Ici, chaque jour à huit heures, les humeurs d’une blogueuse, mère, mi-ours, mi-cigale et auteur de « Mystères d’âmes », recueil de nouvelles aux Editions A Fior di Carta.
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Rencard : : Place Foch à Ajaccio les 4, 5 et 6 juillet. Salon du polar et sortie de "Noirs de Corse - Piccule Fictions"...
Rencart : A Porto Vecchio le 21 pour le solstice et NDC
Owlette : Zab c'est une ode a ton ode qu'il faut faire. L'amour est a chaque ligne. Merci!
Canard(e) : Ca sent l'Air Week end. Sévère, mais juste, la Martine. Mais tous les seniors ne se ressemblent pas, Princesse...
503 : Plus que quelques jours pour la souscription...
Roger : ou je tringle ou je me flingue...
483 : Allez faites un effort
1 policier : Je suis pas commissaire comme Flippi mais si Hugues se nomme Capet, il pourrait être le père d'Adrienne... mais on me demmandera pas mon avis...
Juge Epart : Voilà un procés exemplaire qui se profile à l'horizon. Tous suscpects. Sauf bien sur Filippi.
Tripoli : Trois monopolis
PolieTique : Insecte parasite du veau et du mouton de Panurge
Polisson : pratique l'érotisme
Erotisme : Luxure polie
Crocodile : Si Ben a raison, c'est Dali qu'a tort...
Mulot : rat Duchamp
463 : N'attendez plus. Souscrivez maintenant
451 : La souscription pour Noirs de Corse Piccule fictions a besoin de vous
Babar : Je ne suis pas Tarzan pour sauter d'un arbre dans un trou de souris... j'attends un parachute ou l'automne.
Souricette : Babar c pas confortable une feuille viens me rejoindre avant l'automne!
Cancan : Candide? Qu'en dis-tu? Et qu'en dira le qu'en dira-t-on? Qu'en dit le candidat? Qu'en dis-je, moi-même? Il faudrait être candide pour y croire.
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Publié le 30 novembre 2007 à 08:00
Par Martine Rousset
Humeur : Gaie
Blanche-Neige venait tout juste de se lever et ajustait son bandeau rouge devant son miroir en fredonnant de sa jolie voix cristalline : «Un jouuuuur mon priiiiince viendraaaa ». À cet instant, la porte de la chambre s’ouvrit brutalement et Cendrillon fit irruption dans la pièce comme une furie. Elle se campa devant Blanche-Neige et lui administra une gifle magistrale en hurlant : - Tu as couché avec Roger alors que c’était ma semaine ! - Mais tu es folle ! Je l’ai pas touché le prince charmant ! S’écria la pauvre jeune fille souffletée en sanglotant. - Si ! C’est Simplet qui me l’a dit ! Affirma Cendrillon, les yeux injectés de sang. - Tu ne vas pas croire Simplet quand même ? Depuis que lui et ses frangins ont découvert des champignons hallucinogènes dans la forêt, ils ne sont plus très crédibles… Lui fit-elle remarquer en tenant sa joue rougie. Cendrillon observait Blanche-Neige, l’air soupçonneux. Devait-elle la croire ? Depuis qu’elle avait appris que si la Belle au Bois Dormant ne quittait pas son lit, c’était tout simplement parce qu’elle était nymphomane, elle s’attendait à tout. Tant de choses s’étaient passées ces dernières années… Pinocchio et Peter Pan qui venaient de s’installer en ménage… Merlin l’Enchanteur qui avait offert à Madame Mimm un stage de relooking… Prof et Dormeur qui avaient quitté le groupe des Sept Nains & Cie pour s’associer dans une filiale de Dunlopillo… Pluto qui ne sortait plus de sa niche depuis qu’un test ADN avait révélé qu’il appartenait à une race de chien de 1ère catégorie… Minnie qui venait d’épouser Dumbo…
Après réflexion, elle accorda pour cette fois le bénéfice du doute à Blanche-Neige mais avant de quitter la pièce, elle lui lança, sardonique :
- Tu as un énorme point noir sur le nez. - Espèce de blonde. Ce furent les mots de trop. Cendrillon se retourna et attrapa Blanche-Neige par son col blanc amidonné et la renversa sur le sol mais Blanche-Neige ne se laissa pas faire et arracha une mèche de cheveux au chignon de son assaillante. Cendrillon, pour se défendre, asséna à Blanche-Neige un grand coup de pantoufle de vair sur la tête. C’est au moment où Blanche-Neige venait d’écraser une pomme empoisonnée sur le nez de son adversaire qu’une voix masculine retentit alors dans l’escalier qui menait à la chambre : - Mais enfin les filles, que se passe-t-il ? Lorsque Roger aperçut les deux jeunes filles qui se livraient bataille, il se précipita sur elles pour les séparer. - Vous êtes insupportables ! Voyez dans quel état vous êtes ! Deux chiffonnières ! Echevelées et les joues griffées, elles regardèrent béatement (courgement ?) leur charmant Roger. - Roger ! S’écrièrent-elles langoureusement en chœur, rougissantes. Le jeune homme s’en agaça et avant de tourner les talons : - Allez au diable… Moi, je vais voir la Belle au Bois Dormant, au moins avec elle je m’amuse…
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Et voilà. Vous ne saviez pas qu’il y avait un seul prince pour toutes ? Peut-être n’avez-vous pas regardé de suffisamment près les dessins animés de Walt Disney ? Ils se ressemblent en effet étrangement… Sacré Roger. Quant à nos héroïnes, elles sont finalement des filles comme toutes les filles. Elles se crêpent le chignon. Il suffisait de rentrer en catimini dans leur vie privée pour le savoir…
PS : J’aime bien le mot « catimini ». Presque autant que « bigoudi ».
Publié le 29 novembre 2007 à 08:00
Par Martine Rousset
Humeur : Rebelle
Installés dans nos habitudes, nous nous y cachons et nous y rassurons. Nous nous y laissons encadrer. Nous nous y ancrons et il me semble que parfois, nous nous y enfermons. Je parle bien entendu des mauvaises habitudes ou de celles qui nous prennent du temps inutilement et qui ne nous apportent strictement rien. Ces petites manies dont nous ne sommes pas forcément conscients et qui nous grignotent comme la rouille grignote le fer. Nos journées s’en retrouvent semées de bribes de monotonie et d’uniformité. Nous qui clamons haut et fort notre désir de liberté, nous devenons prisonniers de nos habitudes. Malheureusement, le temps passant, ces petites manies ne s’arrangent pas. Le temps a la fâcheuse manie d’aggraver ces choses-là. La petite chose posée là et pas ailleurs. Le drame que l’on fait si on nous la déplace. Nous attachons parfois de l’importance aux petites choses… Des repères ? Probablement. Manies déroutantes et inquiétantes pour celui qui les découvre. Habitudes qui nous rassurent mais qui agacent les autres. Imaginez un célibataire qui reçoit chez lui sa petite amie pendant un week-end… Mais comme il a l’habitude d’aller faire les courses au supermarché chaque samedi après-midi, rien ne le fera déroger à cette habitude. Et c’est armé de ses sacs qu’il l’emmènera à Auchan pour remplir son chariot de la semaine. Sûr qu’elle va être ravie la petite amie… Pour peu qu’il ait oublié sa carte de fidélité et qu’il soit contrarié de ne pas pouvoir augmenter son capital de points-cadeaux, le voilà agacé… Et en rentrant chez lui, lorsqu’elle ouvrira le buffet pour attraper deux tasses à café, ils se jettera sur elle en hurlant : « Nooooon ! Ce sont les tasses du dimanche ! ». Et pourquoi on ne s’en servirait pas le samedi ? Il n’en sait rien. Mais c’est comme ça. Il a toujours fait ainsi. Un grand coup de pied dans toutes ces habitudes pourrait peut-être nous déclencher quelques surprises ?
Publié le 28 novembre 2007 à 08:00
Par Martine Rousset
Humeur : Ironique
Il parait que nous négligeons nos yeux et qu’ils mériteraient une petite gymnastique quotidienne. Déjà, il faut savoir que chaque globe oculaire est commandé par six muscles qui permettent de suivre le mouvement d’un objet et qui maintiennent l’œil… dans l’orbite…
Ça vaut le coup de se muscler les mirettes avant qu’elles ne roulent sous le buffet de la cuisine, non ? Il existe une gymnastique de musculation des yeux. Elle préconise dans un premier temps un exercice des paupières : on les ouvre et on les ferme en cadence, l’une après l’autre, puis les deux en même temps. Bien entendu, si vous faites cela à la terrasse d’un café ou à la caisse du supermarché, c’est à vos risques et périls. On peut aussi le faire en musique à condition d’éviter le hard rock. Ceci étant fait, faisons travailler nos yeux en regardant successivement tous les angles de la pièce dans laquelle nous nous trouvons. Il faut le faire 10 fois de suite pour que cela soit efficace. Davantage si votre pièce est triangulaire. Et si on habite dans une tour génoise, on fait comment ? On monte vite fait des cloisons en placo ? Il existe enfin une série d’exercice afin de stimuler la circulation sanguine du contour des yeux. Il faut poser l’index et le majeur de chaque main aux coins internes et externes de l’œil puis exercer une pression dans les coins en gardant les yeux ouverts et pousser la paupière intérieure le plus haut possible (pensez à enlever vos lunettes…). Relâcher et recommencer 10 fois.
Pour finir, on ouvre les yeux le plus grand possible pendant quelques secondes.
Il parait qu’au bout de quelques jours, vos yeux s’ouvriront plus grand, auront davantage d’éclat et vos paupières vous paraîtront moins lourdes…
Certains préconisent également –on ne sait pas trop pourquoi d’ailleurs- le « shampouinage » des cils. Oui mais bien sûr… Mise en pli et bigoudis aussi, pendant qu’on y est… J’ai également aperçu une publicité qui soulève le problème de la fatigue oculaire souvent causée par plusieurs heures par jour devant un écran. Une publicité pour quoi ? Je vous le donne en mille : un jeu vidéo Nintendo qui s’appelle « Gym des yeux » !… Le mal par le mal…
Publié le 27 novembre 2007 à 08:00
Par Martine Rousset
Humeur : Tendre
Antò connaît si bien sa terre que dans certains endroits, le maquis ne pousse que pour lui. Chaque matin, il emmène en chantant son troupeau de chèvre sur les sentiers escarpés dont il connaît chaque pierre. Sa voix parcourt la vallée, se mêle en passant au bruit du ruisseau pour venir enfin s’éteindre sur les buissons d’immortelles. Et en surveillant ses bêtes, assis face à la mer, il respire à pleins poumons cet air enivrant mêlé d’odeurs entêtantes de maquis. Son maquis. Il a tout juste vingt-cinq ans et sa toute jeune épouse va bientôt mettre au monde leur premier enfant. Si c’est un garçon, il l’appellera Felice, comme son pauvre père. Antò est un homme heureux. Il le sait. Un soir, alors qu’il venait de rentrer ses chèvres à la bergerie et qu’il s’apprêtait à regagner sa maison attenante à la fontaine du village, il croisa Pierre. Ils se connaissaient depuis l’enfance mais Pierre ne venait au village que pour les vacances. Jeune chef d’entreprise, il avait étudié dans une école de commerce et dirigeait une société de marketing dans la région parisienne.
- Bonjour Antò ! La journée est terminée ? - Eh oui. Je rentre chez moi comme tu vois. - Ça marche tes fromages ? - Ça va, oui. - Combien en fais-tu chaque année ? Antò réfléchit un instant : - 1 000 environ. - Pourquoi n’en fais-tu pas davantage ? Augmente ton troupeau ! - Avec la vente des cabris, cela me suffit pour vivre. Pierre s’étonna : - Mais pourtant tu aurais le temps de t’occuper d’un troupeau bien plus important ! - Le temps ? Je ne crois pas… - Mais que fais-tu en dehors de tes chèvres ? - La chasse, les champignons, la pêche parfois. Et puis ma femme va bientôt accoucher et je voudrais accorder du temps à ma petite famille. Pierre l’interrompit : - Tu devrais augmenter ton cheptel et faire davantage de fromage. Puis avec les bénéfices que tu dégagerais, tu augmenterais encore ton troupeau, et ainsi de suite. En 20 ans, tu aurais la plus grosse exploitation caprine de l’île ! Le jeune berger écoutait le jeune chef d’entreprise, les yeux écarquillés. Au bout d’un moment, il lui demanda : - Et après ? - Comment « et après » ? Mais réfléchis Antò ! Après, tu pourras prendre ta retraite ! Aller à la chasse, à la pêche, aux champignons… Vivre quoi ! Antò sourit. Il tapa gentiment sur l’épaule de Pierre et lui dit : - J’aurais vraiment dû faire des études… Allez, bon appétit et bonne soirée...
Publié le 26 novembre 2007 à 08:00
Par Martine Rousset
Humeur : Souriante
Comme tout le monde, je me pose une multitude de questions sur le Père Noël mais comme ses lutins lisent mon blog, j’ai obtenu grâce à eux quelques réponses en photos. Tout d’abord, a-t-il été bébé un jour ?
Aime-t-il réellement les enfants ?

Personne n’est parfait !
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