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Le blog de Martine Rousset
Mon bloc perso.
Ici, chaque jour à huit heures, les humeurs d’une blogueuse, mère, mi-ours, mi-cigale et auteur de « Mystères d’âmes », recueil de nouvelles aux Editions A Fior di Carta.
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Tribune libre
bravo : quel talent tassuad !!!
Rencart : On espére qu'elle va retrouver A paddulela à Moriani le 11
tassuad : quelle équipe ou quelle équipée?
Ausecours : vite il faut enlever tous les panneaux avant que Martine revienne!
Owlette : attention de ne pas trop te pencher c'est haut!
Georges C. : Même à Grevin, il n'est pas de marbre
Miso : Ppoint ? Y a le point basta, aussi !
Très sain : Saint Tr(e guéri
Saint Tre : Trop bon, le Desproges. Merci Martine.
Musa : On parle de toi dans musanostra, rencontre 4
Un pote : Toutes les taxes font chier tout le monde... même celle d'habitafion.
abbé froid : paix à son âme
abbé froid : paix à son âme
abbé froid : paix à son âme
l'abbé zef : à ne pas confondre avec le pet de nonne
L'Abbé Bêt : Qui monte, qui monte, qui monte...
L'abbé Gay : Je fais du vélocypède avec l'Abbé Quille.
RENCARD : Le 12 septembre chez TOURISTRA (ex CNRO) à TAGLIO ISOLACCIO avec Ugo Pandolfi et Olivier Collard. Emmenez vos maillots, on sera au bord de la piscine.
con pote : une bonne pomme
Chicon : con bon comme la romaine et chiant qui fait des salades.
Abscons : unconpris vaut mieux quer tu l'auuras.
Vieux con : Ce con plisse avec l'âge
con sultan : possède un harem de concubines.
Bas con : manque de cul haut au con bas.
Sire con 6 : 6ème roi des cons
con tenté : drague incertaine
Conchita : Guenon idiote espagnole
Con cave : con honnête voûté
concitoyen : con victime de la conjoincture et réduit à la portion congrue.
Réclusion : Etat de celui qui est con finement.
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Publié le 29 novembre 2007
Par Martine Rousset
Humeur : Rebelle

Installés dans nos habitudes, nous nous y cachons et nous y rassurons. Nous nous y laissons encadrer. Nous nous y ancrons et il me semble que parfois, nous nous y enfermons.

Je parle bien entendu des mauvaises habitudes ou de celles qui nous prennent du temps inutilement et qui ne nous apportent strictement rien. Ces petites manies dont nous ne sommes pas forcément conscients et qui nous grignotent comme la rouille grignote le fer.

Nos journées s’en retrouvent semées de bribes de monotonie et d’uniformité. Nous qui clamons haut et fort notre désir de liberté, nous devenons prisonniers de nos habitudes.

 

Malheureusement, le temps passant, ces petites manies ne s’arrangent pas. Le temps a la fâcheuse manie d’aggraver ces choses-là.

La petite chose posée là et pas ailleurs. Le drame que l’on fait si on nous la déplace. Nous attachons parfois de l’importance aux petites choses… Des repères ? Probablement.

Manies déroutantes et inquiétantes pour celui qui les découvre. Habitudes qui nous rassurent mais qui agacent les autres.

 

Imaginez un célibataire qui reçoit chez lui sa petite amie pendant un week-end… Mais comme il a l’habitude d’aller faire les courses au supermarché chaque samedi après-midi, rien ne le fera déroger à cette habitude. Et c’est armé de ses sacs qu’il l’emmènera à Auchan pour remplir son chariot de la semaine. Sûr qu’elle va être ravie la petite amie… Pour peu qu’il ait oublié sa carte de fidélité et qu’il soit contrarié de ne pas pouvoir augmenter son capital de points-cadeaux, le voilà agacé…

Et en rentrant chez lui, lorsqu’elle ouvrira le buffet pour attraper deux tasses à café, ils se jettera sur elle en hurlant : « Nooooon ! Ce sont les tasses du dimanche ! ». Et pourquoi on ne s’en servirait pas le samedi ? Il n’en sait rien. Mais c’est comme ça. Il a toujours fait ainsi.

 

Un grand coup de pied dans toutes ces habitudes pourrait peut-être nous déclencher quelques surprises ?

Les commentaires
Publié le 29 novembre 2007
Par Difrade
Et si on parlait des femmes maniaques…. J’ai trouvé un témoignage sur le Web...
« Mon mec m'aime, il est adorable, mais je n'arrive pas à me faire à ses petites manies. Par exemple, sa manière de tenir ses couverts à table, le fait qu'il n'essuie jamais ses chaussures avant d'entrer, ou encore qu'il ne sache ni étendre le linge ni faire la vaisselle correctement (il faut toujours que je repasse derrière). Résultat, je râle ou je fais la gueule, il me trouve maniaque et chiante. Est-ce que vous connaissez des trucs pour s'habituer à ce qui nous énerve? Pour changer l'autre? Pour ne pas s'engueuler à t out bout de champ? Merci pour vos conseils !… »

Qui des deux a des manies ?… Quels conseils lui donner ? Et bien moi je lui dirais volontiers de venir sur le blog de Martine qui nous encourage à abandonner nos habitudes, nos manies… C’est d’ailleurs médicalement recommandé, changer nos habitudes diminue le stress…

Mais la question se pose alors à moi-même: Dois-je changer mes habitudes ? Dois-je renoncer à venir en visite sur le blog de Martine, par exemple ? Est-ce que cela risque de devenir une manie ? Le danger est-il réel d’imposer à mon entourage ce moment d’absence, tout en me créant une habitude vite devenue manie ?

Finalement, je crois que je vais changer certaines de mes habitudes pour en prendre d’autres. Et comme je ne l’ai jamais fait, je vais demander une carte de fidélité à mon supermarché pour faire les courses le samedi après-midi. Je vais acheter des tasses neuves pour les dimanches… Le problème reste que je ne suis pas célibataire… Le mariage fait-il partie des habitudes à changer pour pouvoir inviter une petite amie pendant le week-end ?

Autant de questions qui se posent, en sachant maintenant que tout cela ne s’arrange pas avec l’âge, alors que je suis déjà passé sur le second versant de la vie.

Ai-je bien tout compris dans les propos de Martine ? Je vais encore y réfléchir...
Publié le 29 novembre 2007
Par Le Mat
Les habitudes rassurent. On range , empile, plie et replie tous les soucis, tous les maux… bien disposés sur l’étagère avec ordre et symétrie… habitude devient folie fureur dit le grec Mania mais le vieux slave mimeti ou le Sanscrit manyate en appellent à l’esprit et à la pensée.

Martine a sans doute raison : Ne restons pas frileusement emmaillotés ! Détricotons nos habitudes !… Un peu de folie , un peu d’esprit et revient le goût de mâcher les feuilles du myrte et du mystère !
Publié le 29 novembre 2007
Par Madekas
Pour Owlette.... suite Tribune libre colonne de gauche.

Évariste de FORGES de PARNY (1753-1814) fut académicien. En 1803, il reçut de Napoléon une pension annuelle de 3 000 francs. Il est né sur l’ïle Bourbon. Il était donc insulaire... Il était aussi contre l’esclavage et le colonialisme. Ce Tibulle français a été ignoré , ostracisé par les manuels de littérature bien pensants pour lycéens ,comme le "Desgranges" puis le fameux "Lagarde et Michard", manuels utilisés pendant des générations et des générations... Ainsi Parny est-il resté inconnu pour une immense majorité de Francophones, même très cultivés . Il serait, à la limite, davantage connu en Russie, notamment parce que Pouchkine s’est intéressé à ses œuvres !

Owlette est-elle une lectrice de ses poèmes érotiques ? Dans l'affirmative, cela mettrait du piquant dans sa citation.

Un poème dédié par Evariste à Eléonore…

Le Lendemain

Enfin, ma chère Éléonore,
Tu l' as connu ce péché si charmant
Que tu craignais, même en le désirant;
En le goûtant, tu le craignais encore.
Eh bien, dis-moi; qu' a-t-il donc d' effrayant?
Que laisse-t-il après lui dans ton âme?
Un léger trouble, un tendre souvenir,
L'étonnement de sa nouvelle flamme,
Un doux regret, et surtout un désir.
Déjà la rose aux lis de ton visage
Mêle ses brillantes couleurs;
Dans tes beaux yeux, à la pudeur sauvage
Succèdent les molles langueurs,
Qui de nos plaisirs enchanteurs
Sont à la fois la suite et le présage.
Déjà ton sein doucement agité,
Avec moins de timidité
Repousse la gaze légère
Qu' arrangea la main d' une mère,
Et que la main du tendre amour,
Moins discrète et plus familière,
Saura déranger à son tour.
Une agréable rêverie
Remplace enfin cet enjouement,
Cette piquante étourderie,
Qui désespéraient ton amant;
Et ton âme plus attendrie
S'abandonne nonchalamment
Au délicieux sentiment
D'une douce mélancolie.
Ah! Laissons nos tristes censeurs
Traiter de crime abominable
Le seul charme de nos douleurs,
Ce plaisir pur, dont un dieu favorable
Mit le germe dans tous les coeurs.
Ne crois pas à leur imposture;
Leur zèle barbare et jaloux
Fait un outrage à la nature;
Non, le crime n' est pas si doux.

Il a aussi écrit les textes des Chansons Madécasses….

Les Chansons Madécasses op. 78 sont trois pièces (Nahandove - Aoua - Il est doux) composées par Maurice Ravel entre 1925 et 1926 pour voix (soprano ou baryton), flûte, violoncelle et piano sur douze textes en prose d’Evariste de Parny. Elles sont dédiées à Elisabeth Sprague-Coolidge, mécène américaine du musicien. Le compositeur, à la fin de sa vie créatrice, répéta à plusieurs reprises que de toutes les œuvres qu'il avait composées, c'est de ces Chansons qu'il était le plus fier.

Un texte tiré des Chansons madécasses : Chanson V

Méfiez-vous des blancs, habitants du rivage. Du temps de nos pères, des blancs descendirent dans cette île. On leur dit : Voilà des terres ; que vos femmes les cultivent. Soyez justes, soyez bons, et devenez nos frères.

Les blancs promirent, et cependant ils faisaient des retranchements. Un fort menaçant s'éleva ; le tonnerre fut renfermé dans des bouches d'airain ; leurs prêtres voulurent nous donner un Dieu que nous ne connaissons pas ; ils parlèrent enfin d'obéissance et d'esclavage : plutôt la mort ! Le carnage fut long et terrible ; mais, malgré la foudre qu'ils vomissaient, et qui écrasait des armées entières, ils furent tous exterminés. Méfiez-vous des blancs.

Nous avons vu de nouveaux tyrans, plus forts et plus nombreux, planter leur pavillon sur le rivage. Le ciel a combattu pour nous ; il a fait tomber sur eux les pluies, les tempêtes et les vents empoisonnés. Ils ne sont plus et nous vivons, et nous vivons libres. Méfiez-vous des blancs, habitants du rivage.
Publié le 29 novembre 2007
Par Yves
Etrange et insupportable ce monsieur qui n'essuie jamais ses chaussures crottées quand il rentre chez son amie. Celui qui en est là, il n'est même pas permis d'imaginer qu'il puisse changer un jour ses habitudes. Le seul conseil que je donnerai à la dame, c'est de virer ce facheux, en le traitant de rustre, puis de mufle et enfin de malotru (gradation ascendante pouvant trouver son "happy end" dans un gigantesque coup de pied au c...). "A la trappe" aurait dit le père Ubu.
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