21 juin 2009 ! Voilà une date qui fait d’une pierre trois coups ! L’été… La fête des padres… La fête de la musique… De quoi surcharger nos agendas ce jour-là !... Il faut bien reconnaître que le lendemain du jour des saints Silvère, Balthazar et Gobain, nous avions de quoi rester cois et avoir envie de squatter la case du lendemain…
Je disais donc que nous étions le 21 juin et que je me trouvais quelque part sur un port sudiste… (donc au sud du nord pour ceux qui n’ont pas le sens de l’orientation…)…
Un port, par conséquent des bateaux. Mais là, on s’en fiche, c’est juste pour l’ambiance (ce n’est pas la fête de la mer, c’est celle des pères ! Aïe, je m’égare déjà…)… Le touriste pullule et l’autochtone foisonne… D’emblée, il me semble bien que la fête de la musique a perdu de son charme… Musique juste pour le plaisir ? Par tant que ça… Les musiciens en décibels libres au coin des rues ne semblent plus être qu’un vague souvenir né de l’espoir d’un ministre de la culture blésois (quoique à présent boulonnais… Elisons-le maire du Blois de Boulogne et n’en parlons plus…)… Non, la plupart des groupes sont royalement installés aux terrasses des restaurants et sont tournés vers les clients… Pour croiser leur regard, il faut avoir commandé au minimum une salade au chèvre chaud…
Hormis les traditionnels et incontournables groupes de musique insulaire (Wow ! C’est beau « Solenzara » !...), et groupes de d’jeunz fort sympathiques au demeurant mais néanmoins installés –et vraisemblablement payés pour jouer-, il faut cependant noter la présence de quelques musicos sauvages… Certes, la sono laisse à désirer, l’harmonica hurle à la mort, le larsen exulte, mais bon, l’intention y est… J’ai même vu un chien s’éclater en battant en mesure le bitume avec sa queue ! Si si ! A moins qu’il ne se pâmât à la vue d’une aguichante pédale wah-wah, il semblait sensible au blues revisité par un petit orchestre qui aurait eu toute ma sympathie s’il n’avait pas réussi à glisser à plusieurs reprises que leur CD était à vendre sur place…
Un angle de rue plus loin, pauvrement étayés par une sono confidentielle, une jeune femme chante l’amour… Au moins, elle ne vend rien sinon ses bons sentiments, sa très jolie voix et sa superbe chevelure… Ses graines « d’amitié et de fraternité » laissent le public pantois… Allo Woodstock ? Oui, mais n’empêche qu’elle est sincère et qu’elle chante avec bonheur… Du coup, on l’écoute avec plaisir… Même si on ne croit pas à tout ce qu’elle dit…
Bon, c’est l’heure. Dernier passage aux abords d’un restaurant duquel s’échappe « Ma vie» d’un certain Alain Clôture et dodo !... Demain, on bosse…
Ah mes braves gens !... La fête de la musique n’est plus ce qu’elle n’a jamais été sur notre île… Quoi ? Cela ne veut rien dire ? Quelle importance !... La fête de la musique ne veut plus rien dire non plus… J’en retiens une chose : c’est l’été !







