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Le blog de Martine Rousset
Mon bloc perso.
Ici, chaque jour à huit heures, les humeurs d’une blogueuse, mère, mi-ours, mi-cigale et auteur de « Mystères d’âmes », recueil de nouvelles aux Editions A Fior di Carta.
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Rencart : Canari le 15, au couvent
Rencard : : Place Foch à Ajaccio les 4, 5 et 6 juillet. Salon du polar et sortie de "Noirs de Corse - Piccule Fictions"...
Rencart : A Porto Vecchio le 21 pour le solstice et NDC
Owlette : Zab c'est une ode a ton ode qu'il faut faire. L'amour est a chaque ligne. Merci!
Canard(e) : Ca sent l'Air Week end. Sévère, mais juste, la Martine. Mais tous les seniors ne se ressemblent pas, Princesse...
503 : Plus que quelques jours pour la souscription...
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483 : Allez faites un effort
1 policier : Je suis pas commissaire comme Flippi mais si Hugues se nomme Capet, il pourrait être le père d'Adrienne... mais on me demmandera pas mon avis...
Juge Epart : Voilà un procés exemplaire qui se profile à l'horizon. Tous suscpects. Sauf bien sur Filippi.
Tripoli : Trois monopolis
PolieTique : Insecte parasite du veau et du mouton de Panurge
Polisson : pratique l'érotisme
Erotisme : Luxure polie
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Mulot : rat Duchamp
463 : N'attendez plus. Souscrivez maintenant
451 : La souscription pour Noirs de Corse Piccule fictions a besoin de vous
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Publié le 31 mai 2008 à 08:00
Par Martine Rousset
J’ai toujours aimé paresser au soleil. La chaleur assommante de mon Espagne natale me transporte au lieu de m’anéantir. Les plantes sèches dégagent une odeur inimaginable pour celui qui ne la connaît pas et inoubliable pour celui qui la découvre. J’y promène ma demie tonne et ma langueur bovine, bon an car je suis libre, mal an à cause des mouches tenaces.

Oh, excusez-moi, je ne me suis pas présenté… Je m’appelle Albert, je suis un taureau et je suis poète. Vous serez probablement surpris de savoir qu’un taureau peut être poète. Evidemment, je n’écris pas mes vers, je les invente et les récite. Si je vous disais que je les couche sur le papier, vous ne me croiriez pas. Déjà qu’un taureau soit poète peut surprendre mais si en plus le taureau parvient à glisser un stylo entre deux sabots… Non, vous avez raison, ce serait trop fantastique et probablement trop périlleux.

En réalité, je pense mes poèmes, un naseau frémissant aux odeurs,


Effluves vagabonds et si enivrants
Indolemment soutenus par le vent

une oreille attentive au frottement des herbes entre elles, l’œil en émoi devant toutes ces nuances de jaune paille artistiquement étalées au sol.
Mes compères du troupeau sont tous mes amis, nous nous connaissons depuis « si toujours »… Evidemment, il nous arrive parfois de nous fritter mais nous avons des cornes et nous devons les justifier, ne serait-ce qu’en hommage à Paul Valery qui se demandait comment nous pouvions savoir, nous autres taureaux, que nous avions des cornes. Et vous, cher poète de génie, comment saviez-vous que vous étiez poète ? On n’en sait rien, on le pressent.

Une seule ombre à notre tableau… Chaque jour, des hommes à cheval viennent nous provoquer et sans pitié, nous font courir pendant un temps interminable. Paresseux comme nous le sommes…  J’admets qu’un peu de sport ne nous fait pas de mal mais très franchement, je préférerais que ces courses-poursuites infernales aient lieu le soir, à la fraîche. Etranges lubies qu’ont ces humains…
 

Et puis, ce matin a surgi. Cela aurait pu être un matin comme les autres si dix d’entre nous n’avaient été emmenés de force dans une grande bétaillère inconfortable. J’en fais partie. Je me suis laissé faire sans résistance. Pourquoi résister ? Nous étions tous totalement affolés, les uns collés aux autres. Je sentais contre moi haleter le flanc saccadé de Marcel. Nous nous bousculions, nous piétinions, nous insultions dans une ambiance accablante que nous ne supportions pas. Etre enfermés… Jamais nous n’avions connu une limite à nos pas. Jamais nos yeux n’avaient buté sur autre chose que l’horizon. Jamais nous n’avions eu, au-dessus de nos têtes, une autre couleur que celle que le temps donne au ciel.

Et les nuages, soudain alourdis et noircis

Se mirent à pleurer une fois tous réunis.

(à suivre)
 


                                                                        Copyright © 2008 Martine Rousset

Publié le 30 mai 2008 à 08:00
Par Martine Rousset

Une lectrice que je nommerai pas (Zab) m’a suggéré il y a quelques temps d’ouvrir mes colonnes pour que vous puissiez y glisser des mots d’amour… Un « appel à l’ode à un être aimé » pour reprendre ses mots. Jolie intention non ? J’adhère forcément !

 

Le but est d’écrire un texte destiné à quelqu’un que l’on aime. Son voisin, sa sœur, sa mère, son conjoint, son facteur, son chat, un inconnu… En vers, en hiéroglyphes, en japonais, en prose, vous avez le choix. Bien entendu, il n’est pas nécessaire de dévoiler l’identité de la personne à laquelle le texte est adressé.

 

Je rentre moi aussi dans ce jeu. Evidemment…

 

Sachez que pendant que vous écrirez vous pourrez afficher votre regard de courge puisque personne ne le saura… Le regard de courge aide à croire à ce que l’on écrit…

 

Détails techniques :

 

- Pas de délais. Je composerai en fonction de votre motivation à répondre à cette proposition.

- Envoi de vos textes sur ma boîte hotmail indiquée sur le blog ou sur ma boîte personnelle pour les gros veinards qui la connaissent.

- Mes princes charmants potentiels désireux de me déclarer leur flamme voudront bien envoyer un curriculum vitae et une photo joints à leur texte (on peut toujours rêver non ?).

 

Diogène, ça, ce n’est pas pour toi. Tu ne sauras jamais faire ça…


 
Copyright © 2008 Martine Rousset
   
Publié le 29 mai 2008 à 08:00
Par Martine Rousset

Marie Guerraz, c’est une nana qui ne manque pas d’énergie et ça tombe sacrément bien parce qu’elle a le vent en poupe.

Voilà, c’est mon coup de cœur. Le coup de coeur d'une allumée pour une déjantée. Ou l'inverse...

Je vous laisse avec son clip…






Bonne route Marie. Je t’embrasse.

(au fait, j'ai toujours pas vu Star Wars...)

 

Copyright © 2008 Martine Rousset


Publié le 28 mai 2008 à 08:00
Par Martine Rousset
Humeur : Au secours !

Cette année, les grandes vacances scolaires commencent le jeudi 3 juillet. Encore un bon mois avant de me battre avec mon Roudoudou pour partager l’ordinateur. Ça me laisse le temps de voir… Je vous assure que le partage du temps de l’ordinateur est un réel sujet de discorde à la maison. Quand toutes les cinq minutes, j’entends « Bon, t’as fini ? A quelle heure tu me le passes ? », cela plombe ma souris.

 

Une lettre expédiée aux parents par le lycée a attiré notre attention « sur le fait très dommageable pour les élèves de quitter le lycée trop tôt » (sic). Tout à fait d’accord. Ils ajoutent également que « les cours sont obligatoires jusqu’aux conseils de classe » (re-sic). C’est évident. J’ai même prévenu Roudoudou que quoiqu’il arrive, il irait en classe jusqu’à cette date butoir et que je serais intraitable. Fin juin je suppose.

 

Il n’a même pas cherché à négocier. Et pour cause…

 

Car, lorsque de façon totalement anodine, je lui ai demandé la date de son conseil de classe, j’ai verdi… « La semaine prochaine… » m’a-t-il répondu avec un sourire angélique le week-end dernier. Enfer et damnation ! Renseignements pris fébrilement dans la foulée, tous les élèves quittent en effet le lycée vendredi 30 mai… Trois mois de vacances ! T-R-O-I-S (là, je décompose pour être sûre) ! 2 + 1… 12 – 9… Au secours…

 

« A mon époque, nous allions en classe jusqu’au dernier jour, quittes à amener avec nous notre jeu de Monopoly » lui ai-je fait remarquer, désespérée et à bout d’arguments. « Oui mais c’était y’a longtemps ». Le traître.

 

Mais finalement, si nos enfants ont un mois gratos de vacances, c’est peut-être parce que l’on a jugé qu’ils sont tellement bons en classe qu’ils n’ont pas besoin de rester jusqu’à la fin des cours. C’est quoi un mois ? Ce n’est jamais que trente jours où ils seront bien mieux à « tchatter » sur MSN plutôt que d’être présents à de vulgaires cours de mathématiques ou de français.

 

Je craaaaaque !

 
Copyright © 2008 Martine Rousset
   
Publié le 27 mai 2008 à 08:00
Par Martine Rousset
Humeur : Ironique

J’ai beau m’être fait une raison sur le fait que les hommes sont si différents de nous qu’il ne nous faut pas forcément chercher à tout comprendre, ils continuent cependant à m’intriguer. Oh ! Pas de quoi fouetter un chat ! Cela n’occupe pas toutes mes pensées. Mais quand même, ils m’intriguent...

 

Notamment l’apparence de certains lorsqu’ils abordent l’âge mûr. J’ai dit « certains » ! Pas « tous » !

 

Leur chemise est entrouverte sur une moquette grisonnante, parfumée et parfaitement ordonnée, où chaque poil menace de faire éternuer l’énorme tête de Christ en or accrochée à une chaîne, en or également, et dont la taille des maillons sont malgré tout plus proches de la chaîne de vélo…  

 

Restons un instant avec la chemise. Elle doit avoir au moins une poche. Détail important qui permettra à son propriétaire d’y glisser l’air de rien une liasse de billets qui sera du meilleur effet. Facile à attraper, à montrer, ils n’hésiteront pas à la sortir dans leur intégralité pour payer la moindre baguette.

 

Passons à la tête… Pourquoi certains hommes dégarnis s’acharnent-ils à rabattre une mèche de leurs cheveux sur le sommet de leur crâne ? Pour faire illusion probablement. Le problème, c’est que pour la faire tenir, il faut la laquer. Le résultat est souvent étonnant car la raie sur le côté se trouve du coup juste au-dessus de l’oreille... Mais bon, ne nous moquons pas car certaines femmes n’ont rien à leur envier avec leur scarole mauve permanentée sur la tête.

 

Il ne manque plus à la panoplie que l’ustensile majeur : la voiture. Elle doit être spacieuse et en bon état.  A l’intérieur, une odeur de violette vous assaillit, dégagée par un petit canard en carton imprégné d’un parfum douteux, qui pendouille au rétroviseur. La grande classe.

 

Et ne me dites pas que j’exagère… Regardez autour de vous…

  

Copyright © 2008 Martine Rousset

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