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Le blog de Martine Rousset
Mon bloc perso.
Ici, quand ça lui chante, à 7 heures 53, plus tôt ou plus tard, les humeurs d’une blogueuse, mère, mi-ourse, mi-cigale et auteur de « Mystères d’âmes », recueil de nouvelles aux Editions A Fior di Carta.
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Publié le Mardi 29 janvier 2008
Par Martine Rousset
Humeur : Souriante

Cela fait deux fois en quelques mois que l’on me raconte une histoire absurde qui se serait réellement passée il y a plus de vingt ans à Bastia lors d’une vente aux enchères publiques des Domaines.

 

Il y avait alors un public nombreux pour profiter d’affaires tournant autour de matériel de bureau et de véhicules cédés au plus offrant par diverses administrations. Que des hommes sauf une. Une jeune femme se serait trouvée là, la liste des lots mis en vente sur les genoux, très attentive à ce qui se passait. Enfin, c’est ce qu’on m’a raconté. Elle serait restée impassible durant une bonne partie de la vente pour tout à coup réagir au lot suivant en levant la main bien haut :


Lot n° 48. Un coffre-fort de marque X, actuellement à la Trésorerie de Bastia. Sans clef et sans combinaison. Mise à prix : 50 Frs. 


Toutes les têtes se seraient retournées vers elle, moqueuses, se demandant bien ce qu’elle allait pouvoir faire d’un coffre-fort sans clef. Personne n’ayant évidemment surenchéri sur elle, ce lot fut donc bouclé. Puis on annonça le lot suivant :


Lot n° 49. Une chambre forte de marque X, actuellement à la Perception de Y. Avec clef et combinaison. Mise à prix : 100 Frs.
 


Tout le monde se retourna à nouveau vers elle, l’air moqueur. Le commissaire priseur, goguenard, l’aurait alors interpellée :

 

- Vous le voulez Madame ?

 

Ce qui déclencha l’hilarité générale. Quant à elle, elle était rouge vif, mélange d’agacement et de confusion.

 

Elle aurait acquiescé, aurait réglé ses achats et aurait quitté la salle sans attendre la fin des ventes.

 

Totalement absurde en effet… Sauf que c’était moi… Et le plus amusant, c’est que les deux fois où l’on m’a raconté cette anecdote, il s’agissait de deux personnes différentes. L’une était présente ce jour-là mais l’autre ne faisait que rapporter ce que quelqu’un d’autre lui avait raconté. L’un et l’autre ignoraient totalement que l’illuminée en question était en train d’entendre sa propre histoire…

 

Mais ils ne savaient pas tout…

 

Il s’agissait en fait pour moi, à l’époque, de trouver le moyen au moindre coût d’enfermer en lieu sûr une arme destinée au tir sportif, détenue légalement et avec toutes les autorisations nécessaires. Une telle arme pouvant être susceptible d’attirer la convoitise, il fallait la mettre hors de portée de toute mauvaise intention. Le coffre-fort s’imposait donc. Quand j’ai vu le prix des coffres-forts, j’ai blêmi. Mais quand j’ai eu dans les mains, par hasard, la liste des lots vendus à cette vente aux enchères, j’ai repris espoir. Pas de combinaison ? Quelle importance. J’avais vu dans les films que l’on pouvait ouvrir aisément ce genre de chose avec un stéthoscope… J’y croyais dur comme fer. Je me disais même que je pouvais y trouver un trésor. C’est beau d’être jeune hein ?

 

C’est pour cette raison que je me suis trouvée à cette vente aux enchères. Il est vrai que pour la chambre forte, les gens riaient tant et se moquaient tellement, que je n’ai pas su dire non… et puis, j’avais beaucoup de mal à visualiser ce que pouvait être une chambre forte…

 

J’étais donc l’heureuse propriétaire de ces deux lots pour la somme dérisoire de 150 Frs. Mais je n’étais pas au bout de mes surprises car il était bien évident que l’on n’allait pas me livrer mes lots à la maison. Il fallait que j’aille les chercher. Eh bien là, quelle histoire…

 

Le coffre-fort qui avait plus de cinquante ans se trouvait à la Trésorerie de Bastia. Je suis allée le voir, toute fière. Quand j’ai vu la taille, je me suis gratté la tête, perplexe. Il était de la taille d’un réfrigérateur ! Quant au poids… Mais je le voulais et j’ai rapidement organisé son déménagement. A ce moment, j’avais quand même déjà compris que, vu le poids, je ne pouvais pas le mettre chez moi, à moins que les voisins du dessous soient suffisamment téméraires... J’ai donc trouvé quelques copains musclés et un fourgon, un sous-sol sûr pour l’entreposer et j’ai convenu d’un rendez-vous avec le trésorier général qui devait faire débrancher l’alarme (on ne prend pas un coffre-fort comme on veut !). Pas simple… Nous avons réussi à mettre la « chose » dans le fourgon après avoir cassé une marche en descendant du bâtiment. Mais personne n’a rien vu… Chut… Et le coffre-fort était tellement lourd que même le plancher du fourgon s’est tordu… Et pas de rire.

 

Puis il m’a fallu trouver un stéthoscope. Là encore, cela n’a pas été simple. Mais quand je l’ai dégoté, j’ai pu enfin écouter cliqueter gros bouton rond à quatre chiffres de la combinaison. Ils sont forts les types dans les films… Moi non…

 

Quelques semaines ont passé et dépitée, j’ai laissé tomber l’affaire. Jusqu’à ce qu’une opportunité formidable se pointe à l’horizon. Je l’ai vendu beaucoup plus cher (mais vraiment beaucoup) que le prix auquel je l’avais acheté sans clef et sans combinaison ! L’acheteur, un commerçant ravi de son achat, a fait intervenir un professionnel qui a fait le nécessaire pour ouvrir (il parait qu’il n’a pas utilisé de stéthoscope…), changé la serrure et donné une nouvelle clef. Et voilà. Transaction qui m’a permis d’acheter un –petit- coffre-fort et de faire quelques folies en prime.

 

La chambre forte ? Ah… La chambre forte…  C’était un truc gigantesque de plusieurs tonnes, qui se trouvait au premier étage d’une perception et qui ne passait bien évidemment pas par les escaliers et encore moins par la porte d’entrée. Je me suis même demandé comment elle avait pu atterrir là… Il aurait fallut la passer par la fenêtre, avoir une grue et un camion… Oui, mais pour l’entreposer où ? A moins d’y aménager un studio… Et tout ça pour y mettre une arme de 25 cm de long… Je leur ai dit lâchement que j’allais les recontacter le temps d’organiser l’enlèvement et je me suis fait oublier. Ça a marché.

 

Qui dit mieux ?


Copyright © 2008 Martine Rousset

Les commentaires
Publié le Mardi 29 janvier 2008
Par Luperlimpimpin
Parfois les coffres-forts s’ouvrent plus facilement que l’on ne croit.
Des policiers avaient retrouvé un vieux coffre fort dans un hangar et ils firent appel immédiatement à un serrurier. Ce dernier décréta qu’il s’agissait d’une marque disparue et avoua son incompétence. Les policiers décidèrent d’emporter le coffre-fort pour faire procéder ultérieurement à une ouverture avec les grands moyens. Pour effectuer le transport, l’encombrant meuble fut coucher sur le côté. Il y avait une chance sur deux que se produise un miracle et le miracle s’est produit. Un bruit métallique a précédé l’ouverture de la porte du coffre fort qui était vide. La chance était d’avoir couché le coffre sur le côté correspondant aux charnières de la porte qui avait été forcée et n’étaient plus verrouillée. Ainsi les pênes sont descendus, «sans peine », en position d’ouverture et plus rien ne retenait la porte qui s’est généreusement ouverte sur le vide intérieur.

J’en profite pour communiquer un truc que tous les cambrioleurs connaissent. Si vous avez une porte blindée avec une serrure de sécurité et que vous vous retrouvez bêtement sur le palier au moment où un courant d’air referme la porte, vous pensez que seul un serrurier pourra, par son art, empêcher que votre dîner en train de cuire ne soit carbonisé ou que votre fer à repasser ne mette le feu à votre appartement. Et bien, si votre voisin a une vieille radiographie à vous prêter, il suffit de la passer par l'interstice de la porte pour faire entrer le pêne non verrouillé dans son logement et «pénétrer sans peine » chez vous.
Donc si vous ne verrouillez pas votre porte lorsque vous vous absentez, un cambrioleur pourra passer directement de chez votre voisin radiographié à chez vous.
Il faut donc verrouiller « Le Pên’ » pour ne pas être à la peine.
Publié le Mardi 29 janvier 2008
Par La fée Carabine
Moi, je n'ai pas besoin de coffre-fort... Le coffre-fort, c'est moi! Et, même si je n'ai pas de combinaison, je suis inviolable. Il n'y aura pas de vente à l'en-chair. Si d'aucuns insistent en voulant y mettre le prix, la vente sera un coup de fusil.
Publié le Mardi 29 janvier 2008
Par Désarmant
Faire un studio avec une chambre forte pour y séquestrer une arme de "25 Cm" ... L'amour ne resiste pas à un huit-clos sécurisé, même avec toutes les combinaisons que l'on veut.
A qui est l'arme? Qui est cet oiseau là? C'est un drôle d'oiseau, sans doute grimpeur et migrateur...

... Un p'tit dé à coudre
Et trois goutt' d'eau dedans
Au d'ssus du perchoir
Un os de seiche tout blanc
Et un petit piaf triste de vivre en prison
Ça met du soleil dans la maison
C'est c' que vous diront
Quelques rentiéres vicelardes
Des vieilles schnocks...

Ouvrez! Ouvez la porte aux oiseaux! ...

[Ligue de protection des oiseaux de 25cm contre l'usage des chambres fortes ]
Publié le Lundi 07 juillet 2008
Par hugo
ok ,...c'est louche vot' truc de quoi vous parlez?
on dirais une association de fous ou un truc dans le genre
qui a decidé de raconter des histoires follles qui n'ont pas de sens
et pis vous rajouter des commentaires debile, fin' sais pas moi mais faudrait se faire soigner ou alors m'expliquer ce dont vous parler
Publié le Lundi 07 juillet 2008
Par martine.rousset
Bonsoir Hugo,
Merci pour votre commentaire fort intéressant. Si intéressant qu'il va faire l'objet de l'un de mes prochains articles sur mon blog. Heureux ?
Cordialement,
Martine
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