité de directeur des services financiers chez un grand concessionnaire automobile et avait épousé Marianne juste après la guerre. Ils n’eurent jamais d’enfants et quand Marianne mourut, il y a dix ans, il se surprit pour la première fois à regretter de ne pas avoir eu de descendance. C’est si triste de n’avoir personne pour partager son chagrin…

 

Le temps avait passé sans emporter son chagrin mais en suspendant les larmes. Il se disait qu’il aurait bien voulu partager quelques papotages avec une autre vieille âme solitaire. N’est-ce pas un bel âge pour se rencontrer alors que l’on a une vie entière à se raconter ? C’est ainsi qu’il avait eu l’idée de passer une annonce. Si quelqu’une répondait, ils pourraient même partir en croisière… Il n’avait jamais voyagé et s’était juré de le faire au moins une fois. Il n’était pas riche, certes, mais sa pension de directeur lui permettait malgré tout de réaliser quelques fantaisies.

 

Il sortit de son appartement situé au second étage d’un petit immeuble cossu et descendit les escaliers gaillardement en sifflotant entre les dents la mélodie de Syracuse. Il faisait froid dehors. Il remonta le col de son pardessus, glissa la main dans sa poche afin de vérifier que l’enveloppe s’y trouvait bien et se dirigea vers le kiosque du marchand de journaux au bout de la rue où il acheta un timbre.

 

Lorsqu’il se trouva devant la grosse boîte jaune de la Poste, il marqua un arrêt afin de rendre l’instant plus solennel et y introduisit la lettre avec précaution. « Les dés sont jetés ! Je n’ai plus qu’à attendre ! » Pensa-t-il sur l’air de Syracuse.

 

Les jours qui suivirent lui parurent interminables. Il imaginait mentalement le chemin parcouru par son annonce. « Hier, ils l’ont reçue, elle paraîtra probablement demain ou après-demain, sera lue le jour même et on y répondra dans les deux ou trois jours, le temps de recevoir les réponses via le bureau du journal cela nous mène à lundi prochain… Il y a bien longtemps que je n’avais pas souhaité que le temps passe vite… J’ai quatre-vingt-six ans et je voudrais escamoter une semaine de mon temps à présent compté. C’est absurde… Non, c’est normal… J’ai un projet… C’est bon d’avoir un projet… »

 

(à suivre)

 

Copyright © 2008 Martine Rousset


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Festival de Romans
 
Publié le 10 mars 2008 à 08:00
Par Martine Rousset
Humeur : Tendre
Midi 30. C’est l’heure idéale pour aller voter. Les villageois sont probablement en train de déjeuner et le bureau de vote est certainement désert.

Mon Roudoudou m’accompagne. C’est beau à regarder une mère citoyenne.

Nous traversons le village en direction de la mairie. La neige a fondu. Nous passons devant la mule qui semble toujours aussi étonnée. « C’est quoi tout ce monde aujourd’hui ? » nous dit-elle en mâchouillant une touffe d’herbe humide. Mon Roudoudou ne l’entend pas. C’est moi qui lui répond : « Forcément, c’est jour d’élections ! A part ça, ça va ? ». « Oui, ça s’est radouci ».

- Qu’est-ce que tu racontes ? Me demande mon fils.

- Je réponds à la mule.

Ceci étant une attitude normale pour une mère telle que la sienne, il reste imperturbable. D’après moi, il ne parle pas « mule ». Il va falloir que je lui apprenne.

 

Nous entrons d’un pas décidé dans la salle de la maison commune qui fait office de bureau de vote pour les 156 électeurs de la commune. Un maire, deux urnes, un isoloir et une vingtaine d’observateurs nous accueillent assis sur les chaises disposées autour de la pièce. Il y a davantage de monde que je ne l’imaginais. Echange de bonjours et de sourires. L’ambiance est détendue et gaie. Il faut dire qu’il n’y a qu’une seule liste pour les municipales. Pas d’électricité dans l’air donc.

Hop, je vote pour les cantonales.

Hop, je vote pour les municipales.

Alors que je suis dans l’isoloir, j’entends crier la dame qui tient le registre d’émargement.

- Martiiiiiiine ! Votre troisième prénom c’est Arlette ! Je ne savais pas ! Comme moi !

- C’est le prénom de ma Maman ! Criai-je alors à travers le rideau fermé en mettant mon bulletin dans l’enveloppe (on saura déjà que je n’ai pas voté blanc…).

- C’est pas courant comme prénom !

- Eh oui… Répondis-je, toujours dans l’isoloir, en articulant bien fort.

 

Voilà, c’est fait. J’ai rempli mon devoir de citoyenne sous l’œil satisfait de mon Roudoudou qui m’avait fait une leçon mémorable parce que je n’étais pas allée voter pour les présidentielles : « La prof d’éducation civique, eh ben, elle a dit que, etc… ».

 

Sur une table, j’aperçois un cubi de vin et des cakes salés bien sympathiques à cette heure… « Je peux ? ». Le maire me répond, l’air désolé : « Non ! Il est à présent interdit de manger et de boire dans un bureau de vote… Mais reste là, nous allons installer tout cela à l’extérieur.»

Pour éviter les tâches de gros rouge et les traces de doigts gras sur les bulletins, ce qui les rendraient nuls ? Il semble que cela soit pour ça. Pas question d’enfreindre la loi. Et puis je ne suis pas une pique-assiette. Mais n’empêche que le cake a vraiment l’air sympa…

Tout à coup, en deux temps trois mouvements, tout s’organise. On installe des tables dans le couloir et un essaim de femmes affairées y déposent charcuterie, fromage (fabrication locale), une immense marmite fumante pleine de gros haricots au figatellu (fabrication locale également), pain, les fameux cakes… J’ai bien fait de venir… Tous les présents sont cordialement invités. On plaisante, on rit beaucoup. Le jeune berger qui a fabriqué le fromage de chèvre fait partie de la tablée. Il demande un couteau. « Quoi ? Tu n’as pas de couteau sur toi ? Lui lance celui qui a fabriqué la charcuterie. Un berger qui n’a pas de couteau sur lui n’est pas un vrai berger ! ». Le berger éclate de rire. C’est un berger moderne.

 

Belle humeur, convivialité. Je me dis que certaines traditions dans nos villages ont tout intérêt à persister.

 
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Festival de Romans
Publié le 09 mars 2008 à 08:00
Par Martine Rousset
Humeur : Souriante
Mesdames, la journée de la femme d’hier fut-elle à la hauteur de vos espérances ? Quel effet cela fait-il d’être célébrée ? Honorée ?
 
 
- Ah non ! Vous n’allez pas nous la faire MLF !!!

- Lazare ! Vous disparaissez pendant des semaines et tout à coup, comme ça, sans prévenir, vous faites irruption !

- J’étais occupé madame.

- Et à quoi de suffisamment important pour nous oublier ainsi ?

- A aimer madame.

- Euh… Nina ?

- Oui madame.

- Que faites-vous ici alors ? Vous n’êtes plus occupé aujourd’hui ?

- Si madame, mais je subodore dans vos propos une touche de féminisme agaçant. J’anticipe donc et je viens vous remettre d’aplomb.

- Arrêtez de m’appeler madame. Cela fait un peu trop mondain. Nous nous connaissons depuis longtemps déjà…

- D’accord chère gazelle. Quand était-ce déjà ?

- Ne me dites pas que vous avez oublié !

- Moi non mais les nouveaux lecteurs n’en savent rien. Vous n’imaginez tout de même pas que ceux-là auront pris le temps de remonter toutes vos inepties depuis ma première apparition dans « Servi » !

- Mes inepties… Comme vous y allez…

- Puis vous m’avez fait revenir avec la « Suite inopinée ».

- Vous ne vouliez pas revenir ?

- Si je n’avais pas voulu revenir, plus personne ne m’aurait jamais revu. Vous avez voulu faire mon éducation mais vous vous êtes vite rendu compte que c’était mission impossible. N’est-ce pas madame ? Pardon… N’est-ce pas chère gazelle ?

- Je l’admets…

- Mais je ne vais pas rester longtemps. Nina m’attend. Vous alliez probablement parler de la journée de la femme comme une journée de reconnaissance de la femme habituellement malmenée par l’homme ? Les inégalités, la condition féminine, etc… Je vous vois venir ! Vous étiez à deux doigts de ressortir la vieille devinette réchauffée de savoir quel est le masculin de « debout dans la cuisine devant l’évier », lequel étant « assis dans le salon devant la télé » ? Je me trompe ?

- …

- J’aime bien lorsque vous ne répondez pas… Je voulais simplement vous faire remarquer que je ne fête pas Nina à la journée. Il n’y a pas de journée de la femme chez moi, il y a la vie de Nina. Je n’attends pas un jour de mars pour savoir qu’elle existe. Je ne fête pas la femme à la journée figurez-vous. Alors, arrêtez de dire des âneries. Nous le savons bien que vous existez ! Pas besoin de la journée de la gazelle pour cela ! Il y a cinquante ans, oui, mais plus aujourd’hui. Voilà, maintenant ça va mieux. Vous pouvez écrire votre article.

- Eh bien… Je n’ai plus d’inspiration…

- Alors gardez le peu qu’il vous reste pour aller voter.

- Je ne vais quand même pas voter moi-même pour mon blog !

- Qui vous parle de votre blog ? Il n’y a pas d’élections municipales dans votre bled paumé ?

- Si, bien sûr… Suis-je bête…

- Oui, sur ce coup-là vous le suis-je…

- Alors, au revoir ?

- Ciao madame. 
 


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Festival de Romans

Recommandé par des Influenceurs
Publié le 08 mars 2008 à 08:00
Par Martine Rousset
Humeur : Gaie

Voici ce que les ados font circuler à propos de leur mère…

 

Ma mère est tellement naze qu'elle est persuadée que le téléphone sans fil, c'est pour appeler les sourds.

Ma mère est tellement naze que quand on lui demande ce qu'elle pense du boom démographique, elle répond : « Ah ? Je n'ai rien entendu ».

Ma mère est tellement naze que lorsqu’elle joue avec le chien c'est elle qui va chercher la balle.

Ma mère est tellement naze que lorsqu'elle était petite, on lui attachait un jambon autour du coup pour que le chien veuille bien jouer avec.

Ma mère est tellement naze que lorsqu'on lui demande ce qu'est la ménopause elle croit que c'est une touche de magnétoscope.


Ma mère est tellement naze que quand elle s'est retrouvée enfermée tout un week-end à Auchan, elle a failli mourir de faim.

Ma mère est tellement naze qu'elle veut rembobiner les CD.

Ma mère est tellement naze que sur un formulaire où était stipulé « Ne rien écrire sous cette ligne » elle a écrit « OK ».

Ma mère est tellement naze que quand elle dit un truc intelligent elle se retourne pour voir si ce n'est pas quelqu'un d'autre qui l'a dit.

Ma mère est tellement naze que quand je lui ai demandé d'aller chez Darty acheter une TV couleur, elle m'a demandé : « Quelle couleur ? »

Ma mère est tellement naze qu'elle remue la tête quand on lui donne un éventail.

Ma mère est tellement naze qu'elle ne comprend pas toujours ce qu'elle pense.

Ma mère est tellement naze qu'elle rêve de faire Paris-Dakar en motoneige.

Ma mère est tellement naze qu'elle met un timbre sur l'écran de son ordinateur pour envoyer un courrier électronique.



Le pire, c’est que nous sommes tellement nazes que cela nous fait rire…

  

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Festival de Romans
 
Publié le 07 mars 2008 à 08:00
Par Martine Rousset
Humeur : Tendre
La première neige pour Valentine...




(Photographie M.R.)


Il n'y a pas d'image, juste de la neige sur l'écran...




(Photographie M. R.)


Une mule étonnée




(Photographie M. R.)


Mimosas en apnée




(Photographie M. R.)


On ne voit pas bien sur la photo mais le seul commerce du village est un bar (ouvert uniquement l'été...) qui s'appelle... "L'ICEBERG"...




(Photographie M. R.)


Juste parce que j'aime bien cette photo.




(Photographie M. R.)


Et celle-là aussi.



(Photographie M. R.)


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