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Le blog de Martine Rousset
Mon bloc perso.
Ici, chaque jour à huit heures, les humeurs d’une blogueuse, mère, mi-ours, mi-cigale et auteur de « Mystères d’âmes », recueil de nouvelles aux Editions A Fior di Carta.
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Musa : On parle de toi dans musanostra, rencontre 4
Un pote : Toutes les taxes font chier tout le monde... même celle d'habitafion.
abbé froid : paix à son âme
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abbé froid : paix à son âme
l'abbé zef : à ne pas confondre avec le pet de nonne
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RENCARD : Le 12 septembre chez TOURISTRA (ex CNRO) à TAGLIO ISOLACCIO avec Ugo Pandolfi et Olivier Collard. Emmenez vos maillots, on sera au bord de la piscine.
con pote : une bonne pomme
Chicon : con bon comme la romaine et chiant qui fait des salades.
Abscons : unconpris vaut mieux quer tu l'auuras.
Vieux con : Ce con plisse avec l'âge
con sultan : possède un harem de concubines.
Bas con : manque de cul haut au con bas.
Sire con 6 : 6ème roi des cons
con tenté : drague incertaine
Conchita : Guenon idiote espagnole
Con cave : con honnête voûté
concitoyen : con victime de la conjoincture et réduit à la portion congrue.
Réclusion : Etat de celui qui est con finement.
Condom : Cond'femme
Faitcon : con de naissance ayant échappé à la contraception.
Con pâti : pauve juliette sans Roméo pati ...
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Publié le 02 mai 2008
Par Martine Rousset
Verdure était en garde à vue depuis la veille et le commissaire devait l’interroger cet après-midi à seize heures. Il en avait fait avouer plus d’un… Il allait le coincer, il le sentait. 

Il ferma le dossier, mit rapidement de l'ordre sur son bureau et partit déjeuner. Son coucou venait de l’informer gaiement qu’il était midi.
 

A seize heures, quelques secondes seulement après les quatre coups de son horloge, Jean-Marie Verdure, encadré de deux policiers pénétra dans son bureau.
 La trentaine, grand, maigre, les cheveux hirsutes, il était d’une pâleur maladive. Ses yeux étaient comme creusés dans ce visage anguleux. Ses mains étaient longues et osseuses. Il était vêtu d’un jogging bleu marine trop large. 
- Asseyez-vous, lui ordonna le commissaire en lui indiquant une chaise en face de son bureau.
Le garçon obéit sans un mot. Filippi était installé dans son fauteuil. A sa gauche, la porte d’entrée. A sa droite, la fenêtre. Derrière lui, son cher coucou. En face de lui, un coupable probable. Très probablement coupable, d’ailleurs.

Le commissaire se racla la gorge puis :
- Jean-Marie Verdure, vous avez déjà été condamné deux fois, n’est-ce pas ?
- Oui mais j’ai payé.
- Vous aviez menacé un buraliste d’une arme de poing pour qu’il vous remette sa recette…
- J’étais poursuivi par les huissiers. C’était un moment d’égarement…
- Et les coups et blessure sur votre compagne, c’était également un moment d’égarement ?
- De la colère. Je venais d’apprendre qu’elle me trompait depuis toujours avec mon meilleur ami. D’ailleurs, je m’en étais pris à lui aussi mais il n’avait pas porté plainte.
- Mouais. En ce qui concerne l’affaire pour laquelle vous êtes ici, vous avez déclaré qu’à l’heure du meurtre de Jeanne Fabrègues, vous étiez dans votre chambre. Qu’y faisiez-vous ?
- Je l’ai déjà dit… J’écrivais.
- Vous écriviez quoi ?
- Une histoire d’amour.
- Une histoire d’amour… Et alors que vous êtes plongé dans le silence, un stylo à la main, vous n’entendez pas qu’une jeune femme est assassinée dans la chambre voisine !
- Non monsieur le commissaire. J’écrivais.

Intrigué, Filippi observa Verdure. La tête baissée, il regardait ses mains dont les longs doigts s’entremêlaient nerveusement.


(à suivre)
 
Copyright © 2008 Martine Rousset
 
Les commentaires
Publié le 02 mai 2008
Par Maître Carré
La garde à vue de mon client est une atteinte aux droits de la défense. Le commissaire Filippi le traite déjà comme un coupable probable. Il marche au pas de l'oie dans le jeu de la loi. Dans une enquête, ce n’est pas le probable qui compte mais l’improbable. Sherlock Holmes a dit que si on enlevait l’impossible, tout le reste est vrai même l’improbable. Il est donc vrai que mon client est un coupable improbable et son innocence ne fait pas un pli… Filippi peut repasser mais il ne le mettra pas aux fers.

Je soupçonne ce coucouphile à la peau lisse de mettre des gens en garde à vue pour donner plus d’importance au temps qui passe et donc justifier la présence de son coucou familial dans des locaux administratif. C’est cette horloge qui sonne les heures des drôles d’oiseaux mis en cage comme mon client, sorti de son nid sous prétexte qu'il sait voler. Mais voler n'est pas tuer!...

Jean-Marie Verdure utilisait sa plume pendant que Jeanne Fabrègues mourrait dans son plumard. Quel est le poids d’une plume sur la balance de la justice ? Le seul alibi de mon client est qu’il écrivait. Sa compagne n’a pas été tuée avec des mots, que je sache ?. Elle n’est pas la victime d’une logomachie sanglante ou d’une attaque à mots armés.

Filippi se trompe en accusant ce plumitif d’un crime romanesque. On verra de quel côté pèsera la plume de Maât sur la balance du tribunal d’Osiris. Quel sera le poids de celle du poulet ? Filippi peut bien lisser ses plumes de paon, il n’est que de la volaille de basse-cour de justice. Quand à ma plume d’avocat, Monsieur le Procureur, vous savez bien où vous pouvez vous la mettre…
Publié le 02 mai 2008
Par J.M Verdure
Comme je vais être célèbre, il faut que je termine mon livre. A Filippi, je ne dois pas trop en dire. Il n’aura qu’à l’acheter lorsqu’il sera publié. Je lui ferai une dédicace pour le remercier de m'avoir mis le pied à l'étrier... avant de m'expédier dans une Maison des cris vains pour faire entendre mon talent.

Finalement ma Jeanne me sera plus utile morte que vivante. Avec une bonne accroche, je devrais casser la baraque dans les supermarchés.

Réfléchissons…. « Jean-Marie Verdure à fleur de peau… Une
histoire offerte comme un pot de fleur… par un talent éclos dans le monde carcéral… l’envol d’une plume sous le souffle du génie… Un auteur qui prend de la hauteur avec les bassesses d’ici-bas… En lui , pousse déjà la fleur de l’immortel… coupable sous la coupole, il lui faut une épée pour qu’il signe son nom d’un V qui veut dire Verdure… »

Je sens en moi l’inspiration littéraire couler comme un fleuve grossi par de multiples affluents. Avant moi, rien a été écrit et je dois tout écrire. J’écris le roman d’une vie, le roman d’une époque, sans doute d’une génération et peut-être de l’humanité…

Et ce comique d'office, mon taré d’avocat, qui me traite de plumitif, il ne perd rien pour attendre. Au prochain parloir le lui met la tête au carré. Il fera triste mine avec son air de porteur d'hermine.
Publié le 02 mai 2008
Par L'ami de Filippi
Filippi est un flic au cœur brisé. Tous les jours et à toutes les heures son horloge lui rappelle l’infidélité de son épouse … Cocu ! Cocu !…
Il s’impose cette ascèse et c’est toujours à Seize heures qu’il opère.
Vous l’avez remarqué ? Il interroge le suspect à seize heures. Il a ses tics et ses heures comme tout le monde. On le dit un peu mou pour se mettre dans le bain. C’est un flic flasque qui n’aime pas faire de flic flac.
Filippi flippe au moindre floc. Une partie de flipper le détend mais seul le tic-tac de son horloge le rassure. Lorsqu’il a peur, Filippi fait pipi en sifflant Bilibi.
C’est vrai que, lorsqu’il enquête, Filippi ne se soupçonne jamais lui-même. Il a toujours l’intime conviction d’être innocent. L’art de la police est aussi de ne pas voir ce qu’il est inutile qu’elle voit. Il ne passe donc pas son temps à se regarder dans une glace. Il préfère s’oublier pour s’occuper des autres.C’est un commissaire plein de commisération.
Filippi est un flic hippie et pieux. Toutefois qui s’y frotte, s’y pique.
Filippi est mon ami. A Filippi , je dis tous les jours sauf le jeudi: Filippi ! Hip ! Hip ! Hip ! Hourra !…
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