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Le blog de Martine Rousset
Mon bloc perso.
Ici, chaque jour à huit heures, les humeurs d’une blogueuse, mère, mi-ours, mi-cigale et auteur de « Mystères d’âmes », recueil de nouvelles aux Editions A Fior di Carta.
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Tribune libre
tiampiste : Si ti an veux pas du tian, tiampis pour toi!
Ramàdent : Dicton mahometian: Tant va le tian à l'eau qu'à la fin le tian pète.
Cristian : Ô tian suspend ton bol!
X : Un tian vaut mieux que deux tu le tianneras
X : Tian ! Voilà du boudin !
Ty-Han : Un tian dans le moule. Un moule dans le tien. Les oies caquettent.
Clo Clo : C'était un textre clos. Roger a senti la menace. Dans cakette, il y a cake.
Roger : De quelle marque et de quelle taille le moule à cake d'Ugo? Eminence? XXL?
Too is too : two with two O, it's too much!
Choking! : Cake with too K, that takes the cake!
Clo Clo : Kake c'est cette histoire de moule? Texte clos?...
Msge perso : Ugo, j'oublie pas ton moule à cake. Je te le ramène samedi.
RENCARD : Le 6 septembre à LECCI di PORTO-VECCHIO. Sous les pins.
Martine : 50 000 visiteurs ! Wow ! Je peux pas tous les inviter pour l'apéro mais le coeur y est !
Robert : Je demande le soutien de Fernand puisqu'il soutient georges...
Fernand : Je soutiens Georges sans savoir à quel sein me vouer... What else? Faire nan! Nan! Et nan!
What else? : Roger
Martine : What else ? Devine !
Georges C. : What else ?
Fernand : Je soutiens georges mais Martine ne veut pas déroger...
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Publié le 28 avril 2008
Par Martine Rousset
Humeur : Gaie

Qu’est-ce donc que ce terme barbare ? C’est un texte dans lequel un auteur omet de son propre chef une (même deux ou encore davantage) lettre de l’alphabet.

 

J’opte donc pour le… Non, je ne peux pas prononcer le nom de la lettre… Et zut…

C’est la seconde de : « L-joker-POGRAMME »... Par conséquent, ce blog s’appellera momentanément « Le blog de Martne Rousset ».

 

Que peut-on raconter sans cette voyelle ? Plutôt ardu, je l’admets…

 

Déjà, sans cette lettre, je peux être folle, tarée, déjantée. Nous le savons cependant tous déjà.

 

Nous sommes actuellement entre mars et août, entre le quatorze et le trente, entre l’automne et l’été, entre l’année neuf cent quarante neuf et... et… Et !!?? Entre l’année neuf cent quarante neuf et le jour où les poules auront des dents…

 

Sans cette lettre, on peut jouer au poker mais on ne se désape plus. La lune est là en permanence suspendue au centre de nulle part. Plus personne ne danse quand le chat n’est pas là. Les albatros sont au chômage et de toute façon restent au sol. On ne répond que par non. Les corses n’ont plus de patronymes. Les Champs Elysées sont déplacés à Sartène et le Trocadéro à Corté. Gontran Delon est nommé aux Césars et Fulbert Sardou chante « Le France ». Nous ne pouvons plus compulser aucune revue chez l’ophtalmo.

 

En revanche, les footballeurs peuvent toujours jouer au ballon et marquer des buts. Le rouge, le rosé et le blanc restent sur nos tables. Les éléphants peuvent épouser des vers de terre. Notre Roger Charmant peut tenter sa chance avec Pocahontas ou Peau d'âne (pour les autres, c’est raté…). Prof, Atchoum, Joyeux, et Dormeur ne perdent que deux + un de leurs frères.

 

Pour conclure, notons que le gruyère conserve ses trous et les trous leur gruyère. Que plus les trous sont nombreux, plus le morceau de gruyère est conséquent et que plus le morceau de gruyère est conséquent, plus les trous sont nombreux. Bon, d’accord, on ne va pas remettre ça sur le tapas !

 

Copyr-Joker-ght © 2008 Martne Rousset

Les commentaires
Publié le 28 avril 2008
Par Lala Itou
Martine a mis un point d’honneur à ne pas mettre les points sur les i…
Elle a mis le i de côté et moi je me mets du côté du i.
Sans le i, illisible serait illisible. Dans la transcription d'une chaîne polypeptidique, le I désigne l'isoleucine. Bon ! D’accord ! Ce n’est pas bien grave. Il n'y a plus Diogène. Tant mieux! Mais pensez aux Isidore, Irène, Iphigénie...
Mais sans le i, il n’y aurait plus d’immortalité, d’intimité, d’initiative, d’intuition, d'ivresse, … plus grave encore d’Inuit… d'imaginaire.
Sans le i, on ne peut r(i)mer avec r(i)en.
Sans le i, comment le soleil peut-il se mirer dans un miroir ? Comment dire le ciel, sans lui donner un goût salé alors que la mer n’a plus d’iode.
Sans le i , on n’a plus le choix. Adieu les dimensions de l’infini petit à l’immense…
Il n’y a même plus un milieu des choses. Bien sûr, sans le i, on peut rester dans la merde, tuer le temps, prendre la poudre d’escampette, chanter, raconter le passé, s’accrocher au présent, composer le futur…
A quoi bon ! Saperlipopette de lipogramme! Sans le i, il n’y a plus de vie, plus d’envie et tout ce qui s’en suit...
Martine a-t-elle pensé aux accents circonflexes et trémas qu'elle met au chômage... En redonnant du i, ils auraient du travail mais aussi le suicide. Certains ont acheté des gommes... C'est inquiétant, ils pourraient s'en prendre à d'autres lettres de l'alphabet. Nous risquons une recrudescence des attaques à mots armés.
En Corse, la suppression du i serait une catastrophe patronymique. Le "i" est donc bien gardé. On en a fait des réserves.L'accent circonflexe est un peu notre chien de berger. Il surveille le troupeau de "i" et surtout le "î" d' île...
Publié le 28 avril 2008
Par Le hibou
« Après vous conterai de l'i ; N'i a meillor lettre de li ; Plus est au mont [monde] li delis cors [le plaisir court], Que de l'i n'est petis li cors… » Senefiance de l'ABC, JUBINAL, t. II, p. 278. Depuis le Moyen âge, des i se perdent dans la langue française. Heureusement, il y en avait beaucoup. Qu’il soit long ou bref, le i permet de lire et d’écrire, même de la poésie : « C'était, dans la nuit brune, Sur le clocher jauni, La lune, Comme un point sur un i,… » A. De Musset, Ballade à la lune.

En hommage à Rutebeuf et Musset, Je continuerai à mettre les points sur les i.

Je mettrai du trémolo dans ma voix pour lire « ambiguïté ».
Si, droit comme un i, je porte un chapeau, ce sera un bicorne, un gibus, un canotier et non pas un haut-de-forme, un feutre ou un melon.
Pour mettre en valeur mon œil droit, je ferai mon sourcil circonflexe. Je ne laisserai pas le i se perdre chez l’imprudent et l’impassible et je ferai de la propagande pour l’inouï. D’un revers de main, j’enverrai le y aller se faire voir chez les siens. Je n’aurai pas un iota grec d’hésitation.
L’alphabet, c’est mythique. L’i mène à la Vierge, à condition de ne pas le garder dans la main. La main gauche sur le cœur et la main droite sur le i noble , je le dit illico : L’i bout en moi.
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