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Le blog de Martine Rousset
Mon bloc perso.
Ici, chaque jour à huit heures, les humeurs d’une blogueuse, mère, mi-ours, mi-cigale et auteur de « Mystères d’âmes », recueil de nouvelles aux Editions A Fior di Carta.
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Tribune libre
tassuad : tes photos top !!!
tassuad : tes photos top !!!
bravo : quel talent tassuad !!!
Rencart : On espére qu'elle va retrouver A paddulela à Moriani le 11
tassuad : quelle équipe ou quelle équipée?
Ausecours : vite il faut enlever tous les panneaux avant que Martine revienne!
Owlette : attention de ne pas trop te pencher c'est haut!
Georges C. : Même à Grevin, il n'est pas de marbre
Miso : Ppoint ? Y a le point basta, aussi !
Très sain : Saint Tr(e guéri
Saint Tre : Trop bon, le Desproges. Merci Martine.
Musa : On parle de toi dans musanostra, rencontre 4
Un pote : Toutes les taxes font chier tout le monde... même celle d'habitafion.
abbé froid : paix à son âme
abbé froid : paix à son âme
abbé froid : paix à son âme
l'abbé zef : à ne pas confondre avec le pet de nonne
L'Abbé Bêt : Qui monte, qui monte, qui monte...
L'abbé Gay : Je fais du vélocypède avec l'Abbé Quille.
RENCARD : Le 12 septembre chez TOURISTRA (ex CNRO) à TAGLIO ISOLACCIO avec Ugo Pandolfi et Olivier Collard. Emmenez vos maillots, on sera au bord de la piscine.
con pote : une bonne pomme
Chicon : con bon comme la romaine et chiant qui fait des salades.
Abscons : unconpris vaut mieux quer tu l'auuras.
Vieux con : Ce con plisse avec l'âge
con sultan : possède un harem de concubines.
Bas con : manque de cul haut au con bas.
Sire con 6 : 6ème roi des cons
con tenté : drague incertaine
Conchita : Guenon idiote espagnole
Con cave : con honnête voûté
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Publié le 06 avril 2008 à 10:16
Par Martine Rousset

Humeur : Ouf.

Je viens d’apprendre que mes copines coccinelles, soutenues par une délégation d’albatros, ont organisé une manifestation de masse chez le « Monsieur d’Ifrance » durant la nuit. Elles n’ont pas hésité à investir son bureau et à le menacer d’un splatch groupé des albatros, prêts à intervenir si mon blog n'était pas libéré immédiatement. Ça a marché. Comme il est bon d’avoir des amis sur lesquels on peut compter.

 

Ceci dit, je songe très sérieusement à créer un nouveau blog chez un hébergeur plus fiable. Un qui ne ferait pas disparaître mes articles sans prévenir ni s’excuser, un qui répondrait à mes courriels quand je signale un problème, un qui, sans explications, ne se permettrait pas quelques fantaisies odieuses…

 

Si, Diogène. Je suis capable de faire la nouba puis de passer la journée du lendemain à Calvi et d’écrire sur mon blog. Comment je fais ? Tu l’ignores probablement mais nous sommes plusieurs : moi et moi. Et nous nous entendons relativement bien… Je précise pour les lecteurs que si j’ai bien croisé Diogène à Calvi hier (qu’y avait-il donc de si intéressant à Calvi ? Un tractopelle climatisé pour celui qui trouvera…), en revanche ce n’est pas avec lui que j’avais fait la nouba vendredi soir. Il n’aurait jamais tenu…

 

A tout de suite pour l’article qui était prévu pour aujourd’hui.

Publié le 05 avril 2008 à 08:00
Par Martine Rousset
Humeur : Gaie

Ce n’est pas parce qu’on ne dit rien qu’il ne se passe rien…

 

« NOIRS DE CORSE – Piccule Fictions »  est corrigé et le manuscrit définitif a d’ores et déjà été remis à la disposition de l’éditeur. Des correcteurs courageux et consciencieux ont fait la chasse aux fautes d’orthographe. Eh oui, Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, même quand l’écriture fait partie intégrante d’une vie, elle reste malgré tout émaillée de petites imperfections qui en font le charme… Nul n’est parfait. Pas même un crime…

 

Notre noir bébé poursuit donc gaillardement son chemin pour finalement faire ses premiers pas le 5 juillet 2008 à l'occasion du deuxième festival du polar corse et méditerranéen qui se tiendra à Ajaccio.

 

Un bébé d’environ 330 pages de nouvelles policières, lesquelles pour le moment sont bien au chaud, chacune accrochée à son titre. Justement, les titres. Parlons-en. Vous vous en doutez, ils ne sont pas roses mais plutôt noirs de noir, à la limite du supportable parfois. Certains font frissonner… Jugez-en par vous-mêmes :

 

A titre posthume (Jean-Pierre Petit), Abyme (Danièle Piani), Alicano (Claude Ferrieux), Docteur “Glaçon dans le sang” (Denis Blémont Cerli), Hold-up (Pierre-Paul Battesti), Je ne connaissais même pas son nom (Marie-Catherine Deville), L’esprit des lois (Eric Patris), L’exil en son âme (Pietr’Anto Scolca), L’énigme du Pommadé (Jean-Pierre Santini), La rage (Marie-Hélène Ferrari), Le balai de Mattéo (Jean-Louis Vassallucci), Le coup du commando (Jean-Paul Ceccaldi), Le crucifix de Marinella (Jean-Pierre Orsi), Le dernier Corse (Jacques Mondoloni), Le grand prêtre de Caranca (Fabrice Albertini), Le hors-dit (Ugo Pandolfi et Elisabeth Milleliri), Le poivrier de Graham (Ugo Pandolfi), Les affables (Jean-Louis Vassallucci), Les algues (Arlette Shleifer), Meurtre à la gomme (Martine Rousset), Moi, Jack (Elisabeth Milleliri), Naissance d’un monstre (Jean-Michel Raffalli), Neige corse (Michel Jacquet), Poupée brisée (Jean-Michel Raffalli), Rien n’est simple (Jeanne Tomasini), Terminal 2 (Jean-Paul Ceccaldi), Un quatuor chinois (Jérôme Camilly), Une soirée chez la famille Sassa (Okuba Kentaro), Voleuse (Rémi Talbi) et Zizanie (Ugo Pandolfi)

 

Si avec tout ça, vous n’avez pas des sueurs froides à  la plage cet été ! Rafraîchissant sous un soleil de plomb non ?

 

D’autant plus qu’à la plage, grâce à ces nouvelles noires, vous y verrez bientôt des fauteuils tout terrain et flottants pour handicapés répondant au joli nom de « Fauteuils Hippocampe ». Petites noires pour grande bleue…

 

Quant au bleu, il passe également par… France Bleu…

 

Là, je m’arrête un instant pour admirer cette transition de génie. Pause.

 

Ok, on reprend. France Bleu Frequenza Mora sera partenaire de Noirs de Corse avec la diffusion, durant deux semaines avant la sortie de « NOIRS DE CORSE », d’interviews des auteurs, des directs pendant la durée du festival, etc… L'operata Noirs de Corse est également l'invitée de l'émission Microcom animée par Jean-Pierre Acquaviva sur cette même antenne du 7 au 11 avril.

 

Et pourquoi la blogueuse que je suis semble prendre tant à cœur cette folle aventure ? Par compassion ? Non, par connaissance. Parce que je sais comment se comporte un fauteuil classique sur le sable… Parce que je sais, lorsqu’on est occupant de ce fauteuil, comme il est impossible d’aller profiter seul des joies de la grande bleue. Parce que Zab.

 

Copyright © 2008 Martine Rousset

 

  
Publié le 04 avril 2008 à 08:00
Par Martine Rousset

Il ferma les trois verrous de sa porte et se dirigea vers le salon. Il alluma la radio afin d’écouter les informations. Le flash ne parla que de politique. Rageusement, il éteignit. La politique, il n’en faisait plus. Il avait été communiste, il y a bien longtemps, mais à présent il s’en désintéressait totalement. Il se souvint qu’à l’époque, Monsieur Préboist du deuxième étage droite, un ancien instituteur également communiste, lui avait chanté un jour en riant : « Hanneton prend sa faucille, larirette, larirè-ette-e ! ». L’imbécile. Quand le vieil homme était mort, il était allé à son enterrement mais n’avait présenté ses condoléances à personne. Sa veuve ne lui avait jamais reproché. Elle l’avait même remercié de sa présence. « Elle n’en pense pas moins », s’était-il persuadé. Il balaya ces vieux souvenirs usés et se prépara une infusion.

 

Dans l’après-midi, il alla marcher un peu jusqu’au jardin public. Il faisait beau et il avait besoin d’exercice. Il y rencontra la jeune mère du rez-de-chaussée. Elle lui adressa un petit signe de la main, tout en cramponnant de l’autre la poussette de son enfant. « Cette fille n’a vraiment rien de sympathique quoi qu’en pensent les gens de l’immeuble. Ils disent qu’elle est discrète… Ils ne voient donc pas qu’elle déteste tout le monde ? Et moi un peu plus que les autres on dirait… » Pensa-t-il en inclinant froidement la tête en guise de bonjour.

 

Il marcha jusqu’à la tombée de la nuit. Quand il rentra, après avoir vérifié que sa voiture était toujours intacte, l’immeuble était désert. Il put rentrer chez lui sans faire de rencontre. A peine arrivé, il s’aperçut que l’électricité avait été coupée. Contrarié, il attrapa une lampe de poche et alla frapper chez sa voisine afin de savoir si elle connaissait l’origine de la coupure. Personne ne lui répondit. « Pourtant elle est là ! Je le sais ! Elle ne sort jamais cette vieille bique ! » Marmonna-t-il en frappant à nouveau. Il décida d’aller frapper à la porte d’Hector. Silence. « Et voilà, maintenant qu’il m’a fait remarquer que je passais le cap de la soixantaine aujourd’hui, il me laisse mariner… Quand je pense qu’il était un ami…»

 

Alors qu’il allait faire demi-tour, la porte s’ouvrit et Hector apparut dans l’entrebâillement.

- Ah ! C’est toi !

- Sais-tu pourquoi il n’y a plus d’électricité ?

- Je crois le savoir oui… Rentre.

Hector chuchotait. Inquiet, Gilbert obtempéra. « Un cambriolage ! Quelqu’un a coupé l’électricité pour cambrioler ! Oh ! Les crétins ! » Imagina-t-il aussitôt. 

 

A cet instant, la lumière revint… Ils étaient tous là dans le salon d’Hector. Tous. La veuve Préboist, sa vieille bique de voisine, la jeune mère avec son bambin dans les bras... Tous les habitants de l’immeuble étaient là et criaient « Bon anniversaire ! » autour d’une table garnie de toutes sortes de tartes salées et de paquets de toutes les couleurs.

 

Quand il rentra chez lui, deux heures plus tard, il nota dans son calepin :

 

« 8 mai. 19 H 10. Coupure d’électricité. »

 

FIN

 

Copyright © 2008 Martine Rousset

Publié le 03 avril 2008 à 08:00
Par Martine Rousset

Gilbert Hanneton avait mal dormi. Il s’était réveillé plusieurs fois durant la nuit, alerté par des bruits qui lui parurent suffisamment inhabituels pour qu’il se lève. Des bruits en provenance de la rue, juste sous les fenêtres de son appartement au premier étage. Pourtant, il n’avait rien vu hormis, à une heure, un chat affairé près des poubelles, à une heure quarante-cinq, un couple qui passait en parlant fort, à trois heures vingt-cinq, le même chat accompagné cette fois-ci d’un congénère,  à quatre heures cinquante, le voisin du dernier qui démarrait son véhicule et à six heures quinze, le camion des éboueurs.

 

Il était sept heures et il décida de jeter un œil à l’extérieur. Il descendit et fut rassuré. Sa voiture était sagement garée, la porte d’entrée n’avait pas été fracturée et sa boîte aux lettres était intacte. Seules quelques immondices éparpillées sur le trottoir témoignaient du passage de quelques félins affamés.

 

C’est vrai qu’il ne s’était jamais rien passé dans son quartier mais on ne sait jamais... Par les temps qui courent.... On ne peut plus faire confiance à personne… Il était en permanence sur le qui-vive et consignait consciencieusement tous les faits inaccoutumés sur un petit carnet. On pouvait y lire des numéros d’immatriculation, des heures, des descriptions de passants. Si un jour il se passait quelque chose, il aurait peut-être des éléments pour identifier les coupables. Coupables de quoi ? Il n’en savait encore rien. L’avenir le lui dirait probablement.

 

Lorsqu’il remonta chez lui, il croisa Hector Belin du troisième étage. Vieux garçon comme lui, Monsieur Belin vivait, également comme lui, depuis près de trente ans dans cet immeuble cossu de cette petite ville de province. Ils avaient été amis, s’étaient souhaité leurs anniversaires réciproques pendant plusieurs années successives, avaient souvent pris un café ensemble ou discuté dans les escaliers. Et puis, le temps avait passé. Il avait semblé à Gilbert qu’Hector était de plus en plus distant pour finalement être convaincu qu’à présent il le détestait.

- Salut Gilbert ! On te croise de plus en plus rarement dis-moi ! Tu vas bien ?

« Il me provoque » pensa-t-il avec hargne.

- Je suis très occupé. Bonne journée. Répondit-il en continuant à gravir les marches.

- Une journée de printemps qui s’annonce sous les meilleurs auspices ! Au fait, quel jour sommes-nous aujourd’hui ?

Gilbert s’arrêta sur la dernière marche, surpris par cette question inattendue.

- Euh… Dimanche, nous étions le 4. Bredouilla-t-il.

- Nous sommes donc le 8. Le 8 mai.

« Le 8 mai ! Mais c’est mon anniversaire ! Soixante ans tout rond aujourd’hui… Le traître ! Il fait exprès de me le rappeler uniquement parce qu’il a cinq ans de moins que moi. Je savais bien qu’il me haïssait… », se dit-il, agacé par cette humiliation. Volontairement, il décida de ne pas relever cet affront et s’inventa une raison afin de couper court à cette conversation :

- Je file. J’attends un coup de téléphone.

 

(à suivre)

 

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