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Le blog de Martine Rousset
Mon bloc perso.
Ici, chaque jour à huit heures, les humeurs d’une blogueuse, mère, mi-ours, mi-cigale et auteur de « Mystères d’âmes », recueil de nouvelles aux Editions A Fior di Carta.
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Tribune libre
Ausecours : vite il faut enlever tous les panneaux avant que Martine revienne!
Owlette : attention de ne pas trop te pencher c'est haut!
Georges C. : Même à Grevin, il n'est pas de marbre
Miso : Ppoint ? Y a le point basta, aussi !
Très sain : Saint Tr(e guéri
Saint Tre : Trop bon, le Desproges. Merci Martine.
Musa : On parle de toi dans musanostra, rencontre 4
Un pote : Toutes les taxes font chier tout le monde... même celle d'habitafion.
abbé froid : paix à son âme
abbé froid : paix à son âme
abbé froid : paix à son âme
l'abbé zef : à ne pas confondre avec le pet de nonne
L'Abbé Bêt : Qui monte, qui monte, qui monte...
L'abbé Gay : Je fais du vélocypède avec l'Abbé Quille.
RENCARD : Le 12 septembre chez TOURISTRA (ex CNRO) à TAGLIO ISOLACCIO avec Ugo Pandolfi et Olivier Collard. Emmenez vos maillots, on sera au bord de la piscine.
con pote : une bonne pomme
Chicon : con bon comme la romaine et chiant qui fait des salades.
Abscons : unconpris vaut mieux quer tu l'auuras.
Vieux con : Ce con plisse avec l'âge
con sultan : possède un harem de concubines.
Bas con : manque de cul haut au con bas.
Sire con 6 : 6ème roi des cons
con tenté : drague incertaine
Conchita : Guenon idiote espagnole
Con cave : con honnête voûté
concitoyen : con victime de la conjoincture et réduit à la portion congrue.
Réclusion : Etat de celui qui est con finement.
Condom : Cond'femme
Faitcon : con de naissance ayant échappé à la contraception.
Con pâti : pauve juliette sans Roméo pati ...
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Publié le 21 octobre 2007 à 08:00
Par Martine Rousset
Humeur : Souriante
- Bonjour auteur de mon existence !
- Oh Lazare ! Vous m’avez réveillée ! Il n’est que huit heures du matin et nous sommes dimanche !
- Ça dort un auteur ?
- Evidemment… Nous sommes des êtres de chair et de sang et nous avons nous aussi le droit au repos !
- Vous n’êtes donc pas virtuelle…
- Quelle idée ! Et pourquoi donc ?
- Vous n’avez pour moi que la réalité de votre blog… Et je me demandais si en plus d’une âme vous aviez également une enveloppe corporelle. Voilà tout.
- Quelque chose ne va pas Lazare ? Je vous trouve étrange aujourd’hui... Bizarre, bizarre…
- Bizarre… Vous avez dit bizarre, bizarre…
- Moi, j’ai dit bizarre, bizarre, comme c’est étrange ! Pourquoi aurais-je dit bizarre, bizarre ?
- Je vous assure ma chère Martine, que vous avez dit bizarre, bizarre.
- Moi, j’ai dit bizarre, comme c’est bizarre Lazare !
- Bref ! Non, je ne suis pas plus bizarre aujourd’hui qu’hier et tout va très bien. Notre voyage à Cuba s’est merveilleusement bien passé. Je vous le dis puisque vous ne me l’avez pas demandé… Mais en lisant votre blog cette semaine, je me suis tout à coup posé la question de savoir si vous aviez une vie en dehors de votre blog ? Vous en avez une ?
- Vous seriez déçu si je vous affirmais le contraire ?
- Je voudrais m'assurer que vous êtes réelle et par conséquent, que j'existe officiellement.
- J’ai une vie en dehors de mon blog. Content ?

- C’est plutôt rassurant, en effet. Je craignais que vous ne fussiez qu'un mirage... Et vous êtes satisfaite de votre blog ?

- Je l’aime bien mon blog. C’est un défoulement bienfaiteur.

- Il n’est pas parfait…

- Moi non plus, cela tombe bien…

- Vous rendez-vous compte que vous créez un lien avec ceux qui vous lisent ? Imaginez qu’un jour vous n’écriviez rien sur votre blog ! Ils appelleront immédiatement les secours, persuadés qu’il vous est arrivé quelque chose !
- Je n’y avais pas pensé !
- Connaissez-vous tous vos lecteurs ?

- Non… Certains restent dans l’ombre et ne laissent jamais de commentaires. Je sais qu’ils passent, qu’ils lisent et puis qu’ils repartent sans laisser de trace.

- Un conseil, ne leur donnez pas trop d’articles à l’humeur maussade. Pas bon ça.
- L’automne est magnifique mais il me fait peur.
- Parce qu’il mène à l’hiver je suppose ?
- Vous êtes perspicace…
- Mon chat me tourne autour. Je dois vous laisser. Il a faim.
- Toujours poète votre chat ?
- Pourquoi voudriez-vous qu’il ne le soit plus ? Au fait, je voulais vous le dire… C’était lui le 2000ème  Et cette semaine, je l’ai vu rire aux larmes en lisant la tribune libre ! Allez, bon dimanche. Qu’avez-vous prévu aujourd’hui ?
- Un bon feu de cheminée bien crépitant. Le premier de la saison… Bon dimanche. Bonjour à Nina et à votre chat… Comment s’appelle-t-il ?

- Le chat. Vous n’avez pas pensé à lui donner un nom…

Publié le 20 octobre 2007 à 08:00
Par Martine Rousset
Humeur : Tendre

Solitude du sage dans l’alcôve de ses pensées,

Il écoute les instants et il sait le Temps.

 

Solitude de l’âme en miroir qui scrute et s’interroge,

Retranchement de l’être qui retourne à sa source.

 

Solitude amère du misanthrope.

Es-tu meilleur que les autres ?

 

Solitudes réunies en une vaste solitude béante.

Mouroirs des âmes dont le corps a trop vieilli.

 

Solitude bancale après l’envol de l’âme aimée,

Laisse le temps au Temps. Il te le revaudra.

 

Solitude d’un joyau, pureté d’un amour,

Solitaire à ton doigt, toi qui ne l’es pas.

 

Solitude de l’être soliloquant son désespoir

Parle plus fort. Quelqu’un t’entendra. Peut-être.

 

Solitude envoûtante du musicien,

Soliste artiste équilibriste harmoniste.
 
 
 
I'm a poor lonesome cowboy
But it doesn't bother me
'Cause this poor lonesome cowboy
Prefers a horse for company
Got nothing against women
But I wave them all goodbye
My horse and me keep riding
We don't like being tied.
Publié le 19 octobre 2007 à 08:00
Par Martine Rousset
Humeur : Tendre



Il était une fois un poète. Rêveur, comme tous les poètes, il accrochait à ses strophes toutes les choses du monde. Ses rimes soupiraient d’aise et le rendaient heureux. Un jour, sans savoir pourquoi, plus rien ne lui vint. Les choses du monde n’avaient plus d’écho. Il les regardait et son regard glissait, impuissant. Sa tête restait vide et ses rimes orphelines.


Il s’entêta cependant et ordonna à sa plume d’avancer. Rien n’y fit. Il voyait les choses mais elles ne l’inspiraient plus.
C’était pourtant l’automne, saison propice à la poésie...

Désemparé, il grimpa sur une colline et voulut crier son désarroi. La nature elle aussi lui refusa son écho. Ses cris se perdirent dans la vallée et moururent sans effet.


Alors le poète s’assit sur un tapis de feuilles mortes et le visage dans les mains, il se mit à pleurer. Les larmes des poètes sont capables de merveilles et sous leur plume, la tristesse devient beauté. La larme n’est plus une larme, elle est une substantifique goutte d’inspiration.
Mais les larmes de notre poète parcouraient ses joues et tombaient inexorablement sur le sol.

 

Soudain, un bruit sec se fit entendre. Un bruit de chute, bref et léger. De ses yeux gonflés et rougis, il chercha l’origine du bruit. C’est alors qu’il aperçut une bogue de châtaignier qui avait roulé jusqu’à la pointe de son pied. Intrigué, il se pencha pour observer la châtaigne dans l'entrebaîllure (1) de la bogue. Et le poète se retrouva séduit par la rondeur reluisante du fruit.




Il dégagea délicatement la châtaigne et la déposa dans le creux de sa main. Tandis que ses larmes séchaient, il l’effleura du bout des doigts. Elle brillait de mille éclats et dans l’un d’eux, il entrevit l’esquisse de son propre sourire.

 


Il se souvint alors de ses poches d’enfant rebondies par les châtaignes. Il se souvint de l’odeur du feu et de la châtaigne grillée. Il se souvint de ses doigts rougis par la châtaigne encore brûlante. Il se souvint de sa saveur douce et sucrée. Il se souvint du visage de sa mère dans le clair-obscur des flammes de la cheminée. Il se souvint…


Et son âme de poète s’anima de nouveau. Ses larmes retrouvèrent leur source et sa plume rattrapa l’écho des choses du monde.






(Photographies M. R.)

(1) Entrebâillure, subst. fém. Ouverture étroite résultant de l'action d'entrebâiller. Une odeur de fleurs mouillées se glissait par l'entre-bâillure de la porte avec le reflet bleu des glycines qui l'encadraient (A. DAUDET, Tartarin Alpes, 1885, p. 147). L'entre-bâillure de sa gorgeronnette, entre ses deux tétins (ROLLAND, C. Breugnon, 1919, p. 112). Elle a écouté tout cela [Virginie Ralon] dans l'entrebâillure de la porte (BUTOR, Passage Milan, t. 1, 1954, p. 256). Avec en prime un remerciement sincère à Yves Thomas qui a permis à mon entrebâillure d'exister et à moi, de m'en libérer...


Publié le 18 octobre 2007 à 16:38
Par Martine Rousset
Humeur : Souriante

L’inutile peut être une chose magnifique. Il nous offre ses bonbons de la vie dans sa jolie bonbonnière aux formes rebondies. Une caresse, une tendresse, un poème, une musique, une attention, un sourire, une image, un baiser… Toutes ces choses inutiles pour vivre mais indispensables pour survivre. Juste pour le plaisir des sens. Caramel, dentelle. Chocolat, soie. Guimauve, alcôve. Instants sucrés d’émotion gratuite.

 

Et puis comme l’inutile ne suffit pas toujours, il y a ceux qui vont encore plus loin que l’inutile. L’inutile inutile. Presque indécent…

L’inutile lancer de portable (record à 89 mètres…),

L’inutile championnat du cri de cochon,

L’inutile championnat de manger de homard,

L’inutile championnat du monde de lancer d’avions en papier,

L’inutile championnat de lancer de bouse de vache,

L’inutile parcours d’un Britannique qui a fait rouler une cacahuète avec son nez pendant 11 jours dans les rues de Londres,

Les 124 pompes inutiles sur un seul doigt d’un autre Britannique,

L’inutile record d’un américain qui a propulsé des spaghettis qu'il avait dans le nez à une distance de 19,05 cm…

 

Quelqu’un peut-il m’expliquer le bien que cela procure ? A moins, bien entendu, que certains de ces records aient été établis pour une cause à faire entendre.

 

L’être humain me dépasse parfois. Sans moquerie, sans ironie, je cherche juste à comprendre.

Les commentaires

Publié le 18 octobre 2007
Par Martine
Désolée pour cette pub intempestive qui apparait ici depuis quelques jours.
On ne m'a absolument pas demandé mon avis...


Publié le 18 octobre 2007
Par Difrade
Lorsque l’on parle d’inutilité, s’agit-il de l’associer au grotesque représenté par des exploits qui n’en sont pas ? ou, alors, à une mise en accusation des déterminismes et de l’utilitarisme ? S’agit-il de prise de position artistique ou de satisfactions grossières données par des plaisirs futiles ?

Que doit-on penser alors de l’art contemporain qui accomplit des performances aussi glauques que possibles ? L’inutilité n’est-elle pas revendiquée par certains comme l’affirmation de la liberté absolue de création ? Victor Hugo s’exclamait : « Je veux du superflu, de l’inutile, de l’extravagant!»

Aborder le sujet de l’inutilité est chose sérieuse et on pourrait entamer une réflexion philosophique…

Mais l’inutilité est humaine ! Voilà tout !…
Publié le 18 octobre 2007 à 16:34
Par Martine Rousset
Humeur : Au secours !
Non, je ne vous livre pas une nouvelle fois mes "vieux" articles ! Il y a réellement un bogue sur mon blog. Tous les articles postérieurs au 7 septembre se sont envolés... Pour le moment, je n'en connais pas la cause. Ifrance ou moi ? Je l'ignore mais une chose est certaine, la technique ne me vaincra pas...
Pas de panique. Pour aujourd'hui, je prends le même et je recommence...
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