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Le blog de Martine Rousset
Mon bloc perso.
Ici, chaque jour à huit heures, les humeurs d’une blogueuse, mère, mi-ours, mi-cigale et auteur de « Mystères d’âmes », recueil de nouvelles aux Editions A Fior di Carta.
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Scrat : Je sniffe que les noisettes depuis que la Martine s'est entiché de moi
Renifleur : Je nifle et renifle la bécasse...
tiampiste : Si ti an veux pas du tian, tiampis pour toi!
Ramàdent : Dicton mahometian: Tant va le tian à l'eau qu'à la fin le tian pète.
Cristian : Ô tian suspend ton bol!
X : Un tian vaut mieux que deux tu le tianneras
X : Tian ! Voilà du boudin !
Ty-Han : Un tian dans le moule. Un moule dans le tien. Les oies caquettent.
Clo Clo : C'était un textre clos. Roger a senti la menace. Dans cakette, il y a cake.
Roger : De quelle marque et de quelle taille le moule à cake d'Ugo? Eminence? XXL?
Too is too : two with two O, it's too much!
Choking! : Cake with too K, that takes the cake!
Clo Clo : Kake c'est cette histoire de moule? Texte clos?...
Msge perso : Ugo, j'oublie pas ton moule à cake. Je te le ramène samedi.
RENCARD : Le 6 septembre à LECCI di PORTO-VECCHIO. Sous les pins.
Martine : 50 000 visiteurs ! Wow ! Je peux pas tous les inviter pour l'apéro mais le coeur y est !
Robert : Je demande le soutien de Fernand puisqu'il soutient georges...
Fernand : Je soutiens Georges sans savoir à quel sein me vouer... What else? Faire nan! Nan! Et nan!
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Publié le 27 novembre 2007
Par Martine Rousset
Humeur : Tendre

Antò connaît si bien sa terre que dans certains endroits, le maquis ne pousse que pour lui. Chaque matin, il emmène en chantant son troupeau de chèvre sur les sentiers escarpés dont il connaît chaque pierre. Sa voix parcourt la vallée, se mêle en passant au bruit du ruisseau pour venir enfin s’éteindre sur les buissons d’immortelles.

Et en surveillant ses bêtes, assis face à la mer, il respire à pleins poumons cet air enivrant mêlé d’odeurs entêtantes de maquis. Son maquis.

Il a tout juste vingt-cinq ans et sa toute jeune épouse va bientôt mettre au monde leur premier enfant. Si c’est un garçon, il l’appellera Felice, comme son pauvre père.

Antò est un homme heureux. Il le sait.


Un soir, alors qu’il venait de rentrer ses chèvres à la bergerie et qu’il s’apprêtait à regagner sa maison attenante à la fontaine du village, il croisa Pierre. Ils se connaissaient depuis l’enfance mais Pierre ne venait au village que pour les vacances. Jeune chef d’entreprise, il avait étudié dans une école de commerce et dirigeait une société de marketing dans la région parisienne.

- Bonjour Antò ! La journée est terminée ?

- Eh oui. Je rentre chez moi comme tu vois.

- Ça marche tes fromages ?

- Ça va, oui.

- Combien en fais-tu chaque année ?

Antò réfléchit un instant :

- 1 000 environ.

- Pourquoi n’en fais-tu pas davantage ? Augmente ton troupeau !

- Avec la vente des cabris, cela me suffit pour vivre.

Pierre s’étonna :

- Mais pourtant tu aurais le temps de t’occuper d’un troupeau bien plus important !

- Le temps ? Je ne crois pas…

- Mais que fais-tu en dehors de tes chèvres ?

- La chasse, les champignons, la pêche parfois. Et puis ma femme va bientôt accoucher et je voudrais accorder du temps à ma petite famille.

Pierre l’interrompit :

- Tu devrais augmenter ton cheptel et faire davantage de fromage. Puis avec les bénéfices que tu dégagerais, tu augmenterais encore ton troupeau, et ainsi de suite. En 20 ans, tu aurais la plus grosse exploitation caprine de l’île !

Le jeune berger écoutait le jeune chef d’entreprise, les yeux écarquillés. Au bout d’un moment, il lui demanda :

- Et après ?

- Comment « et après » ? Mais réfléchis Antò ! Après, tu pourras prendre ta retraite ! Aller à la chasse, à la pêche, aux champignons… Vivre quoi !

 

Antò sourit. Il tapa gentiment sur l’épaule de Pierre et lui dit :

- J’aurais vraiment dû faire des études… Allez, bon appétit et bonne soirée...

Les commentaires
Publié le 27 novembre 2007
Par capraghjolu
La nourrice de Jupiter assure aux familles la joie de vivre ainsi que son lait dont la qualité atteste la santé de la maisonnée. N'est-elle pas admirée dans l'ensemble des foyers pour son humeur vagabonde, son sens de l'humour, pour sa voix « qui a quelque chose de tremblant et de sauvage », pour son tempérament enfiévré ?
Ne fait-elle pas penser par son comportement que « les être passionnés vivent, alors que les raisonnables ne font que durer ! » Ne le voit-on pas, les larmes aux yeux, qui allaite au berceau un enfant orphelin, accourt à ses cris et lui tend sa mamelle avec une tendresse toute maternelle ? Eh bien, dans la civilisation paysanne, la reine des champs qui, par sa fierté et son indépendance en impose aux humains, se révèle comme indispensable à la vie d'une famille, fut-elle la plus démunie. Ne jouit-elle pas du plus prestigieux des noms : la vache du pauvre !

La nourrice de Jupiter était la joie de vivre des familles démunis dans nos campagne pour son lait, son humeur vagabonde, sa voix qui a quelque chose de tremblant et de sauvage, son tempérament enfiévré…

La Chèvre, la compagne des pauvres, sera poursuivie à partir du milieu du XVIIe siècle jusqu'à l'abolition définitive des propriétés collectives au milieu du XXe siècle pour « sa dévastation toujours renaissante par ses dents venimeuses » ! Un préfet de l'Ardèche, le 16 germinal An IX, ira jusqu'à parler de la chèvre comme « l'animal du pillard et du fainéant » !

Et voilà que Petru considère ce fier animal comme un produit de consommation ! Il conseille à Anto d’organiser les noces de cana version caprine : La multiplication des chèvres qui multiplient les gains. On pourrait ensuite imaginer une chèvre génétiquement modifiée qui fabriquerait les fromages et les brocci sans la main de l'homme… et même dont les poils se tisseraient en poussant sous forme de lés de lainage. Et après? Ne penser qu'à s’enrichir, s’enrichir, s’enrichir…. De quoi devenir chèvre !

Il y a d’autres façon de se rendre chèvre…. En voilà une trouvée sur le Web:

Que vous soyez fier comme un coq, fort comme un bœuf, têtu comme une mule, malin comme un singe, chaud lapin ou fine mouche, vous êtes tous, un jour ou l'autre, devenu chèvre pour une caille aux yeux de biche.

Vous arrivez frais comme un gardon à votre premier rendez-vous et là, pas un chat! Vous faites le pied de grue, vous demandant si cette bécasse vous a réellement posé un lapin. Le type qui vous a obtenu ce rancard, avec lequel vous êtes copain comme cochon, vous l'a certifié: «Cette poule a du chien, Une vraie panthère!"

C'est sûr, vous serez un crapaud mort d'amour . Mais tout de même, elle vous traite comme un chien. Vous êtes prêt à gueuler comme un putois, mais non, elle arrive.

Bon, dix minutes de retard, il n'y a pas de quoi casser trois pattes à un canard. Sauf que la fameuse souris, avec sa crinière de lion, est en fait plate comme une limande, myope comme une taupe, elle souffle comme un phoque et rite comme une baleine.

Vous restez muet comme une carpe. Elle essaie bien de vous tirer les vers du nez, mais vous sautez du coq à l'âne et finissez par noyer le poisson . Vous avez le bourdon, envie de verser des larmes de crocodile. Vous finissez par vous inventer une fièvre de cheval qui vous permet de filer comme un lièvre. Vous avez beau être doux comme un agneau, faut tout de même ne pas vous prendre pour un pigeon!

Et l'on pourrait ajouter qu'il ne faut pas prendre, les enfants du Bon Dieu pour des canards sauvages !!!
Publié le 27 novembre 2007
Par Maroquin
Pierre a une mentalité de fesse-mathieu. Au lieu de vouloir multiplier les chèvres, il devrait aller s’inscrire à Fesses bouc (en anglais Facebook) pour se faire plein d’amis… Moi, je suis le bouc d’Anto qui met suffisamment de chèvres à ma disposition. Si Pierre a dans l’idée de lui faire prendre d’autres boucs pour foutre le boucan dans mon cheptel, je ne serai pas le bouc émissaire de ses délires de boucanier… Il ferait mieux d’aller se faire boucaner au soleil ou d’aller faire le bouchotteur dans les parcs à moules...
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