iBLOG précédent iBLOG suivant



Ma photo
Le blog de Martine Rousset
Mon bloc perso.
Ici, chaque jour à huit heures, les humeurs d’une blogueuse, mère, mi-ours, mi-cigale et auteur de « Mystères d’âmes », recueil de nouvelles aux Editions A Fior di Carta.
Trafic
Noter ce blog :
1 5
1 connecté
59758 visiteurs
Tribune libre
bravo : quel talent tassuad !!!
Rencart : On espére qu'elle va retrouver A paddulela à Moriani le 11
tassuad : quelle équipe ou quelle équipée?
Ausecours : vite il faut enlever tous les panneaux avant que Martine revienne!
Owlette : attention de ne pas trop te pencher c'est haut!
Georges C. : Même à Grevin, il n'est pas de marbre
Miso : Ppoint ? Y a le point basta, aussi !
Très sain : Saint Tr(e guéri
Saint Tre : Trop bon, le Desproges. Merci Martine.
Musa : On parle de toi dans musanostra, rencontre 4
Un pote : Toutes les taxes font chier tout le monde... même celle d'habitafion.
abbé froid : paix à son âme
abbé froid : paix à son âme
abbé froid : paix à son âme
l'abbé zef : à ne pas confondre avec le pet de nonne
L'Abbé Bêt : Qui monte, qui monte, qui monte...
L'abbé Gay : Je fais du vélocypède avec l'Abbé Quille.
RENCARD : Le 12 septembre chez TOURISTRA (ex CNRO) à TAGLIO ISOLACCIO avec Ugo Pandolfi et Olivier Collard. Emmenez vos maillots, on sera au bord de la piscine.
con pote : une bonne pomme
Chicon : con bon comme la romaine et chiant qui fait des salades.
Abscons : unconpris vaut mieux quer tu l'auuras.
Vieux con : Ce con plisse avec l'âge
con sultan : possède un harem de concubines.
Bas con : manque de cul haut au con bas.
Sire con 6 : 6ème roi des cons
con tenté : drague incertaine
Conchita : Guenon idiote espagnole
Con cave : con honnête voûté
concitoyen : con victime de la conjoincture et réduit à la portion congrue.
Réclusion : Etat de celui qui est con finement.
Mon calendrier
< Déc. 2007 >
L M M J V S D
     12
3456789
10111213141516
17181920212223
24252627282930
31      
Contactez-moi
Mail :
MSN :
Agrégateurs RSS
bloglines
google
netvibes
newsburst
newsgator
pluck
yahoo
Publié le 19 décembre 2007 à 08:30
Par Martine Rousset
Humeur : Tendre

Alunissage : Procédé technique consistant à déposer des imbéciles sur un rêve enfantin. (Pierre Desproges)

Publié le 19 décembre 2007 à 08:00
Par Martine Rousset
Humeur : Tendre

Desproges était un génie de l’humour. Mais ses citations valent la distillation et elles jalonneront notre journée sur le blog. Pour les fidèles de 8 h 00, à tout à l’heure…

Publié le 18 décembre 2007 à 08:00
Par Martine Rousset
Humeur : Souriante

Il ne reste plus qu’une semaine pour trouver des idées de cadeaux pour Noël. Terrible quand on manque d’inspiration. D’accord, il subsiste toute la batterie des cadeaux classiques habituels, ceux auxquels on peut toujours se raccrocher in extremis le 24 décembre à 18 heures 48 mais il n’empêche que cela serait formidable de pouvoir faire original.

Pourtant, si on cherche bien, il existe une multitude de cadeaux insolites. J’en ai repéré quelques-uns plutôt inattendus…

 

D’abord, le parachute pour bouchons de champagne. A quoi cela sert-il ? A rien sinon à amortir la chute des bouchons de champagne. Donc, à rien…

Une télécommande universelle minuscule en porte-clefs qui vous permet d’éteindre n’importe quelle télévision où que vous soyez. Pratique pour zapper Derrick chez votre belle-mère…

Un stylo au chocolat pour s’offrir un remake de « 9 semaines ½ ».

Le papier toilette Sudoku. Formidable mais le crayon n’est pas fourni…

Un bocal anti-gourmandise muni d’un timer. On le remplit de tout ce dont on est accro, on règle le minuteur et si on tente d’ouvrir le bocal avant sa réouverture automatique, on se prend une décharge électrique. Il est tout de même précisé que ce cadeau est déconseillé aux personnes souffrant d’épilepsie ou de problèmes cardiaques…

Un rétroviseur d’ordinateur afin de ne plus être surpris sur MSN par votre patron au bureau.

Un décapsuleur espion qui affiche sur son écran digital le nombre de bouteilles qui ont été ouvertes.


Qu’est-ce qu’on va se marrer à Noël !
Publié le 17 décembre 2007 à 08:00
Par Martine Rousset
Humeur : Tendre

J’ai passé de nombreuses années le nez dans les entrailles de la Corse à m’intéresser à la généalogie et à l’histoire des familles insulaires. J’ai voyagé dans le temps en déchiffrant –parfois péniblement- des centaines de pages écrites à la plume et en visionnant des kilomètres de bobines de microfilms. J’y ai découvert des secrets de famille, des événements tragiques, des détails amusants, d’autres troublants.

 

Sordide…

 

Les abandons d’enfants, victimes de l’adultère, de l’inceste, du viol ou de la misère étaient fort nombreux. Ces petits bouts d’chou appelés trovatelli étaient parfois abandonnés de telle façon qu’on les retrouve rapidement mais pas tous… A Corté, en 1814, le maire apprend par deux militaires en garnison dans la commune, que d’après les pleurs qu’ils ont entendus, un enfant vivant se trouverait dans l’un des tombeaux de l’église d’un ancien couvent… Ainsi fut sauvée la petite Marie Geronima, « d’un âge très tendre qu’on a jugé de dix à douze jours, laquelle était enveloppée dans un vieux linge et une petite veste de toile, couverte d’un morceau de drap ou sac de laine corse, la tête dans un vieux bonnet ou coiffe de soie noire, tout déchiré, bandée d’une vieille toile d’indienne à la bouche tellement serrée que le visage en était devenu livide »

 

Perspicacité

 

En mars 1842, dans un petit village de Castagniccia, Antonio Paolo déclare que Maria Giovanna, son épouse avec laquelle il a contracté mariage en décembre 1841, a accouché ce jour d’un enfant, lequel « donne tous les signes d’être parvenu à maturité, soit la perfection des membres, les cheveux colorés et clairs et les ongles solides, pleurant et ressentant le besoin et la capacité de téter, les testicules descendues, qu’il est venu 111 jours après le mariage, qu’il ne le considère pas comme son fils ». Il laisse d’ailleurs au maire le soin de lui donner le prénom de son choix. Ce fut Giovanni.

Mais pour cette histoire, le plus savoureux est peut-être ce qui s’est passé le jour où j’ai découvert cet acte. J’étais à la mairie de ce petit village et je me suis octroyée dans l’après-midi une pause à l’extérieur. J’y ai trouvé près de l’église deux messieurs qui furent très vite intrigués par la présence d’une inconnue sur la place de l’église. Je leur ai expliqué pourquoi j’étais là et je me suis amusée à leur raconter l’anecdote que je venais de découvrir. L’un d’eux, immédiatement, m’a demandé le nom de famille de l’épouse. Près de 160 ans après les faits, je pouvais le dire. Je l’ai donc fait. Sa réponse fut instantanée : « Ben, ça ne m’étonne pas ! ».

 

Homonymie

 

Dans les années 1850 à Corté, le gendarme Tapie déclare la naissance de son fils, Bernard...

 

Troublant

 

Une dame me demanda un jour de faire une recherche sur son arrière grand-père, patron pêcheur, qui, selon la mémoire familiale, aurait péri dans un naufrage aux alentours de 1880 lors d’une tempête dans le port de Bastia. Grâce aux journaux de l’époque, il fut possible de retrouver la trace du naufrage, le récit du drame et de connaître également le nom du bateau, éléments qu’elle ignorait totalement. Le bateau s’appelait « Le Frédéric ». C’était justement le prénom qu’elle avait donné à son fils unique…

 

Il y aurait tant à raconter… Des bribes d’histoires, des histoires entières, certaines totalement incroyables. Plongez-vous par exemple un jour dans les archives des journaux de la Corse, en quelques pages, vous aurez changé de siècle. Et si vous êtes vraiment très (mais vraiment très…) patient, amusez-vous à consulter des documents bien plus anciens rédigés par des prêtres ou des notaires. Vous rencontrerez des Corses ayant vécu au 16ème siècle et qui portaient de bien jolis prénoms tels que Riucello, Pompilio, Bertuccino, Manoritta, Trolio, Garello, Deodato, Dariodante, Napulione, Vecchiaccio, Guidone, Fraticello, Zergone, Cagnone, Carneviva, Gallimoro, Reginenso, Mannone, Marmazotto, Retale, Facendino, Nigrone, Capanone, Andriuculo, Salomone, Rondinello pour les hommes ; et Altalabella, Biancafiore, Sposa, Caspiola, Zampina  pour les femmes. Et quelques surnoms, toutes époques confondues : Forzuculu, Bella Moglie, Porco Grasso, Angelica del Zambo, Il curto, Tittone, Mezzo Prete, Bocca di Broccio, Culunudo. Pour Culunudo, il faut dire qu'il était attribué à une femme, accusée en 1784 d'être "maquerelle publique"...

Bon, je vous laisse tranquilles avec mes « vieilleries », lesquelles bien souvent n'intéressent que moi... Mais c'est mon blog. Et je dis ce que je veux. Voilà.

Publié le 16 décembre 2007 à 08:00
Par Martine Rousset
Humeur : Souriante

Vous circulez un matin dans le dédale d’un supermarché et vous poussez votre caddie en rouspétant. Vous avez encore oublié votre liste de courses et cela vous agace. Le week-end commence mal…

Et puis voilà. Alors que vous hésitez entre les vermicelles et les pâtes alphabet, un effluve subtil vous interpelle. Un voile de senteur envoûtant vous passe sous les narines, s’arrête un instant devant chacune d’entre elles et suggère à vos yeux d’en chercher l’origine. Ceux-ci obéissent et s’arrondissent d’extase. Près de vous, un paquet de coquillettes à la main, il est là… Beau, séduisant… La totale… Vous remarquez immédiatement qu’il n’a pas d’alliance et cela vous arrache un sourire béat dont vous êtes persuadé qu’il est infaillible. Vous vous croyez redoutable.

 

L’homme aux coquillettes (là, il ne faut pas oublier le « q »…) vous sourit, un peu gêné. Vous savez qu’à cet instant, ce que vous allez lui dire sera prépondérant. « J’adore le gratin de coquillettes », lui déclarez vous alors, le regard courgement brillant. Il toussote, lance son paquet de nouilles (bon, là, c’est pour le « n » qu’il faut être vigilant…) nonchalamment dans son panier rouge « U » et vous tourne le dos artistiquement après vous avoir répondu un « ah bon ? » qui vous submerge d’émotion. Vous le regardez un instant s’éloigner et détaillez cette silhouette virile dont vous feriez bien votre quatre heures chaque matin.

 

Vous l’avez séduit. Vous le savez. Vous avez décelé en ce garçon un wagon de désir pour vous dans son « ah bon ? ». D’ailleurs, vous pariez qu’avant de passer le bout du rayon, il va se retourner pour vous jeter une œillade irrésistible. Vous pensez : « Si j’ai un nombre pair d’articles dans mon caddie, il va se retourner ». Vous comptez : 11. Vous virez les vermicelles et vous attendez.  Il se retourne. Vous n’êtes pas certaine que c’est vous qu’il regarde mais néanmoins, vous lui adressez un petit signe de la main.

 

Il disparaît de votre vue et vous vous dîtes « Oh ! Il me propose un cache-cache ! Petit coquin va ». Amusée par sa proposition, vous partez à sa poursuite à fond de train. Vous vous étonnez de la dextérité avec laquelle vous abordez les virages, le caddie en travers et vos semelles en guise de frein. Vous glissez avec art. Vous savez qu’il vous attend avec impatience quelque part entre le rayon « surgelés » et le rayon « conserves ».

 

Vous le localisez finalement devant le gruyère râpé. Vous comprenez immédiatement… Vous lui aviez confié tout à l’heure votre préférence pour le gratin de coquillettes… Ce garçon est vraiment délicieux.

Il fait mine de ne pas vous voir. « Quel joueur ! » pensez-vous tendrement. Vous le bousculez volontairement en riant à gorge déployée afin de lui faire comprendre que vous avez tout compris de son petit jeu. Il sursaute. Il plante ses prunelles de braise dans votre regard de merlan frit et vous voyez à sa bouche sensuelle qui s’entrouvre qu’il va vous parler. Vous anticipez déjà son « Qu’aimeriez-vous boire avec le gratin de coquillettes ? ». Mais à la place, vous entendez : « On se connaît ? Ah oui ! Vous devez être une amie de ma belle-mère !... ».

 

Pauvre type.