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Le blog de Martine Rousset
Mon bloc perso.
Ici, chaque jour à huit heures, les humeurs d’une blogueuse, mère, mi-ours, mi-cigale et auteur de « Mystères d’âmes », recueil de nouvelles aux Editions A Fior di Carta.
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Rencart : On espére qu'elle va retrouver A paddulela à Moriani le 11
tassuad : quelle équipe ou quelle équipée?
Ausecours : vite il faut enlever tous les panneaux avant que Martine revienne!
Owlette : attention de ne pas trop te pencher c'est haut!
Georges C. : Même à Grevin, il n'est pas de marbre
Miso : Ppoint ? Y a le point basta, aussi !
Très sain : Saint Tr(e guéri
Saint Tre : Trop bon, le Desproges. Merci Martine.
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Un pote : Toutes les taxes font chier tout le monde... même celle d'habitafion.
abbé froid : paix à son âme
abbé froid : paix à son âme
abbé froid : paix à son âme
l'abbé zef : à ne pas confondre avec le pet de nonne
L'Abbé Bêt : Qui monte, qui monte, qui monte...
L'abbé Gay : Je fais du vélocypède avec l'Abbé Quille.
RENCARD : Le 12 septembre chez TOURISTRA (ex CNRO) à TAGLIO ISOLACCIO avec Ugo Pandolfi et Olivier Collard. Emmenez vos maillots, on sera au bord de la piscine.
con pote : une bonne pomme
Chicon : con bon comme la romaine et chiant qui fait des salades.
Abscons : unconpris vaut mieux quer tu l'auuras.
Vieux con : Ce con plisse avec l'âge
con sultan : possède un harem de concubines.
Bas con : manque de cul haut au con bas.
Sire con 6 : 6ème roi des cons
con tenté : drague incertaine
Conchita : Guenon idiote espagnole
Con cave : con honnête voûté
concitoyen : con victime de la conjoincture et réduit à la portion congrue.
Réclusion : Etat de celui qui est con finement.
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Publié le 12 septembre 2007 à 11:25
Par Martine Rousset
Humeur : En colère
Je reçois à l’instant une carte postale de Nina et Lazare :
« Puisque les rêves sont des clefs pour sortir de nous-mêmes, nous sommes émus d’apprendre que nous avons fait rêver…»
Tiens, cela me rappelle une phrase du poète belge Georges Rodenbach… Quels facétieux ces deux-là, ils croyaient nous avoir… 

C’est la première fois que mes colonnes suscitent autant de réactions de la part des lecteurs. Et le plus surprenant en cela est que ce sont toutes, sans exception, des réactions masculines. Tous ont accepté de rêver et de se laisser aller.
Eh bien sachez que bien plus que vos biscotos, Messieurs, vos failles nous font défaillir…
Donnez nous de l’humour et de la sensibilité, et vous aurez tout de nous ! Bon, là, je m’emballe. Ne poussons pas quand même Mémé dans les orties sous prétexte qu'elle a un short… Bref.
 

Parce qu’il est le seul à s’être exprimé par un commentaire sur mon blog, vous pouvez y lire la réaction de Jean-Paul Ceccaldi (auteur de Tamo ! Samo ! Les arcanes du tueur). Les autres se sont manifestés par des courriels. Je citerai juste une jolie phrase extraite de l’un d’eux : « C’est doux, tendre, optimiste mais presque insupportable tant cela donne envie d’une histoire d’amour ».

Je disais donc que tous ceux qui se sont exprimés reconnaissent s’être laissés transporter.
Enfin, tous sauf un…
Un rebelle. Un cœur de pierre. Un vrai. Un dur. Un tatoué.
Mais comme il s’agit d’un pote et que je tiens à ce qu’il le reste, je le cacherai sous le pseudonyme de Diogène (à cause du tonneau ?).
 

Eh bien, vous savez quoi ? Je crois bien que  Diogène est en danger…
 

A mon « Allez, reconnaissons qu'une once de candeur se cache en chacun de nous », il a rebondi par un « prions ensemble, mes frères et n'oubliez pas de verser votre obole à  la sortie... Hein, comment ça, cynique ? ».

Bien entendu, cette réplique noire parmi tous ces mots ourlés de bleu, m’a délogée en sursaut de la délicieuse torpeur dans laquelle Nina et Lazare m’avaient plongée. Et c’est avec un soupçon de colère que je lui ai répondu (je n’aime pas les réveils en fanfare…) : 
« Il ne t'arrive donc jamais de rêver toi ? Tu crois que tous les rêveurs sont des éthérés ? Ben moi, Môsieur, je m'autorise à rêver. Et le « candeura-t-on », je lui pète le nez. Les cyniques vieillissent plus vite, ne l'oublie pas. » 

Pourquoi un tel cynisme mon cher Diogène ? Désabusé ? Revenu de tout ? Quoique si tu en es revenu cela prouve au moins que tu y es allé ! One point for you…  Conséquence du désespoir ? Ou parce qu’un homme ne doit surtout pas couper du bois en versant une larme sur la branche qu’il vient d’arracher au tronc ?
Fais-tu partie de ceux qui, quand ils sentent l’odeur des fleurs, cherchent où se trouve le cercueil (Henri Louis Mencken) ?  
Je n’aime pas que l’on fasse mourir l’amour avant qu’il ne naisse sous prétexte qu'en plus du bien, il nous fait aussi du mal. C’est tellement bon de le laisser galvauder en nous emportant dans son sillon.  

Même les plus dubitatifs d’entre nous ont au moins deux certitudes : le doute qui les habite et leur mort inéluctable. Quant aux plus pessimistes, ils ne prendront pas le temps de douter et d’aimer puisqu’ils sont trop préoccupés par la perspective de leur mort.
Bien entendu, c’est être lucide que d’être conscient de la fin des choses. Mais la différence entre le cynisme et la lucidité ne serait-elle pas tout simplement que la seconde admet l’amour ?
 

J’ai entendu parler d’un poète, qui, transporté par une histoire d’amour a écrit des merveilles en pensant à sa dulcinée. Quelques années plus tard, lorsqu’il l’a rencontrée par hasard, il ne l’a pas reconnue. Il l’avait oubliée… Ses mots d’amour, eux, sont restés. Ils sont toujours lus aujourd’hui. Cet amour-là n’a pas été inutile.
 

Tant pis si l'amour nous fait pleurer, nous déchirer, nous fait souffrir,  ne pensons qu'à la montée de l'escalier qui nous y mène. Ou alors, faisons comme Diogène, prenons l'ascenseur.

Mais l'attaque est profitable. Elle amène à la réflexion de celui qui la reçoit. Et après réflexion, voici ma conclusion (hautement philosophique) :
 

Poussez, poussez, l'escarpolette,
Poussez pour mieux me balancer !
Si ça me tourne un peu la tête,
Tant pis ! Je veux recommencer !
(Duo de l’escarpolette, extrait de l’opérette « Véronique ») 

Ceci dit, mon cher Diogène, je t’accorde le mot de la fin lorsque tu as cité Mao Tsé-Toung :

Osons lutter ! Osons vaincre !
 


Mais finalement, ce Diogène n’est-il pas tout simplement né de mon imagination ? Juste pour aller au devant de ceux qui n’ont rien dit mais qui n’en pensent pas moins ? Comme l'aurait probablement déclaré Madame Aude Roche, la fameuse directrice d’école, si elle avait survécu à ma nouvelle-polar : « Mystère et boule de gomme » !

 

PS : Diogène, merci de ne pas vider le tonneau.



Les commentaires


Publié le 12 septembre 2007
Par Jaloux
Et c'est qui d'abord ce Diogéne ?


Publié le 12 septembre 2007
Par jean-Paul
flicorse@ifrance.com
Pour que Diogène sorte du bois...
Patinons encore un peu au risque de nous rompre le cou…

Sur des paroles d'Albert Vanloo et Georges Duval, il composait l’un de ses chefs-d’œuvre, Véronique (création, 10 décembre 1898). La distribution était remarquable et la postérité nous a gardé le souvenir de ses créateurs, Mariette Sully et Jean Périer. Lui, habillé avec goût, s'était composé une tête "à la Musset"…

On ne radine pas avec l’amour !

Avant l’Escarpolette, il y a le Duetto de l’âne…

De-ci , de-là , cahin-caha , va trottine , va chemine ,
Va petit âne , va cahin-caha , le picotin te récompensera…

Puisque nous sommes dans l’operette….
« Vous tous qui nourrissez quelque vautour insatiable, - vous poètes hoffmaniques que l'harmonica fait danser dans les régions du cristal, et que le violon déchire comme une lame qui cherche le coeur, - contemplateurs âpres et goulus à qui le spectacle de la nature elle-même donne des extases dangereuses, - que l'amour vous soit un calmant. » volé à Charles Baudelaire

Et pour faire déborder le tonneau de Diogène ( qui était un pithos car le tonneau n’existait pas à son époque) …. "L'amour, c'est comme un pithos ( vase antique). C'est dur à trouver, difficile à avoir et si facile à briser".
Dans celui de Diogène, il n’y avait pas la place pour deux… et, lorsqu’il en sortait, il cherchait un homme… De là à penser ?… mais cela ne nous regarde pas !

Plus inquiétant ! Le syndrome de Diogène est un syndrome décrit par Clark en 1975 pour caractériser un trouble du comportement de la personne âgée conduisant à des conditions de vie insalubres.
Ce syndrome associe entre autres :
* Une négligence extrême de l'hygiène corporelle et domestique
* Une syllogomanie : accumulation d'objets hétéroclites ;
* Un déni de la réalité et une absence de honte ;
* Un isolement social ;
* Un refus de toute aide vécue comme intrusive ;
* Une personnalité pré-morbide : méfiant, rusé, distant, tendance à déformer la réalité.

… Toutes ces fadaises pour plaisanter amicalement car, à la fin , il vaut toujours mieux en rire qu’en pleurer!… Humour ne rime-t-il pas avec Amour ? « Humour… Amour » est une paronomase heureuse qui devrait séduire les plus cyniques, même un anonyme Diogène à la lecture de l’article écrit par Martine Rousset..


Publié le 12 septembre 2007
Par micorne
michele.v@wanadoo.fr
Pas de commentaires féminins? Tiens, c'est bizarre.
J'aurai cru. Mais en fait les filles lisent avec plaisir une belle histoire. Puis elles rêvent. Alors les commentaires!


Publié le 12 septembre 2007
Par jean-paul
flicorse@ifrance.com
Pour commencer par une anacoluthe doublée d’une paronomase, je dirais « qui s’excuse, s’accuse »…

Je m’excuse cependant de l’emploi du terme grammatical « paronomase » qui me vaudra peut-être l’anathème en pensant que je suis atteint d’anasarque. D’aucuns pourrait penser que je suis « parano naze » et que le mieux pour moi serait de faire l’objet d’une anamnèse… On pourrait sans doute faire des paronomases un ana mais l’exercice s’avère risqué avec le suffixe « ana » si on envisage d’en remplir des annales.

Maintenant, pour commenter le commentaire de (M)icorne "(L)ichèle"…
Il ne faut pas rêver ! Les femmes ne font pas que rêver. Celles qui ne font pas de commentaires les réservent à leur meilleure copine. Il doit bien y avoir quelques femmes osant s’exprimer sur ce blog…

L’amour , mille sabords, est un sujet ad hoc !
…/…
Et dès lors, je me suis baigné dans le Poème
De la Mer, infusé d'astres, et lactescent,
Dévorant les azurs verts ; où, flottaison blême
Et ravie, un noyé pensif parfois descend ;

Où, teignant tout à coup les bleuités, délires
Et rythmes lents sous les rutilements du jour,
Plus fortes que l'alcool, plus vastes que nos lyres,
Fermentent les rousseurs amères de l'amour !
…/…

Laquelle montera sur ce bateau ivre: le Rimbaud warrior ?

Oui, nous sommes des guerriers de l’amour au pied marin et, à six, nous pouvons ajouter cet alexandrin : « nous sommes six vaillants guerriers au pied marin ».

Commencer par une anacoluthe doublée d’une paronomase et finir par un alexandrin, il est temps que je retrouve ma vie d’anachorète pour écrire sérieusement… Oui ! Anachorète ! Un ânerie finale …

A prestu Michèle et les autres


Publié le 12 septembre 2007
Par martine.rousset
Les femmes ne font-elle que rêver ? Celles qui ne dispensent pas de commentaires les réservent-elles à leur meilleure copine ? Amusant que Jean-Paul pose ces questions... Car justement demain, nous devrions avoir quelques éléments de réponse dans ce blog...


Publié le 13 septembre 2007
Par Diogène
Bien vu ! Diogène pratiquait le cynisme philosophique qui avait pour but de dégonfler la baudruche toujours renaissante de la vanité humaine. Quand on lui demandait ce qu'il y a de plus beau au monde, il répondait : le franc-parler. Tu vois qu'il n'y a pas lieu de s'inquiéter pour ma modeste personne. A ta place, je m'inquiéterais davantage de tous ces commentaires dithyrambiques relatifs à ta bluette Lazare-Nina. Soit tu as affaire à une sacrée bande d'hypocrites qui t'encensent pour des motifs inavouables, soit à des torturés de la littérature qui se regardent écrire en commentant la rubrique des chiens écrasés. J'ai constaté que tu avais la critique douloureuse et le vilain petit canard noir que je suis va encore te contrarier, mais après tout quand on écrit, on ne peut pas faire l'unanimité sinon ce serait trop facile... et ennuyeux. J'ai donc relu ta bluette et cela ne me fait pas plus d'effet que cette littérature de gare d'une banalité telle qu'elle me tombait des mains les très rares fois où j'ai essayé de m'y aventurer. Mais rassure-toi, je ne suis pas complètement hermétique et il est des histoires d'amour qui m'ont fait vibrer ; mais ceci est une autre... histoire !


Publié le 13 septembre 2007
Par Jean-Paul
flicorse@ifrance.com
Le Diogène de Martine Rousset qui combat la vanité , apparaît bien méprisant… Sans doute a-t-il fréquenté une de ces écoles que le vrai Diogène aurait appelé l’Ecole de la bile. De toute façon , quand on a affaire à des cyniques, il faut se dire que « les chiens aboient et … les trains passent ! » D’autres gens aiment les gares et leur littérature.
Un point positif : Diogène est sorti de son tonneau mais , si c’est seulement pour mordre, il vaut mieux lui mettre une muselière… A moins que ce Diogène ne soit que le l’homme de Platon. Cela expliquerait son allergie pour les plumes.et qu’il veuille jouer au canard noir.
Le vrai Diogène aimait répéter qu’il fallait aborder la vie avec un esprit sain ou se pendre. En outre, il n'aurait pas négligé la rubrique des chiens écrasés...

Donc, je confirme que Martine Rousset mérite d'être lue et je le fais sans motif inavouable et pas sous la torture...

Jean-Paul, un hypocrite bien intentionné et non anonyme..

Jean-Paul
Publié le 11 septembre 2007 à 13:21
Par Martine Rousset
Humeur : Ironique

Mais quand les parents cesseront-ils donc de raconter au tout venant, la rentrée des classes de leur chérubin à renfort de détails qui n’intéressent qu’eux ! Toujours la même rengaine chaque année au mois de septembre. Cartable trop lourd… Classe surchargée… Trop ceci… Pas assez cela… Et patati, et patata… En définitive, il est une question qu’il ne faut jamais poser à des parents début septembre : « Alors ? Comment s’est passée cette rentrée ? ».  Rares sont ceux qui comprennent qu’il ne s’agit en fait que d’une simple marque de politesse…

 

Une rentrée des classes, c’est simplement un retour normal vers les études après presque 3 mois de vacances. Tous les ans, cela recommence avec la sempiternelle ronde des fournitures introuvables, des cahiers au nombre de pages qui n’existe pas, des cartons à dessin qui ne rentrent pas dans les cartables, de l’encre de chine qui se répand davantage au fond de la trousse que sur les feuilles Canson (format 24 x 32, 180 gr.), et j’en passe. Rien de franchement passionnant.

 

Excepté que la rentrée de mon roudoudou au lycée m’a épuisée, me transportant du bâtiment A au bâtiment F, puis du F au G, puis retour au A, puis un passage au Bureau n° 10, je n’ai rien d’autre à en dire. Ah si. Une fois rentrée chez moi, j’ai relu « Les douze travaux d’Astérix ».

 

Pourtant, ce jour-là, il s’est malgré tout passé quelque chose. Alors que nous descendions très tôt de notre village, dans un virage, nos yeux ensommeillés furent soudain éblouis par un prodige matinal.

 

Et de la rentrée des classes, je n’ai que cette image à vous faire partager.


 
 
  
Entre Taglio Isolaccio et Folelli (Photo M. R.)
  


Difficile d’ajouter quoi que ce soit à cela.



Les commentaires


Publié le 12 septembre 2007
Par micorne
michele.v@wanadoo.fr
Rentrée des classes? joli détour.
Publié le 09 septembre 2007 à 13:15
Par Martine Rousset
Humeur : Tendre
Il est grand temps pour moi de consacrer quelques lignes aux Editions A Fior di Carta, lesquelles eurent tout de même la folle audace de publier mes Mystères d’âmes. 
Et « A Fior di Carta », c’est Jean-Pierre Santini. Il n’aime pas que l’on parle de lui mais c’est mon blog.
  
 
Jean-Pierre Santini (Photo M. R.)
 
Cette toute jeune maison d’édition à dimension humaine est totalement artisanale, de la maquette d’un ouvrage jusqu’à sa publication.
Parce que Jean-Pierre Santini est un humain. A moins qu’il ne soit un extra-terrestre ? Allez savoir…
Au-delà de la production de livres, il œuvre avec passion pour que les auteurs se rencontrent et se laissent aller à la découverte de l’autre.

La richesse ne se puiserait-elle pas en grande partie dans celle des autres ?
 
Alors, sans forfanterie aucune, il avance à petits pas dans la jungle littéraire, sème ça et là ses petits cailloux blancs et nous entraîne avec lui. Cette quête de communication dans le mélange des genres nous valut d’ailleurs cette si belle journée Libri Aperti dans son village capcorsin de Barrettali le mois dernier.
  
 
 
Journée « Libri Aperti » dans la confrérie (Photo M. R.) 

A Fior di Carta, c’est le « petit salon où l’on cause » de l’édition insulaire.
 

Petit salon deviendra grand. Sa noble et louable intention ne peut que faire son chemin dans l’esprit des êtres ouverts que nous sommes.
 
 
Libri aperti (livres ouverts)…





Aucun commentaire
Publié le 08 septembre 2007 à 12:13
Par Martine Rousset
Humeur : Souriante

Comme il est exquis de parler d’amour ! Cette petite escale de douceur que je me suis proposée grâce à l’écriture de l’histoire de Lazare et Nina m’a ravie. Mièvres, les histoires d’amour ? Et alors !

Allez, reconnaissons qu’une once de candeur se cache en chacun de nous…

L’intrigue est ordinaire, je l’admets. Un homme. Une femme. Une rencontre.  
Rien de bien original diraient Paul et Virginie, Roméo et Juliette, Tristan et Yseult ou… Stone et Charden.

 

L’immense privilège d’un auteur (écrivain, gribouilleur ou cracheur de mots, appelez-le comme vous voulez) est de pouvoir diriger ses histoires et ses personnages comme il l’entend et de camper ses décors et ses ambiances selon ses humeurs.

J’ai hésité pour Lazare. Mais il m’a semblé être un type trop bien pour ne pas le rendre heureux. Puisque la création d’écrits mène au rêve, autant que Lazare en profite.

 

De toute façon, j’écris ce que je veux ! Si Nina se qualifie d’électron libre, c’est qu’elle a bien dû s’inspirer de quelqu’un…

 

Selon mon humeur, je peux coucher tendrement quelques douceurs sur le papier, me jeter gaiement sur ma page comme un canard sur un hanneton, me rebeller à ma guise contre les injustices de notre bas monde, ironiser sur les écrits des autres alors que les miens ne valent pas mieux (satanée « entrebâillure »…), étaler gratuitement avec colère quelque pamphlet libérateur, écrire en souriant ce qui est actuellement sous vos yeux, aligner quelques maussaderies parce qu’il pleut sur mes carreaux ou être d’humeur « au secours » même si cela ne veut pas dire grand-chose !

 

Savez-vous qu’en musique, un caprice ou capriccio est une composition de forme libre et fantaisiste ?

 

Il est si agréable de laisser vagabonder l’écriture où bon lui semble, sans carcan, sans préjugés et sans œillères, au gré de ses humeurs que j’accepte d’être une vilaine jeune fille (message perso : J) capricciosa.


Les commentaires
Publié le 08 septembre 2007
Par CECCALDI
flicorse@ifrance.com
" Suivre son caprice tout en s’abandonnant aux caprices de la langue, du langage… " Voilà un beau paradoxe qui tourne souvent au dilemme lorsqu’il faut choisir un mot ou placer une virgule… Je plaisante !

« Un caprice ou capriccio est une composition de forme libre et fantaisiste ». Capriccio peut se traduire par « frisson » et nous conduit à celui ( frisson) de l’amour.
Martine Rousset " capriocciosa " ? Sans doute par les frissons de son écriture.
On souhaite qu’elle nous offre 24 caprices avec la même spontanéité frissonnante… 24 comme les Vingt-quatre Caprices pour violon solo composés par Niccolò Paganini ou, selon son humeur, comme les Caprices, recueil de quatre-vingts gravures satiriques réalisées par Francisco Goya. Goya y dépeint les maux de l’humanité et les vices de la société, avec des personnages comme Tantale, Quel Sacrifice, Jusqu’à la mort, Ne crie pas, ou Telle poussière, évoquant les défauts humains comme l’ivrognerie, la sottise, l’inconstance, la coquetterie, et dénonçant les privilèges sociaux, les excès politiques et les abus religieux . Goya s’inscrivait dans la tradition des traités littéraires et philosophiques écrits en Europe à partir du 16ème siècle, dénonçant l’extravagance des hommes, les passions et les sentiments dévastateurs.

Avec ses personnages Nina et Lazare, Martine a choisi le caprice de la séduction plus proche d’Alfred de Musset et des caprices de Marianne. La capricieuse Nina fait décidément tout pour troubler Lazare. Mais tous les deux ne badinent pas avec l’amour. Nina et Lazare m’ont ramené à la partie autobiographique de Musset dans le personnage de Coelio qui " connaissait les plaisirs et leur préférait la solitude ; il savait combien les illusions sont trompeuses, et il préférait ses illusions à la réalité. "
Martine « capricciosa » donne envie de relire " Les caprices de Marianne " pour des répliques du genre:
"j'aimerais mieux mourir que d'attenter à mes jours", prononcée par Octave.
Ou encore…
COELIO. - Que tu es heureux d'être fou !
OCTAVE. - Que tu es fou de ne pas être heureux !
Mais aussi "La réalité n'est qu'une ombre."?
Et, pour finir, dans une tirade du sombre Coelio: "Malheur à celui qui, au milieu de la jeunesse, s'abandonne à un amour sans espoir ! Malheur à celui qui se livre à une douce rêverie avant de savoir où sa chimère le mène et s'il peut être payé de retour !"

Heureusement, les héros de papier peuvent aimer sans retour ! Leur destin est souvent sous une plume comme une épée de Damoclès. Pour Lazare et Nina, dans des jeux du cirque, j’aurais lever le doigt et, simple lecteur, je le lève pour la nouvelle dont ils sont les héros.
capricieusement
Jean-Paul
Publié le 08 septembre 2007
Par martine.rousset
Perdican à Camille (On ne badine pas avec l'amour)

""Mais il y a au monde une chose sainte et sublime, c'est l'union de deux de ces êtres si imparfaits et si affreux. On est souvent trompé en amour, souvent blessé et souvent malheureux ; mais on aime, et quand on est sur le bord de sa tombe, on se retourne pour regarder en arrière et on se dit : "J'ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois, mais j'ai aimé. C'est moi qui ai vécu, et non pas un être factice créé par mon orgueil et mon ennui". ""
Publié le 09 septembre 2007
Par Jean-Paul
flicorse@ifrance.com
« Adieu, Camille, retourne à ton couvent, et lorsqu'on te fera de ces récits hideux qui t'ont empoisonnée, réponds ce que je vais te dire: Tous les hommes sont menteurs, inconstant, faux, bavards, hypocrites, orgueilleux, méprisables et sensuels; toutes les femmes sont perfides, artificieuses, vaniteuses, curieuses et dépravées; le monde n'est qu'un égout sans fond où les phoques les plus informes rampent et se tordent sur des montagnes de fange; mais il y a une chose sainte et sublime, c'est l'union de deux de ces êtres, si imparfaits et si affreux. On est souvent trompé en amour, souvent blessé et souvent malheureux; mais on aime, et quand est sur le bord de sa tombe, on se retourne pour regarder en arrière, et on se dit: J'ai souffert souvent, je me suis trompé quelques fois; mais j'ai aimé. C'est moi qui ai vécu, et non pas un être factice créé par mon orgueil et mon ennui."

Voilà la tirade complète et non édulcorée… Dans cette pièce de théâtre, Musset donne une triste fin à Rosette et à l’amour de Camille pour Perdican.

Musset a écrit de beaux poèmes sur l’amour avec quelques passages comme « La vie est un sommeil, l’amour en est le rêve, Et vous auriez vécu si vous aviez aimé ».. « Après avoir souffert, il faut souffrir sans cesse ; Il faut aimer sans cesse, après avoir aimé » … « Je fais le serment de vivre et de mourir d’amour ». Il n’a donc jamais contredit Perdican.
Dans une lettre adressée de Venise, le 18 juin 1834 à Georges Sand, il a écrit : « Deux êtres qui s'aiment bien sur terre font un ange dans le ciel. Voilà ce que j'ai trouvé l'autre jour dans un ouvrage nouveau. Connais-tu une parole plus belle et plus sublime?»
C’est lui qui a écrit aussi « qu’importe le flacon, pourvu qu’on est l’ivresse »… Pendant leur liaison, ces deux amants célèbres se sont mutuellement trompés… sans doute était-ce pour Musset une façon d’appliquer « vivre à deux et donner son cœur à tout moment ».

Finalement , C’est l’amour que Musset aimait. Il aimait « aimer et être aimé ».
Par quoi commence-t-on ? Par aimer quelqu’un ou par aimer l’amour ? Qu’en diraient Nina et Lazare ? Est-ce que, en homme, Lazare a aimé d’abord l’amour avant d’aimer une femme ? Nina a-t-elle d’abord aimé un homme avant d’aimer l’amour ?…
Publié le 10 septembre 2007
Par martine.rousset
Dès que j'ai lu le commentaire de Jean-Paul, je me suis empressée d'envoyer un courriel à Nina et Lazare leur demandant , à l'un et à l'autre de répondre à ses deux dernières questions :
Est-ce que, en homme, Lazare a aimé d’abord l’amour avant d’aimer une femme ?
Nina a-t-elle d’abord aimé un homme avant d’aimer l’amour ?
Ils m'ont répondu en retour que ces deux questions leur paraissaient fort intéressantes et du coup, demandent réflexion avant d'y répondre. Ce qu'ils feront dans quelques jours par le biais de mes colonnes. A prestu.
Publié le 02 septembre 2007 à 08:00
Par Martine Rousset
Humeur : Gaie


Settembrinu in Tavagna vient de bercer nos nuits villageoises de sa quatorzième édition.
Ma maison étant attenante à la place sur laquelle les musiciens et les chanteurs déposent leurs accords lors de la soirée à Pero Casevecchie, je n’ai qu'une alternative. Soit j’entends sans pouvoir dormir, soit j’écoute sans vouloir dormir. Ceci dit, la qualité de ce festival ne nous donne que très rarement l’envie de se réfugier dans les bras de Morphée et nous précipite plutôt dans ceux d’Apollon, agréablement calés entre sa lyre et sa flûte.

Et l'autre soir, j’ai découvert Thibaud Couturier, jongleur de mots. J'ai adoré.
 

Même en musique, la facétie des mots appelle parfois les yeux…
A entendre mais aussi à lire afin d’être certain de les avoir bien reçus.


LETTRE A EGLISE (Thibaud Couturier)

Lettre à Eglise, dans « Ici-Parvis »
Si le curé s’abonne…
Il saura que chapelle
et qu’il n’y a jamais personne
Où vais-je Marie ?
Est-ce par peur ou parce qu’il s’ennuie
Que Dieu ferme la nuit ?
L’Evêché était fermé de l’intérieur…
Je n’aurais pas gardé les clefs de l’autel
Ni celles du Paradis
A « Lady commandements » je n’étais pas toujours fidèle
Mais je venais en ami
Est-ce par peur ou parce qu’il s’ennuie
Que Dieu ferme la nuit ?
L’Evêché était fermé de l’intérieur…
Ange ou feu – En joue … feu
Eve que j’Adam encore un peu
Pour tomber dans les psaumes
Faudrait que j’m’archange pour venir un jour où Dieu
Aura laissé Rome…
Grand ordonnateur quand tu auras cédé Rome…
Apple-moi
L’Evêché était fermé de l’intérieur…
Les portes du béni sentier
Bientôt vont se refermer
Et c’est là qu’une jeune fille nierait ma vie
Comme d’autres gars … hostie…
Est-ce par peur ou parce qu’il s’ennuie
Que Dieu ferme la nuit ?
L’Evêché était fermé de l’intérieur…
Arrête Jean-Paul de… papoter
De dire des prêtrises
Dieu nous taille une bible mais quand on veut lui parler
Il nous laisse dans la Moïse…
Est-ce par peur ou parce qu’il s’ennuie
Que Dieu ferme la nuit ?
L’Evéché était fermé de l’intérieur…
Ange ou feu – En joue … feu