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Le blog de Martine Rousset
Mon bloc perso.
Ici, chaque jour à huit heures, les humeurs d’une blogueuse, mère, mi-ours, mi-cigale et auteur de « Mystères d’âmes », recueil de nouvelles aux Editions A Fior di Carta.
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Scrat : Je sniffe que les noisettes depuis que la Martine s'est entiché de moi
Renifleur : Je nifle et renifle la bécasse...
tiampiste : Si ti an veux pas du tian, tiampis pour toi!
Ramàdent : Dicton mahometian: Tant va le tian à l'eau qu'à la fin le tian pète.
Cristian : Ô tian suspend ton bol!
X : Un tian vaut mieux que deux tu le tianneras
X : Tian ! Voilà du boudin !
Ty-Han : Un tian dans le moule. Un moule dans le tien. Les oies caquettent.
Clo Clo : C'était un textre clos. Roger a senti la menace. Dans cakette, il y a cake.
Roger : De quelle marque et de quelle taille le moule à cake d'Ugo? Eminence? XXL?
Too is too : two with two O, it's too much!
Choking! : Cake with too K, that takes the cake!
Clo Clo : Kake c'est cette histoire de moule? Texte clos?...
Msge perso : Ugo, j'oublie pas ton moule à cake. Je te le ramène samedi.
RENCARD : Le 6 septembre à LECCI di PORTO-VECCHIO. Sous les pins.
Martine : 50 000 visiteurs ! Wow ! Je peux pas tous les inviter pour l'apéro mais le coeur y est !
Robert : Je demande le soutien de Fernand puisqu'il soutient georges...
Fernand : Je soutiens Georges sans savoir à quel sein me vouer... What else? Faire nan! Nan! Et nan!
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Publié le 12 octobre 2007 à 10:41
Par Martine Rousset
Humeur : Au secours !

J’ai chaussé mes Nike, enfilé mon zomblou ultra-mode pour faire un minimum incognito, je suis descendue dans la rue et j’ai écouté les d’jeunz parler.

Trop tops leurs archi, giga, maxi, méga, super, hyper et ultra. C’est vraiment d’la daube.

J’aime un peu moins le côté percutant de « c’est d’la balle » depuis que j’ai réalisé qu’il s’agit là d’une allusion faite à une balle de révolver… Mais soit. Ce ne sont que des mots et il n’y a aucune raison pour que je bad-trippe.


J’ai entendu deux keums qui discutaient assis sur un mur.

- T’as eu un blème avec l’aut’ naze ?

- Ouais. Comment je lui ai niqué sa race à ce bouffon !

J’ai eu envie de m’approcher pour leur dire que la zic adoucissait les mœurs mais j’ai eu peur qu’ils me prennent pour une belette mystique.

Je me suis contentée de passer devant eux et de lâcher  à l’un d’eux : « Elles sont trop mortelles tes Nike ! ». Ils m’ont regardée bizarrement et je pense qu’ils m’ont trouvée chelou.

Pour me rattraper, je leur ai déclaré : « Comment j’vous kiffe trop les d’jeunz ! ».

Surpris, l’un d’eux a dit à l’autre : « Trop comment elle parle la vieille ! Elle est d’équerre grave sur les yeux d’ma mère ! Ohé le steak !  Kesse tu veux ? ».

Sur ce, le plus petit s’est levé et a dit à son copain : « Allez, viens, on s’pomme D ».

- Hé attendez ! Ça veut dire quoi « on se pomme D » ?  Comment trop ça m’gave de pas savoir ! Ai-je crié alors qu’ils s’éloignaient.

- T’es une truffe grave ! Tu sais ce que c’est un ordinateur Mac avec la petite pomme ? Eh ben, le raccourci clavier pour fermer une fenêtre, c’est « pomme » « D ». Eh  ben, on s’casse.

 

Dac. Alors, je m’pomme D aussi.



Les commentaires

Publié le 12 octobre 2007
Par BB
Mince, je dois apprendre une autre langue si je veux parler a ton Roudoudou


Publié le 12 octobre 2007
Par martine.rousset
Tu vois, le décalage n'est pas toujours uniquement horaire... Mais ils doivent bien avoir leur langage à eux les adolescents canadiens non ?
T'inquiète, mon Roudoudou a encore quelques bon vieux restes de français. La mère veille (jeu de mots involontaire mais puisqu'il y est, je le laisse et je le fais remarquer)...
Vraiment ravie de ton passage !


Publié le 12 octobre 2007
Par Jean-Paul
flicorse@ifrance.com
L’auteur du polar « Tamo ! Samo ! » cherche un interprète en langue râpeuse pour la traduction d’un rap dont nous vous reproduisons le texte ci-dessous:

"La teuf avec le RMI"

Refrain
Tire sur le chichon, tire sur le teush, tire sur le teushi
un X, un taz, un Xeu et c'est l'extase.(bis)

Couplet 1
La galère dans le monde des fourmis, ça me gave, ça me gave, ça me gave... Cigale, je fais la teuf avec mon RMI, la teuf avec mon RMI ... C'est la bombe, ça l'fait grave, grave, ça l'fait grave, grave…

Couplet 2
Bave, travailleur, tu te vends pour du flouz... Pour le flouz t'es comme une tarlouze, on te blouse, le blues … La nuit, sa race, tu tires ton coup en despi, sa race, ton coup à la despi… Le jour, bercha, tu brûles ta petite vie, comme une nuit'grave, grave…

Couplet 3
Ta petite vie… Petite vie… Le travail te rend nase, nase t'es un numéro sans blase... La liberté se joue sans entrave, métro, boulot, dodo ça me gave, ça me gave, ça me gave. Ca me gave…

Couplet 4
Pas d’entrave, avec le beu, la défonce, les meufs c'est chanmé, c'est chanmé la teuf, chanmé la teuf avec les meufs, c'est chanmé la teuf... C'est de la balle, c'est de la bombe, ça sort plus d'un mort de sa tombe, c'est de la balle, de la bombe, bebom, bebom, bebom…

Couplet 5
Mec, même si la mort te roule un sushi, faut tremper le biscuit. La mort, elle a des bubs, elle a des boules, des bubs, des boules, des bubs, des boules, je la kife et c'est cool... Oui, c’est cool ! Si ! Da ! Ya ! Yes Oui… Si ! Da ! Ya ! Yes ! Oui !

Dernier couplet
Le Pa-pe ! Le Pa-pe ! Heureux, je suis le Pape du rap, je rappe, je rappe, je rappe... Le rythme te rattrape, rappe, rappe, rappe, je vais m'le pécho, chaud, chaud, chaud, chaud… Respect ! Respect ! Respect ! Respect.... Chauffe, chauffe, chauffe…

Vous pouvez adresser la traduction sur le blog de Martine…


Publié le 12 octobre 2007
Par difrade
La belette mystique aurait-elle des origines bretonnes, voire bretonnantes...

Mais qui est la belette ? se demande Manau dans une chanson...

V'la les amateurs de chambrettes,
les bretons qui se la pètent,
les déchireurs de galettes,
les bouffeurs de crêpes.
Après avoir bravé bien des galères et des tempêtes,
regarde bien la tête des jeunes guerriers celtes.
Il y a le loup, le renard bien sûr il y a la belette,
autocritique parfaite mais ça reste correct,
pas d'idée abjecte, c'est pour faire la fête.
Voilà comment Manau avance sans se prendre la tête.

J'entends le loup, le renard et la belette.
J'entends le loup, le renard chanter
J'entends le loup, le renard et la belette.
Manau viendra les gars.
Manau viendra les gars.
C'est à ce moment-là qu'il faut lever les bras.

Tranquille, j'y arrive je me pose, non surtout pas de clause.
Sur ce tempo tribal j'ai envie de poser des proses.
Tu connais le renard mec ! Tu connais la belette ?
C'est moi qui fait cet oratoire je suis le loup c'est net.
C'est une facilité de chambrer pour mon c'est ainsi.
C'est moi qui ai le mic, c'est moi qui écris.
Ne vous inquiétez pas les gars pour vous, je resterai gentil.
Je n'oublie psa que le Manau posee est un état d'esprit.

J'entends le loup, le renard et la belette, mec.
J'entends le loup, le renard chambrer.
Si tu ne comprends pas désolé,
je ne vais pas toujours t'expliquer.
Le deuxième degré déjà acquis dans nos pensées.

C'est net et même si je me la pète,
voilà que je me répète, je suis vraiment trop bête,
il faut que je m'arrête.
A force de me prendre pour la vedette,
je suis devenu la trompette.
Mais dites-moi alors, mais qui est la belette?...
Publié le 12 octobre 2007
Par L'argonaute
Le dossier sur l’argot est à nouveau ouvert par Martine Rousset….

L’avis de Voltaire: "N'employez jamais un mot nouveau, à moins qu'il n'ait ces trois qualités : d'être nécessaire, intelligible, et sonore. Des idées nouvelles, surtout en physique, exigent des expressions nouvelles ; mais substituer à un mot d'usage un autre mot qui n'a que le mérite de la nouveauté, ce n'est pas enrichir la langue, c'est la gâter."

Les avis des sociologues :

Certains, à l'instar du linguiste Alain Bentolila, soulignent que cet argot est un facteur d'exclusion des jeunes des banlieues. Il estime que la proportion des jeunes ne parlant que cette langue serait de 10% à 15% en France. Il ne s'en prend pas à l'argot contemporain en tant que tel, mais les locuteurs de l'argot contemporain auraient un vocabulaire moins riche que les francophones en général, ce qui favoriserait un repli communautaire. Selon Bentolila, la promotion de l'argot contemporain, notamment au travers des textes de rap, constitue un discours démagogique visant à masquer une inégalité linguistique se nourrissant de l'exclusion et l'alimentant à son tour.

Le sociologue Bernard Lahire s'oppose à Bentolila, notamment en avançant que ce dernier prend comme présupposé que la maîtrise de la langue, et dans une mesure plus large de la culture, permet en soi de résister à la tentation communautariste et de s'intégrer dans la société. Lahire reproche à Bentolila de placer l'illettrisme comme une des causes principales de l'exclusion, et de négliger les aspects socio-économiques de la question, qui pour Lahire seraient déterminants. De ce fait Bentolila oublierait de placer les causes de l'exclusion dans le bon ordre, et serait un intellectuel jugeant, à l'aune de son propre capital intellectuel, qui est digne d'être socialisé, et qui ne l'est pas.

Concernant l'utilisation de l'argot contemporain comme un des instruments de construction des textes de rap, certains soulignent que la puissance poétique et évocatrice de ce langage a contribué au rayonnement de la culture hip-hop francophone, et a intégré, de fait, l'argot français contemporain à la culture francophone générale, au même titre que l'argot classique avec les dialogues de Michel Audiard ou les romans policiers de San-Antonio. Il faut toutefois remarquer que l'argot contemporain n'est pas le seul mode d'expression des rapeurs. Le slam est une autre forme d'expression populaire qui émerge en France depuis quelques années.

D'autres, au contraire, estiment que la valeur poétique de l'argot français contemporain est toute relative, et n'est qu'un révélateur de plus du fossé socio-économique et culturel existant en France.

Et cette pandémie logomachique atteint même les grandes écoles…

Exemples de termes d'argot usuels:

* Argent : artiche, as, aspine, aubert, avoine, balles, beurre, biftons, blanquette, blé, boules, braise, bulle, caire, carbure, carme, chels, craisbi, douille, fafiots, fifrelins, flouze, fourrage, fraîche, fric, galette, galtouse, ganot, gibe, graisse, grisbi, japonais, love, maille, mornifle, némo, os, oseille, osier, pépètes, pèse, picaillons, pimpions, plâtre, pognon, radis, rafia, ronds, sauce, soudure, talbins, trêfle, thune...
* Femme : belette, bombe, bourgeoise, frangine, gerce, gisquette, gonzesse, gonze, greluche, greluse, grognasse, meuf, nana, nière, polka, poupée, sœur, souris, star, taupe...
* Manger : becqueter, bouffer, boulotter, briffer, cartoucher, casser la croûte(ou la dalle), casser la graine, claper, croûter, galimafrer, grailler, jaffer, mastéguer, morfiler, tortorer...
* Policier : archer, bignolon, bourdille, cogne, condé, flic, keuf, matuche, pandore, perdreau (->drauper), poulet (->poulagas, poulardin, pouleman), royco, dek (-> dekiz, kizdé), chtar, schmitt, cochons, beufs...
* Siège de la PJ : grande volière, maison parapluie, maison de poulagas, maison pullmann, KFC (en lien avec les poulets)...
* Faire l'amour : baiser, niquer, forniquer, troncher, enfourner son pain, procréer, bourrer, défoncer, copuler, harponner, tringler, limer, fourrer, bouillave, culbuter, motoculter, expliquer l'heure, flasher le bios, défragmenter, installer sa mémoire vive, configurer l'entre-jambes, decouper, casser, massacrer, tremper son biscuit, taïllader, souiller, dérouiller, débarouler, beurrer le croissant, farcir...
* Etre saoûl : beurré, bitu, bourré, malté, plein, seché, rond...

Petit lexique du Taupin et du Préparationnaire en général :

On peut remarquer que dans certains lycées parisiens et anciens lycées de province, tout un argot s'est développé autour du monde des taupins, et même dans le monde des préparationnaires dont voici un petit lexique. Bien évidemment, ces termes sont amicaux et ne reflètent aucune animosité réelle.

* Archive : Nom générique pour une correction de devoir maison trouvée sur internet, dans des livres ou encore redigé par une torche ou un 5/2.
* Astuce parfois orthographié Ssstûûce (aussi RTB : Ruse du Taupin de Base) : Terme qui s'emploie lors d'une démonstration ou d'un exercice particulièrement ardu et qui nécessite une ruse pour sa résolution.
* Bural : Faux singulier de « bureau » (l'habitude d'"aliser" ainsi les mots est une tradition de l'Ecole Polytechnique), désigne le bureau des élèves (BDE). Comme le bural est, dans la plupart des prépas, une association loi 1901, il doit y avoir des élections chaque année, ce qui donne lieu à des campagnes électorales des plus loufoques affichées dans les couloirs, les salles, les toilettes... Pour les postes de Z (préZident ou Zident), VZ (Vice Zident) et autres « grades » au noms très recherchés.
* Conscience : désigne l'organe de reproduction. La main sur la conscience est une position particulière de garde-à-vous demandée aux bizuths par les anciens. (Lycée Thiers, Marseille.)
* Chîîdssu : Venant d'une réflexion hautement vulgaire : « se chier dessus », signifie que l'on a raté sa colle, son DS (devoir surveillé ou devoir sur table) ou autres choses notées.
* Chnou : surnom donné à un élève préparationnaire qui aime bien ou qui fait semblant d'aimer avoir de mauvaises notes. Exemple : « Cet élève vient de se "krasser" en colle et il aime ça, quel Chnou ! » On emploie aussi ce vocable pour exprimer son dégoût de la filière BCPST, ça rejoint l'expression « BCPST krâss » (Louis le Grand, Paris ; Claude Fauriel, Saint-Étienne), expression très usitée pour chambrer les préparationnaires en BCPST. Cela reste tout de même dans un esprit bon enfant.
* Echec : Mot que la classe crie en chœur lorsque le/la professeur annonce une moyenne très mauvaise pour un devoir ou lorsqu'un étudiant ne sait répondre à une question d'un professeur par exemple. Certains 3/2 n'ayant pas peur des représailles, s'essayent parfois à dire « échec » lorsqu'on parle ou qu'on évoque un 5/2.
* Etoile : s'emploie pour désigner la promotion de deuxième année constituée des élèves les plus brillants. À noter, une analogie avec R*, qui représente l'ensemble des réels privé des nuls.
* Espoir ou Sssspouoîrrr : Se dit à un taupin qui prétend pouvoir intégrer l'X.
* Krass : Une expression très usitée pour chambrer un autre élève séchant lamentablement au tableau. C'est aussi l'insulte attitrée aux élèves d'une autre section. Selon les lycées, les khâgneux et/ou les épiciers et/ou les agros en font les frais, non sans riposter de la même manière...
* Kuiss : Terme transparent visant à détendre l'atmosphère, employé lorsque le professeur peut avoir employé un mot assez équivoque. Dans certains lycées (ex : lycée du Parc, Lyon), interjection marquant l'admiration face à une beauté purement physique. On khuîsse ainsi les jolies filles. L'interjection correspondante pour la beauté immatérielle (surpuissance d'un raisonnement ou d'un prof, ou d'un 5/2), on emploie alors l'interjection « pschhhh... », dite pschitage.
* Pale : Devoir surveillé ou autre type d'examen écrit, généralement hebdomadaire. Transformation, issue de la tradition polytechnicienne, de composition en compo, alisée en compale et abrégée en pale.
* Promale : Alisation de « Promo ». Par exemple : « Salut, t'es de quelle promale toi ? », « 213 », « Ah ! Krass ».
* Saint-kdeumi : Orthographe spécialisée de 5/2.
* Sanction : Lorsque le/la professeur dit à un élève « Dites, vous n'êtes pas venu en khôlle hier... », lorsque un élève sèche au tableau et énerve le professeur par sa médiocrité, la classe répond en chœur : « Sanction ».
* Stresss : Lorsqu'on entend x7 / 2, la classe répond en chœur « Stresss ». De même lorsque le professeur de maths annonce un devoir à venir, lorsque l'on évoque les concours en fin d'année, ou tout autre rapport avec ce qui n'est pas agréable dans la vie d'un taupin.
* Sssseeeex : Un autre terme transparent, du même emploi que « Kuiss » bien qu'il ne puisse désigner une beauté immatérielle. Il est surtout là pour faire ressortir une expression, une attitude ou parfois juste un mot équivoque qui aurait pu passer inaperçu dans le discours d'un professeur. Se prononce « sssseeeexe » (on fait durer le « s » et le premier « e »). On peut voir ici une ressemblance avec le « Sssss » évoqué plus loin. Parfois le simple fait de commencer à dire « Sssss » fait comprendre à toute la classe le sous entendu. Exemples : Durant le cours de maths la professeur de Physique frappe à la porte, le professeur de maths s'éclipse un instant pour discuter dans le couloir, à ce moment la classe bourdonne un « Ssssseeeexe ! » provoquant l'hilarité générale, même celle des professeurs concernés bien amusés. Le cours a commencé depuis quelques minutes et, fait du hasard, les deux retardataires arrivent en même temps dans la salle : la classe crie « Sssseeeexe ». (Lycée Joffre, Montpellier).
* Sssss : Onomatopée, généralement quand quelqu'un dit qu'il est l'ami d'un autre, un préparationaire peut dire « sssss » pour se moquer.
* Torche, parfois orthographié Torsche ou Thôôrch : peut s'employer comme exclamation : « Torche ! » ou comme nom : « Regarde cette Torche ». Une Torche est une personne qui réussit tout, qui est vraiment forte ; bref qui torche bien tout ce qu'elle fait. Le terme Transssssss est maintenant davantage utilisé avec une signification similaire.

Sources : Wikipédia.

Si d’aucuns pensent pouvoir enrichir nos champs lexicaux par des termes argotiques répondant aux critères de Voltaire, je propose qu’ils se manifestent sur le blog de Martine… En excluant les grossièretés.
Publié le 12 octobre 2007
Par Le petit Robert, indic de La Rousse
Il existe un dictionnaire en ligne de l'argot et du français usuel. Vous le trouverez à l'adresse ci-dessous:

http://www.languefrancais e.net/glossaire/

A consulter avec modération car il présente, pour certains, des risques de logorrhée et de logomachie.

Je garde l'anonymat pour ma sécurité, car même les mots peucent tuer...


Publié le 13 octobre 2007
Par Raminagrobis
A l'attention de lapin agnostique qui cherche la belette mystique,

Le chat, la belette et le petit lapin erst une fable de Jean de Laf'
et à la fin ...

Rapportons-nous à Raminagrobis. C'était un chat vivant comme un dévot ermite, Un chat faisant la chattemite, Un saint homme de chat, bien fourré, gros et gras,

A la fin Raminagrobis croqua la belette et le petit lapin.... Pomme D sur les échanges métaphysiques et MéGa-physiques.

Alors, un conseil à la belette et au petit lapin, si un chat vous dit qu'il est sourd, il ne faut pas le croire et s'en approcher... C'est Raminagrobis, en personne, qui vous le dit. Et des chats sur la Web, il y en a des millions.

Miaou! Miaou!


Publié le 13 octobre 2007
Par martine.rousset
Une belette avertie en vaut deux...


Publié le 13 octobre 2007
Par martine.rousset
Traduction en gros :
"Ah ! Qu'il est doux de ne rien faire quand tout s'agite autour de nous !"


Publié le 13 octobre 2007
Par Lapin agile
Pour faire suite au dernier message de "vieux" lapin agnostique en réponse à belette mystique;

Qu'est ce qu'un vieux lapin ?

Au dessous de 5 ans un lapin est considéré comme jeune. Un lapin peut facilement atteindre 8-10 ans si son hygiène de vie est correcte et certains recordmen atteignent jusqu'à 14-16 ans !
La durée de vie du lapin dépend en partie de la qualité des soins qu'on lui apporte : bonne alimentation, exercice, vaccination, stérilisation, soins médicaux.
Quels sont les signes de vieillesse ?

* -baisse d'activité
* -problèmes dentaires
* -problèmes de mobilité( en particulier, les problèmes de dos et pattes arrières)
* -Prise ou perte de poids
* -Perte de l'audition
* -Perte de la vue
* -Problèmes dermatologiques

A quel âge apparaissent ils?

Il n'y a pas de règle, certains lapins n'ont aucun souci tout au long de leur vie, d'autres ont des maladies précoces. Les malocclusions des molaires sont fréquentes à partir de 4-5 ans et sont souvent causées par une mauvaise alimentation.


Publié le 13 octobre 2007
Par Le Zine lapin
Le Zine Lapin est un journal qui se lit aux toilettes et il propose cette semaine le test du lapin...

Le Test Lapin

Le test lapin va vous permettre de déterminer si vous êtes ou pas un lapin.

Question 1 - êtes-vous un lapin ?
a oui
b non
Résultats du test

Si vous avez plus de réponses "a"
- Vous êtes un lapin.

Si vous avez plus de réponses "b"
- Vous n’êtes pas un lapin.

La semaine prochaine, le Test Caribou vous permettra de savoir si vous êtes un caribou ou pas.
Publié le 11 octobre 2007 à 10:46
Par Martine Rousset
Humeur : Tendre


Nos âmes recèlent des petites fissures qui souvent se révèlent être des failles. Des interstices dans lesquels je tente de me faufiler pour deviner l’invisible. L'intrusion est parfois douloureuse tant pour l'âme inspectée que pour le visiteur. Ces failles sont quelquefois le reflet de nous-mêmes. Cruelle vérité qui ricoche et s’en retourne alors à nous.

 

Fouiller, fureter, fouiner, farfouiller et trifouiller jusqu’à ce que l’âme s’insurge. En s’insurgeant, elle se libère parfois. Elle se rebelle et se révèle.


Certaines âmes sont libres. D’autres se sont enchaînées à leur corps peut-être par crainte de l’inconnu.

Il n’y a pas d’âmes mauvaises, il n’y a que des âmes qui s’ignorent parce qu’elles ne s’interrogent pas. Ces dernières marchent à la cadence du monde qui les entoure comme si Panurge avait eu des âmes au lieu de moutons.

Je suis fascinée par les âmes qui sortent de leurs gonds et qui s’envolent. Les âmes décalées quitte à sembler farfelues. Les âmes endormies m’inquiètent.

L’homme a de multiples faiblesses, force est de le reconnaître. S’y laisser glisser n’annihilerait-il pas son ambition à être un homme heureux ?

J’ai la naïveté de croire que de confronter l’homme à ses faiblesses au fil de mes nouvelles, le réveillera quelques instants. C’est ma façon à moi de faire de la résistance.

L’âme a ses mystères dont certains resteront insondables. Je l’admets.

Il est d’ailleurs fort difficile de donner des mots aux failles de l’âme. L’âme est indicible. L’âme écorchée souffre en silence, souvent dans l’ignorance de sa douleur. L’âme heureuse illumine les yeux du corps qui l’enveloppe d’une petite lueur reconnaissable.

 

J’aimerais tant que chacun anime son âme avant de la rendre. Entrevoir qui sont les autres, entrevoir qui l’on est soi-même. Juste pour aller au bout de soi. Juste pour savoir ce que l’on ne veut pas.

 

Quant à savoir ce que l’on veut, c’est sur l’arbre aux papillons qu’il faut aller le chercher.



Les commentaires


Publié le 11 octobre 2007
Par zab
...l'introspection, n'est-elle pas le plus direct chemin à suivre pour essayer de rejoindre son âme et discuter avec elle... la considérer comme tierce entité éthérée à qui l'on va poser les questions qui dérangent notre propre moi, le moi des autres aussi...
Merci Martine pour ce store que tu nous suggères par des mots, des pensées soulevées, de lever...


Publié le 11 octobre 2007
Par jean-paul
flicorse@ifrance.com
Merci, pour les fissures qui ouvrent des interstices aux âmes enfermées.
Une fois n'est pas coutume, je ne ferai aucun commentaire à l'intension humoristique ( J'insiste sur le terme "intension" qui marque le doute sur l'effet prosuit et assume le risque d'un grand moment de solitude )
Ton texte me suffit, Martine... Cela ne veut pas dire que les autres ne suffisaient pas mais ce dernier va "au delà", là où se pétrit la pâte humaine. Il faut sortir l'âme de la glande pinéale où un grand philosophe l'avait placée. L'amour est l'union de l'âme et du coeur.
"L'âme a la couleur du regard"
pensait Guy de Maupassant.
"Allume ta prunelle à la flamme des lustres
Allume le défi dans le regard des rustres"
Ajouterait Charles Baudelaire...

Par des interstices, peuvent passer des rayons de lumière. Aller je m'en vais papillonner ailleurs.
A dopu!


Publié le 11 octobre 2007
Par Difrade
Présentation d'un ouvrage:

De chair et d’âme,
Auteur:Boris Cyrulnik
Paru le 05/10/2006
Editeur: ODILE JACOB
Isbn : 2-7381-1841-0 / Ean 13 : 9782738118417

On peut découvrir en soi, et autour de soi, les moyens qui permettent de revenir à la vie et d'aller de l'avant tout en gardant la mémoire de sa blessure.

Les chemins de vie se situent sur une crête étroite, entre toutes les formes de vulnérabilité. Etre invulnérable voudrait dire impossible à blesser. La seule protection consiste à éviter les chocs qui détruisent autant qu'à éviter de trop s'en protéger. Chaque âge possède sa force et sa faiblesse et les moments non blessés de l'existence s'expliquent par notre capacité à maîtriser, voire à surmonter, ce qui, en nous, relève, dans un constant remaniement, du biologique, de l'affectif et de l'environnement social et culturel.

Le bonheur n'est jamais pur. Pourquoi faut-il que, si souvent, une bouffée de bonheur provoque l'angoisse de le perdre ? Sans souffrance, pourrait-on aimer ? Sans angoisse et sans perte affective, aurait-on besoin de sécurité ? Le monde serait fade et nous n'aurions peut-être pas le goût d'y vivre. "

Depuis la Grèce classique, l’Occident avait opposé le corps et l’âme, les deux se méprisant cordialement.

Aujourd’hui, si de plus en plus de médecins admettent les origines psychosomatiques de la maladie, ils restent encore minoritaires.

L’inventeur du concept de résilience dénonce cette dictature du « tout biologique» auquel beaucoup croient encore.

Si un gène peut, par exemple, préparer le terrain d’une dépression, il n’est qu’un déterminant parmi d’autres : un milieu affectif et culturel adéquat peut, à tout moment, nous aider à retrouver l’équilibre.

En bref, le célèbre neuropsychiatre nous démontre ici, expériences scientifiques à l’appui, l’existence de l’âme. Et nous confirme qu’elle est indissociable du corps, ce que nous avons tous expérimenté dans notre chair, en souffrant physiquement d’un choc psychologique comme un deuil ou une agression.

Ni nos gènes ni notre milieu d'origine ne nous interdisent d'évoluer. Tout reste possible. Un message d'espoir, plein de tendresse et d'humanité.

Ce livre fonde une nouvelle biologie de l'attachement. Il explique pourquoi, pour chacun d'entre nous, la vie est une conquête permanente, jamais fixée d'avance. Parfois ardu à force de termes techniques, il vaut malgré tout le détour. C’est l’œuvre d’un libre penseur qui ouvre une voie, montre un chemin et nous encourage à sortir de notre conditionnement physique, matériel et biologique pour exercer notre libre arbitre.
Publié le 10 octobre 2007 à 15:35
Par Martine Rousset
Humeur : Rebelle

Ce qui suit n’arrivera pas souvent… Aujourd’hui, j’ai décidé de me vendre parce qu’il le faut bien. Enfin, pas moi en entier, juste « Mystères d’âmes » (pour le pack « auteur + livre », faire offre ici même). A quoi servirait de prendre la peine de publier un livre si nous le laissons dans la confidentialité ? Donc, quand faut y’aller, faut y’aller…


- Martine ?
- Tiens donc ! Lazare ! Quel bon vent vous amène ?
- Vous m’agacez. Là, maintenant, vous m’agacez.
- Et pourquoi donc ?
- Vous commencez très mal votre promotion ma chère. On dirait que vous partez pour l’abattoir ! 
- C’est un peu cela… J’aime écrire mais quand il s’agit de me vendre…
- Diable ! Soyez un peu plus énergique ! Vous me semblez un peu éthérée parfois…
-  Si vous avez décidé d’être désagréable, vous pouvez retourner d’où vous venez !
- Vous n’avez rien compris ! Je suis venu pour vous aider… Comment s’appelle votre livre déjà ?
- Mystères d’âmes.
- Mouais… Bon, on fera avec. Et vous les vendez combien vos mystères ?
- 12 euros… C’est trop ?
- Combien de pages ?
- 124… Ce n’est pas assez ?
- Vous avez fini oui ? Mais non, ça va, 9 centimes la page, c’est tout à fait raisonnable. Vous pouvez me croire, j’ai l’habitude. C’est mon métier les livres !
- Je suis bien placée pour le savoir…
- Soit. Où trouve-t-on votre ouvrage ?
- Eh bien… A Folelli, à la librairie de l’Espace Casinca, à Bastia à la librairie Album, à Furiani à librairie Le Roi Lire de La Rocade, à la Maison de la Presse à Corté et à La Marge à Ajaccio.
- C’est tout ?!!
- Pour l’instant oui… Mais bientôt, on le trouvera dans les grandes surfaces insulaires. Il ne reste que quelques petits détails techniques à régler.  
- Mais en attendant ? Comment se le procurer ailleurs qu’à Ajaccio, Bastia et Corté ? Y avez-vous songé au moins ?
- Bien sûr. Il suffit de le commander directement à la maison d’édition.
- Leur nom ! Leur adresse ! Un bon de commande !
- Les Editions A Fior di Carta à Barrettali mais je peux insérer un bon de commande ici, qu’en pensez-vous ?
- C’est évident mais pas maintenant, vous le ferez quand nous aurons achevé notre conversation. Pour le moment, je vous briefe. J’en aurai bientôt terminé d’ailleurs. Je voudrais juste vous suggérer une petite ruse pour que l’on vous trouve facilement sur Google…
- « Martine » et « Rousset » suffisent, je viens juste d’essayer.
- Quelle timorée vous faites ! Pour que l’on vous trouve encore davantage, il vous faut insérer dans vos textes les mots les plus demandés sur le moteur de recherche. Même si ce n’est pas sur votre blog que certains internautes auront l’intention d’aller, vous en accrocherez bien quelques-uns.
- Quels sont ces mots ?
- Pour le mois d’août dernier, dans l’ordre : Secret story, Meetic, OM, L’Equipe, PSG, Eurosport, SFR, Vidéo, Plus belle la vie, Tokio Hotel, AOL, Amazon, Facebook, Ebay et La Centrale. Etonnant n’est-ce pas ?
- Si quelqu'un tape "PSG", il pourrait donc atterrir sur mon blog uniquement parce que ce mot est dans mon texte ! Ces mots ne sont malgré tout pas faciles à caser… Ceci dit, Tokio Hotel, c’est déjà fait…
- Pour les autres, débrouillez-vous. Ce n’est pas mon affaire. Mettez-vous au rugby car d’après moi pour le mois de septembre, Rugby, XV de France, All Blacks et Haka sont dans le palmarès.
- Vous venez de prononcer tous ces mots, cela suffira peut-être ?
- Vous verrez bien si vous recevez une commande de la part de Bernard Laporte !
- Vous vous moquez de moi Lazare…
- Peut-être… Bon, je dois y aller car Nina m’attend. Je n’ai même pas le temps de vous proposer un strip poker puisque nous prenons l’avion ce soir pour Cuba. Nous vous enverrons une carte postale. Bonne chance !
- Bon voyage Lazare. Bonjour à Nina. 

Lazare est arrivé à point nommé aujourd’hui… Je n’ai plus qu’à insérer le bon de commande à copier-coller et à éteindre la lumière.

Bulletin de commande

A Fior di Carta

Hameau Casanova

20228 Barrettali

Ou par e-mail : afiordicarta@wanadoo.fr

Tél : 04 95 35 11 17

 

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Pour une commande de plus de 30 €, frais de port gratuits.

Chèque à l’ordre de « A Fior di Carta ».



PS : Secret Story - Meetic - OM - L'Equipe - PSG - Vidéo - Plus belle la vie - Tokio Hotel - AOL - Amazon - Ebay - Facebook - La Centrale - Eurosport - SFR - Rugby - XV de France - Bernard Laporte - All Blacks - Haka (get know...).

Les commentaires

Publié le 10 octobre 2007
Par Jean-paul
flicorse@ifrance.com
J’ai lu les nouvelles du recueil de Martine Rousset. Ne vous méprenez pas sur le titre « Mystères d’âmes ». Il ne s’agit pas de transmigration ou de réincarnation. On y trouve un regard porté sur des détails qui deviennent des histoires animées. Martine Rousset habite un village corse. Chacun sait que les maisons y ont aussi des âmes et les pierres, des mystères dans leur granit. Pourquoi cette intrusion animiste? C’est par des fissures que les âmes révèlent leurs mystères. Martine Rousset effrite le granit humain avec sa plume et, à fleur de peau, nous révèle quelques mystères d’âmes qui nous interpellent. A mon avis, elle le fait avec vivacité et talent.

Elle a été éditée par les Editions A fior di carta dont l’initiateur est Jean-Pierre Santini. C’est déjà une garantie de qualité. L’Edition est artisanale tout en ayant à son actif une production diverse et variée après quelques mois d’existence. . N’attendez pas que les auteurs édités par A fior di carta se vendent…même si Martine Rousset le fait ici avec humour. En achetant leurs écrits, c’est encore un cadeau qu’ils vous font. J'ai apprécié les cadeaux rangés dans ma bibliothèque.
Publié le 10 octobre 2007
Par Martine
Le pélerinage de Saint Lazare à Rancon... Nina porteuse d'un nom de cigare... Etonnantes coïncidences totalement indépendantes de ma volonté !
Amusant.
Publié le 10 octobre 2007
Par Difrade
Lazare a donc pris l'avion pour Cuba... Reviendra-t-il avant la Noël car il paraît que là-bas, on en fait un Saint...

Le pèlerinage de Saint Lazare à Rincon CUBA:

Chaque année, peu avant Noël et pendant la nuit, des milliers de personnes se rendent au pélerinage de Saint Lazare ( syncrétisme avec Babalu Ayé dans la religion afro-cubaine) dans un village au confins de la municipalité de la Havane : EL RINCON (trad. lit. : le coin).

Des hommes, rampant à plat ventre ou sur le dos, portant des blocs de roches, ou des parpaing sanglés à même le corps, parcourent de grandes distances dans l’espoir que leur sacrifice et leur douleur leur apporteront la bénédiction de Saint Lazare.

Venant de toutes les parties de l’ile, ces pélerins griffent le sol avec leur fardeau jusqu’au sanctuaire de Rincon pour accomplir la promesse faite à saint Lazare qui selon leur croyance, délivrera de la maladie un membre de leur famille ou un proche en échange de leur souffrance.

Je ne sais pas si Lazeare est un saint mais j'ai envie de m'exclamer: Sacré Lazare!

Au fait, pourquoi il s'en va avec Nina. Gare à lui! Les Ninas ne font pas un tabac à La Havane... Et peut-être qu'il pourrait créer sa marque: le cigare de Saint Lazare.

Bon! Assez de conneries!...

Ciao! Ciao!
Publié le 09 octobre 2007 à 15:20
Par Martine Rousset
Humeur : Gaie

Il est parfois des situations terribles. Des instants d’angoisse où soudain, il nous semble que nous sommes seuls au monde, paralysés dans un grand moment de solitude. Des moments où la honte nous submerge jusqu’à la liquéfaction. Un mot qui échappe, un geste maladroit, un moment d’inattention et en une seconde, c’est l’enfer…

 

Les enfants ont un don certain pour nous mettre dans l’embarras. Ma mère m’a raconté qu’alors que je n’avais pas plus de quatre ans et que nous étions dans la salle d’attente du médecin, à peine rentrée, j’ai immédiatement focalisé sur un homme chauve comme un genou. Cela n’aurait pas été bien grave si l’homme en question n’avait pas semblé agacé par mon regard scotché à son crâne. Ma mère m’a doucement ordonné de venir la rejoindre près d’elle. Trois fois de suite, j’ai demandé à ma mère à haute voix : « Pourquoi il a pas de cheveux le monsieur ? ». L’homme fulminait dans son coin. Pardon Maman…

 

Quelques années plus tard, ma mère n’a pas eu besoin de moi pour se mettre dans l’embarras… J’étais avec elle mais cette fois, je n’y étais pour rien. Nous étions parties en ville en quête d’un pantalon. Une mère peintre comme la mienne est très précise quant à l’emploi des mots signifiant les nuances pour une couleur. Avec ma mère, rien n’est violet tout court… Mauve, lilas, parme ou violine, oui, mais pas violet tout court. Et là, elle voulait un pantalon marron. Nous voilà toutes les deux dans un magasin dont le vendeur, un superbe africain, était très souriant et fort aimable. Et vous savez ce qu’elle lui a demandé ma maman ? Un pantalon marron… tête de nègre… Le vendeur, devant l’air désemparé de ma mère, a éclaté de rire mais nous sommes néanmoins reparties avec un pantalon vert pomme…

 

Dans un autre registre, ma grand-mère avait vécu une situation très inconfortable pour son époque. Nous étions dans les années 1920 et elle était première modiste chez Coco Chanel à Paris. Sachant évidemment très bien coudre, elle se confectionnait elle-même ses vêtements y compris ses sous-vêtements. Elle traversait ce jour-là la place de l’Opéra vêtue d’un élégant tailleur sous lequel elle portait une de ces charmantes culottes à plis retenues sur le côté par un seul et unique petit bouton. Et le bouton a craqué. Pouit (c’est le bruit du bouton). Ma grand-mère, une dame très prude, terrorisée, tenta de retenir sa culotte mais en vain… Celle-ci glissait irrémédiablement. C’est alors qu’un homme passa près d’elle et comprit son désarroi. Il tenait un journal et en parfait gentleman, le déplia et la tête tournée pudiquement, la cacha le temps qu’elle reprenne… bonne figure…

 

Et l’un de mes amis parti travailler avec une basket blanche et une chaussure de sécurité marron ? Il travaillait dans un garage. Quand il s’en est rendu compte, il a passé la journée un pied sous une voiture en alternant de temps en temps pour éviter la crampe…

 

Je me souviens également d’une soirée de fête passée à Nice dans l’appartement que je partageais avec des étudiants. Nous avions tous une vingtaine d’années. Une copine est arrivée avec une fille que nous ne connaissions pas et qu’elle avait décidé de sortir un peu. Il est vrai qu’elle avait l’air un tantinet vieux jeu… Pas très jolie, très boutonneuse (un peu louche à 20 ans…), jupe plissée, petite chemisette blanche, chaussures plates (pas de socquettes cependant), lunettes à verres épais. Elle s’appelait Amédée. Nous étions nombreux et j’ai rapidement oublié Amédée que je ne trouvais pas drôle du tout. Le lendemain après-midi, on sonna à la porte : Amédée, le regard sur la pointe de ses chaussures, rouge comme une pivoine, venait me demander si elle pouvait récupérer son soutien-gorge qu’elle avait oublié… Sacrée Amédée. Ceci dit, elle a eu du cran car moi, je n’aurais jamais osé.

Mon Roudoudou a eu lui aussi son moment de solitude très récemment. L’adolescent qu’il est n’aime pas, bien évidemment, se faire remarquer. Et il faut reconnaître qu’il a quelque peu raté sa première sortie de l’internat le vendredi après la rentrée… Je l’attendais devant le lycée et je le voyais arriver en même temps qu’un bruit strident et intermittent parvenait à mes oreilles. Je l’ai vu lancer son sac à terre, se baisser précipitamment, l’ouvrir et fouiller fébrilement dans l’intimité de ses vêtements. Le tout sous le regard intrigué d’une dizaine de jeunes filles assises sur le mur tout près de lui et qui n'en perdaient pas une miette. Quand soudain, il extirpa son réveil pour l’éteindre avec soulagement… Les adolescentes éclatèrent toutes de rire et lui, ne reprit une couleur normale qu’une fois dans la voiture. 

Et enfin, je terminerai par une mésaventure arrivée il y a bien longtemps à l’une de mes amies. Elle fréquentait à l’époque celui qui devint plus tard son mari et avait été invitée à déjeuner par sa belle-famille réunie au complet pour l’occasion. Belle-mère, belles-sœurs, beaux-frères, quelques cousins… Elle, plutôt timide, restait silencieuse. L’ambiance était un peu tendue et on parlait de tout et de rien. Au dessert, mon amie n’avait toujours pas osé desserrer les dents. Alors qu’ils discutaient de leurs enfants respectifs, une de ses futures belles-sœurs exprima alors ses regrets de ne pas encore avoir d’enfants malgré plusieurs années de mariage. C’est là que mon amie ouvrit la bouche pour la première fois et pleine de bonne volonté voulut lui suggérer l’insémination artificielle mais  un terrible lapsus s’en mêla et la seule phrase qu’elle prononça alors ce jour-là glaça la tablée :

« Pourquoi n’essayez-vous pas la sodomisation artificielle ? ».

Mauvais départ…



Les commentaires


Publié le 09 octobre 2007
Par Jean-Paul
flicorse@ifrance.com
Lorsque j’ai lu le passage écrit par Martine sur sa grand-mère, il m’est revenu en mémoire une scène vécue dans le centre de Perpignan…

Je sortais d’un bureau de Tabac ( Hélas !) , lorsqu’une dame traversa. Des hommes se retournaient sur son passage et j’ai vu le spectacle qui s’offrait à eux. Sur son arrière, sa robe était coincée au dessus de la partie la plus charnue de sa personne.
J’ai hésité un moment et puis, au risque de me damner, je l’ai rattrapée car personne ( d’autres dames comprises) ne l’avertissait. Arrivé à sa hauteur, je lui ai dit : « Vous devriez baisser le rideau derrière vous, bien que le spectacle soit réussi… » L’allusion n’a pas été saisie immédiatement par la beauté callipyge et j’ai donc ajouté : « Votre robe est restée relevée derrière » La dame a rapidement corrigé l’accident vestimentaire en me gratifiant d’un beau sourire entre ses joues rosies…

O femme ! Etrange objet de joie et de supplice !… s’exclamait Alfred de Musset.
Publié le 09 octobre 2007
Par Difrade
Les moments de solitude ont aussi un effet bénéfique: Bien souvent ça vous remet en place. C'est un traitement homéo -pathique qui devrait être réservé aux vaniteux.

Raconter une blague en société offre de merveilleux moments de solitude.J'en prends le risque car je ne vous verrai pas grimacer au lieu de rire... J'ai une blague à vous raconter:

C'est un solitaire qui rentre dans une quincaillerie et qui dit :
- J'voudrais la trompette rouge et puis l'accordéon.
Le vendeur lui répond :
- Oui, l'extincteur, vous pouvez l'emporter tout de suite mais pour le radiateur, faudra attendre qu'on le démonte.

Est-ce qu'un solitaire connaît de grands moments de solitude?

Ah! Ce n'est pas la même chose lorsqu'il n'y a qu'un grand moment qui dure et cela n'empêche pas d'avoir de grands moments de solitude dont Martine nous a raconté quelques exemples. Je veux bien vous croire.

Et si la solitude, ça n'existait pas? Je vous écoute...

Il fallait être Gilbert B. pour chanter cela. Bien sûr que la solitude existe avec petits et grands moments... Les chanteurs ont forcément connu des grands moments de solitude en faisant un couac suivi de l'oubli du texte ou ne serait-ce que par une panne du playback devant une salle à moitié vide... Et puis, l'oubli qui suit une période de succès est un grand moment de solitude qui dure.

Après tout, vous aimeriez être seuls parfois?
Certain aiment la solitude. Je prends pour exemple Jules Renard qui a dit : " J'aime la solitude, même quand je suis seul". J'ajouterai pour ma part: Pourvu que cela ne dure pas trop longtemps...

Mon truc est d'assumer mes moments de grande solitude. Vous pouvez faire comme moi. On en meurt pas. Bien au contraire...

Pour finir, je vais m'offrir un grand moment de solitude en relisant mon commentaire... je clique sur "valider" pour le savourer pleinement. Vite les fautes d'orthographe...

Ciao! Ciao!


Publié le 09 octobre 2007
Par martine.rousset
Etre face à soi-même, est-ce être seul ? Par choix, probablement pas. Par fatalité, certainement.
Quant à aimer être seule... Oh que oui ! Moi et moi. Nous nous entendons très bien d'ailleurs, depuis que nous nous sommes réconciliées...
Serais-je un peu anachorète ? C'est grave docteur ?

"On est plus heureux dans la solitude que dans le monde. Cela ne viendrait-il pas de ce que dans la solitude on pense aux choses, et que dans le monde on est forcé de penser aux hommes ? (Chamfort. Pas Alain, Sébastien...)
Publié le 08 octobre 2007 à 17:30
Par Martine Rousset
Humeur : Tendre

Juste un pas pour avancer un peu, pour ne pas rester là où nous n’avons peut-être plus de raison d’être. Ne serait-ce que par curiosité. Un bonheur se niche peut-être à deux pas. Il faut aller voir.
 

A petits pas, à grands pas, à pas comptés, à pas de loup, qu’importe. Avancer. Ne pas renoncer. Donner le pas au pas.
 

Si un jour un peu de hasard et d’amour nous ont permis de faire nos premiers pas, c’est pour qu’ils soient repris en écho par les suivants.


Bruit du pas rassurant de celui que l’on reconnaît et que l’on attend. Pas inquiétant de celui inconnu qui s’approche. Pas hésitant que le nôtre alors.


Le pas, signe de vie qui mène à la trace. Arlette Shleifer l’a compris (cf.
www.corsicapolar.eu). La trace qui révèle l’existence d’un passage. La trace est immobile mais présente parce quelque chose ou quelqu’un a bougé. Manifestation de vie qui sème des souvenirs. Le pas question et la trace réponse. L’empreinte du temps passé à faire un pas.


Les pas se succèdent. Un pas de côté, un pas en avant, pas de deux, pas de danse sur notre route en quête d’empreintes.


Le pas est à franchir, sans le presser. De l’expérience à la connaissance, il n’y a qu’un pas. Prendre le pas sur les heures vécues, puis revenir sur ses pas pour finalement sauter le pas, c’est un pas.


Ne pas défiler en cadence au pas de l’oie. Plutôt se défiler de l’ordre trop établi et zigzaguer. Résister à chaque pas, toujours résister.


Diriger ses pas sans certitude. Ne rien exclure et surtout pas le doute. Chaque pas est balbutiement, essai et suggestion.


Faire un premier pas, le deuxième suivra… Peut-être. Peut-être pas. Dans le doute ne pas s’abstenir. Quitte à trébucher. Faux pas d’équilibriste mais pas tenté.

 

Et là, sur le pas de sa porte, faire un signe. Un petit pas grand-chose. Un petit je-ne-sais-quoi. Surprise parfois. Communion du pas et de son empreinte.

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