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Le blog de Martine Rousset
Mon bloc perso.
Ici, chaque jour à huit heures, les humeurs d’une blogueuse, mère, mi-ours, mi-cigale et auteur de « Mystères d’âmes », recueil de nouvelles aux Editions A Fior di Carta.
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bravo : quel talent tassuad !!!
Rencart : On espére qu'elle va retrouver A paddulela à Moriani le 11
tassuad : quelle équipe ou quelle équipée?
Ausecours : vite il faut enlever tous les panneaux avant que Martine revienne!
Owlette : attention de ne pas trop te pencher c'est haut!
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Miso : Ppoint ? Y a le point basta, aussi !
Très sain : Saint Tr(e guéri
Saint Tre : Trop bon, le Desproges. Merci Martine.
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Un pote : Toutes les taxes font chier tout le monde... même celle d'habitafion.
abbé froid : paix à son âme
abbé froid : paix à son âme
abbé froid : paix à son âme
l'abbé zef : à ne pas confondre avec le pet de nonne
L'Abbé Bêt : Qui monte, qui monte, qui monte...
L'abbé Gay : Je fais du vélocypède avec l'Abbé Quille.
RENCARD : Le 12 septembre chez TOURISTRA (ex CNRO) à TAGLIO ISOLACCIO avec Ugo Pandolfi et Olivier Collard. Emmenez vos maillots, on sera au bord de la piscine.
con pote : une bonne pomme
Chicon : con bon comme la romaine et chiant qui fait des salades.
Abscons : unconpris vaut mieux quer tu l'auuras.
Vieux con : Ce con plisse avec l'âge
con sultan : possède un harem de concubines.
Bas con : manque de cul haut au con bas.
Sire con 6 : 6ème roi des cons
con tenté : drague incertaine
Conchita : Guenon idiote espagnole
Con cave : con honnête voûté
concitoyen : con victime de la conjoincture et réduit à la portion congrue.
Réclusion : Etat de celui qui est con finement.
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Publié le 28 février 2008
Par Martine Rousset

Il décida de prendre une douche bien chaude pour se détendre. Il essaya le slip rouge et ne le trouva finalement pas si mal que ça. Il s’habilla pendant que son épouse était au jardin puis il la héla par la fenêtre :

- Aglaé ! On vient de m’appeler au boulot. Ils ont un problème avec un dossier. Il faut que j’y aille. Juste un aller-retour, cela va être vite fait.

- Oh ! Ils nous cassent les pieds ! Tu devrais demander une augmentation puisque tu sembles indispensable même pendant tes congés ! S’indigna-t-elle.

- Je file. Plus tôt je pars, plus tôt je rentre.

 

Une demi-heure plus tard, il était assis sur l’une des hautes chaises au comptoir du Café des Alouettes devant un Martini Gin. Il trouvait ce moment délicieux. “Tonight I'm gonna have myself a real good time, I feel alive and the world turning inside out” chantait Freddy Mercury en sourdine. René l’écoutait un sourire aux lèvres. L’endroit était calme et inspirait la détente. Il venait de payer son verre et hésitait à en commander un second quand la sonnerie du téléphone portable posé sur le comptoir retentit.

- Allo chéri ?

- Oui…

- Je me disais que… Enfin… Si nous partions en voyage en amoureux ?… Venise ? Marrakech ? Cela te dirait ?

- Va pour Marrakech. Occupe-toi de tout par Internet. Ne lésine pas sur les étoiles de l’hôtel.

- Je paye avec la carte bleue ?

- Bien sûr… Fais-le maintenant. Arrange-toi pour que l’on parte cette semaine.

- Oh mon amour… C’est formidable…

- A tout à l’heure.

- Tu as une voix bizarre !

- Mais non.

 

Il raccrocha et reposa le téléphone au même endroit. Près de lui, deux types buvaient bière sur bière. Ils parlaient de plus en plus fort et riaient haut. René tapa doucement sur l’épaule du plus proche. Il se retourna, l’œil un peu vitreux.

- Il est à vous ce téléphone ? Demanda René en lui montrant le portable en question.

- Oui pourquoi ?

- Comme ça… J’ai le même et je ne savais pas si c’était le mien…

Le gars lui fit un large sourire et récupéra le téléphone qu’il rangea dans la poche de son blouson.

René jubilait.

 

- Cela vous arrive souvent de faire des blagues pareilles ?

La jeune femme qui s’adressait à lui était charmante. Ravissante même. Une petite brunette aux cheveux courts, à peine maquillée et vêtue d’un tailleur chic et probablement de marque.

- Je vous ai vu faire, poursuivit-elle, vous rendez-vous compte des conséquences ?

- Evidemment. Sinon, je ne l’aurais pas fait. Il a l’air triste. Je l’ai entendu tout à l’heure dire à son ami qu’il venait de se disputer avec sa compagne… Un voyage leur fera le plus grand bien ! Si il en a la possibilité, il me remerciera !

Elle éclata de rire.

- Si vous le dites… Je vous offre un verre ?

- Euh… Non… Bon, d’accord… Alors la même chose…

- Je m’appelle Barbara. Et vous ?

 

A six heures du matin, René se réveilla en sursaut, assommé par une terrible migraine. Barbara dormait profondément près de lui. Il regarda l’heure sur la tête de lit de la chambre d’hôtel et blêmit ! Il songea à la scène qu’allait lui faire Aglaé. Il allait composer. Il bondit hors du lit et s’habilla en un temps record.

 

A six heures trente-cinq, un peu nauséeux, il ouvrait tout doucement la porte de chez lui. Aglaé l’attendait, les bras croisés, vissée toute droite sur un fauteuil.

 

- Tu as vu l’heure ? Lui demanda-t-elle en le toisant des pieds à la tête.

- Je vais t’expliquer…

- Vas-y explique.

- Nous avons eu de gros problèmes avec ce fameux dossier. Il a fallut tout recalculer, tout reprendre… Un enfer.

- Un enfer ? Mon pauvre Superman…

- Enfin, maintenant, c’est fait. J’en suis débarrassé.

René restait planté au milieu de la pièce, les mains dans les poches de sa veste ouverte.

- Tu aurais pu au moins me prévenir !

- Oui… C’est vrai… Mais je n’ai pas vu l’heure tant nous étions occupés à travailler et quand j’ai réalisé, j’ai eu peur de te réveiller.

- Quelle touchante attention mon Superman !

- Superman ? Mais pourquoi m’appelles-tu Superman ? L’interrogea-t-il alors que la douleur cognait dans son crâne.

- A cause du slip par-dessus ton pantalon…

 

A chacun sa méthode de relaxation.

 

FIN

Copyright © 2008 Martine Rousset
Les commentaires
Publié le 28 février 2008
Par Boxer
Version masculine:
Lorsque un homme enfile un moule-bite rouge et dit à son épouse qu'il va faire un aller-retour, il ne lui cache rien de ses intentions. Bravo René, pour ta franchise! Le coup de superman au retour, c'est pas mal non plus. Le message est fort! Aglae ne se plaindra plus de ton manque de performance.
Publié le 28 février 2008
Par Sondeur
Dans le récit de Martine, on trouve un élément important sur lequel on peut s’interroger: le boxer rouge. Aglae offre à son mari un de ces dessous masculin à la mode. Nous n’avons qu’une précision : la couleur. Est-il à résilles ? S’agit-il d’un boxer string, du modèle pirate ou du modèle évasion ? Et René? Que portait-il habituellement ? un slip kangourou ou un caleçon ?
Alors mesdames, que préférez-vous ? Le slip, le caleçon ou le boxer ? Si c’est le boxer, que reprochez-vous au slip et au caleçon ? Pour le caleçon, je vous voir venir: Vous avez peur que le trop grand emballage ne contienne qu’un minuscule cadeau; et, pour le slip Kangourou, vous avez en mémoire quelques dessins de Reiser.

Et la couleur ? Pourquoi le rouge ? Le rouge est charnel comme l’amour! … Sur ce point, un sondage auprès de la gente féminine pourrait être approfondi et je pose les 7 premières questions :
Préférez-vous :
1°/ le noir des fantasmes
2°/ le bleu de l’espérance
3°/ le blanc des cimes
4°/ le vert de la jeunesse
5°/ le jaune des interdits
6°/ le violet de la perversion
7°/ le mauve de la guimauve
Publié le 28 février 2008
Par René chante...
Depuis cette nuit Barbaresque, dans son boxer rouge, René chante Prévert...

- Barbara -

Rappelle-toi Barbara
Il pleuvait sans cesse sur Brest ce jour-là
Et tu marchais souriante
Épanouie ravie ruisselante
Sous la pluie
Rappelle-toi Barbara
Il pleuvait sans cesse sur Brest
Et je t'ai croisée rue de Siam
Tu souriais
Et moi je souriais de même
Rappelle-toi Barbara
Toi que je ne connaissais pas
Toi qui ne me connaissais pas
Rappelle-toi
Rappelle-toi quand même jour-là
N'oublie pas
Un homme sous un porche s'abritait
Et il a crié ton nom
Barbara
Et tu as couru vers lui sous la pluie
Ruisselante ravie épanouie
Et tu t'es jetée dans ses bras
Rappelle-toi cela Barbara
Et ne m'en veux pas si je te tutoie
Je dis tu à tous ceux que j'aime
Même si je ne les ai vus qu'une seule fois
Je dis tu à tous ceux qui s'aiment
Même si je ne les connais pas
Rappelle-toi Barbara
N'oublie pas
Cette pluie sage et heureuse
Sur ton visage heureux
Sur cette ville heureuse
Cette pluie sur la mer
Sur l'arsenal
Sur le bateau d'Ouessant
Oh Barbara
Quelle connerie la guerre
Qu'es-tu devenue maintenant
Sous cette pluie de fer
De feu d'acier de sang
Et celui qui te serrait dans ses bras
Amoureusement
Est-il mort disparu ou bien encore vivant
Oh Barbara
Il pleut sans cesse sur Brest
Comme il pleuvait avant
Mais ce n'est plus pareil et tout est abimé
C'est une pluie de deuil terrible et désolée
Ce n'est même plus l'orage
De fer d'acier de sang
Tout simplement des nuages
Qui crèvent comme des chiens
Des chiens qui disparaissent
Au fil de l'eau sur Brest
Et vont pourrir au loin
Au loin très loin de Brest
Dont il ne reste rien.
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