Juste un pas pour avancer un peu, pour ne pas rester là où nous n’avons peut-être plus de raison d’être. Ne serait-ce que par curiosité. Un bonheur se niche peut-être à deux pas. Il faut aller voir.
A petits pas, à grands pas, à pas comptés, à pas de loup, qu’importe. Avancer. Ne pas renoncer. Donner le pas au pas.
Si un jour un peu de hasard et d’amour nous ont permis de faire nos premiers pas, c’est pour qu’ils soient repris en écho par les suivants.
Bruit du pas rassurant de celui que l’on reconnaît et que l’on attend. Pas inquiétant de celui inconnu qui s’approche. Pas hésitant que le nôtre alors.
Le pas, signe de vie qui mène à la trace. Arlette Shleifer l’a compris (cf. www.corsicapolar.eu). La trace qui révèle l’existence d’un passage. La trace est immobile mais présente parce quelque chose ou quelqu’un a bougé. Manifestation de vie qui sème des souvenirs. Le pas question et la trace réponse. L’empreinte du temps passé à faire un pas.
Les pas se succèdent. Un pas de côté, un pas en avant, pas de deux, pas de danse sur notre route en quête d’empreintes.
Le pas est à franchir, sans le presser. De l’expérience à la connaissance, il n’y a qu’un pas. Prendre le pas sur les heures vécues, puis revenir sur ses pas pour finalement sauter le pas, c’est un pas.
Ne pas défiler en cadence au pas de l’oie. Plutôt se défiler de l’ordre trop établi et zigzaguer. Résister à chaque pas, toujours résister.
Diriger ses pas sans certitude. Ne rien exclure et surtout pas le doute. Chaque pas est balbutiement, essai et suggestion.
Faire un premier pas, le deuxième suivra… Peut-être. Peut-être pas. Dans le doute ne pas s’abstenir. Quitte à trébucher. Faux pas d’équilibriste mais pas tenté.
Et là, sur le pas de sa porte, faire un signe. Un petit pas grand-chose. Un petit je-ne-sais-quoi. Surprise parfois. Communion du pas et de son empreinte.







