Ici, chaque jour à huit heures, les humeurs d’une blogueuse, mère, mi-ours, mi-cigale et auteur de « Mystères d’âmes », recueil de nouvelles aux Editions A Fior di Carta.
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tassuad : tes photos top !!!
tassuad : tes photos top !!!
bravo : quel talent tassuad !!!
Rencart : On espére qu'elle va retrouver A paddulela à Moriani le 11
tassuad : quelle équipe ou quelle équipée?
Ausecours : vite il faut enlever tous les panneaux avant que Martine revienne!
Owlette : attention de ne pas trop te pencher c'est haut!
Georges C. : Même à Grevin, il n'est pas de marbre
Miso : Ppoint ? Y a le point basta, aussi !
Très sain : Saint Tr(e guéri
Saint Tre : Trop bon, le Desproges. Merci Martine.
Musa : On parle de toi dans musanostra, rencontre 4
Un pote : Toutes les taxes font chier tout le monde... même celle d'habitafion.
abbé froid : paix à son âme
abbé froid : paix à son âme
abbé froid : paix à son âme
l'abbé zef : à ne pas confondre avec le pet de nonne
L'Abbé Bêt : Qui monte, qui monte, qui monte...
L'abbé Gay : Je fais du vélocypède avec l'Abbé Quille.
RENCARD : Le 12 septembre chez TOURISTRA (ex CNRO) à TAGLIO ISOLACCIO avec Ugo Pandolfi et Olivier Collard. Emmenez vos maillots, on sera au bord de la piscine.
con pote : une bonne pomme
Chicon : con bon comme la romaine et chiant qui fait des salades.
Abscons : unconpris vaut mieux quer tu l'auuras.
Vieux con : Ce con plisse avec l'âge
con sultan : possède un harem de concubines.
Bas con : manque de cul haut au con bas.
Sire con 6 : 6ème roi des cons
con tenté : drague incertaine
Conchita : Guenon idiote espagnole
Con cave : con honnête voûté
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Publié le 26 octobre 2007 à 08:00
Par Martine Rousset
Humeur : Souriante
Je suis dans le brouillard… Regardez un peu ce que je vois de la fenêtre de mon bureau…
Vue reposante, dîtes-vous ? Plutôt sinistre aujourd’hui vous répondrai-je. Depuis ce matin, une brume cotonneuse a kidnappé mes montagnes. Il fait froid, le vent est d’une violence inouïe et il pleut. Ambiance lugubre. Des rafales offensives arrachent les bogues des arbres, si elles n’arrachent pas les branches elles-mêmes.
J’entends la rivière qui s’affole en bas dans la vallée. J’entends les gouttes énormes de pluie qui s’écrasent sur les rebords de pierre des fenêtres. J’entends sous le toit les rats qui s’agitent. Ils font un tel vacarme que je les soupçonne d’avoir organisé une surprise party avec tous les rats du village. Venez mes petits, j’ai quelques appétissantes friandises roses bonbon rien que pour vous… Des petites gâteries en sachets que vous allez adorer… J’ai d’abord mis un CD pour couvrir le bruit de la tempête. Le slam de Grand Corps Malade. Un poète moderne. J’ai ensuite relu la tribune libre et ses chats. Pour deux raisons : la première, c’est que je ne m’en lasse pas. La seconde, pour inquiéter les rats sous le toit. Peine perdue… Au bruit qui persistait, j’ai supposé que la fête battait toujours son plein. En équilibre sur un escabeau, j’ai entrouvert la trappe qui mène au toit et j’ai risqué un œil. Ils ne m’ont ni vue, ni entendue tant ils étaient occupés à twister, à flirter et à boire du Coca (n’oublions pas que nous sommes à Pero Casevecchie, berceau d’Angelo Mariani). Et tout à coup, mon regard fut attiré par un petit tas rose dans un coin. On y avait inscrit « Danger » sur une petite pancarte posée juste devant. Mes friandises roses bonbon… Mais non, je ne suis pas para(t)no…
Publié le 25 octobre 2007 à 08:00
Par Martine Rousset
Humeur : Ironique
J’avais prévu un autre article pour aujourd’hui. Un sujet sur l’évolution musicale à travers les titres des chansons de Frédéric François et de Frank Michaël. Je rigoooole ! Impossible parce qu’avec Après tant d’années d’amour, I love you, J’adore les femmes, L’amour ça brûle, Le monde à deux, Sois la bienvenue, T’en va pas, Toutes les femmes sont belles Fou d'elle, Je n'ai jamais aimé comme je t'aime, Je t'aime à l'italienne, Je t'aime comme je t'ai fait, Mon coeur te dit je t'aime et Viens te perdre dans mes bras, difficile d’y ajouter quoi que ce soit… Non, j’allais vous parler de tout autre chose mais voilà que je suis contrariée. Ou plutôt, ma souris et moi, nous sommes contrariées. Pourquoi ? Parce que le « Monsieur d’Ifrance », il ne nous fait que des misères. Le traître. Alors que sur mon blog, ma souris et moi, nous nous appliquons, insérons des images soigneusement choisies, faisons la chasse aux fautes d’orthographe, chouchoutons les paires d’yeux qui nous font confiance, eh bien, le « Monsieur d’Ifrance », y ne fait que nous embêter ! D’abord, il nous fait disparaître, comme ça, sans rien dire, sournoisement, la plupart de nos articles et de leurs commentaires. En une minute, pfuit, plus rien. Engloutis par un esprit maléfique (informaléfique ?) avec une vilaine main ridée aux doigts crochus qui passe par les entrailles des blogs, et qui, d’un revers, vole sans foi ni loi nos morceaux de nous. Bon, d’accord, je n’ai pas vu la vilaine main ridée aux doigts crochus mais je sais très bien que cela s’est passé ainsi. Alors le « Monsieur d’Ifrance » a fait un tas énorme d’articles et s’est extasié de voir qu’il hébergeait tant de blogs. Oui mais en attendant, nos blogs étaient des SDF. Des blogs plus courageux que d’autres sont sortis du tas et l’ont attaqué. Agacé, il a balancé tout le monde en vrac sur son gros ordinateur. Mais les articles des blogs, sous le choc, ont été tous mélangés. Certains ont même disparu. Un par un, ma souris et moi, nous les avons repris, datés et remis en ligne en sauvant les commentaires. Une demi-journée de travail. Mais nous l’avons fait parce que nous, notre blog, on l’aime. Bien entendu, si je sais tout cela, c’est grâce à Lazare qui était tapi entre deux paragraphes d’un article et qui fut témoin de toute la scène. Parce que le « Monsieur d’Ifrance », il ne s’en est pas vanté et est resté caché derrière son gros ordinateur en ricanant. Et hier soir, nouvelle surprise. Les articles étaient toujours là mais les titres avaient disparu. Ah non ! Ben si. Les articles avaient tous le même titre : « rien ». Le « Monsieur d’Ifrance » voulait probablement nous rappeler qu’il était toujours le chef. Ma souris qui s’imaginait qu’elle avait terminé sa journée s’est retrouvée à faire des heures supplémentaires (je lui ai promis qu’elle pourrait les récupérer en RTT). Mais toutes les deux, nous nous sommes serré les coudes et nous avons reconstitué tous nos titres. Ma souris me suggère de mettre une tapette dans mon gestionnaire d’articles. Je crois qu’elle a raison. C’est ça ou je mets un article piégé. Faut voir. Mais en attendant, j’ai sauvegardé tous mes articles et les commentaires sur un CD Rom, j’ai mis le CD Rom dans un tiroir, j’ai fermé le tiroir à clef, j’ai mis la clef dans l’armoire sous une pile de draps, j’ai fermé l’armoire à clef, j’ai mis la clef dans le placard de la cuisine, j’ai fermé le placard à clef, j’ai mis la clef… Euh… Je l’ai mise où la clef ?
Publié le 24 octobre 2007 à 08:00
Par Martine Rousset
Humeur : Souriante
La tribune libre est absolument délicieuse en ce moment… La bande déroulante de ces petits commentaires, anonymes pour la plupart, s’éteignant automatiquement sans laisser de traces, j’ai sauvegardé au fur et à mesure ce feu d’artifice de jeux de mots délectables. A relire absolument. Certains sont des petits bijoux.
La tribune libre mérite grandement sa place en guest star…
Chador : Il est 8 h et la Martine est toujours dans le brouillard ? Rat'Issoir : Avec moi, les rats gandins se prennent des râteaux. Rat d'art : Je suis un demiurge, un visionnaire très crératif. J'expose au musée des rats modernes. Rachat : Histoire de se faire pardonner ou un double je(u). Sourate : Contre les artifices de celles qui soufflent sur les nœuds. Rat Tiche : Mon père est Le Rat Finé de la ratelière, vieille noblesse alliée à la famille de La Ragougnasse reconvertie dans la restauration, après la république. Rat Ichon : Comme le rat Bin, je crois au Rat Dieu, à Rat Madan et Rêve... Rat Iboisé : Rat à poils raz. Rat Zia : Rat amazone corse qui vit de rapines. Rat Afia : Je propose à Martine de ratifier un traité de paix devant un apératif dans un esaminet. Rat bio : Rat des champs, surplus d'un croisement entre le rat bio nique ( chaud lapin) et le rat bio psy, en analyse chez un psychatnalyste... Rançon : Le Chat Rançon veut le blé du Rat Din... Chat Gal : Minet galopin avec un chevalet. Micorne : Châtaigne = méchant comme une gale. Micorne : Chat-piteau = c'est quoi ce cirque. Restaurat : C'est l'opé-rat bouffe... Petit rat : Minette qui fait des entrechats à l'opé-rat (trou de rats) de Paris. Chat Pacan : Chat marseillais un peu voyou... Charivari : Variété corse de chat huant... Chat Ouch : Je suis le chat domestique d'un Pas-chat. MinéApolis : Mi(n)néApolis est un chat policier utilisé pour la lutte contre les rats d'hôtels. Chaterton : Le genre collant à la différence du Cha'rleston beaucoup plus swing. A propos de vos hébergeurs de blog, soyez pas rats : typepad est très bien ! Pub ! Chat Rybde : Ma devise : "Chat Rybde échaudé ne craint pas l'eau froide dans le détroit de Messine". Chat Rif : Appelé aussi Omar Chat Rif, il est de l'espèce des minous à pinces... Mi-souris : Je suis une demi-mondaine après avoir été demi-vierge. Souris sot : cherche souris à capteur laser pour double-clic... Chat botté : J'aurais aimé jouer dans les fourberies d'escarpin mais il n'y avait pas ma pointure. Ils ont donné le rôle à un traîne-chavate. AB Souris : Depuis que je commercialise la jouvence, on me surnomme l'Abbé Nef... Està Minet : Està o no està minet ? Drame chatespearien... Terbox : Je suis le chat Terbox qui a de la tchatche... and I like the chat Terring. Chatbeauté : J'ai gagné des prix de beauté. Je suis charmant. On dit même que j'ai du chien et que je serai une chtar du Chat-Bizzhard. Zuble : Je suis un chat humble qui, dans ma chapelle, porte la chasuble comme voeu de chasteté et de charité. Chat viran : Toujours mieux que Chat Viré. Bravo les greffiers de la tribune libre. Chat OS : Victime de chaos alimentaire, je suis le chat pelé, ex-chat peau reconverti en Ouvrier Spécialisé dans une fabrique de chapelure... Hibou Ossi : Owlette, vous êtes vraiment chouette. On comprend que, près de vous, l'owlet, il bout. Owlette : Oh comme tout cha c'est cha marré. Chat Lumo : Chat pyromane mais chaleureux... O' Brian : Le chat O'Brian pique une ire landaise si on le traite de British shorthair... DiscréMiné : Donne ma langue à Chat HerKozy pour test ADN... Gras minet : Alias Grosse tige, j'aime les histoires d'O'baise. ChatTerton : Minet trop affectueux, la vraie pègue !... Bi chat : Hôpital vétérinaire avec des chambres à deux lits... Date chat : C'est la mi-août en Russie aussi... Chat Monix : Si les montagnes ne se rencontrent pas, elles accouchent souvent d'une souris... Boudcha : Que me dites-vous? Le ver de terre au bout de l'hameçon de l'âme soeur pour attraper une étoile... Peuchère ! Je ne pécherai pas... Vade retro Satanas! Méditante : « Vers de terre amoureux d'une étoile », ou alors « il n'y a que les montagnes qui ne se rencontrent pas ». Chat Rogne : Je refuse l'invitation au restaurant de Chat Cal... Sourifière : J'ai châtié pas châtré car ce serait trop... Sourifière : Le chat oyant sera châtié et ne me chassera plus... Owlette : Le Chat oyant, lisant la tribune, dit « quel charabia, moi je veux Marjolaine et c'est tout ». Guenonne : Ce rat jaloux radote. Je suis une guenonne chaste et mon corps est un guenon's bull land. Rat Bajoie : Moi, je pense que Gingembre trompe déjà Marjolaine pour le sourire d'une guenon... Marjolaine : Maintenant, mon ambre solaire est de marque "Pachy derme" avec une pointe de gingembre... Pachy e salute comme slogan publicitaire. Marjolaine : Gingembre, fais-moi un en(lé)phant. Gingembre : Marjolaine, "elle est fan" de moi... Chalhomme : Traduction de chaman, chat spirituel et pacifiste. Chaluthier : J'ai été harponné et j'ai fait du violon, je vous l'accorde... Maintenant je suis un chaton net qui ne chaparde plus. Chat d'or : Je suis un chat d'Iran pour les chattes persanes... Chat Cra : Sur le dos, je pratique le yoga mais sur le ventre je glaviote... Rat-chat : Spécimen rare vendu d'occasion... Pussy Pushy : Chat anglo-saxon arriviste, arrogant et sûr de lui. He's a very pushy cat... Minet Ral : Minet râle à cause de Minette qui reste de pierre... Micorne : Chat loupée on s'en tourne une? Micorne : Chat mot ; couvert. Potiron : Je fuis de couic en couic avec mes souliers neufs... Couac ! Un miroir ! J'y vois le reflet d'un pote âgé. Mais, où donc cours-je ? Dans quel état j'erre ? Minestrone : C'est vrai que mon pote Iron a un regard de courge... Bichou : Je suis le chat Bichou, natif du Poitou et je n'en fais pas un fromage, Justine, si vous préférez le marquis de Chade... Mais, il me rend chèvre ! Justine : Vous n'auriez pas vu le Marquis de Chade ? Le chas : De fil en aiguille, je me retrouve ici... Chat Cal : Chat suffit... Il y a de quoi battre la cha made... Chat Meau : Ouch serait un beau nom pour un chat obéissant et serviable. La souris : C'est mal fréquenté par ici... Chat rieur : Chat touilleur me fait rire... Touilleux : Chat Pristie, de quoi tu te mêles... Perlipopette, elle lui donne un nom si elle le veut... Pristie : Chat-Perlipopette, il faut lui donner un nom à ce chat n° 2000. Bâilleur : Entre bâilleurs, bonne nuit !... Médor : Cha va comme ça les chats, j'arrive. Chat-moi : Chat des montagnes, cornu et égocentrique... Chat pitre : Sur mes bancs, Je fais rire les chanoines... Chat lange : Je sus un chaton compétitif... Chat foin : Je suis un charlatan campagnard... Chat d'eau : Je suis apache la tribu Shadows... Chat loupé : L'omerta, je m'en fous et je balance...
Publié le 23 octobre 2007 à 08:00
Par Martine Rousset
Humeur : Gaie
Il était une fois Marjolaine, une jolie petite souris au sourire charmant qui vivait une belle histoire d’amour avec Gingembre, un superbe éléphant à la carrure impressionnante. Leur rencontre fut magnifique bien qu’elle commença mal… C’était il y a quelques années… Marjolaine habitait encore chez ses parents et menait une vie de jeune souris heureuse. Jusqu’au jour où, alors que toute la famille était à table, un bruit d’enfer remua toutes les parois de leur nid. Tout tremblait… Son père, affolé, passa le nez par l’ouverture et aperçut un énorme éléphant qui se promenait par là. Un panier accroché à sa trompe, il cueillait des champignons tout en chantonnant. Le père, sentant le danger imminent, ordonna à toute la maisonnée de se jeter sur le pachyderme et de le mordre afin de le faire dévier de son chemin. Marjolaine, ses frères, ses sœurs et ses parents prirent alors l’éléphant d’assaut. Celui-ci, surpris, se secoua brusquement et toutes les souris retombèrent sur le sol, sauf Marjolaine qui resta accrochée son cou. C’est à l’instant où le père terrorisé hurla à Marjolaine : « Vas-y ! Il ne regarde pas ! Etrangle-le ! » que l’éléphant réalisa la situation. Il s’arrêta net, se confondit en excuses, leur offrit quelques champignons qu’il avait cueillis et continua son chemin, contournant soigneusement le nid. Il s’en était fallu de peu. Puis la vie reprit son cours et l’aventure fut vite oubliée. Le hasard voulut que quelques mois plus tard, alors que l’été dispensait ses plus belles journées, Marjolaine et Gingembre se rencontrèrent à nouveau. Marjolaine se trouvait près du lac, à deux pas de chez elle, et s’apprêtait à se baigner. Mais elle était fort en colère car elle avait beau vider son sac de plage de tout son contenu elle ne semblait pas trouver ce qu’elle cherchait. Son ambre solaire, ses lunettes de soleil et ses mots croisés éparpillés sur sol, elle fulminait. C’est alors qu’elle aperçut Gingembre qui prenait un bain au milieu du lac. Elle ne le reconnut pas. Bondissant, elle l’interpella : « Eh ! Sors de l’eau ! ». L’éléphant se retourna, sortit de l’eau et, intrigué s’approcha de la souris. Marjolaine fut immédiatement soulagée dès qu’elle le vit près de lui : « Bon, ça va, lui dit-elle en le toisant, ce n’est pas toi qui a pris mon maillot. J’ai dû l’oublier chez moi ». Gingembre la regarda avec un petit sourire. Il la trouva très jolie. Il lui proposa d’aller chercher son costume de bain et de se rafraîchir ensemble, ce qu’elle accepta. Il faisait très chaud et l’eau était fraîche à souhait. Ils s’amusèrent à s’éclabousser et Gingembre lui tendit même sa trompe en guise de plongeoir. Puis ils partirent se balader aux alentours, bravant les rayons mordants du soleil. Au bout d’un moment, Marjolaine n’en pouvant plus, proposa à son ami : « J’ai vraiment trop chaud et si cela ne te fait rien, je vais marcher dans ton ombre un moment. Nous pourrons changer ensuite… ». Ils parlèrent longuement, se lancèrent des œillades rougissantes, s’effleurèrent discrètement jusqu’à ce que le soleil, en se couchant, avertisse Marjolaine qu’il lui fallait rentrer très vite chez elle car ses parents l’attendaient pour dîner. Elle demanda à l’éléphant de courir avec elle pour ne pas être en retard et il lui emboîta le pas. Lorsqu’elle se retourna, elle fut surprise de voir toute la poussière qu’ils soulevaient tous deux en courant. C’est ainsi que Gingembre et Marjolaine tombèrent amoureux et qu’ils se marièrent. Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants… Moralité très personnelle : Celui qui s’ouvre au rêve le reçoit comme l’hypothèse d’une réalité. Rien ne l’étonne alors, sinon d’avoir su rêver alors qu’il n’est plus un enfant.
Publié le 22 octobre 2007 à 08:00
Par Martine Rousset
Humeur : Souriante
Je l’aime bien Lazare. Il est fantasque mais il me plait bien. Nina m’agace un peu. Bien qu’elle ne soit pas plus épaisse qu’un fil de fer, elle prend une place considérable à la maison quand elle est là. J’ai connu Lazare avant elle… Elle semble l’oublier. L’autre fois, elle est parvenue à me déloger de « mon » fauteuil. Pourtant, croyez-moi, j’ai résisté… J’étais lové bien au chaud et il a fallut qu’elle mette son grain de sel. Elle voulait la place. Elle a tenté de me soulever. Je me suis cramponné, les griffes plantées dans le tissu, tout en faisant mine de dormir. Elle a tiré, tiré… J’ai dû céder. Non sans avoir laissé quelques stigmates sur le tissu. Lazare ne m’aurait jamais fait cela. Le pire, c’est qu’il était là et qu’il n’a rien dit ! Il m’a même sermonné en retirant les morceaux de tissu accrochés à mes griffes. Ce fauteuil est devenu une pomme de discorde entre Nina et moi. Elle refuse de le croire quand il dit que je suis un poète. Du coup, il s’est mis à en douter. C’est vexant. J’aimais bien quand il le croyait. Souvent, Nina me dessine. Elle m’installe sur une chaise et me demande de ne plus bouger. Elle me parle gentiment et me gratouille la tête en m’affirmant que je suis un bon gros chat et que si je reste tranquille elle me gratifiera d’un petit supplément à mon dîner. Je me suis fait avoir la première fois… J’ai posé patiemment pendant une éternité et j’y ai gagné une sorte de chose immonde –du mou, a-t-elle dit- que je n’ai fait que renifler avec dégoût. Alors, maintenant, lorsque j’entends Nina m’appeler, je me planque. Plus rien n’est comme avant. Même Lazare a changé. Lorsqu’elle n’est pas là, à présent, il chante, il rit tout seul, il se rue sur le téléphone dès qu’il sonne.
Il me laisse davantage tout seul aussi. Un jour qu'il avait laissé son ordinateur allumé, j'en ai profité pour lire ce fameux blog que Lazare consulte chaque jour. Il est rentré à ce moment-là. Il s'est mis à hurler avec enthousiasme : « Tu es le 2000ème ! Tu es le 2000ème ! Le 2000ème est MON chat ! ». Et alors ? J'ai nettement préféré le délire hilarant sur les chats dans la tribune libre. J'aime bien quand on s'intéresse aux chats.
Et puis il y eut ce drame… Je me suis absenté durant trois jours pour « affaires » et lorsque je suis rentré, fatigué et ne pensant qu’à dormir de tout mon soûl, ils se sont jetés tous les deux sur moi ! Ils étaient inquiets ! Ils se sont parlé en aparté un instant. Ils ne semblaient pas d’accord. Finalement, Lazare s’est approché de moi et m’a glissé dans l’oreille : « Nina a raison… Couic ! ». Couic ? Je n’ai compris qu’une semaine plus tard, ensuqué au fond d’un panier ridicule, que ce couic était un couac à ma vie de chat d’affaires… Je préférais Lazare avant qu’il ne rencontre Nina… Au moins, il n’avait pas ce regard de courge que vous, les humains, vous avez lorsque vous êtes amoureux.
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