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Le blog de Martine Rousset
Mon bloc perso.
Ici, chaque jour à huit heures, les humeurs d’une blogueuse, mère, mi-ours, mi-cigale et auteur de « Mystères d’âmes », recueil de nouvelles aux Editions A Fior di Carta.
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abbé froid : paix à son âme
abbé froid : paix à son âme
abbé froid : paix à son âme
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RENCARD : Le 12 septembre chez TOURISTRA (ex CNRO) à TAGLIO ISOLACCIO avec Ugo Pandolfi et Olivier Collard. Emmenez vos maillots, on sera au bord de la piscine.
con pote : une bonne pomme
Chicon : con bon comme la romaine et chiant qui fait des salades.
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con sultan : possède un harem de concubines.
Bas con : manque de cul haut au con bas.
Sire con 6 : 6ème roi des cons
con tenté : drague incertaine
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Con cave : con honnête voûté
concitoyen : con victime de la conjoincture et réduit à la portion congrue.
Réclusion : Etat de celui qui est con finement.
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Faitcon : con de naissance ayant échappé à la contraception.
Con pâti : pauve juliette sans Roméo pati ...
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Publié le 01 mai 2008
Par Martine Rousset
Quand Pierre Filippi obtint son poste de commissaire, trois ans auparavant, il n’exigea qu’une seule chose de l’administration. Celle de pouvoir installer le coucou de son pauvre père dans son bureau. 
C’était un vieux coucou probablement sans valeur mais qui avait ponctué sa vie depuis toujours. Sa présence lui apportait une sorte de sérénité. A chaque heure, un minuscule volatile en bois au bec grand ouvert sortait par la petite porte qui s’ouvrait scrupuleusement. Il lui scandait le temps qui passe, lui rappelant régulièrement non seulement une ambiance chaude d’amour familial mais également que le temps était sacré. 
Chaque jour, il remontait tendrement le mécanisme en tirant sur les petites chaînettes jusqu’à ce que les poids se trouvent à nouveau en haut. Parfois, il faisait pivoter le fauteuil de son bureau et les yeux rivés sur le balancier, il réfléchissait à une enquête en cours. 

Le commissaire relut pour la troisième fois le rapport d’autopsie de la victime, les joues appuyées sur les paumes de ses mains. Son coucou venait d’annoncer onze heures. Il n’avait nul besoin de se retourner pour le savoir car dès la première sonnerie, il retenait machinalement son souffle pour compter les suivantes. De toute façon, si il avait raté le compte des heures, il n’avait qu’à attendre une minute puisque son horloge sonnait deux fois.
 

La victime s’appelait Jeanne Fabrègues. Née le douze juillet 1978 à Nîmes, elle était inconnue des services de police. Elle travaillait comme caissière dans un supermarché et louait une chambre à l’année à l’Hôtel de la Poste. Elle avait d’abord été étranglée puis lardée de coups de couteau dans sa chambre. C’est une de ses collègues, inquiète de ne pas l’avoir vue au travail, qui avait découvert son corps gisant sur le lit.
 

L’enquête était en cours et Filippi attendait le résultat des prélèvements effectués sur place. Il avait néanmoins une piste intéressante puisqu’il avait appris que Jeanne fréquentait, quoique de façon épisodique, son voisin de chambre, un certain Jean-Marie Verdure. Le patron de l’hôtel, interrogé, avait même révélé qu’il les avait entendu se disputer à maintes reprises. Jean-Marie Verdure ne travaillait pas et passait de longues heures enfermé dans sa chambre. Personne ne le connaissait vraiment. Il vivait là depuis six mois et payait tant bien que mal son loyer avec souvent deux semaines de retard. Et Verdure avait déjà eu affaire à la justice… Attaque à main armée chez un buraliste et coups et blessures sur son ancienne compagne… Il avait écopé d’un an ferme. Pire : il n’avait pas d’alibi pour la nuit du meurtre. Il avait expliqué qu’il était dans sa chambre, qu’il écrivait car c’était là sa grande passion et qu’il n’avait rien entendu de particulier… « Cela ne tourne pas rond son histoire à celui-là, pensait Filippi songeusement, comment a-t-il pu ne rien entendre ? Il ment. Et si il ment, c’est qu’il n'a pas la conscience tranquille. »

(à suivre)
 

Copyright © 2008 Martine Rousset

Les commentaires
Publié le 01 mai 2008
Par Mr Innocent Foutraque
Jeanne Fabrègues, je la connaissais. Un jour, je suis entré au super marché pour acheter un couteau de cuisine, un gros comme je les aime avec le bout pointu et la lame large.
Lorsque je suis passé à la caisse, elle ne me regardait même pas. Alors je l’ai regardée encore moins qu’elle. J’ai compris qu’elle se vengeait sur moi de sa vie minable. Elle m’annulait et je faisais pareil de toutes mes forces. Elle me balançait à la tête des quintaux d’indifférence méprisante.

Dans ma tête, je lui disais « Connasse, tu te foutras jamais plus de moi que je me fous de toi en ce moment . Si tu rampais à mes pieds, j’essuierais mes semelles sur ta gueule. Même à poil devant moi, je ne toucherais pas un cheveu de ton crâne de piaf ».

Les gonzesses qui ont les ongles cassés et des boutons sur le visage ne devraient pas faire les mijaurées en osant ne pas me regarder. Comme si je n’étais qu’un lambda, un quidam qui ne plaît pas aux dames.

Un jour, je me fâcherai et je dirai à toutes les femmes que toute indifférence à mon égard pourrait être lourde de conséquence. Qu’elles prennent leur responsabilité. Leur froideur pourrait m’échauffer. Un jour, les trompettes de la renommée sonneront pour moi et je serai impitoyable…

Bon ! J’oubliais de vous dire l’essentiel … Ce n’est pas moi qui ai tué Jeanne Fabrègues. J’ai un alibi. Je suis en vacances en Normandie et, au moment du meurtre, je n’étais pas là. Si vous ne me croyez pas, vous pouvez vérifier : j’en ai tué une autre là où je me trouve. C’était une « très très laide » qui me regardait et je n’ai pas voulu l’abandonner à son pauvre destin. Elle ne me plaisait pas et en aurait souffert. Je n'ai pas encore commencer à tuer les caissières de super marchés. Un alibi comme celui-là, la vérité si je mens ! Plus vrai, tu meurs !…
Publié le 01 mai 2008
Par MLaître Carré de Barreau de Chaise
Je suis Maître Carré et je n’ai pas pour habitude de tourner en rond autour de la peau du mis en cause. Je suis l’avocat de Jean-Marie Verdure, désigné comme le suspect N° 1 du meurtre de Jeanne Fabrègues. Comme l’a écrit le romancier norvégien Mankel « les hommes sont rarement ce que l’on croit qu’ils sont »

Effectivement, mon client a fait de la prison mais à l’époque déjà il était innocent de ce vol dont on l’avait accusé. Ce n’est pas lui qui a braqué un Ecureuil pour se faire remettre toutes les noisettes. Verdure n’a pas à rougir de son passé. Il s’agit d’une erreur judiciaire dont il est le héros tragique.
Oui ! L’enquête judiciaire est une tragédie avec sa fatalité. Elle est de l’ordre du fatum mais, ne l’oublions pas, le fatum contient aussi le mot grec « l’até » qui signifie « erreur ». La fatalité et l’erreur marquent au fer rouge la vie de cet innocent.
Avant que le commissaire Filippi règle la procédure judiciaire comme le champ du coucou, le doute doit profiter à Jean-Marie Verdure. Pour citer Delarue, à la question : est-il coupable ? je répondrai « ça se discute ».
Bien sûr, il n’a jamais travaillé mais cela prouve une chose que, pour le travail, il n’est pas un violent. N’attendez pas de lui qu’il gémisse devant le commissaire. Ce serait faire plaisir à celui qui veut le niquer.
Il fera front en féroce soldat de la paresse. Il ne se rongera pas les sangs pour abreuver le sillon judiciaire. Il sait qu’il y a pire que lui et que tout n’est pas perdu.
Oui ! Il y a pire et le pire est Jeanne Fabrègues qui passait son temps à lui demander ce qu’il comptait faire à lui qui n’avait rien à faire et, de toute façon, ne ferait rien.
Quand on ne fait rien, on mérite le respect mais elle ne voulait rien savoir en le mettant toujours sur la sellette. A force de creuser la question, elle a creusé sa tombe tout en construisant des barreaux de prison autour de son compagnon.

Nous sommes en plein Zola et je dis : J’accuse ! J’accuse Jeanne Fabrègues d’avoir prémédité le meurtre judiciaire de mon client sachant qu’un crime est bâti sur deux meurtres dont le premier, commis par l'assassin, n'est que l'occasion du second dans lequel il est la victime d’un meurtrier pur et impunissable, le détective qui le met à mort, non par un de ces moyens vils que lui-même était réduit à employer, le poison, le poignard, l'arme à feu silencieuse, ou le bas de soie qui étrangle, mais par l'explosion de la vérité… Voilà l’arme du vrai crime : la vérité ! Cette vérité qui blesse et qui va jusqu’à tuer l’innocence.
Publié le 01 mai 2008
Par Fabrègues Jean
Chère Madame Martine Rousset, nous avons dans notre arbre deux Jeanne Fabrègues. Nous ignorions qu’une troisième avait été assassinée. Notre famille veut donc se constituer partie civile et nous vous serions obligés de nous informer des suites de l’enquête du commissaire Filippi. Nous demeurons à Jeanne près de Fabrègues dans l’Hérault.

Je vous fournis la généalogie de ses arrières-arrière-arrière… grand-mères :

1°/ première souche :

Parrents

Fabregues, Jean Sexe: Masculin
Naissance : avant 1713
Décès : entre 30 juin 1733 et 1735
Occupation : brassier à Leynhac (Fabrègues) (1733)
Parents:

Père: Fabregues, Géraud
Mère: Souquieres, Louise

Enfant(s):

Fabregues, Louise Sexe: Féminin
Naissance : après 30 juin 1733 à Leynhac,15104,Cantal,Auvergne,France
Fabregues, Jeanne
Décès : après 30 juin 1733

2°/ Deuxième souche
Fabregues, Jeanne Sexe: Féminin
Naissance : EST 1772 à Leynhac,15104,Cantal,Auvergne,France
Décès : avant 13 mai 1835
Parents:

Père: Fabregues, Géraud
Mère: Lagarde, Mari
Publié le 01 mai 2008
Par Mme Vve Fleur VERDURE
Cher Monsieur le Commissaire,

Jean-Marie Verdure, mon fils, n’y ait peut-être pour rien dans la mort de Jeanne Fabrègues. Il ne porte jamais de chaussettes et on m’a fait savoir que Jeanne Fabrègues avait été étranglée avec une chaussette.
Alors, si mon information est bonne, il doit s’agir d’un meurtre commis par l’étrangleur à la chaussette qui n’a toujours pas été identifié. On sait qu’il a de grands pieds car une chaussette a été retrouvée et il s’agit d’une taille 48-50.
C’est un pervers qui prend son pied avec une chaussette parce qu’il n’a pas pu chausser des charentaises et que la frustration l’a fait déchausser. C'est un déjanté mais pas un dégonflé. Il séduit et ensuite tue les femmes qui se donnent à lui sous prétexte que les corps donnés sont les plus mal chaussés. Mais avant de les étrangler, il les bat avec sa chaussette.
Il utilise une chaussette Dim car ce sont « Des chaussettes au dessus de tout soupçon » depuis 1982 et « tant qu’il y aura des Dim », il y aura de l’espoir.
En 1987, ce tueur a pris à la lettre la publicité à l’adresse des femmes qui disait : «Prends tes Dim à ton cou ! » . Depuis cette date, il utilise les chaussettes Dim, en tuant de préférence le dimanche, qui est aussi le jour du saigneur, ce qui explique l’usage du couteau après la chaussette.
Voilà, commissaire ! J’espère que vous laisserez Jean-Marie Verdure tranquille.
Veuillez agréer l’assurance de mes sentiments distingués. Je dis sentiment parce que vous êtes un homme et que je suis une femme…
C’est un code de politesse. Si vous arrivez à le déchiffrer,
je vous précise que je suis veuve et donc disponible. Je vous communique mes coordonnées en précisant que, si vous venez et si cela vous peut vous amuser, j’en ai aussi de Playtex.

Mme Verdure née Fleur de Beton, mère de Jean-Marie
Téléphone coupé pour non paiement
Profession : Docteur en sexe au logis
Site : Gorge profonde
Publié le 01 mai 2008
Par Chaud sept
Je tiens à apporter mon témoignage. Je ne connais pas Jeanne Fabrègues. C’était une allumeuse comme toutes les femmes. Chercher à plaire aux hommes c’est dans l’ordre du normal, les soumettre à la tentation en est une autre. J’affirme que par la tentation les femmes prennent les hommes pour des pommes. Elles sont responsables du réchauffement de la planète.
Jeanne ne devait penser qu’à l’argent et c’est pour cela qu’elle avait une vocation de caissière. Elle a du ruiner son compagnon. Verdure s'est fait tondre par celle qui voulait en faire un paillasson. Elle le trompait certainement et pratiquait le sexe sans mystique.
J’aurais pu la tuer moi-même avec ma pieuse chaussette. Je l’aurais fait avec courtoisie et politesse.
J’ai pour mission de mettre fin à la pornographie et au dévergondage. Je suis le passeur des grandes pensées qui viennent du ciel et le trépasseur des petits pensées qui viennent du cul. Heureusement pour moi, il y a d’autres caissières que je ne peux pas encaisser.
Comme je ne supporte pas la concurrence, je souhaite que vous désherbiez Verdure ou alors débroussaillez le. Mieux, faites-le dévorer par un troupeau de chèvres ! … non plutôt de vaches folles. J’aime cette idée qu’il se transforme en lait. Son cercueil serait ensuite une brousse fraîche à moins qu’il ne termine en bouse car les voies des vaches comme celles du Seigneur sont impénétrables…
Quant à Mme Verdure qui détourne les soupçons sur moi, vu son grand âge, je me contenterai de l'euthanasier du regard. Elle devrait avoir honte d'être vielle. Etre vieux, c'est faire peruve de mauvaise foi pour emmerder le monde et pourrir la vie des jeunes. Etre vieux, c'est de la délinquance. Elle ne mérite pas ma chaussette. Je vais la laisser vieillir lentement, à petit feu... C'est bien plus cruel. Je me suis déjà exercer sur une grand-mère à mes débuts. Maintenant je n'étrangle d'amour que les jeunettes pour faire moins de retraites à payer. Mon oeuvre devrait être reconnue d'utilité pudique...
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