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Le blog de Martine Rousset
Mon bloc perso.
Ici, quand ça lui chante, à 7 heures 53, plus tôt ou plus tard, les humeurs d’une blogueuse, mère, mi-ourse, mi-cigale et auteur de « Mystères d’âmes », recueil de nouvelles aux Editions A Fior di Carta.
Trafic
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Tribune libre
Nina : Elle est dvenue clodo! vous le saviez,mais ou est-elle?
Nina : Elle est dvenue clodo! vous le saviez,mais ou est-elle?
tassuad : ce jour là j'étais à Santa Reparata di Balagna dans la salle communale où un orchestre jouait , j'ai sorti mon harmo et je fus accepté illico
Le Doc : Va être épuisée la danseuse,elle est en transe depuis le 24 mai!
Cigale : Ben ca lui chante pas souvent à 7H53
Nostalgie : Pourquoi nous priver de tous ces jolis textes nous sommes orphelins de ce blog. Tristes aussi. Amitiès
TASSUAD : AVEC DE LA CHANTILLY MAISON
Owlette : Dessert: 2 tartes..2!
Roger : Mais quelle surprise,pourqu oi ne pas parler de moi, je le vaut bien
MARTINE : Ifrance ne veut pas de moi ! Et zut... Je hais la technique...
Acrostiche : Nous souhaitons ta présence.Se souvenir c'est bien mais lire c'est mieux REVIENS
Acrostiche : Rine que de temps en temps.Etpour nous faire plaisir.Viens nous distraire.Inven tes,tu sais si bien le faire.Emportes nous dans tes contes.
Un ami : Si tu pleures trop parceque tu as perdu ton soleil,tes larmes t'empêcheront de voir les étoiles.
Le blog : C'est le desert total, je suis désespéré, je commence une dépréssion.
C'est Nous : Pourquoi nous laisser tomber?
Roger Nina : Nous restons sur le tapis? Ben zut alors!
Roger Nina : Nous restons sur le tapis? Ben zut alors!
Nostalgie : Comme ce blog manque! 2 fois par semaine c'est trop demander?
tassuad : je l'ai vu en concert il y a longtemps un bonheur !!!
micorne : Barbara, un vrai bonheur merci Martine
Owlette : Sublime Barbara! Vive les 100000
3 connecté : pour quoi? ils attendent le passage des coureurs ? dopés
connecté : 6 connectés ? circulez ya rien à voir
Le Blog : He alors Martine ? Et moi, suis toujours là, j'ai faim, donnes moi des mots svp.
tassuad : le blog est mort ! vive le blog !
Ouf : Il était temps!
Kikéla : chouette la blogueuese.Quel le bonne surprise . youpi tralala
tassuad : digne? dingue? tong?
Enfin : Le retour. Sonnes les Martines !
Owlette : tout, blog et carabistouilles confondus
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Publié le Mercredi 24 octobre 2007 à 08:00
Par Martine Rousset
Humeur : Souriante
La tribune libre est absolument délicieuse en ce moment…
 
La bande déroulante de ces petits commentaires, anonymes pour la plupart, s’éteignant automatiquement sans laisser de traces, j’ai sauvegardé au fur et à mesure ce feu d’artifice de jeux de mots délectables. A relire absolument. Certains sont des petits bijoux.
 

La tribune libre mérite grandement sa place en guest star
 

Chador : Il est 8 h et la Martine est toujours dans le brouillard ?
Rat'Issoir : Avec moi, les rats gandins se prennent des râteaux.
Rat d'art : Je suis un demiurge, un visionnaire très crératif. J'expose au musée des rats modernes.
Rachat
: Histoire de se faire pardonner ou un double je(u).
Sourate : Contre les artifices de celles qui soufflent sur les nœuds.
Rat Tiche : Mon père est Le Rat Finé de la ratelière, vieille noblesse alliée à la famille de La Ragougnasse reconvertie dans la restauration, après la république.
Rat Ichon : Comme le rat Bin, je crois au Rat Dieu, à Rat Madan et Rêve...
Rat Iboisé : Rat à poils raz.
Rat Zia : Rat amazone corse qui vit de rapines.
Rat Afia : Je propose à Martine de ratifier un traité de paix devant un apératif dans un esaminet.
Rat bio
: Rat des champs, surplus d'un croisement entre le rat bio nique ( chaud lapin) et le rat bio psy, en analyse chez un psychatnalyste...
Rançon : Le Chat Rançon veut le blé du Rat Din...
Chat Gal : Minet galopin avec un chevalet.
Micorne : Châtaigne = méchant comme une gale.
Micorne : Chat-piteau = c'est quoi ce cirque.
Restaurat : C'est l'opé-rat bouffe...
Petit rat : Minette qui fait des entrechats à l'opé-rat (trou de rats) de Paris.
Chat Pacan : Chat marseillais un peu voyou...
Charivari
: Variété corse de chat huant...
Chat Ouch : Je suis le chat domestique d'un Pas-chat.
MinéApolis : Mi(n)néApolis est un chat policier utilisé pour la lutte contre les rats d'hôtels.
Chaterton : Le genre collant à la différence du Cha'rleston beaucoup plus swing. A propos de vos hébergeurs de blog, soyez pas rats : typepad est très bien ! Pub !
Chat Rybde : Ma devise : "Chat Rybde échaudé ne craint pas l'eau froide dans le détroit de Messine".
Chat Rif : Appelé aussi Omar Chat Rif, il est de l'espèce des minous à pinces...
Mi-souris : Je suis une demi-mondaine après avoir été demi-vierge.
Souris sot : cherche souris à capteur laser pour double-clic...
Chat botté
: J'aurais aimé jouer dans les fourberies d'escarpin mais il n'y avait pas ma pointure. Ils ont donné le rôle à un traîne-chavate.
AB Souris : Depuis que je commercialise la jouvence, on me surnomme l'Abbé Nef...
Està Minet : Està o no està minet ? Drame chatespearien...
Terbox : Je suis le chat Terbox qui a de la tchatche... and I like the chat Terring.
Chatbeauté : J'ai gagné des prix de beauté. Je suis charmant. On dit même que j'ai du chien et que je serai une chtar du Chat-Bizzhard.
Zuble : Je suis un chat humble qui, dans ma chapelle, porte la chasuble comme voeu de chasteté et de charité.
Chat viran : Toujours mieux que Chat Viré. Bravo les greffiers de la tribune libre.
Chat OS
: Victime de chaos alimentaire, je suis le chat pelé, ex-chat peau reconverti en Ouvrier Spécialisé dans une fabrique de chapelure...
Hibou Ossi : Owlette, vous êtes vraiment chouette. On comprend que, près de vous, l'owlet, il bout.
Owlette : Oh comme tout cha c'est cha marré.
Chat Lumo : Chat pyromane mais chaleureux...
O' Brian : Le chat O'Brian pique une ire landaise si on le traite de British shorthair...
DiscréMiné : Donne ma langue à Chat HerKozy pour test ADN...
Gras minet : Alias Grosse tige, j'aime les histoires d'O'baise.
ChatTerton
: Minet trop affectueux, la vraie pègue !...
Bi chat : Hôpital vétérinaire avec des chambres à deux lits...
Date chat : C'est la mi-août en Russie aussi...
Chat Monix : Si les montagnes ne se rencontrent pas, elles accouchent souvent d'une souris...
Boudcha : Que me dites-vous? Le ver de terre au bout de l'hameçon de l'âme soeur pour attraper une étoile... Peuchère ! Je ne pécherai pas... Vade retro Satanas!
Méditante : « Vers de terre amoureux d'une étoile », ou alors « il n'y a que les montagnes qui ne se rencontrent pas ».
Chat Rogne : Je refuse l'invitation au restaurant de Chat Cal...
Sourifière : J'ai châtié pas châtré car ce serait trop...
Sourifière : Le chat oyant sera châtié et ne me chassera plus...
Owlette : Le Chat oyant, lisant la tribune, dit « quel charabia, moi je veux Marjolaine et c'est tout ».
Guenonne : Ce rat jaloux radote. Je suis une guenonne chaste et mon corps est un guenon's bull land.
Rat Bajoie : Moi, je pense que Gingembre trompe déjà Marjolaine pour le sourire d'une guenon...
Marjolaine : Maintenant, mon ambre solaire est de marque "Pachy derme" avec une pointe de gingembre... Pachy e salute comme slogan publicitaire.
Marjolaine : Gingembre, fais-moi un en(lé)phant.
Gingembre :
Marjolaine, "elle est fan" de moi...
Chalhomme : Traduction de chaman, chat spirituel et pacifiste.
Chaluthier : J'ai été harponné et j'ai fait du violon, je vous l'accorde... Maintenant je suis un chaton net qui ne chaparde plus.
Chat d'or : Je suis un chat d'Iran pour les chattes persanes...
Chat Cra : Sur le dos, je pratique le yoga mais sur le ventre je glaviote...
Rat-chat : Spécimen rare vendu d'occasion...
Pussy Pushy : Chat anglo-saxon arriviste, arrogant et sûr de lui. He's a very pushy cat...
Minet Ral : Minet râle à cause de Minette qui reste de pierre...
Micorne : Chat loupée on s'en tourne une?
Micorne : Chat mot ; couvert.
Potiron : Je fuis de couic en couic avec mes souliers neufs... Couac ! Un miroir ! J'y vois le reflet d'un pote âgé. Mais, où donc cours-je ? Dans quel état j'erre ?
Minestrone : C'est vrai que mon pote Iron a un regard de courge...
Bichou : Je suis le chat Bichou, natif du Poitou et je n'en fais pas un fromage, Justine, si vous préférez le marquis de Chade... Mais, il me rend chèvre !
Justine : Vous n'auriez pas vu le Marquis de Chade ?
Le chas : De fil en aiguille, je me retrouve ici...
Chat Cal : Chat suffit... Il y a de quoi battre la cha made...
Chat Meau : Ouch serait un beau nom pour un chat obéissant et serviable.
La souris : C'est mal fréquenté par ici...
Chat rieur : Chat touilleur me fait rire...
Touilleux : Chat Pristie, de quoi tu te mêles... Perlipopette, elle lui donne un nom si elle le veut...
Pristie : Chat-Perlipopette, il faut lui donner un nom à ce chat n° 2000.
Bâilleur : Entre bâilleurs, bonne nuit !...
Médor : Cha va comme ça les chats, j'arrive.
Chat-moi : Chat des montagnes, cornu et égocentrique...
Chat pitre : Sur mes bancs, Je fais rire les chanoines...
Chat lange : Je sus un chaton compétitif...
Chat foin : Je suis un charlatan campagnard...
Chat d'eau : Je suis apache la tribu Shadows...
Chat loupé :
L'omerta, je m'en fous et je balance...




Publié le Mardi 16 octobre 2007 à 12:21
Par Martine Rousset
Humeur : Tendre
Dans quelques jours, sortira au cinéma une nouvelle adaptation par Alain Corneau de l’un des romans de José Giovanni, Le Deuxième souffle. C’est pour moi une belle occasion de parler de lui. 

Je ne sais trop pourquoi, mais en ce qui concerne le cinéma, hormis quelques exceptions, j’en suis restée aux vieux dessins animés de Walt Disney et à des films tels que Il était une fois dans l’Ouest, Deux hommes dans la ville, West Side Story, Les égouts du paradis ou encore Les tontons flingueurs. Je ne suis pas que moderne… Je reste une inconditionnelle de ce cinéma-là. Bien entendu, cela va de pair, j’ai toujours eu une grande admiration pour des acteurs comme Jean Gabin, Lino Ventura, Jean-Paul Belmondo ou Michel Simon. Des vraies « gueules » d’acteurs.
 

Evidemment, je connaissais José Giovanni, scénariste, cinéaste et écrivain. Mais de là, à le rencontrer un jour, il y avait un fossé que je n’imaginais même pas pouvoir franchir.
 

Or, à une époque où j’effectuais des recherches généalogiques en Corse pour des particuliers (ceux qui ne le savent pas l’apprendront ici…), il m’a contactée. Il désirait que nous fassions ensemble quelques investigations pour les besoins de son film « Mon père ». Ce devait être en 1999. José vivait en Suisse mais il était Corse et originaire du Cap. Il ne l’a jamais su et son épouse l’apprendra probablement aujourd’hui en lisant ces lignes, mais quand j’ai réalisé que j’allais le rencontrer, j’étais très impressionnée… Ma décontraction n’était qu’apparente…

José était un homme de caractère mais d’une sensibilité à fleur de peau. Doté d’un humour extraordinaire, il avait l’art de raconter. Nous avons travaillé ensemble, avec lui et son épouse, afin de glaner les renseignements nécessaires. Nous sommes même allés bien au-delà en reconstituant sa généalogie qui nous fit voyager jusqu’au cœur du 16ème siècle… J’ai d’ailleurs conservé des courriers superbes de José dans lesquels il exprime son bonheur à s’ancrer encore davantage dans les entrailles de son île.

Puis nous nous sommes revus quelques fois, écrit, téléphoné. Ils m’ont invitée en 2001 à l’avant-première de « Mon Père » à la cinémathèque de Porto-Vecchio. Jolis moments.
 

Et, laissant derrière lui une œuvre considérable, en 2004 José est parti. J’ai gardé avec son épouse un lien privilégié. Nous nous écrivons souvent. C’est une femme vraiment formidable pour laquelle j'ai une sincère amitié.
 

Vous trouverez un nouveau lien sur mon blog, il s’agit du tout nouveau site de José Giovanni. Je vous suggère de visionner sa méthode d’écriture dans la rubrique « Interviews ».
 

Voilà, c’était mon petit clin d’œil à un grand.

 
Les commentaires

Publié le 16 octobre 2007
Par Jean-paul
flicorse@ifrance.com
Je me souviens du premier roman de José Giovanni: "Le trou"... A la fin , il y a même un plan de la prison de la Santé pour expliquer l'évasion entreprise par les personnages dont le héros, Manu Borelli.

Ce récit a été porté à l'écran par Jacques Becker en 1960. En dédicace du roman, on trouve une citation de Dostoievski: " Mais mon ami, on ne peut pas vivre absolument sans pitié."
Et ll se termine par les larmes de Borelli dans le bureau du Directeur de la prison...
dernières phrases: "si son âme hésitait, son corps ne le laissait pas paraître. Il s'enfonça dans la nuit. Sa nuit. Il traînait un capital souffrance, déjà au-dessus de la limite. Mais où était la limité?"

Le second roman est "Le deuxième souffle" ... qui fait l'objet d'articles sur Corsicapolar.

Un éditeur corse m'avait dit, quelques temps avant le décés de José Giovanni, que ce dernier revenait à ses racines et qu'il aurait volontiers participé à un salon du polar en Corse...


Publié le 18 octobre 2007
Par zazie
zazieg@bluewin.ch
Il est vrai que José revenait à ses sources plus profondément. Mais il ne les avait jamais vraiment quittées. Avec le tournage de son premier film "La loi du survivant" en 1966 il m'avait fait découvrir la Corse. Nous l'avions parcourue pour trouver les décors. Et les spectateurs avaient été émerveillés des images magnifiquesqu'il avait filmées.
Nous y revenions chaque année. D'abord à Rogliano, son berceau, et à Porto Vecchio où notre ami Jean Pierre Mattei a créé la Ciémathèque de Corse.
Je n'ai pas beaucoup de temps pour vous répondre aujourd'hui car je vais au Salon de Polar à Cognac. Si vous voulez nous en reparlerons.


Publié le 18 octobre 2007
Par Martine
Au salon du Polar à Cognac, ce week-end, Eric DEFOSSE, Grégory FITOUSSI, Mikaël FITOUSSI liront des extraits des Cahiers de José GIOVANNI (Titre : Huit mois face à la mort) écrits lorsqu’il se trouvait à la Santé dans le quartier des condamnés à mort (du 13 juillet 1948 au 5 mars 1949). Ces cahiers que leur auteur pensait avoir perdus ont été retrouvés l’an dernier par son épouse Zazie Giovanni.
Publié le Lundi 01 octobre 2007 à 18:05
Par Martine Rousset
Humeur : Gaie

(Conte traditionnel adapté par Paulo Coehlo, extrait de L’Alchimiste)


Certain négociant envoya son fils apprendre le Secret du Bonheur auprès du plus sage de tous les hommes. Le jeune garçon marcha quarante jours dans le désert avant d'arriver finalement devant un beau château, au sommet d'une montagne. C’était là que vivait le Sage dont il était en quête.

Au lieu de rencontrer un saint homme, pourtant, notre héros entra dans une salle où se déployait une activité intense : des marchands entraient et sortaient, des gens bavardaient dans un coin, un petit orchestre jouait de suaves mélodies, et il y avait une table chargée des mets les plus délicieux de cette région du monde. Le Sage parlait avec les uns et les autres, et le jeune homme dut patienter deux heures durant avant que ne vînt enfin son tour.

Le Sage écouta attentivement le jeune homme lui expliquer le motif de sa visite, mais lui dit qu'il n'avait alors pas le temps de lui révéler le Secret du Bonheur. Et lui suggéra de faire un tour de promenade dans le palais et de revenir le voir à deux heures de là.

« Cependant, je veux vous demander une faveur », ajouta le Sage en remettant au jeune une petite cuillère dans laquelle il versa deux gouttes d'huile : « Tout au long de votre promenade, tenez cette cuillère à la main, en faisant en sorte de ne pas renverser l'huile. »

Le jeune homme commença à monter et descendre les escaliers du palais en gardant toujours les yeux fixés sur la cuillère. Au bout de deux heures, il revint en présence du Sage.

« Alors », demanda celui-ci, « avez vous vu les tapisseries de Perse qui se trouvent dans ma salle à manger ? Avez-vous vu le parc que le Maître des Jardiniers a mis plus de dix ans à créer ? Avez-vous remarqué les beaux parchemins de ma bibliothèque ? »

Le jeune homme, confus, dut avouer qu'il n'avait rien vu du tout. Son seul souci avait été de ne point renverser les gouttes d'huile que le Sage lui avait confiées.

« Eh bien, retourne faire connaissance des merveilles de mon univers, lui dit le Sage. On ne peut se fier à un homme si l'on ne connaît pas la maison qu'il habite. »

Plus rassuré maintenant, le jeune homme prit la cuillère et retourna se promener dans le palais en prêtant attention, cette fois, à toutes les oeuvres d'art qui étaient accrochées aux murs et aux plafonds. Il vit les jardins, les montagnes alentour, la délicatesse des fleurs, le raffinement avec lequel chacune des œuvres d'art était disposée à la place qui convenait. De retour auprès du Sage, il relata de façon détaillée tout ce qu'il avait vu.

« Mais où sont les deux gouttes d'huiles que je t'avais confiées ? » demanda le Sage.

Le jeune homme, regardant alors la cuillère, constata qu'il les avait renversées.

« Et bien », dit alors le Sage des Sages, « c'est là le seul conseil que j'aie à te donner : le secret du bonheur est de regarder toutes les merveilles du monde, mais sans jamais oublier les deux gouttes d'huile dans la cuillère. »



Les commentaires


Publié le 01 octobre 2007
Par jean-paul
flicorse@ifrance.com
A quoi pourrait bien servir les deux gouttes d’huile ?.

Nous sommes comme un mauvais locataire qu'on garde par charité dans une maison qui ne lui appartient pas, qu'il n'a ni bâtie ni payée, et qui se barricade et qui, même pour un moment, ne veut pas accueillir le maître légitime. Enfin, nous sommes tout seuls par une nuit de tempête dans notre maison solitaire et désolée, et tout à coup l'on frappe !
Ce n'est point la porte ordinaire, c'est à une vieille porte qu'on croyait condamnée pour toujours; mais il n'y a pas à s'y tromper, on frappe, on a frappé ! On a frappé en nous et cela nous a fait mal, comme l'enfant qui bouge dans une femme pour la première fois.
Qui a frappé ? Il n'y a pas à s'y tromper, c'est celui qui vient comme un voleur au milieu de la nuit, celui dont il est écrit : voici que l'époux vient, sortez à sa rencontre ! Et nous écoutons, palpitants. Peut-être ne frappera-t-on qu'une fois. Peut-être se battra-t-il contre la porte toute la nuit, comme parfois jusqu'au matin nous entendons ce volet exaspérant qui ne cesse d'arloquer et de battre.
Mais c'est un tel ennui de se lever et de déclore cette vieille porte ! Elle est assujettie de deux verrous, qui ne font qu'un de ce qui est mobile et de ce qui est inerte : l'un s'appelle mauvaise habitude et l'autre mauvaise volonté. Quant à la serrure, c'est notre secret personnel. La clé est perdue. Il faudrait de l'huile pour la faire marcher…. ( Texte de Paul Claudel )
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Et si c’était le bonheur qui tapait à la porte!… Enfermés, comment ferions-nous pour aller voir toutes les merveilles du monde ?
Publié le 01 octobre 2007


Par Diogène
6374qk76w48h69tn@yopmail.com
Et m.... , après la littérature de gare , voici venu le temps du mysticisme ( mystification ? ) bon chic , bon genre ...


Publié le 01 octobre 2007
Par jean-paul
flicorse@ifrance.com
Diogène ne mérite pas son surnom...
Il aurait du remarquer que je n'ai pas mis la fin de cet extrait de texte et qu'il s'agissait d'amener la fin personnelle.
Diogène ne mordait pas dans le vide
Mets de l'huile petit homme!


Publié le 01 octobre 2007
Par martine.rousset
Dis-moi, Diogène, toi qui sais tant de choses, c'est quoi le bonheur ?


Publié le 01 octobre 2007
Par Diogène
u29k7ak8o4y6g984@yopmail.com
Petite mise au point : mes maigres commentaires ne concernaient que la prose de Martine , donc en l'occurrence l'extrait de l'alchimiste . C'est juste pour l'aiguillonner un peu afin qu'elle ne cède pas aux sirénes de la facilité qui consiste à jouer les feignasses en nous balançant un extrait de roman au lieu d'écrire .
Sinon , le bonheur immédiat , ma chère Martine , c'est de te lire ...enfin... , pas toujours!


Publié le 01 octobre 2007
Par Jean-Paul
flicorse@ifrance.com
Puisque « 6374qk76w48h69tn » répond moins vite pour parler du bonheur que pour mordre dans le vide, je donne mon opinion sur lui qui ne vaut pas la sienne...

6374qk76w48h69tn pense que le bonheur dépend de l’opinion qu’il a sur les choses et non des choses extérieures à lui. De ce fait, il reste dans son étroitesse et va jusqu’à mordre lorsque le bonheur de son amie Martine ne correspond pas à l’opinion qu’il a d’elle. Il est un cynique narcissique. Comme 6374qk76w48h69tn n’est pas très courageux ( contrairement à Diogène )et dans l’anonymat, il mord des gens qu’il ne connaît pas dans le virtuel et dans le vide. Devant la vacuité de ses propos, je lui conseille d’aller se cuiter de temps à autres pour être un peu plus sociable.

Quant à son aversion pour la littérature de gare, il y a peut-être une explication dans son identification folle à Diogène. Des auteurs racontent que, voulant arracher aux chiens un morceau de poulpe, le vrai Diogène fut mordu au pied et en mourut. 6374qk76w48h69tn aurait-il lu quelques exemplaires de la série Le Poulpe. A mon avis, Le poulpe n’a rien à voir dans sa mort cérébrale qui doit remonter à la puberté.

Finalement que vient-il faire sur le blog de Martine ? Il se montre gentil lorsqu’elle lui parle d’eux , c’est-à-dire de lui…

Je ne suis ni pour ni contre ce 6374qk76w48h69tn dont je ne voudrais pas pour ami. En fait, j’en ai rien à cirer car le mal, ce n’est pas à moi qu’il veut le faire…

Par contre, je suis « pour » la présence d’un Diogène ouvert et constructif. Martine devrait trouver un autre ami qui ne cherche pas à la démolir dès qu’elle semble lui échapper.

Quand au 6374qk76w48h69tn, à moins qu'il ne change de ton, il devrait aller consulter un vétérinaire. Il paraît qu’il soigne mêmes les canards noirs qui se prennent pour des chiens de garde.


Publié le 02 octobre 2007
Par Martine
Jean-Paul, oublie Diogène et continue à nous faire plaisir et sourire (au fait, message perso : impossible de t'envoyer un mail, ifrance le renvoie systématiquement).
Diogène, la feignasse que je suis, sans pour autant attendre quelconque encensement de ta part, aimerait bien que tu donnes une vraie définition du bonheur. Tu saurais le faire ?
Bon, si on se faisait un strip poker pour détendre l'atmosphère ?


Publié le 02 octobre 2007
Par Diogène
h73l6ulqixb2738u@yopmail.com
Droit de réponse : vaut-il mieux être un Diogène virtuel ou un Jean Paul réel , il m'est tout aussi anonyme que je le suis pour lui , c'est sans doute notre seul point commun . Quant à mes interventions intempestives , j'ignorais que pour intervenir sur ce blog , il fallait rester dans le consensuel et le bienséant et caresser l'auteur dans le sens du poil . Ceci dit , j'ai trop de respect pour Martine pour chercher à la démolir , je ne dois mon pseudo et mon anonymat qu'à sa seule volonté ; en un mot comme en cent , je ne suis qu'une blague qui se pose la question de savoir si vous écrivez pour être lus , ou pour être aimés ?
Pour en venir à ce que me demande Martine , ce serait pour le moins prétentieux de ma part que de m'essayer à donner une " vraie définition du bonheur " , je pense que chacun détient sa vérité propre . En ce qui me concerne , je dirai que c'est la conscience de savoir que je vais mourir tout en ayant l'innocence de faire comme si de rien n'était ...
Ah , oui , un dernier détail , les bonnes choses ayant une fin , ceci est ma dernière intervention sur ce
blog , c'était vraiment très instructif et comment dire ...jubilatoire !!!


Publié le 02 octobre 2007
Par martine.rousset
Diogène, n’est-ce pas seulement celui qui se cache qui est anonyme ?
Ceci dit, tes interventions intempestives ne sont pas pour me déplaire. Tu le sais très bien. Le coup de pied provocant dans la fourmilière a le mérite de réveiller les fourmis. Même si j’en fais les frais, j’assume bien volontiers. Bien que je me sente plutôt cigale que fourmi… Mais ça, c’est une autre histoire.
Je suis la seule ici à te connaître un peu (un peu, j’ai dit !) et je sais très bien à quel degré sont à prendre tes commentaires. Les réveils en fanfare ont parfois le mérite de générer quelques questions, juste pour ne pas se rendormir sans se les être posées…
Donc, Diogène se retire… Il est libre. Tu as de quoi t’occuper dans ton tonneau ?
Enfin, pardonne-moi d’avoir abusé de mes pouvoirs de blogueuse et d’avoir retenu ton commentaire le temps d’y répondre. Je ne voulais pas le laisser vagabonder tout seul trop longtemps.


Publié le 02 octobre 2007
Par Jean-Paul
flicorse@ifrance.com
Diogène commençe à devenir intéressant dans son commentaire d'adieu... Dommage!
Publié le Vendredi 28 septembre 2007 à 17:57
Par Martine Rousset
Humeur : Tendre

Il y a plus de quinze ans, j’ai rencontré, au détour d’un joli hasard, une âme heureuse dans un corps heureux quoique déjà meurtri. Mais le corps pouvait encore cacher sa blessure et n’entravait encore que vaguement l’âme de son hôte.

Je savais que ce corps couvait l’une de ces sales maladies qui ne m’inspirent que des mots d’insultes. Une maladie génétique dont je n’ai même pas envie de prononcer le nom en guise de révolte aussi piètre soit-elle. On fait ce qu’on peut contre ce genre d’injustice. Et là, en l’occurrence, on n’y peut rien.

Je venais de rencontrer une chouette nana et j’en étais ravie. Fous rires, soirées sympas, discussions profondes ou totalement anodines, jeux de mots hilarants…

Et son corps s’est déglingué, la maladie cherchait insidieusement à s’infiltrer dans toutes les failles pour lesquelles son corps n’était plus armé. Elle y est parvenue la diablesse.

Elle abordait ces viles attaques avec philosophie. J’ai toujours eu beaucoup de fascination pour la façon dont elle semblait accepter les choses. Et puis, elle n’était pas seule pour combattre, elle avait l’amour. Ces amours que l’on croit invincibles, capables de surmonter vents et marées tout simplement parce que cet amour « savait » et qu’il ne fuyait pas.

Et puis les années ont passé, elle a dû quitter la Corse. Hôpitaux, rechutes, traitements, cures puis canne, puis fauteuil. Puis voilà. Puis zut. Puis c’est comme ça. Puis on fera avec. Facile pour moi. Terrible pour elle. Insurmontable pour lui.

Mais son âme est restée intacte. Une que la maladie n’a pas eue.

Contrairement à ce que beaucoup d’entre nous auraient fait dans une telle situation, elle ne s’est jamais plaint, a continué à rire et à se moquer même souvent d’elle-même avec une dérision déstabilisante.

Et son amour s’est fait la malle en emportant dans sa valise toutes ses évidences. Pas si simple…

 

Nous nous sommes revues, téléphoné, envoyé des courriels. Nous n’avons jamais rompu le contact. L’amitié peut être tenace. Rassurant, n’est-ce pas ?

 

Et là, elle vient de m’écrire…

 

« Martine ma fille, et si tu pouvais essayer de pondre quelque chose au sujet d'une fille qui à l'aube de ses 26 ans a tout perdu, de sa personnalité, de ce qui faisait qu'elle était elle, pleine de vie et d'Amour, à recevoir et à donner... des jours où elle se sentait tout amour, tout projet à venir, prête à mordre dans cet Ailleurs qu'elle recherchait depuis toujours en s'expatriant à l'Ouest, à l'Est, traversant les mers, les lacs... pour un autre côté toujours plein de surprises... qui aimait bouger, courir, danser, crapahuter, randonner, rigoler, plaisanter, dessiner, photographier la Vie... et tout ça fauchée un beau matin d'automne par la maladie... plein de copains copines envolés, l'envie de mettre fin violemment à tout ça et « sauvée » malgré tout par « l'amour » d'un amour passé, qui n'avait pas bien saisi la lourde tâche qui était de prendre soin de l'être qui n'était plus ce qu'il avait connu... un être blessé, écorché, qui jamais n'accepterait d'oublier tout ce qui lui avait été pris et qui ne reviendrait jamais... il fallait patience, compréhension, encouragement... ce n'était pas facile, inconsciemment elle le savait, mais elle ne lui avait rien demandé... il n'a pas su... »

 

Alors ma vieille, pondre ton histoire ? Non, tu écris trop bien. C’est à toi de le faire.  Pourtant je la connais autant que toi tu connais la mienne… Nous avons suffisamment parlé toutes les deux… Sais-tu que tu es la seule personne au monde avec laquelle je parle de la mort entre deux fous rires ?


Sache, ma vieille, que tes copines ne se sont pas toutes envolées.

Tu trouves que ton fauteuil est encombrant ? Je m’en tape de ton fauteuil. Ce n’est pas l’étroitesse des portes et le nombre de marches qui nous ont empêchées de rentrer où que ce soit lorsque tu étais en Corse cet été, non ? D’autant plus que les bras musclés qui se précipitent pour donner un coup de main sont parfois fort intéressants…

Les gens sont gentils avec toi ? Tant mieux, laisse-les faire. Tes amis en profitent autant que toi aux caisses des supermarchés et dans les files d’attente…

Tu as bien vu que lorsque nous étions quelque part où nous pouvions danser, je le faisais quand même alors que toi, tu ne le peux pas. Tu n’aimes pas que tes proches fassent des concessions pour toi ? Tu vois, je n’en fais pas et tu le sais bien.


Je n’ai pas envie que tu souffres. Je veux que tu vives. Que tes sourires profitent à d’autres. Tu as une multitude de choses à donner et à recevoir. N’arrête pas.

 

Et si j’ai décidé, sans te prévenir, de rédiger cet article c’est… pour voir si tu lis mon blog ! Attention, interrogation écrite demain matin ! Mais non… J’ai dit un jour ici que j’écrivais parfois des hommages. C’en est un. J’en ai assez que tu te caches. Je t’ai sortie de ton trou, voilà tout.

 

C’est ma façon à moi de te dire : que tu sois déglinguée ou non, je t’aime, ma vieille.



Les commentaires


Publié le 28 septembre 2007
Par zab
...tu vois, je suis bonne élève... je sais qu'il n'y aura pas d'interrogation car tout chez moi n'est que certitude par rapport à tout ce que je vis avec toi depuis maintenant pas mal de temps... toi et tes autres... moi aussi je vous aime...


Publié le 01 octobre 2007
Par Yves
thomasyves@hotmail.com
J'aimerais bien que vous lise aussi une jeune femme de Patrimonio, une jeune femme que je ne connais pas mais que je sais atteinte d'une SEP (sclérose en plaques) et mère d'un petit garçon de 7 ans. Revenue au village (elle vivait à Paris) après confirmation du diagnostic à La Pitié-Salpêtrière, revenue chez ses parents, après que son compagnon se soit fait la malle. Cette personne est sans travail et n'a plus de suivi médical et n'a donc aucun traitement en cours, ce qui est invraisemblable (je connais un peu la question, puisque j'ai moi-même une SEP)... Elle ne s'est même pas déclarée comme invalide à la CPAM. Totalement dépressive, elle esquive les rendez-vous, même si je suis parvenu à lui parler au téléphone. Que peut-on faire d'après vous ? Nous sommes plusieurs à nous poser la question... et pas des moins influentes puisque parmi ces personnes il y a une des plus importantes vigneronnes de Patrimonio. C'est elle qui m'a d'ailleurs informé... Nous cherchons des idées...
Très cordialement
Yves
Publié le Dimanche 23 septembre 2007 à 17:47
Par Martine Rousset
Humeur : Tendre

Bleu douceur

Bleu douleur
Bleu lavande aux reflets odorants

Bleu fleuri du myosotis ou du bleuet

Bleu ciel à l’infini

Bleu marine pour s’y plonger

Bleu turquoise pour y rêver

Bleu de l’oiseau du poète

Bleu nuit empreint de mystère

Bleu mélancolique de l’âme

Bleu doublé d’un regard

Bleu glacé de la peur

Bleu déchaînant du blues

Bleu de l’ange de Lola-Lola

Bleu des soldats de la paix

Bleu roi à en perdre la tête

Bleu du lagon de bluette

Bleu pervenche sous l'essuie-glace

Bleu ovale de calendrier à la mode

Bleu barbu d’assassin polygame

Bleu schtroumpfé du Schtroumpf

Bleu du steak surpris

Bleu du cordon gastronome

Bleu maladroit du débutant

Bleu …


Et vous ? Que vous inspire le bleu ? Les commentaires sont là pour être azurés.

Vos bleus

 

Bleu Diogène :

Je me sens comme un bleu bite chez les bas-bleus.

 

Bleu Jean-Paul Ceccaldi :

Bleu nuit de fantôme
Bleu du spectre
Bleu de la colère
Bleu d’hématome

Bleu du feu
Bleu de la peur
Bleu du sang
Bleu d’enfant

Bleu de froid
Bleu canard
Bleu de lessive

Et le bleu de Diogène ?
Bleu est-il haine ?
Bleu est-il noir ?

Bleu de bluette
Affleurement bleuâtre du noir
Bleuissement des paupières fermées
Allez ! Allez, ô jeune fille…
Allez cueillir des bluettes dans votre jardin secret…
Ecrivez-les avec de l’encre bleue…
Ignorez Diogène et ses mouchetures noires.

Bleu Owlette :
Bleu nuit où tous les chats sont gris.

Bleu Micorne :
Bleu de prusse sans casque à pointe
Bleu arc-en-ciel
Bleu lagon nirvana
Bleu marine en goguette
Bleu caravane de touaregs.
 

Bleu Zab :
Bleu quand ça fait mal
Bleu quand tout va mal
Bleu quand c'est pas rose la vie
Bleu partout sur mon corps dans mon coeur.




Les commentaires

Publié le 23 septembre 2007
Par diogène
diogène@hotmail.fr
Je me sens comme un bleu bite chez les bas-bleus


Publié le 23 septembre 2007
Par Jean-Paul
flicorse@ifrance.com
Bleu nuit de fantôme
Bleu du spectre
Bleu de la colère
Bleu d’hématome

Bleu du feu
Bleu de la peur
Bleu du sang
Bleu d’enfant

Bleu de froid
Bleu canard
Bleu de lessive

Et le bleu de Diogène ?
Bleu est-il haine ?
Bleu est-il noir ?

Bleu de bluette
Affleurement bleuâtre du noir
Bleuissement des paupières fermées
Allez ! Allez, ô jeune fille…
Allez cueillir des bluettes dans votre jardin secret…
Ecrivez-les avec de l’encre bleue…
Ignorez Diogène et ses mouchetures noires.


Publié le 23 septembre 2007
Par micorne
bleu de prusse sans casque à pointe
bleu arc-en-ciel
bleu lagon nirvana
bleu marine en goguette

Publié le 24 septembre 2007
Par zab
isabolo@wanadoo.fr
Bleu quand ça fait mal
Bleu quand tout va mal
Bleu quand c'est pas rose la vie
Bleu partout sur mon corps dans mon coeur